La Grande Prêtresse

Je ne sais pas si je vais finir par avoir fait tout le tour (dans le désordre) des arcanes majeurs du Tarot, mais voilà : en ce moment, je suis très Grande Prêtresse. D’ailleurs, dans mon tirage de Samhain (qui est le nouvel an dans le calendrier des sorcières), elle s’est présentée pour mon année à venir. Avec d’autres cartes très intéressantes aussi.

Et j’aime beaucoup, beaucoup : parce que la Grande Prêtresse représente tout ce qui est du domaine de l’introspection, de la sagesse, des rêves et de l’intuition, des émotions : elle est connectée, ouverte, elle écoute ses intuitions et sa voix intérieure. Et comme elle tient un livre, on l’associe aussi aux projets liés à l’étude et à l’écriture. Et tout ça, c’est exactement la base de mes projets, dont je vais bientôt pouvoir vous parler plus en détails (restés connectés).

Lorsque la Grande Prêtresse est ma carte du jour, je sais que c’est une journée qui sera très fluide au niveau de l’écriture, tout coulera de manière tranquille. Certaines idées nouvelles pourront venir, pour être développées plus tard (la Grande Prêtresse représente la gestation, parfois la grossesse, en tout cas des promesses de développement futur).

Associées à d’autres cartes beaucoup plus actives (le chariot par exemple), la Grande Prêtresse est vraiment une très belle carte, qui me correspond plutôt bien, et j’ai envie de dire depuis toujours (dans ses côtés négatifs aussi). Ce sur quoi je peux m’appuyer pour avancer : mon intuition, ma voix intérieure, ma capacité d’introspection… qui est la base de mon travail !

Je trouve que ça me va bien, d’être une Grande Prêtresse !

Le Chariot

C’est amusant, le Tarot : au fur et à mesure que j’avance (et en ce moment j’avance vraiment bien), ce ne sont pas les mêmes cartes qui reviennent. Après l’Impératrice, après Tempérance, c’est le Chariot qui, en ce moment, tombe très souvent. Et j’aime bien, quand elle tombe, parce que ça veut dire que je suis dans une énergie de conquête, et ces jours-là en effet, je suis d’une efficacité redoutable et rien ne me résiste. Autant dire qu’elle ne tombe jamais un jour où je travaille, ou alors un jour où je travaille peu et où l’essentiel de ma journée pourra tout de même être consacré à ce qui est important. Mes projets.

Le Chariot, c’est la force du mouvement, la mise en action de la volonté et du discernement pour parvenir à l’objectif qu’on s’est fixé, vers la victoire, mais pas sans efforts : il sait allier la matérialité et la spiritualité (il conduit son char en associant les deux chevaux, en l’occurrence ici des Sphinx), ses aspirations et la réalité, le yin et le yang, prendre ses responsabilités, des décisions, et agir avec détermination.

Si on l’utilise d’un point de vue divinatoire, il annonce un succès rapide, mais aussi un voyage ou un déménagement. Et il peut également représenter le Prince Charmant…

Ce qui m’intéresse surtout, j’en ai déjà parlé, c’est l’énergie, et en effet, en ce moment, je suis vraiment très active dans la mise en place de mes projets : le site internet est presque terminé (il me restera à le mettre en ligne, d’ici un mois environ), j’ai un D.Day pour la naissance officielle de mon « voyage poétique » (début janvier), j’ai résolu les quelques soucis administratifs qui se posaient encore. Tout cela, bien sûr, en plus de l’écriture à proprement parler des livrets, ça ça ne m’a jamais posé problème puisque c’est plus créatif, et d’ailleurs c’est plutôt les jours « Grande Prêtresse » (on en reparlera) et « Impératrice » que j’avance davantage sur cette partie-là. L’essentiel, c’est que j’avance, et comme le Chariot, il ne faut pas se mettre sur mon chemin…

Tempérance

Après le fou et l’Impératrice, je suis dans une période Tempérance : cette carte ressort assez souvent dans mes tirages, et de prime abord, autant les deux premières représentent des énergies qui me sont faciles et naturelles, autant j’ai beaucoup de mal avec Tempérance. Peu de gens je pense me décriraient comme tempérée, en tout cas a priori : je suis plutôt dans la passion et dans l’excès. Dans le trop. Mais tout ne peut pas être facile, et je pense que j’ai effectivement beaucoup à apprendre de Tempérance. Parce que mon nœud nord est en Balance, et que c’est donc ces énergies de conciliation que je viens apprendre, en partant de mon nœud sud en Bélier, où j’ai aussi une conjonction Vénus/Mercure, ce qui fait que, malgré tout, j’ai tendance à y aller au bulldozer, dans ma communication et notamment ma communication amoureuse.

