Instantané : promenade du dimanche

C’est une de mes intentions de la rentrée : reprendre une habitude que j’avais perdue alors qu’elle était importante pour moi : la promenade du dimanche. C’est un des impératifs de Julia Cameron, qui dans ses programme conseille d’aller se promener, seul, une heure par semaine. Et c’est vrai que ça fait un bien fou, de s’aérer, de s’émerveiller, de délasser un peu l’esprit et de laisser vagabonder ses pensées. C’est comme ça que dimanche dernier, je suis allée au Jardin des Plantes, un endroit que je n’ai découvert qu’il y a deux ans et dont je n’ai pas beaucoup profité puisqu’après il y a eu le confinement, puis le masque obligatoire partout même dans les parcs donc je ne vois pas bien l’intérêt de se promener. Et c’était comme une redécouverte : le jardin des roses, les espaces méditerranéens, les serres, l’immense Gingko. Je l’avais rencontré en automne (et ce jardin est sublime en automne) mais en été, c’est d’autres couleurs, d’autres odeurs, d’autres sons, et c’est magnifique !

En mots et en images : juin 2020

Les mots…

Une page blanche. Un nouveau départ ? // Promenade vespérale entre amis. La joie de se retrouver et de rire. Respirer les parfums et la nuit // Pétrichor (c’est le nom savant de l’odeur après la pluie. Mais je trouve « odeur après la pluie » plus joli en fait) // Mon toi(t) // Un bouquet de pivoines (oui, encore) // J’ai demandé à la Lune // Avant la pluie // Comme à la campagne // Yin et yang // Ébullition créative // la magie // Coccinelle sur fuchsia // Promenade du dimanche, encore et encore // L’odeur de l’herbe coupée // Non, vraiment, c’est impossible que je continue ici // Ça pousse (les piléas et les projets) // Une robe de déesse // Des roses // Solstice, éclipse, nouvelle lune. Bienvenue, l’été // Promenade du dimanche, un peu mouillée. Les odeurs qui changent // Agitation sans raison. Aller faire une promenade du mardi pour dépenser cette énergie débordante // Sous le soleil // Que de bonnes choses // Le carnet d’or. // L’heure du ballet des oiseaux, dans l’or du soir qui tombe // Abondance // Parfums // Souviens-toi de ta mission : aimer, écrire…

Sur une idée originale de Moka

Les images

Le rituel de la promenade

C’est quelque chose que j’ai commencé à faire avec le programme de créativité de Julia Cameron : aller me promener. Alors évidemment, je me suis toujours promenée : au bord de la mer, en voyage, je me promène. Mais lorsque je suis chez moi, c’est une habitude que je n’avais pas. Et je me suis promenée, même après la fin du programme : promenée dans les musées, promenée dans les venelles, dans les parcs, deux fois par semaine. Et puis l’hiver est venu et surtout la pluie : plus tellement question de parcs (il me faudrait des chaussures adaptées mais je n’arrive pas à marcher en bottes, je me demande comment font les Anglais). Et puis le printemps s’est annoncé, j’avais noté avec gourmandise la date de réouverture du Parc Floral, j’étais dans les starting blocks pour reprendre mes flâneries hebdomadaires. Et le confinement est venu. La veille, j’avais fait une longue balade pour voir les arbres en fleurs avant de m’enfermer pour plusieurs semaines.

Et puis les promenades hebdomadaires ont enfin pu reprendre. C’est redevenu un rituel déjà en trois semaines (et il fait un temps splendide), d’autant que j’ai commencé un autre programme de créativité de Julia Cameron. Un rituel : je pars à l’heure où tous les autres sont en train de déjeuner et je vais là où me mène mon cœur. Seule : c’est un des principes de la promenade selon Julia et selon moi aussi. Etre attentive aux couleurs, aux odeurs, aux bruits : lorsqu’on est accompagné on est concentré sur son partenaire, ses amis et c’est normal. La solitude nous rend la sensualité du monde. Marcher, méditer, penser. Prendre l’air, se dégourdir les jambes, écouter sa petite voix intérieure : souvent, lorsque je me promène, j’ai des idées qui viennent, ou j’en mets au clair d’autres. Ça nourrit ma créativité.

