J’ai testé pour vous… un voyage sonore aux bols tibétains

Toujours dans ma période « je cherche la voie de la sagesse et de l’apaisement« , je me suis inscrite l’autre soir à un « voyage sonore aux bols tibétains ». J’avais déjà testé les bols tibétains lors de massages, et je suis fascinée par leur son. Du reste, l’événement avait lieu à 5 minutes à pieds de chez moi, donc je n’avais aucune raison de m’abstenir, d’autant que cela me permettait de découvrir ce lieu, l’espace Ananda, qui propose de nombreuses activités autour du développement personnel.

Le principe est simple : allongé sur un tapis (alors pas assez épais pour y rester une heure, la prochaine fois j’apporterai le mien), la tête sur un coussin et cocooné dans une couverture, dans la pénombre, vous vous laissez guider par la voix de l’animatrice (en l’occurrence une sophrologue hypnothérapeute) et envelopper par le son et les vibrations des différents bols.

J’ai trouvé cette expérience merveilleuse : moi qui ai tant de mal à « déconnecter », qui ne sais pas méditer, je n’ai eu aucune peine à lâcher-prise, j’ai eu l’impression d’être aspirée dans une faille temporelle (l’expérience a duré une heure qui est passée à une vitesse étonnante). On se sent totalement enveloppé par les vibrations des bols, et pour ma part, j’ai eu aussi la sensation d’être enveloppée d’un halo de lumière et de chaleur.

Je suis sortie de là comme régénérée : légère, apaisée, reconnectée avec moi-même, et avec la certitude étrange (en fait c’est un peu comme l’hypnose et j’ai « visualisé » certaines choses) que j’étais enfin arrivée au sommet de la montagne que je gravissais depuis des mois et dont j’avais la pénible impression que plus j’avançais, plus il reculait : alors certains vont peut-être se moquer, mais j’ai l’intuition que maintenant tout va aller bien, et que les choses qui sont bloquées dans ma vie (à peu près tout) vont se débloquer. Comme une bouteille de Champagne.

Pour cette soirée, j’ai renoncé à un événement parisien (enfin, la chronologie des événements est un peu plus complexe), et je ne le regrette pas un instant car je pense vraiment que cette séance m’a fait un bien fou, et je recommencerai, c’est sûr !

J’ai testé pour vous… la méthode Calme de Michael Acton Smith

CalmeNous souhaitons tous acquérir un mental qui nous permettra de rester calme au volant ou dans les transports, quand nous nous rendons au travail le matin sur une route embouteillée ou dans un train bondé. Ce même mental qui nous fera réagir de façon responsable plutôt que sous le coup de l’émotion quand un ami ou un collègue souhaite discuter un de nos choix, l’état d’esprit qui nous permettra de ne pas ruminer le passé ou de ne pas craindre l’avenir au point d’avoir des difficultés à s’endormir le soir. Ne serait-il pas agréable d’avoir tout cela à portée de main ? En réalité, atteindre la sérénité dans notre vie quotidienne, au milieu du chaos, est un des plus grands défis de la vie moderne.

Entendons-nous bien : question calme et sérénité, je pars de très loin : impulsive, sanguine, impatiente, j’en passe, il est très probable que je n’atteindrai jamais la zénitude de bouddha. Pourtant, cela s’était un peu amélioré lorsque je faisais du yoga : j’arrivais un peu mieux à rester flegmatique dans les situations de tension. Il me semble aussi que le Pilates a sur moi un effet bénéfique, sinon il est probable que certaines personnes auraient récemment été étranglées (« tu es bien tendue aujourd’hui », m’a dit ma prof lundi dernier). Du coup, je me suis dit que je ne perdais rien à essayer cette méthode, basée sur la pleine conscience que j’ai découverte dans Flow.

La méthode « Calme », c’est d’abord un livre. Un très bel objet d’ailleurs : une couverture douce, d’un bleu apaisant, de très belles illustrations qui laissent une large place à la littérature et à la poésie. L’ensemble se divise en huit sections. Nous découvrons d’abord l’importance de la nature, et c’est un fait qu’on se sent tout de suite plus calme hors de la ville, pour moi évidemment à la mer ou à la montagne, pas dans les bois car je suis terrifiée par les bestioles (donc niveau zen on repassera, et de toute façon je suis allergique à l’herbe), mais en revanche j’aime énormément regarder et photographier les nuages ; la deuxième section est consacrée au sommeil, et n’a rien de très original, non plus que la suivante, intitulée « voyage » mais plutôt consacrée aux trajets pour aller au travail. Ensuite, on passe au relationnel (évidemment, ce sont bien les autres qui sont responsables de l’essentiel de notre stress) et au travail avec quelques idées intéressantes mais qui ne feront pas de miracle me concernant. Le chapitre suivant concerne les enfants : alors je suis passée très vite sur les conseils pour s’en occuper, mais là encore, quelques points intéressants sur leur rapport au monde. Enfin, le livre se clôt sur un chapitre « créativité » (le plus intéressant selon moi) et « nourriture ».  Chemin faisant, le livre regorge d’activités : écriture, dessin, découpage, pliage… dont certains sont un peu dans la même veine que le happiness jar project puisqu’il s’agit d’avoir des pensées positives.

