France, de Zoé de las Cases : carnet de voyageur

Après les carnets de voyage de Paris et Londres, j’ai eu envie d’imaginer le tour de France de mes rêves, de partager mes adresses régionales préférées et de partir à la découverte de nouveaux territoires. Les choix à faire ont donc été déchirants et la tâche compliquée […] Chaque région de France regorge de trésors et de talents, toutes sont si belles qu’elles méritent un voyage en soi.

Cela faisait quelque temps que j’avais envie de m’offrir un des carnets de voyage de Zoe de la Cases, dont je vous parlais dans un précédent article « inspiration » : j’adore son travail, et comme en ce moment j’ai des envies d’évasion que je ne peux pas trop satisfaire, je me suis dit que le guide sur la France serait parfait.

Ce n’est pas un guide de voyage à proprement parler : c’est un carnet créatif, à personnaliser, proposant 500 adresses de lieux à voir, de boutiques, de restaurants, quelques musées. Il est magnifiquement illustré, et conçu pour être complété, colorié, agrémenté de photos personnelles ou de tickets, enfin, ce qu’on veut. Un exemple avec mon cher Cap-Ferret :

France, de Zoé de las Cases : carnet de voyageur
France, de Zoé de las Cases : carnet de voyageur

Pour moi c’est un coup de coeur qui m’accompagnera dans mes futures mini-escapades dans notre beau pays (j’espère très vite), et dès que l’envie m’en reprendra, j’achèterai celui sur Paris : c’est beau, inspirant, poétique et créatif, on a l’impression de voyager juste en le feuilletant, tout ce que j’aime !

France. Carnet du voyageur
Zoé de las CASES
La maison Hachette, 2021

Escapade

Cela fait deux ans que je ne suis pas partie en escapade. En fugue, comme dirait Alice. Pas simplement en vacances, ce n’est pas pareil. Non : un voyage que je prépare, consciencieusement et joyeusement, tout au long de l’année, qui me donne un but, que je chéris. En 2020, forcément, ce n’était pas possible ; en 2021, ça l’aurait été un peu, mais je n’en ressentais pas l’envie parce qu’il y avait trop de contraintes, et quelque chose me disait que ce n’était pas la meilleure des idées. J’avais raison, vu que le mois de juillet a été compliqué, et que je ne veux pas partir pour partir : je veux pouvoir en profiter pleinement.

Et là, l’envie revient. J’arrive à me projeter. Peut-être que ça ne se fera pas parce que mes projets professionnels et personnels auront la priorité. Il n’empêche : je prépare. Pas sur la destination prévue en 2020, Séville, où j’irai un jour c’est certain mais pour l’instant, ce n’est pas ce qui m’appelle. Non, j’ai un peu hésité entre le Portugal et l’Italie, mais on aura compris au vu de mes menus que l’Italie m’appelle. Peut-être aussi parce que c’était mon dernier voyage, Milan, que j’ai fabuleusement aimée. Revenir en Italie, comme fermer une parenthèse, terminer un cycle.

J’ai choisi une autre ville pas trop touristique : Turin. Rome, Florence, Venise attendront que je puisse les visiter dans des périodes plus calmes que l’été.

J’ai ressorti le vieux guide de voyage en Italie qui date de l’année de ma naissance (j’imagine que les monuments historiques sont toujours là). J’ai imprimé une jolie carte que j’ai accrochée dans mon bureau. Je note les adresses et les lieux que je veux voir au fur et à mesure sur Mapstr. Je commence à recenser les romans qui se déroulent à Turin mais je n’en trouve pas beaucoup. Et je rêve.

Et ça fait un bien fou, de préparer ce petit moment de découverte, d’exploration, de déterritorialisation !

Et vous, vous rêvez déjà de votre prochain voyage ?

