Tarot et quête de soi

Cela fera deux ans en mars que j’apprends le Tarot. C’est l’apprentissage de toute une vie, tout comme l’apprentissage de soi, mais j’avais envie de faire un petit bilan de tout ce que cet outil m’avait apporté dans mon cheminement, et surtout la manière dont, après de multiples tâtonnements, j’ai mis au point ma manière propre de m’en servir.

Première chose : le Tarot n’est pas, pour moi, un outil de divination, ou plutôt, ce n’est pas comme cela que je m’en sers. Je ne lui demande pas si bidule va m’appeler, ou si je vais avoir une réponse positive à l’entretien d’embauche que j’ai passé. Bien sûr, il lui arrive, dans certains tirages, de me donner l’issue probable d’une situation, mais je m’en sers essentiellement comme un outil de développement personnel : introspection, travail de l’ombre, et conseils, évaluation de la situation présente.

Le corollaire, c’est que je n’ai pas de rituel mystique autour de ma pratique du Tarot : je n’allume pas de bougie, je n’ai pas de tapis de tirage, je ne fais pas de méditation. Je prends mes cartes, je leur dis ce que je veux, je mélange et je tire. Je ne dis pas que ce n’est pas bien d’avoir des rituels : simplement pour moi c’est réellement un outil du quotidien, presque un ami, et ritualiser ne me convient pas.

Je n’ai qu’un seul Tarot. Ou plutôt : j’en ai trois. Le premier, le Feminine Divine, dont finalement je ne suis jamais servi parce qu’il est trop complexe pour débuter, mais que je garde pour des raisons esthétiques (et peut-être pour travailler avec un jour). Le Golden Tarot, avec lequel j’ai appris. Et le Tarot de l’Illumination, qui est « mon » tarot : je n’accumule pas les jeux, je me sers toujours du même depuis de longs mois, ce qui m’a permis de tisser un lien intime avec lui et c’est avec ce jeu que j’ai beaucoup progressé, justement parce que je ne travaille qu’avec lui, chaque arcane ayant acquis une épaisseur et une profondeur, parfois un sens spécifique pour moi qu’il n’a pas nécessairement à la base. Ma vision est que chaque jeu nous aide dans une période de notre vie, et que nous sentons lorsque le travail est terminé et qu’il est temps de passer au suivant. J’ai travaillé 9 mois avec l’Art Nouveau (symbolique), cela fait 8 mois que j’utilise le Tarot de l’Illumination, je ne sais pas quand j’aurai l’impulsion de passer au suivant.

Pour interpréter les cartes, je me sers, bien sûr, d’abord de mon intuition, basée sur ma connaissance des cartes (l’intuition seule ne suffit pas : il faut apprendre). Je ne pratique pas les cartes inversées (dans mon protocole de tirage du reste, elles ne sont jamais à l’envers), je sens si la carte est dans son ombre ou dans sa lumière (et souvent c’est les deux, comme dans la vie : ça c’est bien, mais attention à ça), et cela dépend aussi de sa place. Pour approfondir, je me sers du Tarot for Writers dans lequel j’ai ajouté des notes venant de plusieurs programmes de formations : celui de Soul Shadow, et ceux de Margot Robert-Winterhalter et de Taronaute.

Les tirages, donc :
– Chaque matin, je fais un tirage des énergies du jour uniquement avec les majeurs. Cela me permet de prendre la température de la journée (pas de ce qui va se passer, même si ça arrive, mais plutôt de quelles sont mes énergies) et de poser mes intentions.
– Les tirages réguliers. Il y en a trois sortes : le tirage du mois et la carte du mois qui me permettent de voir où j’en suis et de fixer mes objectifs. Les tirages lunaires, nouvelle et pleine lune, qui sont plutôt des tirages de guidance énergétiques. Et les tirages de sabbat : équinoxes, solstices et fêtes intermédiaires, qui sont des plus gros tirages d’orientation.
– Ponctuellement, je fais des tirages pour lever un blocage ou éclaircir une situation (ou tout simplement je suis tombée sur un spread et il m’a semblé intéressant), et de plus en plus (c’est une grande étape) je crée mes propres tirages.

