Alice et autres nouvelles, d’Anaïs Nin et ses amis : voyage érotique

Mais pour elle, cette pression contre ses seins voluptueux était une délicieuse introduction à la belle histoire qu’elle allait lire cette nuit, le véritable début de ce ravissement de la chair, le premier pas vers cette union divine de la force et de la beauté qui s’achève dans un baiser suprême, indicible ; ce couronnement vertigineux de Vénus dans toute sa gloire.

Anaïs Nin est une autrice qui a beaucoup d’importance dans mon parcours de femme et d’autrice, même si je ne l’ai découverte que tardivement par rapport à d’autres auteurs érotique. J’étais donc très enthousiaste de découvrir ce petit recueil, qui a une particularité : on ne sait pas qui a écrit les textes. Il s’agit en effet d’un recueil collectif, écrit sur commande pour un milliardaire, par un groupe d’auteurs constitué par Nin et ses amis et se faisant appeler « l’Organization ». Ce qui donne un résultat assez hétérogène.

Sept nouvelles composent ce recueil. « Alice », la nouvelle liminaire et éponyme, nous montre un couple excité par le fait de voir un autre couple faire l’amour ; « Esmeralda » nous raconte une scène sur laquelle Victor Hugo a été beaucoup plus pudique ; « Souvenirs » nous introduit dans un pensionnat de garçons, sous la plume d’un adolescent très précoce ; « Florence » est une histoire de bureau ; « Des jeunes filles et de leur con » est une sorte de méditation sur le sexe féminin ; « Je veux une femme », probablement inachevée, raconte l’histoire d’un homme à la recherche d’une partenaire féminine, et enfin, « le membre d’or » est celle d’un autre soumis à un programme de fortification sexuelle…

Dans l’ensemble, ces nouvelles sont particulièrement littéraires : l’érotisme y est fin et délicat, subtil, exactement comme j’aime. Il ne s’agit pas juste de sexe : cela va au-delà, notamment dans les deux premières nouvelles, que j’ai préférées, et qui ont une dimension assez cérébrale et spirituelle, voire mystique, notamment « Esmeralda » qui est une véritable merveille et célèbre un hieros gamos. En fait, mon hypothèse est que ces deux premières nouvelles ont été écrites par Anaïs Nin elle-même, ou tout au moins une femme, ce qui leur a permis de faire écho en moi. Les autres ont probablement été écrites par des hommes (et je ne le dis pas seulement parce que le narrateur est masculin, il l’est aussi dans la première nouvelle), à l’exception de « Florence » dont je pense qu’elle a été écrites à deux (c’était une des manières de faire du groupe).

En tout cas, je me suis régalée avec ces nouvelles d’un érotisme de haut niveau, qui m’ont permis de bien terminer l’année 2022 !

Alice et autres nouvelles
Anaïs NIN et ses amis
La Musardine, 1999/2022

Comme une Valse, de Dorothy Parker : instantanés

Il y avait presque chaque jour des tâches à accomplir, et Mrs Lanier s’y préparait courageusement. Elle devait partir dans sa voiture de ville pour choisir de nouvelles toilettes et faire retoucher, à ses parfaites mesures, celles qu’elle avait commandées précédemment. Des vêtements comme les siens ne relevaient pas du hasard ; comme la grande poésie, ils réclamaient du travail. Mais elle redoutait le moment de quitter le refuge que constituait sa maison, car partout ailleurs, le laid et le triste assaillaient ses yeux et son cœur. Souvent, elle se tenait, pleine d’hésitation, devant le grand miroir baroque du couloir, avant de réussir à relever la tête et à avancer enfin, bravement.

J’avais découvert Dorothy Parker avec la magnifique pièce de Jean-Luc Seigle, Excusez-moi pour la poussière. Malheureusement, à l’époque, ses œuvres étaient un peu difficiles à trouver, et j’avais remis sa lecture à plus tard. Et puis, l’autre jour, je suis tombée sur ce recueil de nouvelles : l’occasion parfaite !