L’appel de la fugue, d’Alice Cheron : escapades en solitaire

Penser à faire une fugue, c’est donc affronter directement ce rapport à la solitude, c’est vouloir construire une relation positive avec ce sentiment. Soyez persuadée qu’être seule s’apprend et permet de regagner en autonomie et en confiance en soi. Petit à petit, on retrouve une intimité avec soi-même, on vit des moments privilégiés, on se rend compte qu’on n’a pas besoin des autres pour exister et passer un bon moment. J’aime l’idée que la fugue, c’est finalement créer un cadre merveilleux pour choyer cette relation avec soi-même, un peu à la manière d’une belle table que l’on arrangerait pour accueillir ses amis à dîner, ou d’un cadeau que l’on ferait à un proche pour lui faire plaisir.

Dans mes dernières inspirations, je vous parlais d’Alice Cheron, que j’ai découverte récemment mais qui a pris une place de choix parmi mes modèles d’entrepreneuses, et plus encore après la lecture de cet ouvrage, où elle raconte, aussi, comment les choses se sont mises en place, même si ce n’est pas le sujet principal. Alice, donc, est la créatrice de la très jolie plateforme d' »Italian joie de vivre » Ali di firenze, sur laquelle on trouve un blog, une très jolie boutique que je me retiens d’acheter entièrement, des capsules de voyage… et les « fugues italiennes ».

Dans cet essai, Alice développe le concept de la fugue, qui est tout simple : partir quelques jours seule avec soi, dans un lieu nouveau ou connu, pour faire ce qui nous fait plaisir. En somme, ce que je fais tous les ans en juillet, en temps normal. Mais Alice en fait un vrai concept et développe les raisons de vouloir faire une fugue, comment s’y préparer et notamment apprivoiser ses peurs, comment la vivre pendant, et ce qui se passe après, les bénéfices qu’on en tire.

Ce livre m’a beaucoup apporté pour cerner un peu mieux pourquoi cette escapade annuelle est un vrai besoin pour moi (et je commence à piaffer pour la prochaine, parce que là, deux ans sans, je commence à être un ours en cage, donc j’ai mis une carte de Turin (la probable destination) dans mon bureau), alors même que je ne subis pas trop la « charge mentale » de la plupart des femmes de mon âge (je veux dire : au quotidien je fais déjà pas mal ce que je veux comme je veux). Et c’est vraiment très intéressant. Et pour celles qui n’ont pas encore osé ce livre est vraiment une mine de conseils et de réflexions pour aider à avancer. En complément Alice propose un Carnet de fugues que je m’offrirai peut-être le moment venu, pour le moment j’ai pris le Carnet de créativité qui est tout beau !

Alors, fuguons, et mettons de l’aventure dans nos vies !

L’Appel de la fugue
Alice CHERON
Leduc.s, 2020

Ce qui m’inspire en ce moment #5

Une nouvelle série d’inspiration, avec les comptes qui me nourrissent esthétiquement, ou spirituellement, ça dépend.

1. Mimi Thorisson : je vous en ai déjà parlé à Noël pour son livre de cuisine italienne, mais vraiment, je suis à chaque fois en extase devant son compte : c’est très léché, luxueux, un autre monde, mais il y a dans ses photos un rapport sensuel à la vie, et surtout à la nourriture, qui me ravit totalement. Il faut le regarder avec une certaine distance et pas se comparer avec cette perfection inatteignable, c’est le jeu d’Instagram, mais pour ma part je trouve que c’est une bulle de rêve qui me fait du bien.

2. Urban jungle blog : un compte et un hashtag qui m’inspire beaucoup pour ma décoration avec les plantes. Tout ces intérieurs bohèmes, sublimes et végétalisés, ça me fait complètement rêver.

3. Héloïse Monchablon (Easyblush) : je l’ai découverte récemment suite à mon aspiration dans le vortex des youtubeuses beauté, mais en fait, ce n’est pas ce contenu là qui m’intéresse, j’aime plutôt (mais vraiment beaucoup) son contenu spiritualité et développement personnel, qui est conduit avec beaucoup de simplicité et de naturel. Je la trouve rayonnante, elle dégage de belles énergies (elle parle toujours beaucoup des autres comptes, et c’est un signe de quelqu’un qui est dans son alignement, tout simplement) et ça fait du bien !

