Bilan des prix littéraires d’automne 2017

Les prix littéraires, cette année, ont eu tendance à m’agacer un peu (mais c’est un fait : je m’agace beaucoup en ce moment). Pas seulement parce que, comme d’habitude, les jurés se sont obstinés dans cette sale habitude de primer ce que je n’ai pas lu (et pourtant, j’en ai lu pas mal, et des chouettes trucs). Non, ce qui me désole, comme beaucoup, c’est qu’ils se sont surtout obstinés à ne primer que des hommes. Alors entendons nous bien : je ne milite absolument pas pour la discrimination positive, et ne veux pas qu’un roman soit primé parce qu‘il a été écrit par une femme. Mais. J’ai plutôt l’impression que cette année, d’excellents romans non pas eu de prix à cause du fait qu’ils aient été écrits par des femmes. Bref.

 Prix du roman FNAC : Bakhita de Véronique Olmi, un magnifique texte, habité et bouleversant, l’histoire d’une esclave devenue sainte, et que j’aurais aimé voir récolter d’autres lauriers !

– Grand Prix du roman de l’Académie Française : Mécaniques du chaos de Daniel Rondeau, chez Grasset. Un prix qui a surpris tout le monde, ceux (très nombreux) qui ne l’avaient pas lu et n’en avaient à la limite même pas entendu parler aussi bien que ceux qui l’avaient lu et ne comprennent pas trop. Je fais partie de la première catégorie.

– Prix Goncourt : L’Ordre du jour d’Eric Vuillard. Premier coup de sang, car on ne m’enlèvera pas mon intime conviction que si ni Zeniter ni Olmi ne l’ont eu, c’est simplement parce que le jury (certains membres…) n’a pas voulu couronner une femme deux années de suite. En outre, à titre très personnel mais tout de même (et après interrogatoire d’un échantillon varié de membres de mon entourage, j’ai noté que j’étais loin d’être la seule), je n’en peux tout simplement plus des romans sur la Seconde Guerre mondiale et le régime nazi et les nazis, et je n’en peux plus que ces ouvrages soient systématiquement primés, à croire que c’est la recette miracle et que rien d’autre en littérature n’est intéressant comme sujet (alors vous allez me dire : tu as adoré le roman de Désérable qui pourtant en parle, et je répondrai certes, mais enfin, tout de même). Donc je ne l’ai pas lu, et ne le lirai pas parce que je n’ai pas envie  (même si je n’ai rien contre Eric Vuillard, qui m’a l’air quelqu’un de charmant et un excellent écrivain, dont je lirai autre chose).

– Prix Renaudot : La Disparition de Josef Mengele d’Olivier Guez. Même réflexion que pour le Goncourt (même si je n’ai rien contre Olivier Guez, qui m’a l’air etc.). Le prix Renaudot du meilleur essai va quant à lui à De l’ardeur de Justine Augier, qui suscite chez moi un frémissement d’intérêt, mais honnêtement je manque de temps. Enfin, le Renaudot poche va à Les méduses ont-elles sommeil de Louisiane C. Dor, que je n’ai pas lu non plus mais l’auteure est très sympa !

– Prix Décembre : Le dossier M de Grégoire Bouillier. Alors c’est un peu un exception dans cette liste de prix, puisque, certes, je ne l’ai pas lu, mais, mais, mais, je dois dire que ça a l’air fort intéressant. Le seul problème est que c’est un peu trop volumineux et que, clairement, je manque de temps… dommage !

Prix du premier roman : Ma Reine de Jean-Baptiste Andréa, que… je n’ai pas lu.

