Le temps des bilans et des projets

Demain a lieu le solstice d’hiver, une date que je chéris pour plusieurs raisons, l’une très intime. C’est aussi la date à laquelle j’organise mon petit rituel personnel : une jolie tenue, un bon repas (plutôt un apéritif dînatoire), du champagne pour célébrer l’entrée dans ce temps de parenthèse jusqu’au nouvel an, et de l’écriture puisque tous les ans je fais mon bilan de l’année qui s’achève, et je me projette dans l’année à venir.

Cette année, ce rituel sera encore plus important : d’abord parce que 2021 a vraiment été une année charnière et que j’ai beaucoup de projets pour 2022 (on en reparle en fin de mois), et aussi parce que je me servirai de l’outil que j’ai moi-même créé à cette occasion : l’Invitation à un voyage vers une nouvelle année, le premier véritable livret d’activités poétiques (bien qu’il soit plus court que les autres en terme de pages, mais il demande pas mal de temps et de réflexion), que je vous invite à aller télécharger gratuitement !

Et vous, vous avez des petits rituels personnels comme ça, à des dates importantes ?

Christmas is all around you…

Je vous souhaite à tous un très très joyeux Noël, Sol Invictus, Yule, quelle que soit la manière dont vous l’appelez : l’essentiel est que vous soyez avec ceux que vous aimez !

Instantané #84 (rituel du solstice d’hiver)

Je crois l’avoir déjà écrit : pour moi (et ce depuis longtemps), l’année se termine au solstice, et les jours entre cette fête que les anciens appelaient Yule et le 1er janvier constituent à mes yeux une sorte de sas, de parenthèse entre l’ancien qui s’en va et le nouveau qui arrive : comme si on effectuait une traversée, et que l’on se retrouvait au milieu de l’eau, ayant quitté la rive de l’année qui s’achève mais pas encore accosté à la suivante. C’est donc une période de vide, de bilan, d’introspection, comme nous y invite l’arrivée de cette saison intérieure qu’est l’hiver, et particulièrement ce jour hautement symbolique où le soleil est à son inclinaison la plus basse, et où la nuit dure le plus longtemps.

Ce jour du solstice (qui à lieu aujourd’hui 22 décembre à 05h19, raison pour laquelle l’article est programmé à ce moment précis, mais que je célèbre le 21 au soir) est celui d’un rituel qui n’a rien de magique en soi mais se révèle très symbolique : une jolie robe (pour célébrer ma puissance féminine, d’autant que vendredi je suis allée chez le coiffeur et j’ai fait une manucure semi-permanente d’un beau rouge), des bougies et guirlandes lumineuses (pour inviter la lumière à renaître), un bon repas, huîtres (aphrodisiaques) / escargots (symbole de régénération périodique, d’accroissement, symbole sexuel lié à la grande déesse) / toasts à la truite fumée (de la région où je veux aller vivre) et un peu de champagne (pour attirer l’abondance), le tout bien décoré parce que mes maîtres mots sont la beauté et l’harmonie. Et je fais le point sur l’année écoulée en relisant les petits papiers colorés de mon Happiness Jar à laquelle j’essaie de me tenir coûte que coûte. Cette année j’en ai aussi profité pour faire mon YearCompass, un exercice vraiment très intéressant dont je vous avais parlé mais que j’avais fait sans doute un peu tard. Tout cela me prend un temps infini puisque je me replonge dans mon bullet journal, dans mes carnets, dans les archives du blog, mais cela me permet d’avoir une vision plus objective des choses que « ouin ouin il ne s’est rien passé de chouette cette année ».

Mais cette année, nous ne clôturons simplement 2019 : nous clôturons une décennie, ce qui m’a permis de faire un bilan de plus à l’aide du Journal de la décennie 2010-2019 écrit par Josée-Anne SC :  il s’organise en 3 temps, d’abord une réflexion rétrospective sur la décennie qui s’achève, puis un travail en vue de profiter de l’éclipse du 26 décembre et en faire un « jour de transformation » (que je ferai donc le 26 mais on peut le faire avant), et enfin une section pour mettre en place des actions concrètes pour 2020 à faire entre le 2 et le 4 janvier.