Le fait est : le Tarot m’aide à avancer et à sortir de certains schémas. L’autre jour, c’est lui qui m’a avertie que j’étais dans une vision tunnel, que j’étais en train de m’épuiser et de me vider dans mes projets de reconversion professionnelle (qui sont nécessaires) sans voir qu’autour, dans le domaine émotionnel, il se passait aussi des choses et que c’était peut-être intéressant d’y jeter un œil… Et il avait raison !

Si vous ne connaissez rien au Tarot, l’Invitation à un Voyage Tarologique est à nouveau disponible dans une version repimpée et enrichie, et j’ai un plus vaste projet sur la question, mais à moyen/long terme !

La peur d’aimer

Ce matin (samedi), comme je suis actuellement en plein challenge Tarot personnel pour faire un peu le point vu que je suis en train de passer mon examen de fin de cycle (au sens métaphorique), j’ai interrogé mon jeu concernant ma priorité du moment. La première carte répond donc à la question de savoir sur quel blocage je dois me concentrer en priorité. Je crois qu’on fait difficilement réponse plus claire : le trois d’épées, avec ce cœur transpercé ; plus qu’une blessure en soi, l’arcane indique surtout la manière dont quelque chose peut tourner en boucle dans son mental, et mon Tarot me dit qu’il faut vraiment que je reprenne mon pouvoir et me libère d’une blessure de trahison/humiliation qui a été réactivée en juillet, mais a figé mon cœur il y a trente ans (oui, ça fait beaucoup). La deuxième carte répond à la question du comment s’y prendre. Et là encore, on admirera la clarté de la réponse : « et ben, écris ! ». Je précise pour ceux qui s’interrogeraient sur cette carte de l’Artiste qu’elle est spécifique au Tarot de l’Illumination, et qu’elle est une des raisons pour lesquelles j’aime ce jeu d’amour.

La réponse, je l’ai bien compris, ne visait pas à ce que j’écrive dans mon journal (je l’ai déjà fait), ni même une scène de roman (même si je pense que cela me resservira dans un roman). Non, elle m’invitait à écrire cet article que vous êtes en train de lire, que je repousse depuis pas mal de temps, mais que je m’étais engagée avec moi-même à écrire ce matin, sans savoir par quel bout le prendre. Sympa, le Tarot m’offre une entrée en matière : c’est ça, aussi, la Grande Magie.

Mais revenons à notre cœur blessé, et à l’Evénement qui m’a, il y a trente ans, totalement figée et gelée. J’ai déjà parlé du harcèlement que j’ai subi, et cela prend place dans ce contexte où les autres s’attachaient à me faire sentir à longueur de journées que je ne valais rien. Cet événement, en fait, j’ai toujours su qu’il avait eu lieu, mais d’abord je le sais intellectuellement (d’où la carte d’épée, et non de coupes : je n’ai strictement aucun accès aux émotions. C’est figé, gelé) et ensuite je n’avais pas mesuré l’ampleur des répercussions. C’est souvent ça d’ailleurs avec certains traumatismes que le travail de l’ombre vise à débusquer : ce sont parfois des événements qui peuvent sembler « anodins ». Même si là, il y a du niveau question méchanceté.

Voilà : un jour, quand j’étais au collège, des filles de ma classe m’ont fait croire qu’un garçon qui me plaisait s’intéressait à moi et voulait qu’on sorte ensemble. Ce qui impliquait de se retrouver le soir après les cours sur le parking des bus, et s’embrasser. C’est à peu près tout. J’ai donc passé la journée sur un nuage rose. Mais voilà : j’ai attendu en vain. Le garçon en question n’était même pas au courant de cette histoire (ça je l’ai su quelques années après et ça n’a pas d’importance). C’était juste un coup monté par quelques filles pour se moquer, pour m’humilier : comment est-ce que je pouvais croire qu’un garçon pouvait bien s’intéresser à moi ? Il ne faut pas rêver ma pauvre fille, tu es trop moche, trop nulle.

Aujourd’hui encore, je me demande comment on peut ne serait-ce que penser à faire une chose pareille. Et je n’ai pas la réponse, même si à force de travailler sur ce gros problème de harcèlement, j’ai compris que c’était de la jalousie et de la peur. Mais tout de même, ça me dépasse.

