Joyeux Noël

Nous y sommes. Noël. Un Noël particulier, cette année les festivités seront un peu spéciales, en petit comité, pas forcément comme on aurait voulu, mais on peut tout de même en faire un Noël magique. Retrouver le vrai sens de cette fête : se retrouver avec ceux qui comptent vraiment (même si certains qui comptent vraiment ne seront pas là), discuter, s’aimer. Se nourrir d’amour.

Alors, sans arrière-pensée, sans « malgré tout », sans « le plus possible », sans point d’interrogation, je vous souhaite un joyeux Noël.

Instantané #123 (lire devant le sapin)

Le moment le plus agréable de la journée, en ce moment…

En attendant Noël : décoration de la maison

Cette année, comme beaucoup, j’avais vraiment hâte de décorer mon sapin histoire de mettre un peu de magie parce que là, on ne peut pas dire, mais le réel il y en a vraiment marre. Alors j’ai un peu attendu, et je l’ai fait jeudi soir. Je voulais attendre dimanche, en fait, mais l’envie se faisait trop pressante. Donc j’ai déménagé une partie du salon (j’ai choisi de changer l’emplacement du sapin, cette année : je ne voulais plus le mettre devant les livres, je voulais un mur blanc pour qu’il soit mieux mis en valeur) et installé le roi des forêts dont on ne voit vraiment pas la verdure : l’an dernier j’avais trouvé que c’était vraiment limite niveau guirlandes lumineuses, donc j’en avais en fin de saison récupéré une ; et cette année, comme j’ai de la suite dans les idées mais pas trop de mémoire, j’en ai racheté une en octobre. Quand il est allumé, le sapin doit donc se voir depuis la lune et c’est tant mieux, car c’est bien l’idée de la tradition : mettre de la lumière. Et à part ces guirlandes, pas de nouvelles décorations en tout cas pour le moment (je voulais un nutcracker en bois pour mettre à côté, mais c’est loupé pour cette année), par contre j’ai eu le plaisir de retrouver celles que j’avais fabriquées l’an dernier avec mes petites mains et l’orange sent toujours l’orange c’est merveilleux.

Donc voilà le résultat :

J’ai aussi refait ma couronne pour mettre sur ma porte d’entrée. Evidemment, j’avais prévu des petits achats de matériel pour la faire plus jolie (et notamment un rond pour la base), mais j’ai été prise au dépourvu, donc j’ai refait avec ce que j’avais. En même temps, à part mes voisins de palier et les gens de l’équipe de nettoyage, à qui j’espère que ça donne le sourire, et moi quand je rentre, je ne pense pas qu’elle va être vue par beaucoup de monde. Mais quand même. Et la décoration surprise : il y a déjà plein de petits paquets sous le sapin, parce qu’il se trouve qu’en plus de mon calendrier de l’avent saperlipapier et de mon calendrier chocolats, ma maman, pendant le confinement (le vrai) m’en a confectionné un géant et j’ai vraiment hâte de savoir tout ce que contiennent ces paquets !!! Et bien sûr, ma petite lutine au milieu des plantes ! Et les bougies et les lumières déjà là en temps normal !

En attendant Noël : décoration

C’est désormais la tradition : le 1er décembre, je fais mon sapin de Noël. Cette année c’était un dimanche donc ça tombait plutôt bien, et il faisait un temps tout moche (comme d’habitude) : tous ces trucs qui brillent étaient vraiment bienvenus. J’ai, encore plus que d’habitude, insisté sur le doré et les symboles solaires (je rappelle : Sol Invictus). J’en ai vraiment besoin : je suis au bout du bout question épuisement physique, nerveux, émotionnel, existentiel (je crois même que je tire trop sur la corde) et j’ai vraiment besoin de douceur et de lumière et de chaleur à défaut de pouvoir aller crapahuter dans les bois.

Je n’ai rien acheté de nouveau contrairement aux autres années. Le sapin en est à son quinzième Noël. Comme nouvelle décoration j’avais une jolie boule artisanale marquée à mon prénom que ma tante a achetée au marché de Noël de Strasbourg et qu’elle m’a offerte à Noël dernier, elle n’avait donc pas eu l’occasion de servir (et le miracle : elle est parfaitement assortie à l’ensemble). Et, toute à mes activités créatives du moment, j’en ai fabriqué : une petite guirlande avec des battons de cannelle et des tranches d’orange séchées ; j’ai essayé de faire des petites choses en pâte à sel, mais là ce n’était pas réussi ; par contre, j’ai tenté la pâte autodurcissante faite maison, et je suis totalement convaincue, c’est facile et ça permet de fabriquer des choses originales pas seulement pour Noël. Je referai. Et j’ai ajouté quelques feuilles de Ginkgo, ce n’était pas prévu mais l’idée m’est venue subitement en les voyant sur la table.

