Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus, de Paul Dewandre

Je me suis dit que même si je changeais de femme, ça ne changerait pas le problème.

Il y a quelque temps, un peu découragée par certaines choses que malgré mon âge je n’ai jamais réussi à comprendre, je me suis tournée vers le fameux Mars et Vénus de John Gray. Je n’en ai pas parlé, parce que je ne voyais pas vraiment quoi en dire en fait, mais je me suis dit que si je l’avais lu il y a 20 ans je me serais sans doute évité bien des déboires, bien des chagrins, bien des réactions disproportionnées et sans doute bien des ruptures. Et je me suis même dit qu’en fait, on devrait carrément l’enseigner à l’école, car cela m’aurait grandement aidée que l’on m’explique certains comportements typiquement masculins. Bref, l’autre jour, je suis tombée sur ce spectacle, adapté des livres de John Gray, et dont les deux premiers volets sont disponibles sur Netflix.

L’idée du premier volet est justement celui d’un cours, validé par l’Education Nationale, sur les relations entre les hommes et les femmes (je crois d’ailleurs qu’une telle « éducation à la sentimentalité » qui viendrait compléter l’éducation à la sexualité certes fondamentale mais qui ne prend en compte qu’un aspect des relations, est effectivement en réflexion).

On va être clair : j’ai manqué m’étouffer de rire à chaque minute. Les hommes aiment zapper pendant des heures, affalés en slip sur le canapé, les femmes aiment blablater des heures au téléphone pour ne rien dire, et tout un tas de comportements dans lesquels on se reconnaîtra forcément à un moment ou un autre, sont passés au crible. Pour faire rire évidemment, mais aussi pour faire réfléchir à cette chose absolument essentielle : ça ne sert à rien de s’énerver, ça ne sert à rien de changer de mec ou de nana (ou alors il faut aussi changer d’orientation sexuelle, car nous sommes différents, et on ne peut pas attendre que l’autre réagisse comme nous dans la même situation puisque sa logique n’est pas la même, et pour le rendre heureux il ne faut pas lui donner ce qu’on voudrait recevoir, mais ce qu’il a besoin de recevoir (les hommes ont besoin de marques de confiance, les femmes d’attentions).

Bref, c’est drôle, un peu caricatural (mais pas tant que ça je trouve, même si parfois on se retrouve dans certains fonctionnements du sexe opposé, ce qui d’ailleurs est souligné dans le spectacle) mais surtout bien foutu. Pour ma part, la théorie de la vague et de la grotte a totalement révolutionné ma vie, même si elle est à adapter à chaque couple.

Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus
Paul Dewandre