Et quand je réexamine toutes mes relations amoureuses depuis lors, je vois bien ce que ça a suscité en moi : la peur d’aimer. Parce qu’aimer, c’est donner à l’autre les armes pour nous anéantir. Comme Merlin avec Viviane, finalement. Aimer quelqu’un, c’est se montrer dans sa vulnérabilité. Donc, la solution : ne pas s’attacher, ne pas s’investir pleinement. Et surtout, ne jamais rien montrer : ne jamais dire « je t’aime » parce que si ça foire (et il y a cette voix, toujours, qui me chuchote à l’oreille que ça va foirer, comment est-ce que je peux croire qu’un homme peut s’intéresser à moi ? Il ne faut pas rêver ma pauvre fille, tu es trop moche, trop nulle) au moins je pourrai dire « je m’en fous, pour moi ce n’était qu’une aventure, je n’aimais pas ». Ce qui est très dommage, c’est que parfois, l’autre s’en va justement parce qu’on n’a pas su, pas pu lui dire qu’on l’aimais, qu’on s’est débattu avec soi, qu’on a donné tout ce qu’on pouvait mais que l’essentiel ne voulait pas sortir.

Ceux qui ont lu L’Aimante et Salomé ont peut-être souri, parce qu’évidemment, tout est là. Mais je crois que, au-delà des textes qui restent de la fiction, il était nécessaire que j’écrive ici, justement parce que ce n’est pas de la fiction, parce qu’ici, je peux me montrer authentique et vulnérable. Et peut-être que maintenant, mon cœur va pouvoir se dégeler, et avec lui les émotions et les mots que je voudrais pouvoir dire sans crainte qu’on me plante un couteau dans le cœur en retour. Ce qui s’appelle faire confiance.

Neuf de Pentacles

C’est le premier arcane mineur que j’aborde dans cette espèce de mini-série sur le Tarot, mais j’avais envie d’en parler d’abord parce que je l’aime beaucoup, et surtout parce qu’il se trouve que c’est mon énergie du mois d’octobre (je fais mes énergies quotidiennes uniquement avec les majeurs, mais l’énergie du mois, que je ne fais plus avec l’Oracle des déesses de Doreen Virtue qui décidément ne me parle plus du tout, je la tire avec l’ensemble du jeu). J’ai donc beaucoup travaillé dessus, et il se trouve que oui, elle correspond parfaitement à mon énergie actuelle.

Dans tous les jeux, la carte représente une femme seule, richement vêtue, souvent avec un oiseau. Dans mon Tarot de l’Illumination, elle est au milieu des vignes. Et elle semble parfaitement bien. C’est une carte très vénusienne, très Taureau (j’ai mon Milieu du Ciel en Taureau, et Uranus qui transite actuellement dessus). Elle profite de la douceur de la vie, elle est autonome, elle a trouvé sa place. Et un équilibre au niveau matériel.

Mais, c’est un 9, pas un 10, et là est toute la nuance : on est sur une énergie de fin de cycle, mais il reste une étape à passer pour accéder à l’accomplissement parfait : et c’est bien, globalement, ce que je suis en train de faire en remettant tout à plat au niveau de mes projets et de mes objectifs, ce qui est d’ailleurs parfaitement dans les énergies automnales. Je suis satisfaite de ce que j’ai accompli ces derniers temps et même plus précisément depuis un an, je suis autonome, j’ai gagné en confiance en moi, je profite des plaisirs de l’existence.

Mais, il manque un petit truc, le dernier pentacle, pour être dans l’accomplissement (de ce cycle, évidemment : la vie est en perpétuel mouvement). Mais je sais que c’est en train de se mettre en place.

Et vous, elle vous parle, cette carte ?

Le Château des destins croisés, d’Italo Calvino : le Tarot pour raconter des histoires

L’écriture avertit de tout ça comme l’oracle, et comme la tragédie elle en purifie. En somme, il n’y a pas là de quoi faire un drame. L’écriture en somme possède un sous-sol qui appartient à l’espèce, ou du moins à la civilisation, du moins dans les limites de certaines catégories de revenus.

Je vous parlais l’autre jour de Tarot for Writers : le Tarot comme outil pour créer des personnages et élaborer une histoire. Avec le goût du jeu et de la contrainte qu’on lui connaît, Italo Calvino est allé au bout de l’idée, et s’est servi des arcanes du Tarot comme base des deux récits qui constituent ce petit volume. Le Tarot devient ici un personnage à part entière, et une machine narrative.