Mais pas que : la semaine dernière, j’ai participé à une table ronde pour la première fois, et j’avoue que j’ai eu un peu de mal avec ce format, justement parce qu’il m’obligeait au dialogue, à l’échange autre que « bavardage », à la prise en compte sur le moment de la parole de l’autre, alors que dans ce genre d’événements et en général d’ailleurs, j’ai plutôt l’habitude de maîtriser la parole et ce que j’ai à dire. Ce qui fait qu’au final je n’ai pas dit la moitié de ce que j’avais prévu de dire. Sans doute parce que, justement, j’avais trop prévu au lieu de me fier à l’improvisation (ce que pourtant je fais au quotidien). A l’échange harmonieux, à la vraie communication.

A l’origine, donc, cette carte ne me parlait pas (d’autant que dans le Tarot de Marseille, elle est assez laide). Et pourtant, en travaillant davantage ses énergies et ce qu’elle signifiait, en l’observant dans mon Golden Tarot où elle est magnifique, je me suis rendu compte que pourtant, c’était bien ce que j’avais en moi, quand je me sens en sécurité. Selon Sophie Brarda, Tempérance, c’est le profil du médiateur, et c’est justement, fait amusant, mon profil dans le classement MBTI. Et il y a dans cette carte une vraie douceur, beaucoup de beauté et d’harmonie, de la poésie même dans cette capacité à faire circuler les émotions, et surtout à les équilibrer.

Et c’est bien ça le cœur de l’énergie de cette carte : l’équilibre. Et notamment l’équilibre entre le yin et le yang, le féminin et le masculin. Qui n’est pas du tout ce qu’on croit et ce qu’on caricature : j’ai passé toute ma vie jusque-là à penser que j’étais dominée par le féminin, simplement parce que j’adore être une femme (je trouve ça génial et pour rien au monde je voudrais être un homme, en fait) et que j’aime les trucs dits « féminins » : les vêtements, le maquillage, la décoration de ma maison. Sauf qu’en y regardant de plus près, en réalité, chez moi, c’est l’énergie masculine qui a tendance à s’exalter, et j’en ai effectivement beaucoup dans ma carte du ciel. Mais, c’est de plus en plus… tempéré et équilibré, et c’est une bonne chose.

Je pense que c’est une carte que je ne pouvais pas rencontrer plus tôt, parce qu’elle représente quelque chose de mon ombre, ce que je ne voulais pas voir de moi et donc me mettait en colère (et les gens natifs de la Balance, en particulier, ont souvent eu tendance à me faire perdre mon calme. Aujourd’hui je les aime). J’étais trop en colère. Mais maintenant que cela va mieux, c’est un nouvel archétype que je peux ajouter à ma palette, et c’est tant mieux !

Instantané : Golden Tarot

J’avais dit : d’accord, j’apprends le Tarot, mais hors de question que j’achète plein de jeux, je me contente de celui que j’ai.

Comme quoi, après plus de 40 ans passés avec moi-même, j’arrive encore à me faire confiance sur des trucs totalement impossibles comme si je ne me connaissais pas par cœur. Il était évident qu’à un moment, ça déraperait et j’achèterais d’autres jeux de Tarot. Et encore, je me suis retenue : j’en ai toute une liste qui me plaît bien. Celui-ci n’est pas passé par ma liste : je l’ai acheté directement, et j’ai eu raison en fait.

Alors soyons clair : j’aime toujours d’amour le Divine Feminine. Mais. Il est très sombre (évidemment, j’ai pris la version nocturne) et je voulais quelque chose de plus lumineux pour la saison ; je trouve aussi que les mineurs sont parfois difficiles à interpréter pour quelqu’un qui est en cours d’apprentissage. Donc je le laisse de côté pour le moment.

Et j’ai jeté mon dévolu sur le Golden Tarot Art Nouveau, qui comme son nom l’indique est un Tarot dont l’esthétique est inspirée de l’Art Nouveau (qui m’inspire toujours), avec des cartes aux fonds dorés, tout en restant très très fidèle aux illustrations du Rider-Waite-Smith. J’ai eu un coup de foudre particulier pour les figures féminines, qui sont d’une beauté et d’une sensualité bouleversante, et pour moi c’est un point très important.