– Prix Femina : La Serpe de Philippe Jaenada. A ce stade, j’ai quand même eu envie d’embrasser l’auteur pour avoir sauvé mon honneur, ainsi que les membres du jury. Cela dit, je reste tout de même ennuyée que même le Femina ne soit pas foutu de couronner une écrivaine mais enfin, si je commence à chipoter, on n’est pas sorti de l’auberge. Côté Femina étranger, c’est l’Américain John Edgar Wideman qui est récompensé pour Ecrire pour sauver une vie, le dossier Louis Till (j’aime bien le titre…), quant au Femina essai il a été attribué à Jean-Luc Coatalem pour Mes pas vont ailleurssur lequel je n’ai strictement rien à dire on s’en doute. Par contre, je suis très heureuse qu’un prix essai spécial ait été décerné à Françoise Héritier pour l’ensemble de son oeuvre, car j’aime beaucoup son oeuvre, et comme elle est malheureusement décédée depuis, c’est encore plus important !

 Prix de Flore : Eva Ionesco était sans doute trop attendue (et puis bon, c’est une femme…) et le prix a été donné à deux auteurs : Pierre Ducrozet pour L’Invention des corps et Johann Zarca pour Paname Underground. Inutile de préciser que je ne pense strictement rien de ces deux livres ni de leurs auteurs…

– Prix Intérallié : je les soupçonne d’avoir voulu primer Jaenada et de s’être faits griller par le Femina, parce qu’ils se sont tout de même pris 15 jours de plus. Bref. Le prix va à Jean-René Van der Plaetsen pour La Nostalgie de l’honneur, qui récolte aussi le Prix Giono. Je ne connais pas ce monsieur, et si vous voulez le roman abordant le sujet de la Résistance, on va dire que je vais continuer à ne pas le connaître…

– Prix Médicis : Yannick Haenel pour Tiens ferme ta couronneRoman que je n’ai évidemment pas lu, mais qui a l’air sympathique.

– Prix Renaudot des lycéens : Kaouther Adimi pour Nos richesses, roman que je n’ai pas lu, mais qui me tentait assez je dois dire. Elle obtient aussi le Prix du style.

– Prix Goncourt des lycéens (et Prix Landerneau des lecteurs) : L’Art de perdre d’Alice Zeniter. Un roman que je n’ai pas lu faute de réelle occasion, mais qui me tente assez. Je le lirai peut-être (ce n’est pas un engagement ferme, à cause du temps).

Bon. L’an prochain, si vous voulez un prix, surtout, faites en sorte que surtout, je ne lise pas votre roman.

Bilan des prix littéraires d’automne 2016

prix litterairesComme l’an dernier, petit bilan des prix littéraires d’automne. Cette année, je n’ai pas eu beaucoup de nez, et j’ai bien cru, à un moment, que mon score avoisinerait le zéro… Heureusement que les jeunes sont là !

Les lauréats de cette année sont donc :

– Prix du roman FNAC et Prix Goncourt des lycéens : Petit Pays de Gaël Faye, un roman très fort et parfaitement maîtrisé sur l’exil et la perte du paradis de l’enfance. Pour ne rien gâcher, l’auteur est adorable, et assurément une plume à suivre !

– Prix Femina : Le Garçon de Marcus Malte, dont je n’ai rien à dire (je n’en ai lu que des éloges, mais je ne crois réellement pas que ce soit pour moi) ; par contre le Femina Étranger va à Rabbih Alameddine pour Les Vies de papierun roman que j’ai beaucoup, beaucoup aimé ! Quant au Femina essai, attribué à Ghislaine Dunant pour Charlotte Delbo, une vie retrouvée, la polémique ne me donne pas du tout envie de me pencher dessus (un essai sans bibliographie, pour l’universitaire que j’ai été, cela me perturbe)!

– Grand Prix du roman de l’Académie Française : Le Dernier des nôtres d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre ; là encore un roman que je n’ai pas lu. Sans raison particulière d’ailleurs, sinon qu’on ne peut pas tout lire.

