Klaus, de Sergio Pablos : le plus poétique des films de Noël

Un acte désintéressé en entraîne toujours un autre. 

D’humeur pas spécialement joyeuse, je me suis mise vendredi soir dernier devant le premier film d’animation proposé par Netflix, et qui ambitionne rien de moins que de nous raconter la légende à l’origine du personnage de Santa Klaus.

Jasper est le fils du directeur de la Poste : vénal, paresseux, il ne pense qu’à son confort, et en désespoir de cause son père l’expédie à Smeerensburg, une petite île où règne une guerre des clans sans pitié. Son objectif ? Que 6000 lettres soient envoyées dans l’année, ce qui promet d’être impossible tant tout le monde déteste tout le monde. En cherchant désespérément qui voudrait bien envoyer une lettre, Jasper fait la rencontre de l’Ermite de la forêt, Klaus, qui passe ses journées à fabriquer des nichoirs à oiseaux et dont la maison est remplie de jolis jouets en bois…

Ce film est une petite pépite qui m’a plus d’une fois mis la larme à l’œil et m’a redonné foi en l’humanité (ce qui est pour ainsi dire un miracle de Noël) : certains diront que c’est dégoulinant de bons sentiments, mais c’est tout à fait ce dont nous avons besoin en cette période de l’année, non ? Ce film est généreux, poétique, plein de bienveillance et de joie même s’il sait aussi se montrer mélancolique parfois : il nous montre comment finalement la gentillesse et la gaieté peuvent changer les gens et rendre le monde plus beau. Et l’amour, bien sûr. L’histoire est belle, et les images sublimes : il s’en dégage une grâce et une lumière qui nous rappellent les dessins animés un peu anciens, quelque chose d’un peu vintage qui sert parfaitement le propos du conte.

Bref, un coup de cœur pour ce joli conte de Noël qui ravira les enfants mais aussi les grands !

Klaus
Sergio PABLOS
Netflix, 2019