(Toujours) jeune, (toujours) jolie, Maman (mais pas seulement) de Stéphanie Pélerin

(Toujours) jeune, (toujours) jolie, Maman (mais pas seulement) de Stéphanie PélerinOn se demande souvent pourquoi les contes s’arrêtent à « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». C’est tout simplement parce que le quotidien, c’est chiant. Personne n’a envie de savoir que le prince rentre tard pendant que la princesse s’occupe des mioches et veille à ne pas oublier de sortir les poubelles. J’entends d’ici Suzy… « Eh Cendrillon, file-moi un mouchoir avant que je ne me mette à pleurer sur ton sort ! » Je sais bien tout cela. Je connais ma propension à me transformer en « drama queen » et à me lamenter sur des détails. Mais la vie de famille n’a pas que des avantages. D’ailleurs, la mienne manque un peu d’originalité et de surprise. Nous sommes tellement accaparés par nos jobs et nos enfants qu’on en oublie d’être un couple. 

Vous l’avez sans doute remarqué (et en plus je l’ai déjà dit) en ce moment, c’est un peu le vide sidéral question articles. D’abord parce que j’ai énormément de mal à lire, et pourtant je ne manque pas de chouettes trucs, mais voilà, je n’arrive pas à me concentrer. Mais ce n’est pas le pire : j’ai énormément de mal aussi à écrire des articles sur les livres que je suis pourtant parvenue à terminer. Alors quand j’ai reçu le nouveau roman de Stephie, qui nous raconte la suite des aventures d’Ivana, je me suis dit que cela tombait bien, et qu’une comédie romantique m’aiderait peut-être à résoudre mes problèmes.

Ivana est désormais maman de jumeaux de 5 ans, Raphaël et Emilie, a publié un roman assez inspiré de sa vie et se débat avec l’écriture du deuxième, et file toujours le parfait amour avec Bruno, même s’il a la fâcheuse tendance à s’accaparer la couette… mais bien sûr, si quelques grains de sable ne venaient pas détraquer un peu le tableau, il n’y aurait pas de roman…

Bien que d’humeur assez sombre lorsque je l’ai lu (et encore plus aujourd’hui que je me débats avec moi-même pour écrire cet article et où je songe de plus en plus à militer pour l’interdiction des comédies romantiques qui nous font croire que les fins heureuses existent aussi dans la vraie vie) j’ai passé un excellent moment avec ce roman (et quand je dis moment, c’est le cas, je l’ai lu d’une traite en un après-midi, ce qui ne m’était pas arrivé depuis… oulàlà). Frais, drôle, léger, il pose aussi de bonnes questions sur l’amour et le couple, ce qui se passe après la fin heureuse et qu’apparaissent les difficultés à tout concilier, le partage de la couette et les enfants, la vie de couple et le désir, l’épanouissement personnel, le poison de la jalousie parce que malgré tout le manque de confiance en soi repointe le bout de son nez surtout lorsqu’on approche la quarantaine et qu’on s’interroge sur ses choix de vie. Bref, le tout n’est pas de trouver le grand amour (enfin, ça dépend pour qui) : un couple, ça demande du boulot, notamment sur le plan de la communication, et quand comme Ivana on ne sait pas exprimer ses sentiments parce qu’on a peur d’être envahissante, ça ne va pas (cela dit manifestement quand on les exprime ça ne va pas non plus. Bref). Mais heureusement, il y a les copines (ça, oui !!).

Bref, même si ça ne se voit pas forcément en lisant mon article (désolée mais il y a vraiment trop de choses qui se battent dans ma tête en ce moment), c’est un roman qui fait du bien. Que vous connaissiez déjà Ivana ou non (ce n’est pas grave), précipitez-vous !

(Toujours) jeune, (toujours) jolie, Maman (mais pas seulement)
Stéphanie PÉLERIN
Diva Romance, 2018

(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire, de Stéphanie Pélerin

StephieIvana n’avait pas conscience d’être une jolie femme. Elle possédait pourtant de nombreux atouts : elle était grande, avait une abondante chevelure frisée et une jolie paire de seins généreux. Persuadée d’avoir un visage ingrat, elle avait toujours pensé ne devoir son succès avec les hommes qu’à son appétissante poitrine. A l’adolescence, ses photos de classe en témoignaient, elle avait manqué de goût pour s’habiller, se maquiller et se coiffer. Il suffisait de comparer son look à celui de ses copines pour comprendre à quel point elle avait pu être en décalage. Quand les hommes avaient commencé à la séduire, quelques années plus tard, elle en avait tout simplement conclu que c’était parce qu’elle n’était pas farouche et avait saisi l’aubaine de ne plus être seule. La jeune femme avait toujours vu comme une chance que l’on puisse s’intéresser à elle.

Quand ma copine Stephie sort son premier roman, dont j’ai suivi de loin en loin l’aventure éditoriale, forcément, je lis. Vous auriez fait quoi, à ma place ? D’autant que la couverture représente un cocktail, parfaitement assorti à mon vernis à ongles qui plus est !

Après 8 ans passés avec Baptiste, Ivana se retrouve célibataire du jour au lendemain ; l’homme a, en effet, peut-être « rencontré quelqu’un ». Classique. Mais se remettre sur le marché quand on a dépassé la trentaine, qu’on a quelques kilos en trop et qu’on manque cruellement de confiance en soi, ce n’est pas si simple…

Voilà un roman absolument parfait pour l’été : c’est léger comme une petite bulle de champagne et tout aussi pétillant, et c’est drôle : Ivana est tout de même un sacré numéro, à la fois totalement décomplexée dans la manière dont elle assume ses désirs, et touchante dans son manque de confiance en elle. On prend plaisir à la voir évoluer, se reprendre en main, commettre des erreurs, se poser des questions. On s’amuse de la belle brochette de spécimens de  foire tous plus pathétiques les uns que les autres qu’elle rencontre. Et puis on fond, parce que le roman est au final, bien sûr, très optimiste, et réaliste, parce que celui qu’elle rencontre et qui fait battre son coeur, c’est un homme normal, tel qu’on en croise partout (enfin moi non, mais ce n’est pas le sujet).

Bref : ne partez pas en vacances sans ce roman !

(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire
Stéphanie PÉLERIN
Mazarine, 2016

Lu par Jérôme, Antigone