Dans Le Château des destins croisés, il est question d’un mystérieux château, où tous les convives sont devenus soudainement muets, et se servent du Tarot pour raconter leur histoire. Dans La Taverne des destins croisés, le principe est le même mais dans une taverne, et les histoires s’apparentent aux grands mythes de l’inconscient collectif.

Comme le Decameron de Boccace, nous avons ici des petites histoires en archipel qui méritent surtout la lecture à cause de l’exercice de style qu’elles constituent. Mais c’est brillant : ce que montre Calvino, en se servant de la mythologie et des grandes tragédies shakespeariennes, c’est que n’importe quelle histoire peut être racontée grâce aux cartes. Et le deuxième texte est particulièrement riche aussi dans sa réflexion sur l’écriture, conçue comme un oracle : quand on écrit, on peut savoir ce qu’on ne sait pas. En faisant régulièrement l’expérience avec la grande magie, je ne peux qu’être d’accord !

Bref, une curiosité, à découvrir !

Le Château des destins croisés
Italo CALVINO
Traduit de l’italien par Jean Thibaudeau et l’auteur
Gallimard, 2013 (Folio, 2021)

L’Hermite, figure de l’écrivain

La carte de l’Hermite est l’une de celles qui font peur à beaucoup de gens. Parce qu’elle représente la solitude, et que la solitude en effraie plus d’un. Pas moi. Moi, j’aime la solitude, j’en ai besoin, et l’arcane de l’Hermite est un de mes arcanes clé, ceux que je regarde lorsque je me mets en quête d’un nouveau jeu (il faut toujours faire ça lorsqu’on veut acheter un nouveau jeu : regarder nos cartes clé et voir si on se connecte bien avec).

Pourtant, astrologiquement, ce n’est pas gagné : l’Hermite est lié à l’abominable Saturne qui me pose tant de problèmes depuis ma naissance (il est planté pile sur mon Ascendant et empêche on Lion de rugir), et à deux signes avec lesquels j’ai beaucoup de mal : le Capricorne (je n’ai rien en Capricorne, et je n’en connais aucun, c’est un signe), et la Vierge (je n’ai rien en Vierge, et j’ai du mal avec les Vierge, même si ça dépend des placements). Mais l’arcane de l’Hermite dépasse beaucoup les tendances astrologiques.

L’Hermite, c’est le vieux sage qui, avec le temps, a acquis discernement, lucidité et expérience, et cela dans la solitude de sa grotte. Il montre le chemin, comme un mentor. Il représente la sagesse, l’introspection et même le shadow work : il permet de prendre conscience d’un fait précis.

Alors, l’Hermite est une figure de l’écrivain : en effet, qui s’enferme dans sa grotte, qui a besoin de solitude et de se retirer du monde (qui n’a pas souffert du confinement), sinon l’écrivain ? Je caricature un peu, tous les écrivains ne sont pas des ours (c’est d’ailleurs le sujet de mon deuxième roman), mais tout de même, quand on écrit, on est seul. Et surtout, j’en ai eu encore un exemple frappant tout récemment, écrire permet d’éclairer beaucoup de choses. De prendre conscience de certains faits. On écrit, on écrit (je ne parle pas ici d’écriture introspective comme le journal, mais bien d’écrire des histoires), et, soudain, jaillit la lumière. Oui, une illumination.

Il m’est arrivé plusieurs fois d’écrire en croyant inventer quelque chose qui s’est par la suite avéré être vrai. Le personnage de mon deuxième roman m’a un jour, au détour d’une conversation, livré une interprétation intéressante de mon premier roman. Et je viens de me rendre compte que tout ce deuxième roman tourne autour d’une blessure que j’avais mal identifiée, et qui pourtant est là, et m’empêche d’avancer. Et l’Hermite (qui peut aussi représenter mon personnage masculin) est venu l’éclairer d’une lumière aveuglante.

