Instantané #119 (calendrier de l’Avent)

Nous avons tous besoin de douceur, en ce moment, et dès le mois de septembre j’avais envie de calendrier de l’Avent. Un avec des petits cadeaux, en plus de celui en chocolat de mon chocolatier. Les calendriers thé, beauté etc. ne m’intéressent pas du tout, je voulais plutôt quelque chose du style Exploratology d’il y a quatre ans, mais sans reprendre celui-là car j’avais peur des « redites ». Et hop, magie : je tombe sur celui-ci, proposé par la box papier Saperlipapier et la marque Mini Labo. Les deux proposant vraiment des choses tout à fait dans mes goûts, poétiques et douces, je me suis lancée et j’ai précommandé dès mi-septembre, entraînant d’ailleurs avec moi d’autres personnes (comme ça ça sera bien, on ouvrira nos petits paquets « ensemble ») (mais je ne suis pas sponsorisée). Et bien m’en a pris, car il s’est très vite vendu.

Je viens de le recevoir, et je suis déjà sous le charme de la boîte et des petits paquets (ce qui fait que ce sera un calendrier zéro déchets, car les emballages me serviront dans mes créations : je suis addict au kraft). Inutile de vous dire que j’avais déjà hâte de me mettre en mode Noël, alors maintenant… Je mettrai à jour l’article avec les petites surprises !

Et vous, calendrier de l’Avent ou pas ? Lequel ?

Instantané #95 (juste quelque chose de joli)

Lorsque Myriam a créé sa marque de papeterie, Atelier d’Albion, j’ai tout de suite aimé l’univers qu’elle proposait, et bien sûr le fait que ce soit fabriqué en France. En bonne amoureuse et des jolies choses, et de la papeterie, je ne pouvais qu’être tentée mais bien sûr le temps a passé, enfin je ne vous fais pas toute l’histoire.

Et puis, pendant le confinement, Myriam a eu une très jolie idée : demander à des artistes, écrivains, blogueurs de partager une idée sur leur carnet, et elle m’a proposé de participer, ce que j’ai fait avec joie et avec une page de mon journal poétique. Ce qui m’a du coup refait penser à mon projet, et si j’ai attendu la fin du confinement, dès lundi je me suis offert un peu de joie avec un beau carnet « je suis poète », un autre tout aussi joli mais plus petit avec une machine à écrire vintage, et un petit sticker machine à écrire. Je ne sais pas encore ce que je vais écrire sur mon carnet rouge (le carnet machine à écrire je sais : c’est le type de carnets que j’ai toujours sous la main pour noter les idées en vrac).

Bref, si vous ne connaissez pas, je vous engage à aller découvrir cette jolie marque !

Le journal des rêves

Les rêves et moi, c’est une histoire longue comme ma vie. Je suis hyperonirique (c’est-à-dire que je rêve dans toutes les phases de mon sommeil, du moment où je m’endors à celui où je me réveille), ils sont souvent assez clairs au niveau du sens, et je m’en souviens plutôt bien la plupart du temps. Certains m’ont même tellement marquée que des années après, je m’en rappelle aussi parfaitement que d’événements vécus. Je vous ai déjà parlé de celui que j’avais fait, adolescente, dans lequel je découvrais que j’étais une extra-terrestre et que je partais pour rejoindre ma planète en traversant une forêt de symboles. Par contre je ne crois pas (mais c’est possible que si) vous avoir raconté celui que j’ai fait il y a deux ans, la veille d’un événement totalement inattendu vu les circonstances et qui a bouleversé toute ma vie, en tout cas intérieurement : j’achetais une grande maison, et je cassais tout à l’intérieur pour tout refaire (ceux qui s’y connaissent en interprétation des rêves, à lire ça, on sans doute esquissé un petit sourire). En ce moment, je rêve souvent de bébés (qui parfois représentent mon enfant intérieur, d’autres fois mes projets).

Quand j’étais adolescente, je faisais aussi beaucoup de rêves prémonitoires, mais à part le rêve de la maison raconté ci-dessus, je n’en fais plus. Il faut dire que ce n’était pas très utile, vu que j’étais simplement avertie de ce qui allait se passer mais ne pouvais rien y changer.

