Les petits trucs que j’ai appris dernièrement #4

Cela faisait quelque temps, mais je ne pense pas toujours à les noter, ces petites informations. Je suis sûre que j’ai laissé passer des choses intéressantes. Tant pis. Aujourd’hui, je vous propose donc :

– C’est à l’épidémie de choléra de 1832 et au combat des médecins pour que les gens cessent de s’entasser dans des lits collectifs que l’on doit l’intimité nocturne, la chambre privée et le lit individuel (ou conjugal). Et j’ai envie de dire que ça a été une bonne chose.

– On doit l’utilisation du terme de « bug » pour désigner une panne informatique à Grace Hopper qui, engagée dans la marine américaine en 1943, finit par mettre la main sur une panne due à une mite, bug.

– Un mot magnifique que je vais essayer de retenir : « sielunmaisema », « paysage de l’âme », qui désigne en finnois le monde intérieur, le paysage que nous transportons toujours en nous et dans lequel on peut se réfugier pour se sentir chez soi.

– Les poules, si elles ont été stressées, peuvent pondre parfois des oeufs sans coquille.

– La troisième langue officielle de la Nouvelle-Zélande est la langue des signes. Et je trouve ça beau.

J’ai personnellement un faible pour sielunmaisema. Et vous ?

L’océan de ce qu’on ne sait pas

Est-ce qu’il vous est déjà arrivé d’être saisi par l’étendue de l’ignorance de l’être humain sur le monde et son fonctionnement ? Bien sûr, la science progresse. Mais nous sommes encore à des années lumières de tout savoir.

J’en avais conscience, déjà, mais cela m’a particulièrement frappée l’autre jour. Je ne sais plus ce que je regardais, et il y avait un scientifique qui expliquait doctement que ça (et je ne sais plus ce qu’est le « ça » malheureusement) ça n’était pas possible, ça n’était pas rationnel, ça n’existait pas (et qu’il fallait arrêter de prendre des drogues). Et cela m’a violemment agacée (plus que d’habitude, je devais être mal lunée), cette arrogance. J’avais envie de lui répondre que ce n’était pas parce qu’il ne pouvait pas expliquer quelque chose que cette chose n’existait pas, et qu’il ferait mieux de se taire parce que les scientifiques du futur se moqueraient de lui, parce qu’eux sauraient expliquer. On ne fera pas une liste d’exemples, mais pensons à Einstein et à la manière dont certaines de ses idées (justes) ont été reçues. Tout ce que nous utilisons au quotidien aurait été considéré comme de la magie, de la sorcellerie il n’y a pas si longtemps.

Et oui, je suis absolument convaincue que certains « phénomènes » qui sont tellement mystérieux aujourd’hui que certains refusent d’y croire seront parfaitement expliqués demain. Mais qu’aujourd’hui, ils sont dans l’océan de ce qu’on ne sait pas (encore).

Les petits trucs que j’ai appris dernièrement #3

On continue avec ces miscellanées instructives, qui vous permettront de relancer une conversation qui s’éteint avec un « tu savais que ? ».

– A chaque instant, environ 1 million de personnes sur terre sont en train de faire l’amour. Rien que cette information mériterait tout un article. C’est vertigineux.

– Dans l’expression « tu es à croquer », croquer a le sens dessiner, faire un croquis et non dévorer. Et… et bien je trouve cela moins mignon en fait (probablement parce que je suis plus douée en nourriture qu’en dessin).

– Autre expression : « mi-figue, mi-raisin ». Cela vient des Grecs qui mélangeaient des figues aux raisins secs qu’ils vendaient.

– L’existence du fromage aux artisous ou artisons : c’est un fromage auvergnat (what else ?) et plus précisément, on ne le trouve pour ainsi dire qu’en Haute-Loire. Il s’agit d’une tome au lait de vache cru, sur lequel on installe des accariens, les fameux artisous. Evidemment ils sont tout petits donc on ne les voit pas (enfin on voit un truc qui bouge sur le fromage, m’a certifié mon expert), mais j’ai beau être une amoureuse absolue du fromage, je suis perplexe. On verra si j’ai l’occasion de goûter.

