Si par hasard… de Ludovic Lecomte

Si par hasard... de Ludovic LecomteSi par hasard
Sur l’pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudence, prends garde à ton jupon
(Georges Brassens, « Le Vent »)

Moi j’aimais bien les cadenas du pont des Arts, surtout au début lorsqu’il n’y en avait pas des quantités invraisemblables, j’avais d’ailleurs fait une série de photos que j’aime beaucoup ! Après, c’était devenu excessif, on ne voyait plus la Seine à travers le grillage, c’était laid et dangereux ; le problème, c’est que quand ils les ont enlevés, ils ont remplacé ça par d’immondes prétendues oeuvres d’arts qui défiguraient encore plus le paysage que les tonnes de cadenas ; lorsque j’y suis repassée il y a quelque temps, c’était du plexiglas, sur lesquels les gens écrivaient, à mon avis il va falloir le remplacer souvent. Bref.

Lorsque les cadenas du pont des Arts ont été retirés, Julien s’est introduit dans l’entrepôt où ils étaient stockés pour récupérer celui de son amie Agathe. Intrigué, il en a pris dix autres, et se met à la recherche de leurs propriétaires…

Un roman qui parle d’amour, d’amitié, de belles rencontres, ça fait un bien fou ! Sur une idée de départ très belle et originale, Ludovic Lecomte nous offre un très joli roman, plein de tendresse et d’optimisme, un roman qui donne foi dans les hasards de la vie, frais et réjouissant et qui se lit le sourire aux lèvres, même si parfois les larmes ne sont pas loin : si vous avez envie d’être emporté dans une belle histoire, n’hésitez pas une seconde !

Hasard du calendrier : les cadenas seront mis en vente le 13 mai à 15 heures au Crédit Municipal de Paris, au profit d’associations caritatives, ce qui est finalement une belle idée aussi… On pourrait en acheter un lot et faire comme dans le roman ?

Si par hasard…
Ludovic LECOMTE
Ella éditions, 2017

Sous le pont des arts coule la Seine… et dessus se dit notre amour !

L’autre jour, je n’ai pu résister à la force d’attraction du Pont des Arts, devenu, plus encore que le Pont des Soupirs vénitien, le lieu de rendez-vous des amoureux du monde entier, qui viennent là accrocher un cadenas afin de sceller leur union et la crier au monde entier. Romantique comme je suis, je ne pouvais pas ne pas aller y faire quelques photos.

Photos émouvantes s’il en est que celles-ci, qui immortalisent la déclaration d’amour. Il y en a des millier, de ces petits cadenas (il paraît qu’il y en a aussi sur le pont de l’évêché). Des tout simples, où les amoureux ont écrits leurs noms au marqueur comme on le faisait autrefois au couteau sur le tronc d’un arbre ou le dossier d’un banc. Il y en a de formes diverses, et notamment de coeur, évidemment. Il y en a qui sont gravés (je suppose qu’il existe un marché du cadenas gravé). Certains portent juste deux noms, parfois une date, une citation, un message, ou même une demande en mariage. Ils viennent de partout dans le monde. Et c’est beau.

Ce qui est en train de devenir une tradition m’émeut beaucoup, et j’ai donc passé un long moment sur le pont, à braver le vent (et je n’étais pas la seule) pour ces clichés. J’en ai fait une centaine, et j’ai donc du faire une sélection, qui s’inscrit parfaitement dans ma série « Love is all around you » !