Invitation à un voyage tarologique et nouveau jeu !

Et voilà le petit quatrième de la série des livrets poétiques, et dont le thème ne surprendra pas j’imagine. Un voyage à travers les arcanes majeurs du Tarot, non pas pour vous apprendre à tirer le Tarot, mais pour vous permettre de comprendre les énergies des cartes et, à travers elles, vous aider à comprendre comment ces énergies vous constituent et à libérer vos potentiels dont vous n’avez pas forcément pleinement conscience, grâce à des activités d’écriture, d’introspection, de journal artistique !

Et puisqu’on est dans le Tarot, j’en profite pour vous présenter ma dernière adoption : le Tarot de l’Illumination. Il se trouve que je possède le Golden Tarot depuis 9 mois (ce qui est très symbolique, n’est-ce pas), et que tout en restant sur ma résolution de ne pas accumuler les jeux mais au contraire à vraiment travailler avec chacun de ceux que j’achète, il se trouve que je commençais à sentir le besoin de passer à de nouvelles énergies. Esthétiquement, il est très proche du précédent puisque j’ai à nouveau choisi un Tarot Art Nouveau, c’est vraiment quelque chose qui me parle, et toujours un jeu très proche des illustrations originelles du Rider-Waite-Smith car je ne maîtrise pas encore pleinement tous les mineurs. J’en suis ravie, il est vraiment magnifique, et dit des choses très justes !

Tarot de l'Illumination
Tarot de l’Illumination

Que la Force soit avec moi

Cela fait longtemps que nous n’avions pas parlé des arcanes majeurs du Tarot. Et nous sommes loin d’en avoir fait le tour. Mais rien ne ressortait vraiment, sinon les énergies dont j’avais déjà parlé. Mais en ce moment, je tire beaucoup La Force, pas seulement dans mes tirages quotidiens.

C’est une carte que j’aime beaucoup, et pas seulement parce que c’est l’une des plus jolies, surtout dans mon Golden Tarot où la scène, une femme qui ouvre la gueule d’un lion avec un mélange de douceur et d’autorité, est d’une sensualité bouleversante.

La carte de la Force est ma carte de vie dans le système Rider-Waite Smith, la carte 8. Je précise dans le système Rider-Waite Smith puisque c’est une des grandes différences avec le système du Tarot de Marseille : les cartes de la Force et de la Justice sont inversée. Donc dans le système Marseille, ma carte de vie est donc la Justice, ce qui fait sens aussi, mais pour d’autres raisons.

C’est mon arcane de vie, et je trouve qu’elle représente parfaitement ce que j’ai à faire de mon ascendant Lion. Parce que, bien sûr, il n’y a pas de hasard… et sur la carte, je crois que la jeune femme, c’est le Poissons qui apprivoise le Lion afin qu’il lui soit utile au lieu de faire son n’importe quoi de Lion. Faire ressortir la lumière du Lion, et non son Ombre.

Elle représente la force tranquille, une vision claire des buts à atteindre, la volonté et la maîtrise pour dompter les situations, le courage, la ténacité et la détermination pour atteindre ses objectifs, dans la droite ligne du Chariot mais avec plus de douceur. Elle invite à suivre son instinct, mais un instinct dépouillé de son côté pulsionnel, et à se laisser guider par la foi et par l’amour, conscient de ses forces (on retrouve le symbole de l’infini qu’on avait sur la carte du Magicien). C’est une carte de maîtrise, solaire mais aussi aquatique par sa fluidité (il n’y a aucune violence ni d’un côté ni de l’autre : la jeune femme est douce, et le lion se laisse faire).

On voit ici que le travail intérieur a payé car il a permis de maîtriser les pulsions et la sauvagerie, symbolisée par le lion qui reste un lion, flamboyant et rayonnant, mais un lion qui n’a plus rien de dangereux, qui est dans sa lumière et non dans ses ombres. Un lion qui peut rayonner sans faire de mal ni à lui ni aux autres. Il a permis aussi de comprendre quelles étaient ses forces, et comment s’en servir.