Cette année, j’ai décidé de travailler encore davantage avec mes rêves, avec un carnet spécial (je ne suis plus à un carnet près). J’avais déjà essayé, de noter mes rêves et de les analyser, notamment après la lecture de L’Art de rêver de Nicole Gratton. J’ai d’ailleurs toujours ce carnet. Mais là j’ai décidé d’être encore plus efficace : je me suis offert un beau carnet spécial qui me tentait depuis des semaines : The Dream Journal de Cocorrina.

Cocorrina est une illustratrice dont j’ai découvert par hasard le travail sur Instagram (elle fait de sublimes gifs) et qui m’enchante tant son univers me correspond parfaitement. Donc j’ai commandé ce journal des rêves, qui non seulement est absolument sublime, mais parfaitement adapté à la lecture des rêves.

 

 

Le journal des rêves
Le journal des rêves

Chaque double page s’organise de manière à tirer le meilleur parti des rêves. D’abord la date, les heures de sommeil et le titre du rêve (c’est très important de donner un titre, car le titre qui va « venir » est déjà un début d’interprétation. Ensuite la phase de la Lune (je compléterai par le signe dans lequel elle est, et à quoi ça correspond en me servant des Gardiennes de la Lune de Stéphanie Lafranque) et les émotions ressenties. Enfin, concernant le rêve proprement dit : les symboles et sentiments importants, et le récit/interprétation (à ce sujet, je déconseille fortement les clés des rêves : je trouve au final le Dictionnaire des symboles de Chevalier et Gheerbrant chez Bouquin, de toute façon un outil indispensable, beaucoup plus éclairant). Enfin on coche pour indiquer s’il s’agit d’un rêve récurrent et/ou lucide.

Voilà, je suis ravie de mon outil qui va peut-être me permettre de mieux comprendre certaines choses, et qui en plus sera joli sur ma table de nuit !

Et vous, vous avez quelle relation avec vos rêves ?

Bonnes adresses parisiennes : Papier Plus et Mélodie Graphique

Papier+Toujours aussi dingue des papiers, stylos et autres carnets, j’avais soigneusement noté cette adresse indiquée par François Busnel dans Mon Paris littéraire :  Papier Plus, et m’y suis rendue à la première occasion. Le moins que l’on puisse dire est que je n’ai pas été déçue, tant l’endroit regorge de merveilles et de tentations : des carnets de toutes les tailles et de toutes les couleurs, des boîtes de rangement, des cahiers d’écriture, des crayons de couleur aux teintes originales, et des stylos… Bref, tout pour écrire, dessiner, décorer, et de très belle qualité puisque tous les papiers sont artisanaux. On trouve même quelques produits du typographe. Je me suis donc offert un lot de cahiers d’écriture pour mes projets de textes, un ensemble de crayons de couleur Faber Castel et des feutres de la même marque, et des chemises cartonnées. Et j’y reviendrai avec plaisir à l’occasion tant beaucoup d’autres choses me faisaient envie !

 

PAPIER PLUS
9 RUE DU PONT-LOUIS-PHILIPPE
75006 PARIS

Et puis, tant que j’y étais, j’ai traversé la rue pour aller faire un tour dans une autre boutique indiquée par notre guide suprême et qui se trouve juste en face : Mélodie graphique. Là encore, de très beaux carnets (mais dans lesquels, honnêtement, je n’aurais jamais osé écrire), de superbes papiers, des cartes, et surtout, des plumes (de vraies plumes, que l’on trempe dans le flacon d’encre) et des encres aux couleurs variées et originales. Je n’ai rien acheté, mais ce n’est pas l’envie qui me manquait. Une prochaine fois !

 

MÉLODIE GRAPHIQUE
10 RUE DU PONT-LOUIS-PHILIPPE
75006 PARIS

Bonnes adresses parisiennes : le Typographe

Vous connaissez mon amour sans bornes pour les carnets, papiers, cartes et autres trucs de littéraire. Cela faisait donc longtemps que je projetais une petite visite au Typographe, qui a eu la bonne idée de s’installer non loin du boulevard Saint-Germain. En fait, j’avais noté cette adresse depuis ma visite à la boutique de Bruxelles. Ce qui fait donc quelque temps, mais à vrai dire, je n’avais pas strictement besoin de nouveaux carnets. Mais bref.