L’Impératrice

Dans mes tirages (et notamment mes tirages d’énergies quotidiens), je tire toujours beaucoup le Fou (ou le Mât). C’est normal, je suis une énergie libre, et je crois aussi que certains événements de type déménagement se préparent pour moi dans les temps prochains (je vois l’automne, mais il peut y avoir un saut quantique). Mais très souvent (là on est presque sur du un jour sur deux), je tire cette magnifique carte qu’est l’Impératrice et j’en suis absolument ravie parce qu’elle me représente parfaitement.

L’Impératrice, c’est la puissance féminine à son plus haut degré : sûre d’elle, elle est parfaitement ancrée dans sa nature charnelle et sensuelle. Elle est la Grande Déesse : Vénus/Aphrodite, Hathor, mais aussi la magicienne Circé (et la sorcière en général). Bien dans son corps, elle est liée au chakra sacré, celui de la sexualité et de la créativité : les idées, les projets, l’inspiration, la poésie. La beauté et l’harmonie. Le sentiment amoureux. Elle est une explosion de créativité.

Et oui, je me sens très Impératrice en ce moment, avec des idées créatives qui germent, le caractère essentiel de la poésie et de la sensorialité dans mes projets, le corps et la dynamique charnelle, tout cela qui est lié au Taureau, signe dans lequel je n’ai pas de placements dans mon ciel de naissance, mais où j’ai actuellement mon fameux transit d’Uranus, celui lié à la crise de la quarantaine.

Et qu’est-ce que je l’aime, cette énergie de l’Impératrice. J’ai l’impression de pouvoir conquérir le monde. Alors l’autre soir, je suivais mon nouveau cours de créativité autour des cartes proposé par la fantastique Mélody, et l’idée était de faire un moodboard autour d’une carte qui nous appelait, ce que j’ai fait dans mon journal poétique. Et bien sûr, c’est à l’Impératrice que j’ai consacré ma soirée !

Se réaliser avec le tarot, de Sophie Brarda : le tarot comme outil introspectif

De quelle manière incarnez-vous les archétypes qui se meuvent à l’intérieur de vous ? Etes-vous une âme poétique, contemplative et réceptive comme le Pendu ? Avez-vous une énergie puissante et intuitive de type yin selon le mode de l’Impératrice ? Ou active et constructive de type yang comme l’Empereur ? Exprimez-vous une juvénilité et un dynamisme à la manière d’un Bateleur ? Etes-vous plus proche d’un Hermite et de son goût pour la solitude et la méditation ?

Je poursuis mon apprentissage du Tarot, qui je le rappelle est pour moi plus un outil de connaissance de soi, d’introspection et de créativité qu’un outil de divination. Et j’ai eu envie de travailler avec cet essai de Sophie Brarda, qui est exactement conçu dans cette perspective : apprendre à mieux se connaître.

L’idée est qu’à chaque jour de naissance correspondrait une personnalité, un archétype, et un arcane majeur (du tarot de Marseille, mais ça ne change pas énormément de choses dans cette perspective sauf si on est né un 8 ou un 11), et l’ouvrage étudie donc les 22 cartes (Le Mât étant pris comme 22 : j’avoue que ça m’a un peu chiffonnée mais passons, il fallait en faire quelque chose et ce n’est pas grave dans cette perspective, là encore) dans ce sens : les tendances de cette personnalité, ses points forts, ses limites, ce qu’il doit améliorer, ses objectifs, mais aussi, à l’aide d’outils introspectifs, comment chacun peut faire travailler cet archétype en lui.

Je ne suis absolument pas convaincue par l’association assez simpliste jour de naissance/numéro de carte. Et je me demande si l’auteure l’est vraiment, ou si c’est juste un principe de composition, vu ce qu’elle écrit en conclusion. Disons que cela peut constituer un point de départ, mais tous les archétypes sont en nous, à des degrés divers, parfois il faudrait davantage les faire ressortir, parfois ils nous parlent moins que d’autres, on les éteint, mais ils sont tous présents et ils sont toujours en dialogue les uns avec les autres. Donc sur ce point précis, je reste perplexe. Par contre j’ai trouvé l’analyse des arcanes et de leurs énergies très fine, très intéressante, et elle m’a bien aidé à compléter (ce n’est jamais complet de toute façon) ce que j’avais déjà travaillé. Petit fait rigolo : le matin je tire un arcane majeur (et une carte de mon propre oracle), pour voir quelles sont les énergies du jour. Et plusieurs fois, j’ai tiré l’arcane qui était l’objet de mon étude du jour…