La force représente donc la puissance spirituelle nécessaire pour revenir dans son centre, pour travailler, devenir autonome. Elle peut représenter le travail sur soi, la psychanalyse et aussi la puissance créative, et donc l’écriture.

La voir sortir de plus en plus régulièrement me ravit : c’est que j’ai atteint une étape importante !

Les Amoureux

En ce jour de saint Valentin, parlons un peu de la carte VI du Tarot : l’Amoureux ou les Amoureux (ou parfois les Amants). C’est une des cartes pour lesquelles il y a les plus grosses différences entre le Tarot de Marseille et le système Rider-Waite-Smith. Je rappelle que je travaille avec le deuxième, mais concernant ce sujet, je trouve les deux intéressants.

Dans le Tarot de Marseille, la carte représente un jeune homme, entouré de deux femmes, l’une jeune et blonde, l’autre plus âgée, et là les interprétations divergent : pour les uns, la femme d’âge mûr représente la corruption, les sentiments qui manquent de noblesse (sa main se dirige vers l’entrejambe du jeune homme) alors que la blonde représente l’amour pur et généreux ; pour d’autres c’est l’inverse : la blonde représente les amours faciles et illusoires, superficiels, alors que l’autre incarne une voie plus sérieuse, d’engagement.

Dans le Rider-Waite-Smith (classique), nous avons tout simplement Adam et Eve, et dans les autres tarots adoptant ce système, les possibilités sont infinies.

Je trouve que cette carte est l’une des plus difficile à appréhender, car elle représente à la fois le choix et l’amour. En fait, c’est la carte de l’expression des sentiments et de l’ouverture du cœur, des relations, que ce soit avec l’autre ou avec soi. Il est question ici de faire les choix que nous dictent notre cœur, des choix guidés par l’amour, qui vont dans le sens de l’évolution et de la réunion et non de la division et de la séparation. Il est aussi question de de joie, et de plaisirs.

C’est une très belle carte avec laquelle j’ai une histoire très particulière. Au début de mes tirages quotidiens, je ne la tirais jamais. Je l’avais seulement tirée au solstice d’été. Puis, le 6 juillet, je l’ai tirée le matin, alors même que ce jour était important, et le soir, un peu… chagrine on va dire, je me suis retirée une carte, et c’est à nouveau elle qui est sortie. Ensuite je l’ai tirée régulièrement 1 ou 2 fois par mois, et en décembre, je l’ai tirée la veille du solstice d’hiver, qui représente pour moi un anniversaire important, et ce jour-là, dans mon propre oracle, j’ai tiré la carte « Amour » (qui ne tombe jamais non plus. Et en janvier… et bien, c’est ma carte du mois, celle qui est revenue beaucoup.

Et je sais ce qu’elle a à me dire…

Se jeter dans le vide

Vendredi était un grand jour pour moi, marqué en rouge dans mon agenda depuis des semaines : la création officielle du Voyage Poétique. Une démarche purement administrative, mais ô combien symbolique. Et essentielle.

Le matin, j’ai tiré la carte du Fou. Ce qui est amusant, parce que je la tire assez peu, en ce moment. Et que je pensais plutôt tirer la Roue de Fortune. Mais le Fou m’allait très bien : c’est la carte de la liberté, et du début du voyage. L’artiste, le poète. Qui se jette dans le vide pour partir vers autre chose.

On m’avait dit, tu verras, c’est hyper simple. Pour être franche, moins que prévu. Parce que, je n’entre pas dans leurs cases, mon activité non plus. Mais c’est l’énergie du Fou : il n’a pas de numéro, parce qu’il est hors cadre.

Pour fêter ça, je me suis offert un bouquet de fleurs, le premier de l’année. Je n’ai réalisé qu’après que j’avais choisi des fleurs blanches, comme celle que tient le Fou dans sa main.