4. Pétaouchnok : j’ai renoncé à l’idée de pouvoir m’échapper bientôt dans un voyage dépaysant ne serait-ce qu’au Portugal (je sais, c’est théoriquement possible mais dans la situation actuelle, bof). Alors ce compte, qui propose une dose d’évasion par jour, n’importe où sur la planète, me fait beaucoup de bien !

5. Josée-Anne SC : j’en ai déjà parlé. J’adore cette fille. Elle dégage une énergie incroyable. Elle a dernièrement traversé une phase difficile, et est récemment revenue sur les réseaux avec un nouveau programme de reconnexion à la joie, ce qui m’a interpelée parce que, comme elle le raconte, elle a reçu un appel à travailler sur le sujet. Comme je l’ai reçu aussi (et d’autres, me suis-je rendu compte) j’ai trouvé ça fascinant. Même si notre manière de faire est totalement différente, j’aime.

Voilà, toujours pas d’expositions ni de musées, j’espère tout de même que ça va venir mais pour l’instant ça ne vibre pas et je ne veux pas me forcer, je suis toujours dans une phase « intérieure » mais je commence à avoir l’appel pour sortir un peu plus à nouveau même si je n’y suis pas obligée. Je laisse faire mon inspiration.

Et vous, qu’est-ce qui vous inspire, vous nourrit en ce moment ? Vous avez fait des découvertes ?

Ce qui m’inspire en ce moment #4

Nouvelle petite série d’inspiration pour bien commencer la semaine et le joli mois de mai, parce que c’est important de se nourrir, de remplir le puits (certains utilisent aussi l’image du chaudron). Sinon, comment créer soi-même ? Vous allez voir, la sélection d’aujourd’hui est très éclectique !

1. Margot Robert-Winterhalter : c’est ma dernière découverte « tarot » et vraiment j’aime énormément son approche, elle utilise le Tarot (et l’astrologie) comme outil de développement personnel et non de divination, ce qui est aussi mon approche (même s’il m’arrive aussi de faire brin de divination. J’aime beaucoup également son authenticité, elle se montre « en cheminement » et sa vidéo sur la « formationnite aigue » m’a beaucoup parlé.

2. Coline : je suivais son blog il y a des années, et puis j’avais laissé tombé, son contenu ne m’intéressait plus. Et récemment, je suis retombée sur une de ses vidéo, qui m’a fait comme qui dirait retomber dans la marmite. J’aime son énergie, son humour, son authenticité, en fait ses vidéos me font tellement kiffer que je les regarde même quand le contenu ne m’intéresse pas, comme une récente sur « comment occuper ses enfants ». Elle a surtout fait il y a peu une vidéo sur la dépression que j’ai trouvé extrêmement émouvante, et il faudrait vraiment plus de contenu comme ça.

3. Florie Teller : ça c’est ma dernière vraie découverte à la date où j’écris l’article, et je la dois à une recommandation YouTube. Florie est écrivaine (elle écrit du polar et de la SF donc pas mon truc mais ça ne change rien), elle fait aussi de l’aquarelle et du journal artistique. Au départ j’ai regardé parce que j’étais un peu désœuvrée (et quand je suis désœuvrée je suis parfois aspirée dans le vortex des vidéos Bujo ou ménage, je ne sais pas pourquoi ça me redonne de l’énergie), la première vidéo m’a laissée un peu perplexe, et puis finalement j’ai accroché et j’aime vraiment la plupart de ses contenus sur la créativité, ce n’est pas toujours ma manière de voir les choses (elle est sur-organisée, ça m’angoisse) mais c’est frais, plein d’enthousiasme et au final fort inspirant !