– Prix Médicis : Laetitia d’Ivan Jablonka (qui obtient aussi le prix littéraire du Monde), que je ne lirai pas, à la base je trouvais le sujet malsain et racoleur et ce qu’en a dit Arnaud Viviant au Masque et dans Ça balance à Paris a achevé de me convaincre de ne pas. Il paraît que j’ai tort, et d’ailleurs Viviant est un peu le seul à démolir ce livre, mais je me fie toujours à mon instinct qui sur ce coup rejoint ses arguments. Et puis bon, récompenser d’un prix du roman une oeuvre de non-fiction, ça me dérange un peu, d’autant qu’il existe un Médicis Essai (qui va à Jacques Henric pour Boxe). Quant au Médicis étranger il a récompensé Steve Sem-Sandberg pour Les élus.

– Prix Goncourt. Quatre finalistes, trois romans que j’ai lus et aimés, un que je n’ai ni lu ni envie de lire. Devinez ? Et oui, le prix a été attribué à Leïla Slimani pour Chanson Douce, celui que je n’ai pas lu, donc (toujours une question d’instinct, même si là encore il paraît que j’ai tort, mais j’aime affirmer mon originalité). Bon, j’ai quand même un truc à déclarer sur ce prix : j’ai interviewé l’auteure pour la FNAC :

– Prix Renaudot : Babylone de Yasmina Reza. J’ai hésité, et puis, ayant beaucoup d’autres romans qui me tentaient plus, j’ai renoncé. Vraiment, j’ai du nez !

– Prix décembre : Alain Blottière pour Comment Baptiste est mort. Je n’avais rien lu de la sélection…

– Prix Intérallié : Serge Joncour pour Repose-toi sur moiA ce stade des prix, je pensais vraiment que les divers jurys allaient continuer obstinément à ne primer que des livres que je n’avais pas lus. Même si là, pour le coup, j’en avais lu deux sur trois dans la dernière sélection. En tout cas, cela fait un beau prix pour un joli roman.

– Prix de Flore : Double Nationalité de Nina Yargekov. Alors non seulement je ne l’ai pas lu, mais je n’en avais même pas entendu parler (je regarde trop peu le catalogue POL lorsqu’il ne contient pas un nouveau Carrère)

– Prix Renaudot des lycéens : Giboulées de soleil de Lenka Hornakova-Civade ! Un très beau roman, les jeunes ont beaucoup de goût et priment un livre dont on a trop peu parlé !

– Prix des savoirs : le formidable petit essai de Lauren Malka, Les Journalistes se slashent pour mourir ! Si vous ne l’avez pas encore lu, précipitez-vous, il démythifie beaucoup de choses concernant la presse !

– Prix du style : le superbe Désorientale de Negar Djavadi, un de mes coups de coeur !

– Prix Femina des lycéennes : Tropique de la violence de Nathacha Appanah. Rien de spécial à dire…

Et vous, vous avez lu (et aimé) beaucoup de livres dans cette liste ?

Bilan des prix littéraires d’automne 2015

Prix littéraires 2015La saison des prix littéraires d’automne est désormais terminée. Et je trouve que c’est, plutôt, une bonne cuvée, attendu que j’ai lu (et aimé) un bon nombre des primés. Avant qu’ils ne soient primés, vu que ce n’est pas du tout mon genre de lire un roman simplement parce qu’il a obtenu un prix, raison pour laquelle habituellement mon taux de lecture des prix littéraires avoisine le 0 (je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais les mêmes choix que les jurés, ce qui me fait pester d’ailleurs). En revanche, il m’arrive souvent de m’intéresser aux premières listes, qui mettent en avant des oeuvres que je n’avais pas remarquées. Mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est voir primer un ouvrage que j’ai plébiscité de moi-même. Ce qui donc, habituellement, n’arrive jamais, sauf cette année !

Les lauréats sont donc :

– Grand Prix de l’Académie Française : Les Prépondérants d’Hédi Kaddour et 2084 de Boualem Sansal, ce dernier étant également nommé « meilleur livre de l’année » par le magazine Lire. Je n’ai pas lu le premier, et n’ai pas l’intention de le faire, le sujet ne m’intéressant pas. Le second, je l’ai lu, je ne l’ai pas trouvé si excellent que ça d’un point de vue strictement littéraire, néanmoins, à la lumière des événements récents, je le pense indispensable.

