En mots et en images : Mai 2018

Les mots…

En Mai, fais ce qui te plaît // Sur la route, avec cette étrange sensation de dernière fois // Quelques clochettes de muguet porte-bonheur // L’or du soir qui tombe // Le calme // Romantisme 2.0 // Une robe de princesse avec des paillettes // Les jours tranquilles // Notre mode de communication à nous // Les jonquilles // Un dimanche // Cache-cache // Ben quoi, j’ai pas raison ? // Promenade sous le soleil dans la vieille ville // Soirée filles. Conclusion : les hommes sont quand même très compliqués (mais on les aime quand même) // At home // D’humeur romantique // Les moulins de mon coeur // Que serais-je sans toi que ce balbutiement // Une nouvelle robe rouge et une brassée de pivoines // Semer de la poésie // Ce qu’on appelle l’ennui // Heureusement que tu m’as // Au marché // Des pivoines, encore et toujours // Dans ces bras-là // Ich liebe dich, c’est la seule chose que je sais dire en allemand et ça tombe bien // Love etc. // Royal wedding // Décidément, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas // Parfois je me demande ce que j’ai fait de vilain dans une vie antérieure // Shopping deco therapy // Légère vêtue (la robe rouge, épisode 158) // Un seul être vous manque… // Un nouveau projet. Pour combler le manque. Ecrire, je pourrais ne faire que ça // Retomber sur de vieux albums photo. Nostalgie des années de jeunesse et d’insouciance, et qu’on a espoir en l’avenir // Les bleus à l’âme

Sur une idée originale de Moka

Les images…

La Chair, la mort et le diable dans la littérature du XIXème siècle. Le Romantisme noir, de Mario Praz

romantisme noirCe volume, pour sa grande part, se propose d’étudier la littérature romantique (dont le décadentisme de la fin du siècle dernier n’est qu’un développement) sous l’un de ses aspects les plus caractéristiques : la sensibilité érotique. C’est donc une étude d’états d’âmes, de singularité dans les mœurs ; elle est orientée dans le sens de certains types et de thèmes qui reviennent avec l’insistance de mythes engendrés dans le bouillonnement même du sang. […] Dans nulle autre période littéraire, je crois, le sexe n’a été aussi ostensiblement au centre des œuvres d’imagination.

Publié pour la première fois en Italie en 1966 et traduit seulement dix ans plus tard, cet essai est rapidement devenu un classique des études littéraires, en particulier pour les dix-neuviémistes et pour ceux qui s’intéressent à ce que, pour aller au plus simple, nous appellerons l’érotisme, dans ses liens avec le Mal. En tout cas, c’est un des ouvrages qui m’ont le plus servi pour mes recherches, et dans lequel j’ai eu envie de me replonger après ma relecture de Bataille ; non que j’aie envie de m’auto-analyser, mais enfin, il se trouve que mes thèmes obsédants d’écriture, particulièrement en ce moment, sont pleinement dans ce qu’étudie cet ouvrage.

Après avoir défini le « romantisme », terme arbitraire mais fort utile et même indispensable pour contextualiser et éviter les anachronismes et qu’il prend au sens large de mouvement dionysiaque contre l’ordre, Mario Praz s’attache à montrer et étudier la fascination de la période pour le sexe et le mal, en cinq parties :  tout d’abord, il s’intéresse à la beauté bizarre, celle de la Méduse, à la fois repoussante et attirante, beauté du triste et du mélancolique, qui est aussi une volupté de la douleur, lorsque douleur et plaisir se mêlent. Satan devient alors, dans cette littérature, un véritable personnage, sous de multiples formes de la beauté déchue et de la rébellion : criminels, monstres et vampires. Evidemment, une partie est consacrée à Sade et à son influence absolument essentielle, ayant popularisé les catégories ô combien essentielles de la vertu persécutée et de la volupté de la débauche, du carnage, du macabre, et… du blasphème. Tout cela aboutit à une fascination absolue pour les femmes fatales, Salomé et autres Cléopâtre, souvent liées d’ailleurs à ce qui fait l’objet du dernier chapitre : l’Orient, un Orient luxurieux, sulfureux et pervers, où l’érotisme s’épanouit pleinement.

Inutile de vous dire que la lecture d’un tel essai, intellectuellement parlant, fait un bien fou : extrêmement riche et érudit, nourri d’une quantité impressionnante d’extraits divers, il est surtout passionnant ( tout en n’étant pas si complexe que ça, en tout cas dans les grandes lignes) et donne une idée de ce qu’est « l’air du temps » : comment une époque est traversée par des réseaux d’obsessions, pas seulement en littérature mais aussi dans tous les arts. Comment, aussi, le sexe est au centre des oeuvres de l’imagination, et pas seulement à notre époque : on lit parfois qu’à force d’écarter les jambes, la littérature contemporaine va finir par se faire mal, comme si l’obsession du charnel était propre à notre époque. Ce qui n’est, évidemment, pas le cas, mais il est parfois bon de rappeler les évidences !

La Chair, la mort et le diable dans la littérature du XIXème siècle. Le Romantisme noir
Mario PRAZ
Denoël, 1977 (Gallimard, Tel, 1998)

Le prix du livre romantique

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On connaissait le festival du film romantique de Cabourg. La ville, avec sa plage magnifique et sa Promenade de
 Proust, possède désormais également son prix littéraire du livre romantique. Mais ce n’est pas un prix littéraire comme les autres, puisqu’il sera remis non pas à un ouvrage déjà publié, mais, en partenariat avec les éditions Charleston et le Livre de Poche, à un nouvel auteur. Vous, peut-être !

Depuis leur création en janvier 2013, les éditions 
Charleston publient exclusivement de la littérature étrangère. En 2014, ils souhaitent défendre leur premier(e) romancier(e) français(e), et pour
 cela lancent un appel à manuscrit dans le cadre d’un concours littéraire
. Le lauréat sera publié en grand format aux éditions Charleston, puis 12 à 18 mois plus tard en petit format, au Livre de Poche.

Le roman invitera au voyage en France ou ailleurs (le voyage fera partie de l’intrigue) et aura comme personnage central un personnage féminin fort. L’histoire doit bien se
 terminer, évidemment ! Jusqu’au 24 septembre, les candidats pourront soumettre leur texte — entre 250 000 et 800 000 signes — à l’éditeur, via son site. Après la date limite, il présélectionnera cinq manuscrits et les transmettra au jury de sélection (composé de représentants des éditions Charleston, de la Ville de Cabourg, du Livre de Poche, du blog Les Romantiques, ainsi que par Delphine Peras, journaliste littéraire à L’Express et d’un lecteur “anonyme”, sélectionné en septembre 2013) pour le vote final, qui sera proclamé le 29 octobre 2013. Le ou la lauréate verra son livre publié aux éditions Charleston avant le 31 avril 2014, avec un bandeau indiquant la distinction, et le Prix du livre romantique lui sera décerné officiellement fin mai à Cabourg en présence du maire et de ses représentants.

À vos plumes !

(Pour ma part, j’avoue que le thème imposé du voyage me freine, mais bon…)