Elle lit des romans

(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire, de Stéphanie Pélerin

StephieIvana n’avait pas conscience d’être une jolie femme. Elle possédait pourtant de nombreux atouts : elle était grande, avait une abondante chevelure frisée et une jolie paire de seins généreux. Persuadée d’avoir un visage ingrat, elle avait toujours pensé ne devoir son succès avec les hommes qu’à son appétissante poitrine. A l’adolescence, ses photos de classe en témoignaient, elle avait manqué de goût pour s’habiller, se maquiller et se coiffer. Il suffisait de comparer son look à celui de ses copines pour comprendre à quel point elle avait pu être en décalage. Quand les hommes avaient commencé à la séduire, quelques années plus tard, elle en avait tout simplement conclu que c’était parce qu’elle n’était pas farouche et avait saisi l’aubaine de ne plus être seule. La jeune femme avait toujours vu comme une chance que l’on puisse s’intéresser à elle.

Quand ma copine Stephie sort son premier roman, dont j’ai suivi de loin en loin l’aventure éditoriale, forcément, je lis. Vous auriez fait quoi, à ma place ? D’autant que la couverture représente un cocktail, parfaitement assorti à mon vernis à ongles qui plus est !

Après 8 ans passés avec Baptiste, Ivana se retrouve célibataire du jour au lendemain ; l’homme a, en effet, peut-être « rencontré quelqu’un ». Classique. Mais se remettre sur le marché quand on a dépassé la trentaine, qu’on a quelques kilos en trop et qu’on manque cruellement de confiance en soi, ce n’est pas si simple…

Voilà un roman absolument parfait pour l’été : c’est léger comme une petite bulle de champagne et tout aussi pétillant, et c’est drôle : Ivana est tout de même un sacré numéro, à la fois totalement décomplexée dans la manière dont elle assume ses désirs, et touchante dans son manque de confiance en elle. On prend plaisir à la voir évoluer, se reprendre en main, commettre des erreurs, se poser des questions. On s’amuse de la belle brochette de spécimens de  foire tous plus pathétiques les uns que les autres qu’elle rencontre. Et puis on fond, parce que le roman est au final, bien sûr, très optimiste, et réaliste, parce que celui qu’elle rencontre et qui fait battre son coeur, c’est un homme normal, tel qu’on en croise partout (enfin moi non, mais ce n’est pas le sujet).

Bref : ne partez pas en vacances sans ce roman !

(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire
Stéphanie PÉLERIN
Mazarine, 2016

Lu par Jérôme, Antigone

(16 commentaires)

  1. J’ai bien envie de lire ce roman. En ce moment j’ai besoin de légereté. Et de croire aussi qu’on peut rencontrer des hommes normaux (parce que moi non plus, c’est pas le cas).

    J'aime

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s