J’ai trouvé absolument fascinant de me replonger dans cette période et de me rendre compte de tout ce que j’avais fait et à quel point j’avais changé au cours de ces dix années. J’ai fait la liste des événements importants afin d’essayer de comprendre ce qu’ils m’avaient apporté, appris (même les mauvais). Le fait est que la décennie avait commencé à fond avec énormément de choses en 2010-2011 (ma soutenance de thèse, la création du blog, le début de l’écriture…), puis j’ai des années creuses avec très peu de choses et même deux années pour lesquelles je ne trouve strictement rien, et à nouveau une accélération à partir de 2016 et surtout 2017-2018 qui ont été très intenses et transformatrices ; à cet égard, 2019 (dont je ferai un bilan en mots et en images le 31 décembre) m’apparaît toute entière comme une année de fin de cycle, d’achèvement, de clôture. Un peu comme si j’avais passé l’année dans une grotte, en gestation de moi-même, et que j’étais enfin prête à accoucher.

Alors je sais qu’il y a des gens qui n’aiment pas les bilans, qui n’aiment pas se retourner, qui préfèrent toujours regarder devant, et je comprends, mais c’est vrai que c’est mon côté écrivain aussi qui savoure ces activités rétrospectives. Je trouve surtout que cela permet de mieux se connaître, de se rendre compte de ce que l’on a réellement accompli, et donc de savoir vers où aller. Et mon rituel du solstice d’hiver s’est avéré, cette année, extrêmement riche et fructueux !

En mots et en images : Décembre 2018

Les mots…

Décembre… le mythe de Sisyphe // Hibernation // Rallumer les étoiles et installer les lumières de Noël pour mettre un peu de douceur et de chaleur dans le morne quotidien // Attendre la renaissance du soleil et de la lumière // Chaos, et pour une fois pas que dans mon âme // Je déclare officiellement ouvert le marathon des films doudou de Noël //  Blocage, et pour une fois pas que dans ma vie. Du coup je fais comme on me dit et reste au chaud chez moi // Les convulsions du monde // Lire près du sapin // Quelques courses de Noël (mais il manque des choses) // Le compte à rebours // Rituel de Nouvelle Lune // Du réconfortant // La coccinelle qui a élu domicile dans mon bureau et qui vient se poser à côté de moi quand je suis un peu triste (coccinelle : porteuse d’un message de chance et de bonheur, de métamorphose et d’amour) // Courses de Noël, acte I // Garder le cap, se concentrer sur la ligne d’arrivée, le sommet de la montagne, même si j’ai parfois l’impression qu’elle s’éloigne à mesure que j’avance // Courses de Noël, acte II // Ratisser large // Un pendentif en quartz rose // Secret Santa et paquets cadeaux acte I // Un sursaut d’énergie // Courses de Noël acte III et paquets cadeaux acte II // Besoin de lumière // Ecrire la fin // Yule ou le solstice d’hiver ou le combat douloureux de la lumière pour terrasser les ombres // Relire les petits papiers du bonheur. Presque tous portent son prénom // Courses de Noël, acte IV et dernier // Pleine Lune pour une fois apaisante // Les paquets sous le sapin // Sur la route // Joyeux Noël // Promenades régénérantes // Terroir // Attendre 2019…

Sur une idée originale de Moka

Les images…

Le Bouquin de Noël

Bouquin de NoëlLa lumière est donc la véritable divinité attendue durant l’Avent et célébrée à Noël. C’est pourquoi on allume partout des bougies, on brûle des bûches dans l’âtre du foyer ; pourquoi on enflamme encore dans certaines régions du nord de l’Europe, des roues auxquelles on fait dévaler les collines ; pourquoi on illumine le sapin ; pourquoi on fête les saints lumineux de l’Avent ; pourquoi on dîne copieusement dans l’abondance retrouvée ; pourquoi on offre des cadeaux, signe précisément de cette abondance assurée par la lumière. « Sol invictus » Soleil invaincu, comme disaient les Romains qui créèrent au IIIe siècle cette nouvelle divinité, ultime tentative d’unification de tous les cultes de l’Empire. 

Comme c’est bientôt Noël (plus que deux dodos), c’est la période pour lire des histoires de Noël, et cette année la collection Bouquins nous aide à faire notre choix avec cette très riche anthologie de textes de Noël.

