Paula Modersohn-Becker au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

affiche_pmbJe voulais visiter cette exposition après avoir lu la biographie que Marie Darrieussecq lui consacre, Etre ici est une splendeur. Mais l’autre jour, lorsque je suis sortie du Palais de Tokyo, il n’y avait pas de queue, j’avais encore du temps, donc je me suis dit qu’autant en profiter parce que me connaissant, l’exposition serait terminée que je n’aurais encore pas acheté le livre, et qu’après tout, pas besoin.

Paula Modersohn-Becker, je n’en avais strictement jamais entendu parler avant que Darrieussecq ne la mette en lumière. Il faut dire qu’elle est totalement méconnue du grand public français, même si elle est considérée comme une des figures majeures de l’art moderne malgré sa très courte carrière (une dizaine d’années : elle est morte à l’âge de 31 ans). Elle est aussi connue pour son amitié avec Rilke.

Je dois reconnaître que je suis très loin d’avoir eu un coup de coeur artistique pour le travail de cette peintre. Je ne sais pas si c’est parce que quelque chose m’a échappé (son talent) ou si je suis résolument hermétique à son univers, mais j’ai trouvé cela sans le moindre intérêt : tous les visages se ressemblent, que ce soient les autoportraits et les portraits, ils sont tristes, éteints, tout comme les couleurs que j’ai trouvées très ternes. En fait, absolument aucune sensualité ne se dégage de cette oeuvre, même des nus : si j’ai bien compris, c’est justement en ça que son travail est révolutionnaire, mais du coup je n’ai pas du tout adhéré et j’ai trouvé ça tout simplement déprimant.

Paula Modersohn-Becker, l’intensité d’un regard
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson
75116 Paris
Jusqu’au 21 août