Véritable caverne d’Ali-Baba, cette petite boutique (vraiment toute petite, on peut facilement passer devant sans la voir, comme moi d’ailleurs, alors même que je la cherchais) regorge de tentations : des carnets originaux, des cartes, des stylos, des accessoires de bureau… bref, une multitude de merveilles, faites à la main. L’ensemble est de très belle qualité, soigné, élégant : tout à fait ce que je cherche, donc !

J’ai été raisonnable, je trouve : je suis juste repartie avec un cahier, un petit carnet de notes détachable, et deux petites cartes, l’une avec un hibou (forcément), l’autre avec un chat. Et certains de ces achats seront des cadeaux, donc aucune culpabilité ! La carte « Merci » quand à elle accompagne le ticket de caisse : mine de rien, c’est très sympathique comme idée.

La saison des cadeaux de noël va bientôt commencer, donc si vous cherchez des choses originales pour vous (parce qu’on peut se faire des cadeaux à soi même, oui oui) ou pour un amateur de jolies choses dans votre entourage, vous savez où aller !

LE TYPOGRAPHE
33 RUE MAZARINE
75006 PARIS
Ils ont aussi une boutique en ligne

Toquée de carnets

CarnetsEn bonne obsessionnelle que je suis, j’ai développé depuis plusieurs années une manie (somme toute inoffensive) pour ces merveilleux compagnons de l’écrivain que sont les carnets. J’en avait déjà parlé d’ailleurs au début du blog, mais force m’est de constater que ça ne s’est pas arrangé depuis, je ne peux pas entrer dans une papeterie sans en acheter au moins un, et en plus on m’en offre. J’en ai toujours au moins un sur moi, et chacun a une attribution bien précise (ça c’est mon côté control freak). Dans ma collection, il y a :
– les petits Moleskine noirs, devenus les compagnons indispensables de mon quotidien car je m’en sers de journal intime
– le grand Moleskine noir, qui me sers de carnet de visite lorsque je vais dans un musée ou une exposition
– le carnet en cuir noir que j’ai acheté à Londres, prise d’un soudain besoin d’écrire alors que je n’avais pas mon ordinateur : depuis, j’y note des bribes de textes ou des idées pour mes différents projets
– le carnet Gallimard auquel j’ai vite trouvé une utilité : j’y note les citations qui me touchent et m’inspirent
– un petit carnet coloré offert par les éditions du Cherche-Midi, et qui me sert à la fois de calendrier éditorial et de carnet de réflexion pour mes futurs articles
– un mini-carnet girly sur lequel je note tout et n’importe quoi, des titres de livres, des noms, des listes de choses à faire…
– et puis tous ceux qui attendent encore que je leur trouve un rôle, peut-être comme tome 2 d’un des précédents. Mais j’aime beaucoup aussi les laisser vierges, mais carnets, les maintenir dans la virtualité de la page blanche, le vertige des possibles. Parce que je ne suis pas sûre non plus de les retrouver…

Et vous, dingues de carnets aussi ?

Bloc notes

<Le salon du patrimoine culturel>

salon du patrimoineUne idée de sortie pour ce week-end, au cas où vous seriez déjà allé au salon de la photo ? Le salon du patrimoine culturel qui se tient ce week-end au Carrousel du Louvre, et où 350 exposants sont là pour faire découvrir, apprécier et partager leur passion : la sauvegarde et la préservation de notre patrimoine culturel.

