Instantané #65 (jungle urbaine)

Evidemment, me connaissant, cette histoire de plantes ne pouvait que dégénérer et j’en suis bien arrivée au stade « jungle urbaine », avec trois nouvelles pensionnaires en un mois : une petite Sansevieria bicolore, un dieffenbachia et un dragonnier. J’ai tout rassemblé dans le même coin pour qu’elles puissent papoter et que les plus vigoureuses apportent leur soutien aux plus faibles (en vrai : pour des raisons décoratives, et aussi parce que je pense que c’est le coin de l’appart le plus plantfriendly), trouvé des cache-pots (un autre panier notamment) et des supports de hauteurs variables. Le fait est qu’esthétiquement je suis ravie, mais surtout : c’est apaisant comme tout d’avoir ce petit bout de forêt à l’intérieur !

Vivre avec des plantes

Dans ma vie précédente, j’étais une tueuse en série de plantes : même les plus robustes ne vivaient guère longtemps chez moi, c’était presque un don. C’était d’autant plus bizarre que ma maman a la main verte, comme on dit, et que j’ai toujours vécu très entourée de plantes diverses et variées. Mais je crois que je ne m’intéressais pas du tout à elles, qu’elles le sentaient et qu’elles dépérissaient.

Lorsque j’ai déménagé l’an dernier, je me suis installée dans un appartement non seulement beaucoup plus grand, lumineux et agréable que le précédent, plus inspirant niveau décoration avec ses murs blancs et son parquet clair, mais surtout beaucoup plus connecté à la nature, puisqu’il donne sur le petit jardin de la résidence et non plus sur la rue, avec en bonus un grand balcon dont je peux vraiment profiter.

J’ai eu envie de m’entourer de plantes vertes, pour reconstituer à l’intérieur l’ambiance naturelle de l’extérieur. D’abord, c’était à des fins purement décoratives : les plantes, c’est joli. Et instagrammable à fond. Mais, bizarrement (ou pas si bizarrement que ça, si je tiens compte de mes mutations existentielles récentes), je me suis vraiment attachée à elles, je leur porte une grande attention et je n’oublie pas de les arroser, je leur passe du Mozart, je les caresse lorsque je passe à côté, je leur parle et je les félicite avec émotion lorsqu’elles ont de nouvelles pousses. Ce n’est donc plus, simplement, de la décoration, mais un véritable style de vie, qui me reconnecte à la vie végétale (je rappelle que j’ai de plus en plus envie de m’installer hors de la ville).

Alors je ne suis pas non plus dans la mouvance urban jungle, je n’en ai pas des dizaines non plus, mais je suis heureuse de celles que j’ai, et je songe à en adopter deux autres, l’une pour le bureau et l’autre pour la chambre, pour agrandir un peu la famille, ainsi que racheter un palmier pour le balcon.

Il y a d’abord la Monstera Deliciosa, qui fait ma fierté : alors je sais, ce truc pousse partout et a priori n’importe quel sous-doué de l’entretien des plantes est capable d’en faire pousser une. Il n’empêche qu’auparavant je savais tuer des variétés tout aussi robustes. Elle m’émerveille parce qu’elle grandit à vue d’œil, ne cesse de me faire de nouvelles feuilles, et que j’ai vraiment l’impression qu’elle fait partie de ma vie.

Il y a, dans l’entrée, une Kalanchoé thyrsiflora pour laquelle j’ai eu le coup de foudre cet été (et que j’ai payé un prix ferretcapien) avec ses grandes feuilles vertes et rouges. Elle se déploie bien depuis que je l’ai, j’espère qu’elle va continuer…

Dans la cuisine, près de la fenêtre, j’ai installé ma Maranta qui était auparavant dans l’entrée : je raffole de ses feuilles nervurées. Elle voisine avec une Zamioculcas Zamiifolia qui pour le coup est vraiment très résistante car je l’avais achetée le même jour que la Monstera, mais au début j’avais vraiment tendance à complètement l’oublier !

Toujours dans la cuisine, après divers essais désastreux, j’ai mis deux cactus ainsi qu’une aloe vera, et je songe à leur donner une copine, j’aimerais un pimentier mais je suis perplexe parce que je ne me suis pas métamorphosée en déesse de la fertilité du jour au lendemain. On verra…