Ainsi se tut Zarathoustra, de Nicolas Wild

13536552783_eb752f235e_oJ’ai choisi cette BD dans le cadre de l’opération « La BD fait son festival » organisée par Price Minister. Autant le dire tout de suite, j’aurais mieux fait de m’abstenir, je me serais évité bien des souffrances. Enfin, disons que j’aurais dû choisir un truc plus dans ma zone de confort…

Nicolas rencontre Sophia à Paris, et peu après se trouve invité à l’inauguration du centre culturel Zoroastrien de Yazd. A travers ce séjour en Perse, mais surtout dans les coulisses du tribunal Criminel de Genève, il nous dévoile les dessous d’une affaire qui avait bien peu de chances d’arriver jusqu’à nous : Sophia a perdu son père, le dénommé Cyrus Yazdani. Figure emblématique de la culture Zoroastrienne (une des plus vieilles religions monothéistes du monde après le judaïsme) en Iran doublé d’un humaniste au franc-parler, Cyrus s’était attiré les foudres de la république islamique à plusieurs reprises, se voyant régulièrement pris à parti ou menacé de mort.

(je reprends dans les grandes lignes le résumé officiel car je serais bien en peine d’en proposer un moi-même).

Bien. Donc, comme vous l’aurez compris, je suis totalement passée à côté de cette BD. Ce qui m’ennuie beaucoup, attendu que je n’ai lu à son sujet que des commentaires dithyrambiques. Personnellement, j’ai souffert. Oh, certes, il y a des moments drôles, et l’ensemble est plutôt instructif (surtout si l’on s’intéresse à l’histoire des religions, ce qui est d’ailleurs mon cas), mais le mot qui me vient à l’esprit est « indigeste ». J’ai passé mon temps à me perdre parmi les personnages dont je ne savais jamais qui était qui, à me perdre dans la chronologie des événements, à me perdre dans l’histoire, à me perdre dans les langues. Ce qui n’a pas aidé, je pense, c’est qu’il s’agit en fait du troisième tome des aventures de Nicolas, et que forcément, moi, je débarque comme ça au milieu de cet univers, et je n’ai pas réussi à prendre le train en route. En outre, contrairement à ce que peut laisser croire la couverture, la BD est en noir et blanc, et à quelques exceptions notables près (Persepolis, pour n’en citer qu’un), je ne suis pas très adepte. Du coup, j’ai tendance à penser que cette BD est à réserver aux vrais amateurs du genre, et pas aux dilettantes comme moi.

Je lui mets 10/20 parce que je ne veux pas la flinguer vu les avis unanimement élogieux, mais je ne peux pas mettre plus parce que moi je n’ai pas aimé du tout…

Ainsi se tut Zarathoustra
Nicolas WILD
La boîte à bulle/Arte, 2013

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