4. Conde Nast Traveller : alors là, on change complètement de registre mais, quand j’ai envie de m’en mettre plein les mirettes et de faire un voyage immobile, je vais scroller le compte Instagram de ce magazine de voyage en me demandant quelle sera ma première destination. Je pense que ça sera l’Italie et j’aimerais que ça puisse être à l’automne mais en attendant je regarde des photos d’ailleurs et ça me fait du bien. Et comme il y a 2 comptes, mes pupilles sont en joie !

5. Cabin Diaries : là c’est pour assouvir mon besoin de petit nid douillet dans un lieu isolé. Ce compte rassemble les plus belles photos de « cabanes » (étant à prendre au sens large) et ça donne envie d’aller vivre dans les bois. En tout cas c’est très inspirant et là encore, à défaut de voyager…

Voilà. J’espère que la prochaine salve d’inspiration comprendra une exposition ou un musée et pas seulement du virtuel, mais on verra !

Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap lorsqu’il est malheureux

Toute à mon « projet poétique » (je sais qu’il suscite une vague curiosité, mais pour l’instant je n’en dis pas plus, mais c’est un volet de mon changement de cap professionnel), je cherchais un poème sur le voyage. Thème classique, il y en a des milliers. Et le premier sur lequel je tombe, c’est ce poème de Neruda, qui, il faut bien être honnête, m’a fait l’effet d’un clin d’œil de l’Univers, puisque c’était un jour où justement je réfléchissais à la prise de risque, qui est un peu mon challenge actuel. Alors voilà, il faut savoir sortir de sa zone de confort. Changer de cap.

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux

au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd’hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d’être heureux!

Pablo Neruda

Edit : ce poème n’est pas de Neruda, bien que tout le monde le lui attribue. Il est de la poétesse brésilienne Martha Medeiros. Merci à la lectrice qui me l’a signalé !

Voyage immobile

C’est à cette époque que, normalement, je commence à me projeter concrètement dans mon city trip estival. Après avoir réservé, j’achète des guides, je lis des blogs, je musarde sur instagram pour repérer ce qui me fait envie. Cette année, ça aurait dû être Séville, mais peut-être que j’aurais changé d’avis en cours de route parce que j’ai aussi de très fortes envies de Portugal et d’Italie. Bon, c’est loupé. On va rester là, il y aura sans doute un peu de Cap-Ferret et puis peut-être une excursion ici ou là (en fait j’ai ma petite idée, mais on verra) mais pas de joli voyage d’inspiration à l’étranger.

Alors, puisque je ne peux pas me projeter dans le voyage futur, je me suis replongée dans mes souvenirs de voyage. Tous ces endroits où j’ai aimé baguenauder, rêvasser, écrire… Et je me suis dit « tiens, si j’imaginais une journée parfaite à profiter des joies de la vie, qui n’aurait aucune obligation d’être vraisemblable géographiquement parlant ? ». Une sorte de voyage immobile.

Matin : s’étirer langoureusement dans le lit, écrire mes pages du matin. Prendre une douche, vêtir une robe légère et prendre un cappuccino en terrasse avec des cannoli.  Déambuler dans les petites ruelles, admirer les azulejos et les belles façades. Traverser les galeries, m’arrêter à la librairie et rejoindre le parc pour m’asseoir un moment et écrire quelques mots dans mon carnet.

Midi : déjeuner au bord du canal

Après-midi : profiter des heures chaudes pour aller faire le plein d’inspiration et de belles choses au musée ; en sortant prendre un petit goûter (pasteis de nata) avant d’aller faire un petit tour dans les magasins d’artisanat local. Puis aller faire une longue promenade au bord de l’eau et m’arrêter prendre un verre en terrasse lorsque le soir commence à tomber.

Soirée : marcher encore un peu pour profiter du soir, dîner à une terrasse, rentrer pour écrire un peu…

Voilà une bien belle journée passée à faire des choses que j’aime !