Mais avant de parler des histoires elles-mêmes, plongeons-nous dans l’introduction, dont la lecture devrait être obligatoire, puisqu’elle s’intéresse non seulement au rôle des célébrations de fin d’année dans l’imaginaire littéraire, mais aussi à leur origine dont elle rappelle le caractère païen, simplement recouvert d’un vernis chrétien qui n’a pas réussi à effacer les symboles profonds, et en particulier celui de la lumière. En réalité, ces « fêtes de fin d’année », où l’ancienne année meurt pour être remplacée par la nouvelle qui commence alors que le soleil gagne son combat contre l’ombre (les jours commencent à rallonger) s’étendent de Samain/Halloween devenu Toussaint jusqu’à l’Épiphanie voire la Chandeleur (Imbolc). Qu’il s’agisse du paganisme celte, nordique ou latin, c’est bien lui qui est à l’origine de nos traditions, notamment le sapin et le nom, Noël, qui vient du latin Natalis, naissance, mais pas naissance d’un bébé dans une étable : le 25 décembre, c’est le Dies Natalis Solis Invictis, dernier jour des Saturnalesjour de naissance du soleil invaincu, sur lequel le christianisme a placé sa propre symbolique pour s’imposer plus facilement. Il est bon de le rappeler, notamment à ceux qui vitupèrent contre la « paganisation » de Noël (ce qui fait bien marrer la païenne que je suis). Bref, je ne fais là que résumer des choses dont j’avais déjà parlé par ailleurs, notamment dans cet article, mais franchement, cette introduction est absolument passionnante et claire.

Suivent près de 1000p (que je n’ai pas toutes lues encore évidemment) de récits, contes, légendes, poèmes, dans lesquels grapiller à l’envi. Il y en a pour tous les goûts, de toutes les époques, de tous les pays et de toutes les sensibilités, des auteurs connus et d’autres moins, certains sont éminemment imprégnés de christianisme, d’autres plus fidèles au paganisme, ils vont du réalisme au fantastique, on y croise parfois esprits et sorcières. Classés en fonction du calendrier des fêtes de fin d’année et en sections thématiques pour les fêtes les plus riches littérairement, les textes permettent un beau voyage dans les différentes sensibilités et manières de célébrer ces cérémonies en fonction du lieu et du temps.

Un très beau livre à avoir dans sa bibliothèque pour avoir toujours une histoire à raconter en cette période propice au rêve et à la magie !

Le Bouquin de Noël
Edition établie et présentée par Jérémie Benoît
Robert Laffont, Bouquins, 2016

Christmas Spirit

Cela n’aura échappé à personne, sauf si vous vivez dans une grotte (mais dans ce cas, qu’est-ce que vous faites à me lire ?), Noël c’est dans une semaine (plus que sept dodos !). J’ai déjà fait quelques articles, mais j’avais envie aussi de participer à deux projets collaboratifs autour de noël !

D’abord, comme elle le fait régulièrement, Leiloona a lancé une nouvelle opération radio des blogueurs. Il s’agit donc, vous l’avez compris, d’une spéciale Noël, avec, et bien c’est logique, des chants de Noël… et cela tombe bien, car je viens de découvrir cette petite pépite de Phoenix, avec Bill Murray. C’est très triste, mais c’est beau, et j’espère que vous aimerez aussi. Ça s’appelle Alone on a Christmas Day :

 

Ensuite, L’or rouge nous a demandé de lui parler de notre façon de préparer et de fêter Noël et quel était notre sentiment sur cette fête. Alors je vous ai déjà parlé de quelques petits trucs, mais récapitulons. Pour moi, Noël n’a absolument aucune connotation chrétienne, d’ailleurs je ne fais pas de crèche et je n’ai jamais mis les pieds à la messe de minuit : je la vois plutôt comme une célébration mi-païenne (ce qu’elle est à l’origine), mi-laïque puisque les gens la célèbrent quelle que soit leur religion ou non-religion (et c’est ce qui la rend si belle, je crois), c’est avant tout un moment où on est en famille, avec les gens qu’on aime, et c’est ça le sens de cette fête pour moi. Ma manière de la célébrer commence donc début décembre par la décoration du sapin, rituel indispensable même si je ne passe pas Noël chez moi : j’aime en cette période, quand je rentre chez moi, y trouver un peu de féerie. Depuis quelques années, je m’achète aussi un calendrier de l’Avent (kinder), là encore pour mettre un peu de douceur dans cette période un peu tristounette. La recherche des cadeaux, c’est un des trucs les plus compliqués, cette année pour l’instant je ne m’en sors pas trop mal (j’en ai un !) ; après de toute façon, la famille est très réduite, donc en gros j’ai 4 cadeaux à trouver (mon papa, ma maman, mon grand-père et ma grand-mère, donc ça simplifie) ; le plus compliqué en fait, c’est de les emballer : je suis tout sauf douée. J’aime à l’occasion faire un tour au marché de Noël, cette année je l’ai fait de nuit et je pense que je referai, c’était vraiment sympa. Cette année, je vais aussi essayer d’aller voir un peu les vitrines de Noël à Paris. Le 21 décembre, jour du solstice d’hiver et de la fête païenne de Yule qui est à l’origine de Noël, je me fais une sorte de pré-réveillon (pas d’inquiétude : j’ai beau être une sorcière, je ne fais pas de sacrifices humains). Ensuite, le 24, je descends chez mes parents ; nous ne faisons pas vraiment de réveillon, mais un dîner amélioré, apéritif, fruits de mer et fondue bourguignonne, ensuite je vais me caler sous la couette avec Love ActuallyNous ouvrons nos cadeaux le 25 et nous déjeunons avec mes grands-parents !