– Prix Goncourt : Boussole de Mathias Enard. Mon histoire avec le Goncourt est compliquée : systématiquement, les jurés priment, dans une liste où il y a des choses qui me plaisent beaucoup, le roman que je n’ai pas envie de lire, pour des raisons diverses. A chaque fois je suis déçue. Cela faisait donc des années que je n’avais pas lu le lauréat. Vous imaginez donc ma joie de voir primer cette année un roman lu et aimé (même si ce n’était pas mon préféré dans la liste) !

– Prix Renaudot et Prix Goncourt des lycéens : D’Après une histoire vraie, de Delphine de Vigan que j’ai pour ma part beaucoup aimé, et je suis donc ravie qu’il ait ce prix, notamment parce que c’est assez grand public et que cela équilibre avec le Goncourt d’Enard. Et puis, de toute façon, j’aime énormément Delphine de Vigan, que je vois ce soir en dédicace !

– Prix Femina : La Cache de Christophe Boltanski, que je n’ai pas lu, mais que j’avais repéré à sa sortie (mais que voulez-vous, il faut bien faire des choix…). On verra quand il sera disponible en poche !

– Prix Medicis : Titus n’aimait pas Bérénice de Nathalie Azoulai que j’avais repéré dans la liste du Goncourt, qui était mon favori pour ce prix, qui aurait fait aussi un beau Femina, et que finalement je désespérais de voir récompensé. Donc le Medicis, c’est bien !

– Prix Décembre : Un Amour Impossible de Christine Angot. Sans commentaire, je ne me suis toujours pas penchée sur le cas Angot. Il y a quelque chose en moi qui résiste, j’ai peur que la lecture de ses livres, vu le sujet central, me traumatise…

– Prix Interallié : La Septième fonction du langage de Laurent Binet, qui obtient aussi le prix FNAC. Un de mes coups de coeur de la rentrée littéraire, donc ravie !

– Prix Renaudot des lycéens : Juste avant l’Oubli d’Alice Zeniter, là encore un roman que j’ai beaucoup aimé, une auteure à mon avis à suivre de très près, un joli choix des lycéens donc !

– Prix de Flore : La Fleur du Capital de Jean-Noël Orengo. Je ne l’ai pas lu et je ne sais trop quoi en penser a priori, le sujet pourrait m’intéresser, à voir donc…

– Prix du style : Profession du Père de Sorj Chalandon. Je suis très contente que Chalandon ait finit par avoir un prix, ce qui est paradoxal car je ne l’ai pas lu, mais je fais pleinement confiance à tous les gens qui l’ont aimé. Pour des raisons personnelles je pense que je ne le lirai néanmoins pas (j’ai beaucoup pleuré en l’entendant dans Boomerang, je pense que ça suffira)

La septième fonction du langage, de Laurent Binet

La Septième fonction du langageMais ce collège de France, qu’est-ce que c’est ? Fondé par François Ier, d’accord, il a lu ça à l’entrée. Et ensuite ? Des cours ouverts à tout le monde qui n’intéressent que les chômeurs gauchistes, des retraités, des illuminés ou des profs qui fument la pipe ; des matières improbables dont il n’a jamais entendu parler… Pas de diplômes, pas d’examens. Des gens comme Barthes et Foucault payés pour raconter des trucs fumeux. Bayard est déjà sûr d’une chose : ce n’est pas ici qu’on apprend un métier. Epistémè, mon cul.