– On peut avoir un « orgasme musical », une réaction très vive du corps qui, dans certaines circonstances, répond à la musique de la même manière qu’à des caresses : frissons, frémissements, parfois larmes, et sentiment profond de bien-être. Alors j’avais déjà cette information qui est la base d’une de mes nouvelles, mais je suis retombée dessus récemment et j’ai trouvé joyeux de la partager avec vous !

Les petits trucs que j’ai appris dernièrement #2

Puisque la première édition de ces miscellanées a l’air de vous avoir plu, on continue avec une nouvelle série de petits faits intéressants.

– Les cygnes ne tombent amoureux qu’une seule fois dans leur vie, et pour toujours : une fois qu’ils ont rencontré un partenaire, c’est avec lui qu’ils vivent, s’accouplent et élèvent les enfants, jusqu’à ce que la mort les sépare, et lorsque ça arrive, celui qui reste se laisse souvent mourir de chagrin. C’est pour cela (et aussi parce que lorsqu’ils sont ensemble leurs long cou forment un cœur) qu’ils sont le symbole de l’amour. Je suis heureuse d’avoir appris ça, c’est magnifique ! A noter d’ailleurs que plusieurs variétés d’oiseaux sont monogame et se reproduisent toujours avec le même partenaire.

– En Suède, pour désigner l’@, on dit « roulé à la cannelle » et… je trouve cela d’une poésie merveilleuse. Ces gens savent vivre !

– Il existe plus de 100000 espèces d’arbres connues dans le monde, mais certaines espèces n’existent que dans un seul pays : c’est le cas par exemple du dragonnier de Socotra, qui ne pousse que sur les montagnes de l’île de Socotra et nulle part ailleurs.

– L’expression « mettre la pâtée à quelqu’un » vient de la guerre de 100 ans et d’une victoire très franche des Français face aux Anglais, à Patay, une ville près d’Orléans.

– Et enfin quelque chose que j’ai appris il y a assez longtemps puisque c’est le sujet de mon texte actuel, mais que j’ai envie de partager avec vous : l’équation de Dirac, qui rend la physique poétique. (∂ + m) N° = 0. Elle décrit le phénomène de l’entrelacement quantique : Si deux systèmes interagissent entre eux pendant une certaine période de temps puis se séparent, nous pouvons les décrire comme deux systèmes différents, mais d’une manière subtile, ils deviennent un système unique. Ce qui arrive à l’un continue à affecter l’autre, même à distance de kilomètres ou d’années lumière. Est-ce que ça ne serait pas une définition de l’amour ça ?

Les petits trucs que j’ai appris dernièrement

Nouvelle petite rubrique (qui n’aura pas de périodicité précise) : les choses (plus ou moins utiles) que j’ai apprises ici ou là et que j’ai envies de partager avec vous, parce que le savoir, ça se partage ! Cela donne donc des miscellanées, sans aucun ordre autre que l’ordre poétique du hasard !

– L’origine du nom du bonhomme Michelin, Bibendum, qui vient de nunc est bibendum, maintenant buvons, car la première publicité de la marque était issue d’une campagne refusée par une marque d’alcool !

– Toujours en Auvergne (une source inépuisable d’inspiration) : l’existence de deux volcans jumeaux, le puy de la Vache et le Puy de Lassolas qui sont nés d’une même éruption, et je trouve ça drôlement mignon, des volcans jumeaux ! Par contre, je n’ai pas réussi pour le moment à élucider l’origine du nom du puy de la vache : s’agit-il de la déesse Hathor, qui elle-même avait un frère jumeau ? Ce ne serait pas si étonnant que ça, puisque la vierge noire du Puy est en fait une statue d’Isis. Je suis sur la piste.

– Les relations sexuelles brûlent 360 calories par heure. Parfaitement.

– La célèbre citation des Tontons flingueurs « les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît » se trouve déjà dans la Somme théologique de Thomas d’Aquin : Omnes stulti […] omnia tentant, les imbéciles osent tout. En même temps, vu que qui ne tente rien n’a rien et que 100% des gagnants ont tenté leur chance, peut-on vraiment les blâmer ?

– Il existe chez les inuits un mot qui désigne le ciel de traîne laissé par le coup de foudre et l’attente heureuse de l’être aimé : iktsuarpok. Celui-là, il va me servir dans un texte !