Voilà pour moi… et vous ?

Gingerbread Men

Cette année, j’avais décidé que je m’attaquerais (culinairement parlant) à la tradition anglo-saxonne des gingerbread men. Un gros défi pour moi qui ne cuisine presque pas le sucré, mais enfin, un fantasme est un fantasme, et moi je fantasmais sur ces petits bonhommes en pain d’épices. Voilà.

Pour environ 20 bonhommes

Qu’est-ce qu’il nous faut ?

− 300g de farine
− 125g de beurre à température ambiante
– 110g de sucre
– 1 jaune d’oeuf
– 90g de miel
– 3 cuillerées à café de 4 épices
– 1 cuillerée à café de bicarbonate de sodium
– pour le décor : ce qui vous vient à l’esprit

Comment on fait ?

− Dans le bol d’un robot, fouetter le beurre avec le sucre pendant 2-3 min. Ajoutez le jaune d’oeuf et fouettez de nouveau.
− Faites chauffer le miel au micro-ondes ou au bain-marie (le mien était cristallisé donc ça a mis un peu plus longtemps), puis versez-le sur la préparation au beurre et mélangez.
– Ajoutez la farine, le 4 épices et le bicarbonate et mélangez à nouveau de manière à obtenir une pâte.
– Je vous conseille de faire reposer la pâte, je ne l’ai pas fait et j’ai obtenu quelque chose d’extrêmement friable et pénible à travailler.
– Préchauffez votre four à 180° (pour moi il n’y a pas besoin de le faire avant comme l’indiquent la plupart des recettes : le temps qu’on façonne et décore les bonhommes, le four sera chaud)
− Étalez la pâte obtenue sur une surface farinée et sur 5 mm d’épaisseur et découpez les formes avec un emporte-pièce en forme de bonhomme ( ou en forme de ce que vous voulez d’ailleurs !)

Gingerbread man– Disposez les bonshommes sur une plaque à four recouverte de papier sulfurisé et décorez. Pour ma part, j’ai utilisé des décorations pour gâteau Carrefour et Vahiné, ainsi qu’un stylo de chocolat. Si vous voulez ensuite les suspendre dans le sapin, faites un petit trou en haut (à l’aide d’un petit tournevis par exemple).

Gingerbread man

– Faites cuire environ 12 min.

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Alors, c’était très très bon, donc je me suis un peu embêtée pour façonner les bonhommes mais gustativement parlant, ça valait la peine.

logogourmandises2By Syl

Voilà, sur ce je vous souhaite une joyeuse fête de Yule puisque c’est aujourd’hui le solstice d’hiver, fête qui a longtemps eu lieu le 25 décembre et sur laquelle s’est greffé Noël. Et comme il ne faut jamais rater une occasion de faire la fête, et que de toute façon je suis pour ma part païenne, je vais déguster une coupette à la gloire du soleil qui dès demain commencera son lent combat contre la nuit !

Accessoirement, c’est aussi la journée de l’orgasme (je pense que la date n’a pas été choisie au hasard), et je suis sûre que vous avez tout comme moi plein d’idées pour célébrer ça !  Oui, le 21 décembre est le jour de la décadence !

Et pour finir (cet article a été plusieurs fois édité pour rajouter des choses, ça se voit) : la musique, pour la radio des blogueurs de Leiloona. Bon, en ce moment j’écoute beaucoup de classique, donc pas vraiment dans le thème, mais finalement j’ai choisi ça, parce qu’elle me fait pleurer à chaque fois :