The mist, de Christian Torpe

The mist, de Christian TorpeComme je l’ai déjà dit mais je ne sais plus où, autant je n’aime guère lire Stephen King (désolée…), autant j’adore les films et les séries tirés de ses œuvres. C’est comme ça que je me suis retrouvée à regarder cette série proprement terrifiante.

Une petite ville des Etats-Unis est soudain envahie par une brume épaisse qui abrite des monstres et suscite des événements fantastiques. Les habitants, obligés de se réfugier qui dans un supermarché, qui dans une église, et confrontés à une situation de crise violente, réagissent de manière très diverses…

Tout l’intérêt de cette série, sur laquelle j’ai lu des critiques plus sévères qu’elle ne le mérite, est bien là : comment la situation de crise révèle le meilleur ou le pire d’un individu — à croire que les scénaristes avaient lu Pierre Bayard. Après, cela reste assez classique, mais efficace : angoissant, parfois violent (à ne pas regarder à l’heure du repas car certaines scènes sont assez écœurantes), et mystérieux car on se demande bien quelle est l’origine et le principe de fonctionnement de cette brume, qui semble épargner certains protagoniste, et de multiples interprétations circulent. Nous n’aurons pas le mot de la fin (à moins de lire la nouvelle de King ou de regarder le film, peut-être) car la saison 1 se termine en quenouille et que l’on a appris récemment qu’il n’y aura pas de saison 2, faute d’audience. Du coup, je ne conseille pas de vous lancer, sauf si vous aimez rester sur votre faim…

The Mist
Christian TORPE
D’après la nouvelle éponyme de Stephen KING
2017

Misery, de Rob Reiner

MiseryI’m your number one fan.

J’ai un problème avec Stephen King : j’aime beaucoup ses histoires, et les quelques films que j’ai vus qui en étaient adaptées m’on passionnée. Par contre, je ne sais pas pourquoi, je n’accroche pas du tout à son écriture, et je n’aime pas le lire. Du coup, j’étais jusque-là passée à côté de Misery, même si je connaissais l’histoire. Et l’autre soir, j’avais envie d’un film mettant en scène un écrivain : plusieurs possibilités s’offraient à moi, et j’ai choisi celle-ci !

Paul Sheldon est un écrivain à succès, qui doit sa notoriété au personnage de Misery, héroïne de six de ses livres. Après avoir mis le point final à son nouveau roman au chalet de Silver Creek et accompli ses rituels (boire une coupe de Dom Perignon et fumer une cigarette), il prend la route avec son manuscrit pour rentrer à New-York. Il y a une tempête de neige, et il a un accident. Il est sauvé par Annie Wilkes, sa plus fervente admiratrice, ce qui contrairement aux apparences n’est pas une bonne chose pour lui : la bigote, folle à lier, n’aime pas le nouveau manuscrit, et surtout découvre que dans le roman de Sheldon qui vient de sortir Misery meurt. Et ça, elle ne peut pas le supporter.

Qui dit Stephen King dit angoisse, et de fait, cette histoire fait froid dans le dos et ne donne pas tant que ça envie de devenir un auteur à succès — de fait, les stalkers d’écrivains existent bel et bien (je ne parle pas du sombre individu qui blogue sous ce nom). L’idée, ici, et c’est sans doute pour cette raison que Misery est une référence pour beaucoup d’auteurs, est de réfléchir à ce qu’impliquent l’écriture et la littérature : Paul est un écrivain à succès, mais il ne se sent absolument pas légitime, et se retouve prisonnier de sa créature. A-t-il pour autant le droit de la faire mourir ? Evidemment, oui, mais alors, qu’en est-il du lecteur qui s’est attaché viscéralement à ce personnage ? Qui s’en serait remis si J. K. Rowling avait tué Harry ?

Il y a aussi tout un développement des manies, rituels un peu superstitieux, que mettent en place les écrivains : où écrire ? Sur quel type de papier ? etc. et ces rituels, notamment ceux de l’achèvement du manuscrit, ont une diable d’importance à la fin.