J’ai cette année choisi de faire trôner le sapin complètement au milieu des bibliothèques (d’année en année, je le décale), et sur une console plus haute que d’habitude. A côté il y avait un sombre bordel de livres à trier que je ne voulais pas mettre ailleurs, je l’ai donc camouflé sous du voile d’hivernage qui me restait, ça fait effet neige et constitue un vallonnement pour poser le joli calendrier de l’avent Gallison et quelques papillotes. Sur les bibliothèques : quelques guirlandes lumineuses dans des pots, des petites maisons et ours en peluche tout mignons. Il ne manque plus que les cadeaux (et cette année comme il y a les enfants (pas les miens hein, vous n’avez pas loupé de grande nouvelle) il va y en avoir beaucoup et ce sera joyeux, et vu ce que nous avons subi cette année ça ne sera pas de trop).

J’ai parfaitement conscience que l’ensemble fait parfaitement bordélique avec les bibliothèques en désordre derrière, mais en même temps c’est moi !

De plus près :

Et puis cette année j’ai innové aussi niveau calendrier de l’Avent, et je m’en suis offert un très joli chez mon chocolatier artisanal préféré, Sébastien Papion !

En attendant Noël : décoration
Calendrier de l’Avent

Dernière innovation : j’ai fabriqué une couronne pour mettre sur ma porte d’entrée. L’idée m’est venue subitement, et là encore j’ai tout fait moi-même, et je n’ai strictement rien acheté. Cet été j’avais fabriqué un cercle en bambou dans l’idée de faire un attrape-rêves, mais au final je n’étais pas satisfaite car ce n’était pas du tout rond et beaucoup trop irrégulier, j’avais donc renoncé mais gardé le cercle. Je l’ai donc repris, recouvert le haut de trois fausses branches d’eucalyptus que j’avais gardées d’un bouquet artificiel qui ne me plaisait plus et en bas, j’ai d’abord mis un ruban mais ça ne suffisait pas donc j’ai pensé à ces fagots de brindilles que j’avais conservés de bouquets de fleurs et mis dans mon « panier nature », je les ai défaits et enroulé avec le fil de fer qui les tenait, j’ai ajouté une guirlande en plumes que je mets d’habitude dans le sapin, quelques pommes de pin, des boules, et voilà ! La photo ne lui rend pas trop justice mais je suis contente de moi, c’est l’essentiel !

Couronne de Noël
Couronne de Noël

Et vous, Noël, ça se prépare ?

En attendant Noël : le sapin

C’est toujours une activité très importante pour moi, décorer le sapin de Noël. Pas seulement parce que cela apporte un peu de gaîté dans ces jours les plus courts de l’année, où il fait nuit tout le temps surtout quand il pleut, mais aussi parce que ça a quelque chose de très symbolique : comme j’aime à le rappeler, le sapin (contrairement à la crèche) est une tradition païenne, liée à l’antique fête du solstice d’hiver : ces « fêtes de fin d’année », où l’ancienne année meurt pour être remplacée par la nouvelle qui commence alors que le soleil gagne son combat contre l’ombre (les jours commencent à rallonger) s’étendent de Samain/Halloween devenu Toussaint jusqu’à l’Épiphanie voire la Chandeleur (Imbolc). Qu’il s’agisse du paganisme celte, nordique ou latin, c’est bien lui, le soleil, qui est à l’origine de nos traditions : le 25 décembre, c’est le Dies Natalis Solis Invictis (sol invictus pour les intimes), jour de naissance du soleil invaincu (le dieu, qui est mort, renaît du ventre de la déesse). C’est donc bien la lumière la divinité qui est fêtée.

Bref, étant de plus en plus païenne, j’ai insisté particulièrement cette année, pour ma décoration du sapin (que j’ai un peu décalé spatialement pour le mettre davantage en valeur face à la fenêtre) sur les symboles cosmiques : la Lune, les Etoiles et bien sûr moult symboles solaires ronds et dorés (c’est déjà le cas d’habitude mais là c’est complètement assumé). Ce qui est bizarre, c’est que j’ai beau avoir mis les mêmes choses que d’habitude (j’achète une décoration par an) il me semble beaucoup plus consistant que d’habitude… Au sommet, j’ai mis un petit ange que j’ai acheté cet été, qui à la base n’était pas un sommet de sapin mais que j’ai un peu bricolé. Là encore, ça représente pour moi la lumière (et une protection dont j’ai bien besoin).

La bande originale, cette année, était une playlist hétéroclite, dans une odeur d’épices ; les nourritures terrestres : du chocolat chaud à la cannelle, et du Panettone traditionnel.