Bref : ce livre constitue un très bon point de départ pour commencer à apprivoiser le Tarot afin d’en faire un outil de connaissance de soi, qui nous aide à cheminer…

Se réaliser avec le Tarot
Sophie BRARDA
Leduc, 2021

Apprendre l’astrologie

Evidemment : venant des étoiles, intéressée par à peu près tout, ce n’était qu’une question de temps avant que je ne me mette à apprendre vraiment l’astrologie. Là encore, pas du tout pour devenir astrologue (encore que, après tout, sait-on jamais), mais pour en connaître suffisamment afin de m’en servir… dans le truc que je suis en train de développer et qui s’approfondit de jour en jour.

A l’origine, l’astrologie n’était pas quelque chose qui m’intéressait plus que ça. Alors même que mon premier roman est construit sur une roue zodiacale (à mon avis, mon inconscient avait déjà sa petite idée en tête). D’ailleurs, je ne lisais (et ne lis toujours pas) mon horoscope, mais j’aime bien les comptes de mèmes astrologiques sur Instagram, je m’intéresse aux énergies de la Nouvelle et de la Pleine Lune et aux rétrogradations de Mercure, et j’ai une application d’astrologie qui me donne ma météo. Et puis l’an dernier, l’occasion faisant le larron, j’ai fait lire mon thème de naissance, et j’ai trouvé ça absolument passionnant, j’ai appris et compris plein de choses sur moi, comment mieux me servir de certains de mes placements planétaires pour avancer, quelles étaient mes forces et mes faiblesses.

Mais bien sûr, une lecture de thème n’est jamais complète, et j’ai continué à creuser le mien par moi-même, notamment sur les quatre éléments, ou sur la fameuse Lune Noire. Je pioche des vidéos de cours à droite et à gauche, et il y a vraiment beaucoup à faire rien qu’avec le contenu gratuit. Et puis, l’autre jour, j’ai proposé à quelqu’un qui m’est cher de jeter un œil à son thème. L’idée n’était pas du tout de lui faire une vraie lecture de thème, mais plutôt de lui donner quelques pistes. Et en fait j’ai trouvé ce thème et l’activité de lecture tellement intéressants que j’ai travaillé dessus pendant 15j, ce qui m’a obligée à réellement approfondir mes connaissances de base sur les planètes, les signes, les maisons, et ma bête noire : les aspects. Tous les jours j’apprends de nouvelles choses.

Il y a deux choses qui me passionnent dans cette histoire. D’abord faire le thème astral de quelqu’un je trouve que c’est finalement très beau et très intime (en tout cas dans la circonstance présente, j’imagine que c’est différent si on fait le thème de quelqu’un qu’on ne connaît pas) : on a un accès direct à son âme (ne levez pas les yeux aux ciel : le propriétaire du thème, qui avait un peu de mal à y croire mais que ça amusait de me laisser faire, a été étonné de la justesse). C’est presque un mode d’emploi. Comme ce que disait Barthes : La résistance au bois n’est pas la même selon l’endroit où l’on enfonce le clou : le bois n’est pas isotrope. Moi non plus ; j’ai mes « points exquis ». La carte de ces points, moi seul la connais, et c’est d’après elle que je me guide, évitant, selon des conduites extérieurement énigmatiques ; j’aimerais qu’on distribuât préventivement cette carte d’acupuncture morale à mes nouvelles connaissances (qui, du reste, pourraient l’utiliser aussi pour me faire souffrir davantage). On comprends mieux pourquoi, comment, certaines réactions face à certaines situations (même si, évidemment, il ne faut pas en abuser). Un conseil : ne donnez jamais vos coordonnées de naissance à quelqu’un dont vous n’êtes pas sûr.

Et puis, bien sûr, c’est poétique. Comme le Tarot (et je n’ai pas arrêté d’étudier le Tarot : les deux sont très liés, donc les deux apprentissages se complètent), les Astres racontent des histoires. Des histoires d’amour, des disputes et des ruptures. Dans le thème que j’étudie, Vénus organisait une fête dans sa maison 4 en Balance, et y avait convié la moitié des autres planètes, ce qui donne des énergies… curieuses.

Donc maintenant, j’ai plein de jolis carnets dans lesquels je note tout ce que j’apprends, et ça enrichit ma vision du monde de nouvelles couleurs…