Et hier soir, une promenade « bonus » avec deux amis qui ont emménagé près de chez moi juste avant le confinement et que je n’avais pas revus. On est sortis au coucher du soleil et on a fait des kilomètres dans la ville. Ils m’ont fait découvrir des venelles que je ne connaissais pas encore. On a observé des jardins, parlé à des chats, et c’était bien aussi, comme ça, la promenade vespérale,  avec des amis, un nouveau rituel en train de s’installer peut-être…

Et vous les promenades, seuls, à plusieurs, les deux ?

En mots et en images : mai 2020

Les mots…

Un petit brin de muguet porte-bonheur // C’est le mois où l’on s’aime // Un peu de magie // Cueillette de fleurs de sureau // Juste de l’amour // Bleu // Regarder droit devant // Banana bread histoire de faire comme tout le monde // Un bouquet de pivoines, enfin // Les premières cerises // Et encore des fraises // Pleine lune en Scorpion : mourir, renaître // Libérée, délivrée, mais masquée (et ça ne me convient pas) // Creativity every day // C’est méditatif, de regarder les couleurs d’aquarelle se mélanger // Promenade du dimanche. Vibrer comme une immense lyre et retrouver un semblant d’harmonie au milieu de cette débauche florale colorée, parfumée et bourdonnante // Un autre bouquet de pivoines tout pomponnant // Et une jolie plante aux feuilles roses // (T’)écrire // La source de la créativité // Promenade du dimanche et l’odeur du chèvrefeuille // C’est pas trop tôt ! // J’aime quand mes intuitions profondes se vérifient // Moi ça me va très bien comme ça // Lire, écrire, peindre : ça c’est la vraie vie // Les petites tomates cerises qui poussent // Promenade du dimanche. Petit jardin secret sauvage et désert. L’éclat des hortensias et l’odeur du jasmin…

Sur une idée originale de Moka

Les images…

Instantané #96 (juste quelque chose de joli)

Dimanche dernier en allant faire ma première promenade du dimanche depuis des semaines je suis passée devant cette maison. Et vous serez d’accord avec moi : quelle merveille ! Et je trouve qu’il y a, tout de même, une immense délicatesse à décorer comme ça devant chez soi, une participation active à rendre le monde plus beau, et une attention envers les passants. Leur apporter de la joie. Et oui : ces fleurs, finalement, ce sont les passants qui en profitent le plus. Et cette générosité esthétique, ça mérite de la gratitude, non ?

Vibrer comme une immense lyre

Dimanche je suis allée, pour la première fois depuis le confinement, me promener. Ma promenade du dimanche. Et j’ai fait ma petite tournée habituelle, dans les venelles, pas trop loin de chez moi : c’est ma promenade préférée et puis, il faut bien le dire, à force de ne pas sortir j’ai l’impression d’être très vite épuisée par le moindre effort, je préférais donc ne pas aller trop loin, il faut se réhabituer à l’extérieur, à la promenade. J’y suis allée à l’heure où tous les gens étaient en train de déjeuner : j’étais seule, c’était bien.

En vrai, au départ je n’avais pas envie d’y aller : depuis le matin je n’étais pas dans mon axe, je me sentais désaccordée ; il faut que je décide certaines choses et l’incertitude ambiante fait que je n’y arrive pas, je ne sais plus ce que je veux (mais toujours ce que je ne veux plus), comment, tout est compliqué et j’ai sans cesse l’impression que ça sonne faux. Alors je n’avais pas spécialement envie de bouger.

Mais je me suis fait violence. Enfin violence, non, mais je me suis un peu secouée, on va dire. Qu’il fallait en profiter, quand même, de ce temps splendide. Alors j’y suis allée.

Et c’était comme dans le poème de Rimbaud : Le Monde [vibrait] comme une immense lyre / Dans le frémissement d’un immense baiser !

