About time, de Richard Curtis

About time, de Richard CurtisJ’essaie de vivre chaque jour comme si j’étais délibérément revenu à ce jour-là, pour en profiter…

En tombant par hasard sur ce film, je me suis demandé comment cette équation Comédie Romantique + Voyages dans le temps + Richard Curtis avait pu échapper à mes radars. Mais bon, comme on dit, mieux vaut tard…

Tim vient d’avoir 21 ans, et son père lui apprend qu’il peut voyager dans le temps, comme tous les hommes de la famille, ce qui va lui permettre de changer certaines choses et notamment de réparer certaines maladresses de sa vie sentimentale.

Alors nonobstant que je ne suis pas certaine que les comédies romantiques soit le genre le plus indiqué pour moi actuellement et que Richard Curtis ne se préoccupe absolument pas des paradoxes temporels (même si le voyage repose sur certaines règles, comme de ne pouvoir aller que dans des scènes que l’on a déjà vécues et de ne pas pouvoir remonter plus loin que la naissance des enfants) j’ai adoré ce film, dans lequel on retrouve la patte miraculeuse et enchanteresse de Richard Curtis : les scènes les plus touchantes se mêlent à d’autres très drôles et parfois poétiques, le tout sur une bande originale parfaitement choisie. C’est surtout un film qui pousse à la réflexion : bien sûr, on voudrait tous avoir ce pouvoir de réparer nos erreurs en revenant dans le passé, et, très maladroit, Tim se consacre d’abord à ça, mais il apprend en chemin qu’on ne peut pas forcer quelqu’un à nous aimer, même en prenant des chemins différents, et que parfois il faut savoir laisser le passé derrière soi pour vivre pleinement le présent.

Alors certes, les acteurs manquent un peu de charisme (Hugh Grant était trop vieux pour le rôle), mais ce film drôle et attendrissant est à voir absolument, car il fait un bien fou !

About time
Richard CURTIS
2013

Notting Hill (Coup de foudre à Notting Hill) de Roger Michell

Notting HillAnd don’t forget… I’m also just a girl, standing in front of a boy, asking him to love her.

Ben oui, forcément, vu que je me suis rendu compte la semaine dernière que cela faisait une éternité que je n’avais pas revu ce film et que je n’en avais jamais parlé ici, l’autre soir je n’ai pas pu résister…

Anna Scott est l’une des plus grandes stars d’Hollywood et passe sa vie à fuir les paparazzi. William Thacker dirige une librairie spécialisée dans les livres de voyage à Notting Hill à Londres. Un jour, par hasard, Anna pousse la porte de la librairie…

A chaque fois, ce film m’émerveille et me fait oublier toute la laideur du monde (ce qui, en ce moment, est un vaste programme) : tout en tendresse, en délicatesse, en humour, c’est un film qui fait aimer la vie. Aznavour en chanson d’ouverture, Hugh Grant dans les années où il était le plus craquant (surtout en libraire), Julia Roberts irradiant d’une lumière éblouissante, Londres, Notting Hill, une belle histoire d’amour (et d’amitié) : franchement, que demander de plus !

Une nouvelle fois, je réclame un Nobel pour Richard Curtis, qui a écrit le scénario !

Notting Hill (Coup de foudre à Notting Hill)
Roger MICHELL
1999

Four Weddings and a Funeral (Quatre mariages et un enterrement), de Mike Newell

Four weddings and a funeralLet me ask you one thing. Do you think – after we’ve dried off, after we’ve spent lots more time together – you might agree *not* to marry me? And do you think not being married to me might maybe be something you could consider doing for the rest of your life?

Vendredi soir, j’avais grandement besoin de réconfort. Et donc d’une comédie romantique. Et, donc, de Hugh. Alors évidemment, j’aurais pu, pour la douzième fois de l’année, regarder Love Actually. Et puis non, j’ai eu envie de revoir ce classique notée dans ma liste car j’étais tombée sur la fin pendant les fêtes de fin d’année.

Charles est célibataire, et n’a aucune intention de s’engager, même si lui et son groupe d’amis sont constamment invités à des mariages. C’est à l’occasion de l’un d’eux qu’il fait la connaissance de Carrie, une Américaine, avec qui il passe la nuit ; lorsqu’il la revoit au mariage suivant, elle est sur le point de se marier à son tour,  alors qu’il est tombé amoureux d’elle.

Archétype de la comédie romantique à l’anglaise, Quatre mariages et un enterrement est un film qui fait du bien : c’est extrêmement drôle, les répliques sont particulièrement spirituelles et font souvent mouche, et cela ne manque pas de scènes d’anthologie (j’avoue un faible pour celle dans laquelle Carrie passe en revue tous ses amants, qui n’a rien à envier à la scène de l’orgasme de Quand Harry rencontre Sally). C’est aussi, à l’occasion, extrêmement émouvant, notamment l’enterrement, qui apporte un contrepoint tragique à l’ensemble, et vient rappeler que la vie est courte et qu’il ne faut pas oublier d’aimer : le discours de Matthew, qui dévoile enfin ses sentiments, est tout simplement sublime et à graver dans le marbre. L’amour, donc, mais pas forcément le mariage : la réussite du film, c’est que les personnages sont tous très différents les uns des autres, n’ont pas la même approche des choses, certains sont cyniques, d’autres romantiques (voire les deux, les cyniques étant bien sûr les romantiques déçus), certains s’aiment en secrets, certains cherchent le grand amour, d’autres une relation simple. Et coucher le premier soir n’empêche pas l’éclosion d’une belle histoire…