Bref, un film que j’ai beaucoup aimé — et qui donnerait presque envie d’aller écrire dans un chalet entouré de neige. J’ai dit presque — mais je ne suis pas sûre néanmoins qu’il entre dans mon top 10 des films d’écrivains. Je réfléchirai à la question !

Misery
Rob REINER
D’après le roman de Stephen KING
1990

Bloc notes

* Du 7 au 10 novembre aura lieu  la 19ème édition du Salon International du Patrimoine Culturel au Carrousel du Louvre. Le Salon International du Patrimoine Culturel présente 320 exposants qui œuvrent pour la préservation et la mise en valeur du patrimoine : restaurateurs, artisans d’art, architectes, institutionnels, collectivités territoriales, associations, écoles, éditeurs… Le thème de cette année « Patrimoine et territoires » est au cœur des débats de société actuels autour de la préservation de notre héritage culturel local, national et international. Cette édition sera celle de la mise en avant des régions et des territoires grâce au patrimoine, une ressource historique ancrée dans les espaces qui s’inscrit comme une dimension essentielle du développement économique et culturel des territoires. Cette année, le salon propose à ses visiteurs trois nouveaux espaces qui constituent autant d’occasions de mieux connaître les métiers et les savoir-faire d’excellence. Le premier est dédié à la joaillerie et à l’orfèvrerie; le second est consacré au marché de l’art et le troisième, l’espace formations / démonstrations, qui permet de découvrir les offres de deux établissements spécialisés dans la joaillerie et le décor intérieur.

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* Pour commémorer la Première Guerre mondiale, un grand appel est lancé au public afin de numériser des documents datant de cette période. La collecte de ces documents personnels s’effectuera dans une cinquantaine de lieux en France dont les deux tiers appartiennent au réseau des services d’archives départementales. Cette campagne de numérisation fait partie d’un vaste projet européen : Europeana 1914 -1918. Toutes les personnes ou familles qui conservent des documents datant de la Première Guerre mondiale tels que des journaux intimes, des carnets, des correspondances, des photographies, des tracts, des affiches…sont invitées à les faire numériser afin de sauver ceux-ci de l’oubli voire de la disparition. Des professionnels accueilleront les particuliers pour identifier les documents, les numériser et recueillir leur témoignage. Ceux-ci seront ensuite restitués au contributeur ou, si celui-ci le souhaite, confiés en don ou en dépôt à l’établissement qui assure la numérisation. Les personnes ne pouvant se déplacer peuvent aussi numériser elles-mêmes leurs documents à partir d’un appareil photo numérique et les charger directement sur le site Europeana 1914 -1918.

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* Didier Van Cauwelaert (oui, je sais, j’arrive à le caser dans tous mes blocs notes, mais contrairement à ce qu’on pourrait croire il ne m’a pas engagée comme attachée de presse — il aurait tort, je fais le job gratuitement) est probablement atteint d’hyperactivité : après le sublime La femme de nos vies publié en mars et la pièce Rapport intime (en ce moment aux Bouffes-parisiens), en plus de sa candidature à l’Académie Française et de la présidence de l’Institut des lettres et des manuscrits, il vient de publier non pas un mais deux ouvrages, fort différents : le 23 octobre, un beau livre intitulé Les Abeilles et la vie, avec des photographies de Jean-Claude Teyssier (Michel Lafon) et le 7 octobre le Dictionnaire de l’impossible (Plon)

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* Enfin, comme vous le savez peut-être, Stephen King, sera en France mi-novembre à l’occasion de la sortie de La clé des vents, et a très envie de rencontrer les fans de la série La Tour sombre, et comme il est aussi fan de Rock, c’est en partenariat avec Le Mouv que les éditions J’ai Lu proposent à 12 fans d’assister à une émission spéciale et de discuter avec leur idole le 15 novembre de 13h à 14H. Pour tenter votre chance, il vous suffit de remplir un petit questionnaire : CLIC

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