Et puis, ce matin-là, il y avait du brouillard. Et comme par magie, au moment où j’ai cliqué sur « envoyer », le brouillard s’est dissipé, le soleil est apparu, rayonnant. Comme sur la carte.

Alors voilà, je commence un nouveau voyage. Poétique. Et je crois que l’Univers a voulu me montrer qu’il était avec moi !

La Grande Prêtresse

Je ne sais pas si je vais finir par avoir fait tout le tour (dans le désordre) des arcanes majeurs du Tarot, mais voilà : en ce moment, je suis très Grande Prêtresse. D’ailleurs, dans mon tirage de Samhain (qui est le nouvel an dans le calendrier des sorcières), elle s’est présentée pour mon année à venir. Avec d’autres cartes très intéressantes aussi.

Et j’aime beaucoup, beaucoup : parce que la Grande Prêtresse représente tout ce qui est du domaine de l’introspection, de la sagesse, des rêves et de l’intuition, des émotions : elle est connectée, ouverte, elle écoute ses intuitions et sa voix intérieure. Et comme elle tient un livre, on l’associe aussi aux projets liés à l’étude et à l’écriture. Et tout ça, c’est exactement la base de mes projets, dont je vais bientôt pouvoir vous parler plus en détails (restés connectés).

Lorsque la Grande Prêtresse est ma carte du jour, je sais que c’est une journée qui sera très fluide au niveau de l’écriture, tout coulera de manière tranquille. Certaines idées nouvelles pourront venir, pour être développées plus tard (la Grande Prêtresse représente la gestation, parfois la grossesse, en tout cas des promesses de développement futur).

Associées à d’autres cartes beaucoup plus actives (le chariot par exemple), la Grande Prêtresse est vraiment une très belle carte, qui me correspond plutôt bien, et j’ai envie de dire depuis toujours (dans ses côtés négatifs aussi). Ce sur quoi je peux m’appuyer pour avancer : mon intuition, ma voix intérieure, ma capacité d’introspection… qui est la base de mon travail !

Je trouve que ça me va bien, d’être une Grande Prêtresse !

Le Chariot

C’est amusant, le Tarot : au fur et à mesure que j’avance (et en ce moment j’avance vraiment bien), ce ne sont pas les mêmes cartes qui reviennent. Après l’Impératrice, après Tempérance, c’est le Chariot qui, en ce moment, tombe très souvent. Et j’aime bien, quand elle tombe, parce que ça veut dire que je suis dans une énergie de conquête, et ces jours-là en effet, je suis d’une efficacité redoutable et rien ne me résiste. Autant dire qu’elle ne tombe jamais un jour où je travaille, ou alors un jour où je travaille peu et où l’essentiel de ma journée pourra tout de même être consacré à ce qui est important. Mes projets.

Le Chariot, c’est la force du mouvement, la mise en action de la volonté et du discernement pour parvenir à l’objectif qu’on s’est fixé, vers la victoire, mais pas sans efforts : il sait allier la matérialité et la spiritualité (il conduit son char en associant les deux chevaux, en l’occurrence ici des Sphinx), ses aspirations et la réalité, le yin et le yang, prendre ses responsabilités, des décisions, et agir avec détermination.

Si on l’utilise d’un point de vue divinatoire, il annonce un succès rapide, mais aussi un voyage ou un déménagement. Et il peut également représenter le Prince Charmant…

Ce qui m’intéresse surtout, j’en ai déjà parlé, c’est l’énergie, et en effet, en ce moment, je suis vraiment très active dans la mise en place de mes projets : le site internet est presque terminé (il me restera à le mettre en ligne, d’ici un mois environ), j’ai un D.Day pour la naissance officielle de mon « voyage poétique » (début janvier), j’ai résolu les quelques soucis administratifs qui se posaient encore. Tout cela, bien sûr, en plus de l’écriture à proprement parler des livrets, ça ça ne m’a jamais posé problème puisque c’est plus créatif, et d’ailleurs c’est plutôt les jours « Grande Prêtresse » (on en reparlera) et « Impératrice » que j’avance davantage sur cette partie-là. L’essentiel, c’est que j’avance, et comme le Chariot, il ne faut pas se mettre sur mon chemin…