Il n’y avait pas que cette liberté retrouvée. Il y avait cette sorte d’épiphanie joyeuse, d’accord, de plénitude. La caresse du soleil sur ma peau et ma longue robe flottant autour de moi, cette impression de légèreté. Et surtout, les fleurs : cette débauche florale, explosion de formes et de couleurs, du rouge, du jaune, du bleu, du rose, du blanc, et tout ce vert bien sûr, la délicatesse des pétales, le velouté des corolles. Les odeurs enivrantes : j’ai passé ma promenade à m’arrêter pour enfouir mon nez dans les chèvrefeuilles et les roses, respirer ces doux parfums, s’en gorger comme d’un vin fin. Et parmi tout ça, les insectes bourdonnant s’en donnant à cœur joie au milieu du pollen. Le bruit de mes pas sur le chemin. Les rires venant des jardins.

Synesthésique. Un moment suspendu dont j’ai eu l’impression que oui, il était accordé, il jouait juste. Et que cet émerveillement, c’était là, définitivement, qu’était ma place et ma mission de vie. La beauté, l’harmonie, la poésie, l’amour. La joie, la légèreté. Vibrer comme une lyre.

City guide : Vienne, les promenades

Vienne est vraiment la ville parfaite pour se promener sans forcément avoir un but précis, tant où qu’on aille on est certain de tomber sur des lieux magnifiques, des bâtiments à l’architecture fabuleuse ou des parcs où il fait bon s’asseoir et se reposer. Comme elle n’est pas construite sur le Danube, il n’est malheureusement pas possible de découvrir ses richesses en bateau ; certains conseillent à la place de faire un tour de calèche, et il y a l’embarras du choix : personnellement je ne suis pas très pour, même si c’est sans doute très romantique (mais je n’étais pas en voyage romantique) parce que j’ai lu plusieurs fois des articles qui dénonçaient la maltraitance des chevaux. Du reste, je préfère utiliser mes pieds, ça secoue moins et c’est plus facile pour prendre des photos.

Dans cet article, je vous propose donc un petit aperçu des merveilles, touristiques (je case dans cet article certains monuments que j’aurais pu mettre dans la catégorie musée, comme les palais et les églises, que je n’ai pas visités) ou non, que vous pourrez rencontrer sur votre chemin : elles ne sont pas toutes localisées et légendées, parce qu’honnêtement je ne sais plus toujours exactement où j’ai pris la photo et ce qu’elle représente. Qu’importe : pour moi l’essentiel est aussi de se laisser guider par le hasard !

Errer dans les rues (plus ou moins au hasard)

Le château de Schönbrunn

Aller à Vienne sans pousser jusqu’à Schönbrunn, la résidence d’été de la famille impériale, quand bien même les châteaux ne sont vraiment pas ma passion (et en particulier lorsqu’ils sont un peu trop rococo), eût été dommage. Nonobstant, je n’ai pas été jusqu’à visiter le château lui-même, mais j’ai effectué un tour du parc avec le petit train, et j’ai trouvé cette promenade parfaite. Les vues du château sont splendides, et les jardins magnifiques !

La Hofburg

En plein centre de la ville, l’ancien palais impérial de la Hofburg a de quoi impressionner, rien que de l’extérieur. J’ai particulièrement apprécié les dômes (je ne sais pas pourquoi j’aime beaucoup les dômes)

Le Prater

Le Prater est considéré comme l’un des dix plus beaux parcs du monde, et s’étend, entre le Danube et le canal, sur 6 km2. J’avoue que j’ai été un peu surprise, en arrivant, de tomber en fait sur Disneyland, puisqu’une partie a été transformée en parc d’attraction, même s’il reste de belles étendues de verdure où les viennois aiment venir passer la journée. Pour ma part, j’ai fait un tour de grande roue, histoire de voir la ville de haut, et de petit train. Le reste des attractions ne me disait trop rien, mais avec des enfants ça doit être sympa !

Le Volksgarten

Comme Londres, Vienne est une ville de parcs : il y en a à tous les coins de rue, certains pâtés de maison en partagent un où les habitants aiment venir profiter de la fraîcheur le soir. Et il y a les grands parcs qui verdissent la ville : le resselpark, le stadtpark, le volksgarten/burgarten, deux grands espaces verts qui communiquent un peu comme Hyde Park et Kensington.

Et voilà, j’espère que la promenade vous a plu ! La semaine prochaine, pour clore cette parenthèse viennoise, nous irons faire un petit tour dans les musées !