<« The forbidden sale » : Pierre Molinier, collection Emmanuelle Arsan>

Théo Lesoual’ch & Pierre Molinier, Emmanuelle Arsan, tirage argentique d’époque (estimation 1 500 – 2 000 € / 1 700 – 2 250 $)
Théo Lesoual’ch & Pierre Molinier, Emmanuelle Arsan, tirage argentique d’époque
(estimation 1 500 – 2 000 € / 1 700 – 2 250 $)

Si j’étais riche, je pense que je pourrais tout à fait devenir collectionneuse d’art et passer ma vie dans les ventes aux enchères, notamment celles qui sont consacrée à l’ars erotica. Comme celle-ci, par exemple : le 13 novembre prochain, pendant le Mois de la Photo, le département Photographie d’Artcurial proposera aux enchères une collection majeure : la collection de près de 200 œuvres de Pierre Molinier, réunies par Emmanuelle Arsan qui fut une des muses de l’artiste. Elle regroupe photographies, dessins, clichés d’œuvres et lettres personnelles, qui témoignent de l’admiration que se portaient les deux artistes, et leur passion commune pour le plaisir et l’amour.

<La bibliothèque de Pierre Bergé>

sadeSi j’étais riche, donc, et que je passais ma vie dans les ventes aux enchères, je ne louperais certainement pas celle de la bibliothèque de Pierre Bergé, qui se tiendra le 11 décembre à Drouot, organisée par Pierre Bergé et associés en collaboration avec Sotheby’s. Comme malheureusement il est peu probable que d’ici-là ma fortune se soit assez accrue pour cela, je me contente de musarder sur le site dédié, qui permet notamment de feuilleter le superbe catalogue et d’admirer les merveilles qui sont proposées à la vente et qu’il serait difficile de toutes citer. Pour ceux qui veulent admirer de plus près et qui éventuellement sont milliardaires et peuvent se permettre d’envisager d’investir, plusieurs expositions : à Londres du 6 au 9 novembre, à Bruxelles le 19 novembre et enfin à Drouot, juste avant la vente, du 8 au 10 décembre.

<Les Abeilles de Guerlain : concours de nouvelles>

Logo_Abeilles_Guerlain_V2_925x521Comme l’an dernier, la maison Guerlain et le Cherche-midi organisent un concours de nouvelles, « les Abeilles de Guerlain », ouvert à tous les auteurs n’ayant jamais été publiés, sur le thème, cette année, des couleurs. Pour participer, il vous suffit d’envoyer votre texte, qui comprendra 12000 signes maximum, à abeillesdeguerlain@cherche-midi.com avant le 15 décembre. Les nouvelles seront ensuite soumises à un jury présidé par Laurent Boillot, PDG de Guerlain, et composé, entre autres, de Grégoire Delacourt, Clara Dupont-Monod, Sylvie Germain, Olivia de Lamberterie et Christophe Ono-dit-Biot. Les nouvelles retenues seront éditées au Cherche-Midi en 2016, et l’ensemble des droits d’auteurs reversés aux Restos du Coeur pour leur atelier de lutte contre l’illettrisme. A vos plumes !

<Billet gratuit>

billetgratuitEnvie d’un bon plan ? Ne quittez-pas : je vous présente Billet Gratuit, qui propose des invitations gratuites pour des pièces de théâtre, concerts, spectacles, principalement sur Paris mais aussi en province. Chaque semaine des centaines d’invitations sont disponibles, il suffit de s’inscrire pour les voir : on peut alors réserver une date et obtenir une invitation valable pour deux personnes. Il faut être au taquet car les dates sont souvent courtes (la veille ou le jour même) mais c’est parfait pour découvrir de jeunes artistes et se faire plaisir même si on n’a pas trop les moyens !

<Bibliothèque « sous-titre »>

etagere-fixations-invisible-pJe suppose que vous avez le même problème que moi : les livres qui petit à petit colonisent tous les espaces disponibles de votre foyer. Pour ma part, je n’ai plus de place dans mes bibliothèques, et plus de place non plus pour ajouter de nouvelles bibliothèques. Damned ! Je fais des piles, des petites piles, des grandes piles, qui parfois s’écroulent lamentablement. Et là, je tombe sur ça : la manufacture nouvelle propose des étagères à fixation invisible, conçues exprès pour les livres, et qui peuvent s’installer un peu partout, au dessus d’un canapé par exemple. L’idée est ingénieuse : de faux-livres, réalisés en bois et dont la tranche est recouverte d’un titre, d’un nom d’auteur, se dissimulent  parmi les vrais,  faisant aussi office à la fois de serre-livres et de fixation ! C’est joli et pratique, ça ne va évidemment pas sauver mon appartement de l’invasion mais j’aime beaucoup !