Notons d’ailleurs que si Mike Newell a réalisé le film, c’est Richard Curtis qui a écrit le scénario, et c’est quand même à lui que l’on doit les meilleures comédies romantiques : Coup de foudre à Notting Hill (et là, au moment de mettre le lien, pas d’article, ce qui veut dire que je ne l’ai pas revu depuis que j’ai ouvert ce blog, ce qui est scandaleux et sera réparé bien vite), les deux Bridget Jones et, bien sûr, Love ActuallyJe le propose comme prochain prix Nobel de la paix (oui parce que promouvoir l’amour, c’est œuvrer pour la paix) !

Notons aussi que c’est à la première de ce film qu’Elizabeth Hurley a porté LA fameuse robe Versace « épingles de nourrices », et qui a fait d’elle un sex-symbol !

Four weddings and a funeral (Quatre mariages et un enterrement)
Mike NEWELL
1994

Love Actually, de Richard Curtis

Love-ActuallyToutes les fois où je déprime en voyant ce qui se passe dans le monde, je pense à la zone d’arrivée des passagers de l’aéroport de Londres ; de l’avis général nous vivons dans un monde de haine et de cupidité. Je ne suis pas d’accord. J’ai plutôt le sentiment que l’amour est présent partout ; il n’y a pas toujours de quoi en faire un roman mais il est bien là : père et fils, mère et filles, mari et femme, copains, copines, vieux amis…
Quand les deux avions ont frappé les tours Jumelles, à ma connaissance aucun des appels téléphoniques de ces gens qui allaient mourir ne contenaient de message de haine ou de vengeance. C’étaient tous des messages d’amour.
Si vous cherchez bien, j’ai la désagréable impression que vous constaterez qu’en définitive, nous sommes cernés par l’amour.

 

Cyniques de tous poils, passez votre chemin, car je vais aujourd’hui vous parler de LA comédie romantique ultime, LE film que j’ai dû voir une bonne cinquantaine de fois, pelotonnée sous la couette la veille de Noël, mais aussi à Pâques, pour mon anniversaire, la saint Valentin et l’été. Un petit coup de mou ? Love Actually, et ça repart.

Il s’agit d’un film choral, qui nous permet de suivre le destin amoureux et affectif de toute une ronde de personnages :  une rock-star sur le retour, Billy Mack, qui sort pour Noël une nouvelle version du tube qui l’a fait connaître ; un couple récemment marié et leur ami amoureux de la mariée ; un écrivain qui vient de se rendre compte que sa petite amie le trompe avec son frère et qui, en vacances dans sa maison dans le sud de la France, fait la rencontre de son employée de maison portugaise ; un couple sans histoires mais dont le mari se laisse surprendre par le charme de sa secrétaire ; le Premier ministre nouvellement nommé qui n’est pas indifférent à la joie de vivre d’une de ses collaboratrices ; un homme qui vient de perdre sa femme et qui donne des conseils au petit garçon de cette dernière, amoureux d’une de ses camarades ; une employée tiraillée entre son frère autiste et l’amour qu’elle ressent pour un collègue ; un jeune anglais à la conquête de l’Amérique ; deux doublures de films pornographiques…

Pourquoi ce film est-il mythique ? Pourquoi beaucoup de filles, quand on leur demande quel est leur film préféré, répondent-elles Love Actually (même si ce n’est pas un film de filles) ? Et bien parce que ce film est beaucoup plus efficace que n’importe quel antidépresseur pour redonner le sourire. Car c’est un film résolument drôle : que l’on pense à Hugh Grant dansant tout seul dans les salons du 10 downing street, Colin Firth traversant toute une ville à pieds suivi de toute une foule de badauds pour aller demander sa dulcinée en mariage, Alan Rickman regardant dépité Mr Bean lui préparer un volumineux paquet cadeau… des scènes d’anthologie, dont on ne se lasse pas, soutenues par des dialogues aux petits oignons. C’est donc un film drôle, mais d’une tendresse absolue : certaines scènes sont très tristes (l’enterrement, au début : j’ai juste envie de prendre Liam Neeson dans mes bras pour le consoler), mais c’est tout de même l’amour qui domine, partout, tout le temps, l’amour amoureux, bien sûr, mais pas seulement : l’amour filial, l’amour fraternel, l’amitié sont aussi au coeur du film.

Love Actually, c’est donc juste LA comédie romantique parfaite, avec des comédiens parfaits (j’avoue que je peine à choisir entre Hugh, Colin et Liam… bon j’ai quand même un faible pour Hugh, surtout dans ce rôle parce qu’un Premier Ministre aussi sexy, c’est juste de la fiction), qui fait un bien fou et donne juste envie… d’aimer !

sam-love-actually

hugh

Love Actually
Richard CURTIS
Etats-Unis, 2003