Tempérance

Après le fou et l’Impératrice, je suis dans une période Tempérance : cette carte ressort assez souvent dans mes tirages, et de prime abord, autant les deux premières représentent des énergies qui me sont faciles et naturelles, autant j’ai beaucoup de mal avec Tempérance. Peu de gens je pense me décriraient comme tempérée, en tout cas a priori : je suis plutôt dans la passion et dans l’excès. Dans le trop. Mais tout ne peut pas être facile, et je pense que j’ai effectivement beaucoup à apprendre de Tempérance. Parce que mon nœud nord est en Balance, et que c’est donc ces énergies de conciliation que je viens apprendre, en partant de mon nœud sud en Bélier, où j’ai aussi une conjonction Vénus/Mercure, ce qui fait que, malgré tout, j’ai tendance à y aller au bulldozer, dans ma communication et notamment ma communication amoureuse.

Mais pas que : la semaine dernière, j’ai participé à une table ronde pour la première fois, et j’avoue que j’ai eu un peu de mal avec ce format, justement parce qu’il m’obligeait au dialogue, à l’échange autre que « bavardage », à la prise en compte sur le moment de la parole de l’autre, alors que dans ce genre d’événements et en général d’ailleurs, j’ai plutôt l’habitude de maîtriser la parole et ce que j’ai à dire. Ce qui fait qu’au final je n’ai pas dit la moitié de ce que j’avais prévu de dire. Sans doute parce que, justement, j’avais trop prévu au lieu de me fier à l’improvisation (ce que pourtant je fais au quotidien). A l’échange harmonieux, à la vraie communication.

A l’origine, donc, cette carte ne me parlait pas (d’autant que dans le Tarot de Marseille, elle est assez laide). Et pourtant, en travaillant davantage ses énergies et ce qu’elle signifiait, en l’observant dans mon Golden Tarot où elle est magnifique, je me suis rendu compte que pourtant, c’était bien ce que j’avais en moi, quand je me sens en sécurité. Selon Sophie Brarda, Tempérance, c’est le profil du médiateur, et c’est justement, fait amusant, mon profil dans le classement MBTI. Et il y a dans cette carte une vraie douceur, beaucoup de beauté et d’harmonie, de la poésie même dans cette capacité à faire circuler les émotions, et surtout à les équilibrer.

Et c’est bien ça le cœur de l’énergie de cette carte : l’équilibre. Et notamment l’équilibre entre le yin et le yang, le féminin et le masculin. Qui n’est pas du tout ce qu’on croit et ce qu’on caricature : j’ai passé toute ma vie jusque-là à penser que j’étais dominée par le féminin, simplement parce que j’adore être une femme (je trouve ça génial et pour rien au monde je voudrais être un homme, en fait) et que j’aime les trucs dits « féminins » : les vêtements, le maquillage, la décoration de ma maison. Sauf qu’en y regardant de plus près, en réalité, chez moi, c’est l’énergie masculine qui a tendance à s’exalter, et j’en ai effectivement beaucoup dans ma carte du ciel. Mais, c’est de plus en plus… tempéré et équilibré, et c’est une bonne chose.

Je pense que c’est une carte que je ne pouvais pas rencontrer plus tôt, parce qu’elle représente quelque chose de mon ombre, ce que je ne voulais pas voir de moi et donc me mettait en colère (et les gens natifs de la Balance, en particulier, ont souvent eu tendance à me faire perdre mon calme. Aujourd’hui je les aime). J’étais trop en colère. Mais maintenant que cela va mieux, c’est un nouvel archétype que je peux ajouter à ma palette, et c’est tant mieux !