Les lumières de Noël

C’est un de mes moments préférés de l’année : décorer le sapin de Noël. D’ailleurs, dès que je me suis installée dans mon nouvel appartement (en mars, donc) c’est une des premières choses auxquelles j’ai pensées : où vais-je mettre le sapin ? A l’origine, je voulais le placer à côté du buffet, mais nonobstant qu’il aurait un peu gêné le passage, il se trouve que c’est là que se trouve ma monstera, qui porte bien son nom parce qu’elle pousse à vue d’oeil et que je suis régulièrement obligée de pousser le mini-bar. Du coup, j’ai décidé que le sapin trônerait dans le coin de la bibliothèque. Et je pense que c’est une bonne idée, sans vouloir me jeter de fleurs.

Pour les décorations elles-mêmes, peu de changements : toujours une dominante de doré et de champagne rosé (la couleur hein), un peu de violet, des étoiles et des pentagrammes pour une ambiance très païenne.

La bande originale, cette année, était la musique d’Amadeus (Mozart, donc) dans une odeur de champagne (la bougie) ; les nourritures terrestres : du thé de Noël, et du Panettone traditionnel.

Le Bouquin de Noël

Bouquin de NoëlLa lumière est donc la véritable divinité attendue durant l’Avent et célébrée à Noël. C’est pourquoi on allume partout des bougies, on brûle des bûches dans l’âtre du foyer ; pourquoi on enflamme encore dans certaines régions du nord de l’Europe, des roues auxquelles on fait dévaler les collines ; pourquoi on illumine le sapin ; pourquoi on fête les saints lumineux de l’Avent ; pourquoi on dîne copieusement dans l’abondance retrouvée ; pourquoi on offre des cadeaux, signe précisément de cette abondance assurée par la lumière. « Sol invictus » Soleil invaincu, comme disaient les Romains qui créèrent au IIIe siècle cette nouvelle divinité, ultime tentative d’unification de tous les cultes de l’Empire. 

Comme c’est bientôt Noël (plus que deux dodos), c’est la période pour lire des histoires de Noël, et cette année la collection Bouquins nous aide à faire notre choix avec cette très riche anthologie de textes de Noël.

Mais avant de parler des histoires elles-mêmes, plongeons-nous dans l’introduction, dont la lecture devrait être obligatoire, puisqu’elle s’intéresse non seulement au rôle des célébrations de fin d’année dans l’imaginaire littéraire, mais aussi à leur origine dont elle rappelle le caractère païen, simplement recouvert d’un vernis chrétien qui n’a pas réussi à effacer les symboles profonds, et en particulier celui de la lumière. En réalité, ces « fêtes de fin d’année », où l’ancienne année meurt pour être remplacée par la nouvelle qui commence alors que le soleil gagne son combat contre l’ombre (les jours commencent à rallonger) s’étendent de Samain/Halloween devenu Toussaint jusqu’à l’Épiphanie voire la Chandeleur (Imbolc). Qu’il s’agisse du paganisme celte, nordique ou latin, c’est bien lui qui est à l’origine de nos traditions, notamment le sapin et le nom, Noël, qui vient du latin Natalis, naissance, mais pas naissance d’un bébé dans une étable : le 25 décembre, c’est le Dies Natalis Solis Invictis, dernier jour des Saturnalesjour de naissance du soleil invaincu, sur lequel le christianisme a placé sa propre symbolique pour s’imposer plus facilement. Il est bon de le rappeler, notamment à ceux qui vitupèrent contre la « paganisation » de Noël (ce qui fait bien marrer la païenne que je suis). Bref, je ne fais là que résumer des choses dont j’avais déjà parlé par ailleurs, notamment dans cet article, mais franchement, cette introduction est absolument passionnante et claire.

Suivent près de 1000p (que je n’ai pas toutes lues encore évidemment) de récits, contes, légendes, poèmes, dans lesquels grapiller à l’envi. Il y en a pour tous les goûts, de toutes les époques, de tous les pays et de toutes les sensibilités, des auteurs connus et d’autres moins, certains sont éminemment imprégnés de christianisme, d’autres plus fidèles au paganisme, ils vont du réalisme au fantastique, on y croise parfois esprits et sorcières. Classés en fonction du calendrier des fêtes de fin d’année et en sections thématiques pour les fêtes les plus riches littérairement, les textes permettent un beau voyage dans les différentes sensibilités et manières de célébrer ces cérémonies en fonction du lieu et du temps.

Un très beau livre à avoir dans sa bibliothèque pour avoir toujours une histoire à raconter en cette période propice au rêve et à la magie !

Le Bouquin de Noël
Edition établie et présentée par Jérémie Benoît
Robert Laffont, Bouquins, 2016