Bref, un ouvrage plein de bonnes idées, mais rien de vraiment révolutionnaire. Le fait est que, on le voit bien, la méthode est avant tout fondée sur la méditation, présente de-ci de-là dans le livre sous la forme de petits exercices. Mais le problème c’est que moi, la méditation, je n’ai jamais bien compris en quoi ça consistait. Donc, j’ai téléchargé l’application (il y a aussi un site).

Le principe, c’est de vous aider à méditer. D’abord en choisissant une ambiance parmi celles qui sont proposées (j’ai personnellement opté, bien sûr, pour les vagues) puis ce que vous désirez : une méditation guidée (malheureusement elles sont payantes, sauf l’initiation en 7j) ou une plage de méditation, auquel cas vous réglez la durée. J’ai choisi l’initiation en 7j : le problème est que c’est en anglais, mais c’est assez simple, et finalement assez efficace puisqu’il me semble avoir progressé. Maintenant, je reste tout de même sceptique sur la pleine conscience au quotidien : autant méditer une dizaine de minutes par jour je trouve cela bénéfique, autant je ne suis absolument pas convaincue par l’objectif final, à savoir « dresser » son esprit pour qu’il cesse de papillonner à droite et à gauche et toujours se concentrer sur ce que l’on est en train de faire ici et maintenant. En gros : s’empêcher de se mettre sur auto-pilote dans les actions du quotidien et se concentrer dessus. Déjà, je suis écrivain, et le présent n’est absolument pas mon monde, et si mon esprit vagabonde, c’est qu’il est en train de tricoter une histoire, souvent. Et puis, soyons honnête : quel est l’intérêt de faire la vaisselle en pleine conscience ? C’est pénible, la vaisselle, et je ne vois tout simplement pas quel avantage il y aurait à se concentrer dessus, à part de s’ennuyer fermement. Lorsque je suis en train de buller sur la plage, de savourer des huîtres, de… oui bon vous voyez, d’accord, je profite du moment présent. Quand je suis chez le dentiste, je félicite mon esprit d’être capable de s’évader.

Voilà. Donc je ne serai jamais bouddha, c’est clair, mais je suis en voie d’amélioration (si si). Ce qui n’est pas une raison pour tester mes limites, hein !

Calme. Apaisez votre esprit, changez le monde.
Michael ACTON SMITH
Pygmalion, 2016

Color your life : le coloriage pour adultes, c’est tendance !

Je ne crois pas que vous ayez pu passer à côté de cette mode qui fait fureur actuellement : celle du coloriage pour adultes.

Comme souvent, j’ai d’abord regardé le phénomène avec perplexité, me demandant bien ce que des gens ayant passé l’âge de la maternelle pouvaient bien trouver d’intéressant dans cette activité. Il faut dire que je n’ai jamais été très douée pour tout ce qui est « arts graphiques ». J’aurais adoré l’être, mais comme le prouve ce dessin exécuté lorsque j’avais 4 ans, je ne l’étais pas :

Dessin

(vous noterez l’inventivité du portfolio en papier peint, n’est-ce pas) (si ça se trouve, un jour, ce dessin vaudra une petite fortune) (ou non).

De fait, cela ne m’empêche pas du tout d’essayer de m’adonner à la peinture et ce genre de choses, mais enfin, sans grande réussite.

Bref. Je voyais passer sur Instagram et Facebook des photos de « coloriage pour adultes » (les gens, fiers de leurs réalisations, les prenant en photo pour les montrer au monde), et j’étais dubitative.

Et puis, l’autre jour, en allant me réapprovisionner en smoothies, je suis tombée sur un rayon entier consacré à ces albums à l’entrée de mon supermarché. Il y en avait vraiment une variété impressionnante, des mandalas, des trucs plus figuratifs, des grands, des petits, enfin bref, il y avait du choix.  Et, évidemment, j’ai fini par me laisser tenter. Parce qu’après tout, c’est créatif, comme activité, et ça ne demande pas beaucoup de matériel.

Après moult hésitations, j’ai choisi un petit modèle, constitué de « pensées positives » et dessiné par Lisa Magano : en fait il s’agit de cartes postales que l’on peut ensuite détacher et envoyer. Mais comme je ne suis pas hyper douée, je me vois mal envoyer ça aux gens.

En fait, c’est vrai que c’est assez sympa et ludique, en plus d’être plutôt joli et créatif : ça oblige à se concentrer, car les dessins sont assez complexes et nécessitent donc qu’on leur consacre pas mal de temps. C’est d’ailleurs pour cela que ça fonctionne : se concentrer sur une tâche comme celle-là, c’est relaxant, reposant, on ne peut pas penser à autre chose ou faire autre chose. Pour une hyperactive comme moi, incapable de ne faire qu’une seule chose à la fois, cela ne peut qu’avoir des effets bénéfiques. Un peu comme le yoga, finalement.

Je ne suis pas totalement convaincue que cela va m’amuser longtemps, mais en tout cas c’est pile dans la tendance actuelle : créativité, sérénité et recentrement, illustrée par Flow.

Et vous, vous avez essayé le coloriage pour adultes ?