C’est l’un des romans dont on parle le plus en cette rentrée littéraire, et pas seulement parce que nous fêtons cette année le centième anniversaire de Roland Barthes. Présent sur presque toutes les listes de prix, sauf bizarrement celle du Goncourt (enfin, bizarrement… j’ai ma petite hypothèse), il suscite le débat, entre les « pour » et les « anti », les admirateurs et les détracteurs, qui ne s’affrontent d’ailleurs pas toujours sur le terrain littéraire : on assiste presque à une nouvelle affaire Dreyfus comme le petit monde des lettres en connaît épisodiquement. D’ailleurs, quand j’ai posté ma photo sur Instagram, j’ai à nouveau eu des réactions contrastées.

Il faut dire qu’avec ce roman, Laurent Binet égratigne sérieusement le petit monde intello-germanopratin, ce que certains ne lui pardonnent pas (ça ce sont ceux qui n’aiment pas pour des raisons partisanes). D’autres trouvent que c’est du grand n’importe quoi. Bref, personne n’est d’accord !

Mais de quoi est-il question ?

Le 25 février 1980, en sortant d’un déjeuner avec Mitterrand, Roland Barthes est fauché par la camionnette d’une entreprise de blanchissage, avant de mourir un mois après de ses blessures. Pour tout le monde, il s’agit d’un accident bête : Barthes, totalement absorbé dans ses pensées, a traversé la rue sans regarder. Cela arrive. Mais si c’était en fait un assassinat ? En effet, Barthes avait sur lui un document précieux, qui pourrait bien changer la face du monde, et qui s’est mystérieusement volatilisé. L’inspecteur Bayard, caricature de flic ignorant et réactionnaire, haïssant les intellectuels gauchistes, est chargé de l’enquête, et réquisitionne, pour l’aider à comprendre le microcosme germanopratin et lui traduire le langage sémiotique, Simon Herzog, un jeune chargé de cours…

Thriller ésotérico-érudit à la Umberto Eco (le seul intellectuel à être à peu près épargné dans le roman) mâtiné de satire universitaire à la David Lodge (auquel il est fait un clin d’oeil par le biais d’un surnuméraire s’incrustant à un colloque), avec un peu de James Bond et de parodie de roman d’espionnage sur fond de guerre froide et de San Antonio pour l’écriture, ce roman est à la fois brillant et jubilatoire ! Les idoles en prennent pour leur grade : accros au sexe et aux drogues quand ils ne sont pas tout simplement ridiculisés dans des scènes dignes d’un film comique, toutes les grandes figures de la French Theorie ont leur rôle : Foucault, BHL, Deleuze et Guattari, Derrida, Todorov et Nancy Huston, et surtout Sollers et Kristeva. Tous ces gens que ceux qui ont fait des études de lettres connaissent bien, ont lu, descendent de leur tour d’ivoire intellectuelle et deviennent humains, trop humains.

Binet s’amuse avec la référentialité. D’un côté il ressuscite une époque, sème les effets de réel, les événements, les noms, les lieux. De l’autre il déréalise l’ensemble avec des effets de fiction plus ou moins évidents (plutôt moins, d’ailleurs). Un peu comme Delphine de Vigan mais d’une autre manière, il interroge la littérature, le réel, la fiction, le monde.

Et il interroge surtout le langage et ses immenses pouvoirs : celui qui les détient n’a besoin de rien d’autre. Argumenter, persuader, convaincre, débattre : tous les jours nous ne faisons, finalement, que cela, comme dans un gigantesque logos club où les enjeux varient, mais où il s’agit toujours d’amener l’autre à changer de point de vue pour adopter le nôtre. Pas étonnant dans ce cas que l’on soit prêt à tuer pour cette fameuse septième fonction du langage, la fonction performative, qui permet d’agir sur le monde !

Immensément drôle et intelligent, ce roman est absolument à mettre dans toutes les mains, y compris de ceux qui n’y connaissent rien en sémiologie et en sciences du langage : le roman est assez pédagogique pour pouvoir suivre, et pour vous aider Abeline nous a concocté un petit guide !

Lu également par Ys, François

La Septième fonction du langage
Laurent BINET
Grasset, 2015

RL201521/24
By Hérisson