<Prix du polar auto-édité>

prix du polarPour son édition 2016 du prix du polar auto-édité, Thebookedition.com (Premier site d’autoédition français) s’associe au Furet du Nord (Une des plus grandes Librairies Physiques d’Europe) pour promouvoir et distribuer des auteurs indépendants afin de faire reconnaître l’autoédition comme un acteur incontournable du marché du livre d’aujourd’hui. Ce prix s’adresse donc à tous les auteurs indépendants ayant un livre déjà écrit et/ou publié depuis moins de deux ans, qui peuvent déposer leur texte avant le 31 décembre sur www.prixdupolar.com. 3 prix seront remis : le prix du jury, un prix encouragement du président du jury, et un prix des lecteurs ! A vos plumes (again) !

<48h pour écrire>

Affiche 48 heures pour écrire LDCette année encore, les Editions Edilivre organisent le concours d’écriture « 48 heures pour écrire« , qui en est à sa troisième édition. Organisé en partenariat avec Post-it, Studyrama, Didactibook, Youscribe et le magazine Books, il est ouvert à tous (il y a eu 2100 participants l’an dernier) et ce sont des milliers d’euros de lots que se partageront les quatre lauréats. Pour participer, rendez-vous le vendredi 20 novembre à 19h sur Edilivre.com pour connaître le thème : vous aurez alors 48 heures pour écrire et envoyer votre texte de 10 000 caractères maximum.

<Ecrire en Gallimard>

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© M. Martin Delacroix-Gallimard

Vous en rêviez, Gallimard l’a fait (et a mon avis, d’autres éditeurs suivront) : toute une ligne de carnets d’écriture aux couleurs de la mythique Blanche de la prestigieuse maison : des petits, des grands, des moyens, reprenant les titres des grands auteurs (« souvenirs personnels », « exercices de style »…) pour accueillir vos propres mots. Moi, j’ai déjà craqué :

gallimardEt vous ?

<La journée des auteurs à Sciences Po>

sciencespoLa Journée des Auteurs, anciennement la Journée des Dédicaces, le salon littéraire de Sciences Po, se déroulera à Sciences Po le 21 novembre. Le thème de cette année est particulièrement intéressant : « L’écrivain : sa vie versus son œuvre ». Plusieurs conférences, ateliers et concours seront organisés en amont, afin de préparer au mieux cette journée littéraire, et je jour-même vous pourrez retrouver de nombreux auteurs. L’événement est gratuit et ouvert au public. Pour en savoir plus, c’est par ici.

<Les vendredis d’Apostrophes>

© CINÉTÉVÉ / FRANCE 2
© CINÉTÉVÉ / FRANCE 2

Vendredi soir, France 2 proposait un documentaire réalisé par Pierre Assouline sur les « années Apostrophes », émission culte s’il en est. Des passages plus ou moins célèbres, sous forme d’abécédaire, et commentés par Pivot lui-même : l’émission sur l’amour avec Barthes et Sagan, Jean d’Ormesson qui mouche sévèrement Alain Peyrefitte, Bukowski rond comme un boulon, Cohen qui veut lire lui-même un extrait de Belle du Seigneur (« oh, je voudrais le lire moi »), Nabokov qui faisait semblant de boire du thé mais sifflotait du whisky, la première télé de Modiano, Kirk Douglas qui remet en place Séguéla venant de dire une ânerie (oh !), Gainsbourg qui explique à Beart que la chanson est un art mineur… Bref, des moments chargés d’émotions, du rire, de l’impertinence, de l’intelligence, de l’étonnement aussi devant la liberté qui régnait : tout le monde fume, tout le monde boit, et on y tient des propos qui feraient scandale aujourd’hui. Une petite madeleine (à moins que ce ne soit une biscotte) vintage, à voir absolument en replay (moi-même je pense me faire une deuxième séance).