Alors même s’il a aussi de mauvais aspects, comme toutes les cartes (la fermeture, l’isolement subi), l’arcane de l’Hermite est de celles qui m’accompagnent le plus en ce moment, dirigeant sa lumière sur le passé pour m’aider à le comprendre…

Tarot for Writers, de Corinne Kenner : Tarot et créativité

Most people think of tarot cards as a fortunetelling device — but they’re also an excellent tool for writing and creative thinking. Writers from John Steinbeck to Stephen King have used tarot cards for inspiration, and Italian novelist Italo Calvino went so far as to call the tarot « a machine for writing stories. »
Calvino was right. An ordinary tarot deck can help you break through writer’s block, serve as a source of creative inspiration, and give you insights into your characters’ past, present and future. Tarot cards can help you generate new material or breathe new life into a project you’ve already started.

Une partie de mon été a été consacrée à la poursuite de mon apprentissage du Tarot, d’abord pour moi, ensuite parce que mon nouveau projet de roman est en partie basé sur la divination, et enfin parce que je voudrais proposer un programme de créativité plus riche et complet que ce que j’ai fait avec le Voyage Tarologique (qui va disparaître, donc si vous le voulez, c’est le moment). J’ai donc suivi plusieurs formations absolument passionnantes qui ont enrichi mon approche, et j’ai énormément travaillé sur ce manuel.

Tarot for Writers est, comme son titre l’indique, un manuel de Tarot a destination des écrivains. La première partie est consacrée à l’outil lui-même, les cartes, les tirages : elle ne m’a pas appris grand chose vu où j’en suis dans ma pratique, mais néanmoins j’ai trouvé qu’il s’agissait d’une excellente introduction. La deuxième partie se concentre sur la manière dont le Tarot peut servir aux écrivains : dans la phase d’écriture elle-même (construire les personnages, l’intrigue etc.) mais aussi comme coach . Enfin, la troisième partie est un voyage créatif à travers les 78 arcanes : leur signification, leur symbolisme, ce à quoi ils nous invitent dans notre pratique d’écriture, et quelques déclencheurs d’écriture.

Un manuel qui n’a pas fini de me servir, car il s’agit d’un excellent manuel de Tarot, dans un anglais facile, et qui adopte un angle original qui permet d’enrichir sa pratique tarologique et sa pratique d’écriture, avec beaucoup d’exercices ; c’est aussi un très bon cours d’écriture avec des chapitres intéressants sur la construction des personnages, de l’intrigue, qui donne beaucoup d’idées pour les ateliers d’écriture. Alors bien sûr je m’en sers surtout pour m’amuser : pour écrire un roman entier, je pense que c’est plus compliqué sinon à titre expérimental, mais on peut s’en servir pour creuser et développer.

L’autrice propose le même manuel mais en version astrologique, et j’ai hâte de m’y plonger car mon ambition est d’arriver à mêler plus étroitement les deux outils. Pour celui-là, je le conseille vraiment, que vous soyez curieux du Tarot et cherchiez quelque chose de moins impressionnant que le Tarot divinatoire, ou bien que vous ayez envie de varier un peu votre pratique d’écriture : c’est une mine d’or.

Tarot for Writers
Corinne KENNER
Llewellyn Publications, 2009

Invitation à un voyage tarologique et nouveau jeu !

Et voilà le petit quatrième de la série des livrets poétiques, et dont le thème ne surprendra pas j’imagine. Un voyage à travers les arcanes majeurs du Tarot, non pas pour vous apprendre à tirer le Tarot, mais pour vous permettre de comprendre les énergies des cartes et, à travers elles, vous aider à comprendre comment ces énergies vous constituent et à libérer vos potentiels dont vous n’avez pas forcément pleinement conscience, grâce à des activités d’écriture, d’introspection, de journal artistique !

Et puisqu’on est dans le Tarot, j’en profite pour vous présenter ma dernière adoption : le Tarot de l’Illumination. Il se trouve que je possède le Golden Tarot depuis 9 mois (ce qui est très symbolique, n’est-ce pas), et que tout en restant sur ma résolution de ne pas accumuler les jeux mais au contraire à vraiment travailler avec chacun de ceux que j’achète, il se trouve que je commençais à sentir le besoin de passer à de nouvelles énergies. Esthétiquement, il est très proche du précédent puisque j’ai à nouveau choisi un Tarot Art Nouveau, c’est vraiment quelque chose qui me parle, et toujours un jeu très proche des illustrations originelles du Rider-Waite-Smith car je ne maîtrise pas encore pleinement tous les mineurs. J’en suis ravie, il est vraiment magnifique, et dit des choses très justes !

Tarot de l'Illumination
Tarot de l’Illumination