Ce recueil est constitué de 19 nouvelles : le soliloque littéraire d’une femme réveillée à 4h du matin ; deux amies employées de bureau qui imaginent comment dépenser 1M de dollars ; une femme dans un bar clandestin ; un couple qui engage pour l’été un domestique un peu bavard ; une femme qui danse avec un homme alors qu’elle n’en a pas du tout envie ; des soldats pendant la guerre civile espagnole ; une femme qui tente de rendre un homme jaloux ; le journal d’une new-yorkaise ; une femme qui défend un de ses amis ; une femme de la haute société investie dans un atelier de couture pendant la guerre ; une fille et sa mère ; un mari en permission ; une femme obsédée par les actrices ; une artiste de la mélancolie ; un jeune garçon qui rend visite à sa mère ; une curieuse amitié ; une rencontre navrante ; une jeune femme qui revient de France ; une femme qui ne laisse pas son interlocuteur en placer une. A ces nouvelles s’ajoutent 4 articles : un premier sur les « bonnes âmes », un autre qui est un hommage à Hemingway, un reportage sur le siège de Madrid et enfin une réflexion sur la « période bleue ».

Un recueil enchanteur : le talent de Dorothy Parker mérite vraiment d’être davantage connu. Pour tout dire, ses nouvelles sont plus des instantanés que de véritables histoires, et elles tiennent sur le regard et l’écriture de Parker. C’est souvent cruel, féroce, parfois même méchant, toujours sarcastique, mais d’une drôlerie exceptionnelle. Pas de grands personnages ici, mais beaucoup de femmes de la bonne société new-yorkaise, qui traversent la vie tant bien que mal. Et beaucoup de références à la guerre, la guerre d’Espagne et la Seconde Guerre mondiale.

A découvrir : c’est rafraîchissant !

Comme une Valse
Dorothy PARKER
Traduit de l’anglais par Michèle Valencia
Julliard, 1989 (10/18, 2016)

Ville émeraude et autres nouvelles, de Jennifer Egan : personnages en quête d’une nouvelle vie

Je pense que c’est toujours sentimental quand les gens tombent amoureux, dit-elle, songeuse. Même si, en fin de compte, c’était une illusion. 

Je n’avais encore jamais rien lu de Jennifer Egan, et c’est avec ce recueil, qui a marqué son entrée en littérature, que je l’ai donc découverte. Onze nouvelles le composent, dans lesquelles les personnages font une sorte de point sur leur vie : un homme, qui a entraîné sa famille dans un voyage en Chine qui ne leur plaît pas trop ; une adolescente qui s’attache de manière pathologique à une de ses camarades ; un jeune homme qui quitte la Californie pour s’installer à New-York ; une styliste qui passe sa vie à voyager ; une famille à raccommoder ; une homme qui passe son temps à séduire des femmes ; une femme qui en déteste une autre ; une adolescente qui découvre que son père est un menteur ; une femme divorcée qui passe l’hiver en Espagne ; une femme en vacances avec son mari et qui a soudain envie d’écrire à sa meilleure amie perdue de vue depuis des années ; des adolescents qui jouent avec le feu.

Il règne sur ces nouvelles, qui sont toutes très différentes du point de vue des choix narratifs, et qui nous font voyager un peu partout dans le monde, une ambiance assez indéfinissable, à la fois feutrée et comme irréelle, une sorte de suspens, de temps arrêté à un moment de basculement. Seuls souvent, les personnages interrogent leur passé, leurs choix, leurs regrets, leurs désirs, et sont en quête d’eux-même. J’attends qu’il m’arrive quelque chose dit une des narratrices, et c’est un peu le cas de tout le monde, ici. Et un peu mon cas : je trouve que cette question du changement de vie, du regard rétrospectif est très bien tombée, et j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce recueil même si je trouve difficilement les mots pour en parler.

Un recueil donc très touchant, parfaitement maîtrisé, qui m’a permis de découvrir une écrivaine dont je poursuivrai peut-être la lecture.

Ville émeraude et autres nouvelles
Jennifer EGAN
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Aline Weill
Robert Laffont, Pavillons, 2020 (1993 pour la VO)

 

Salomé. Déité symbolique de l’indestructible luxure, de Séréna de Lyoncourt : les meilleures nouvelles érotiques que vous avez jamais lues (et modeste avec ça)

Voilà voilà… Comme je vous l’expliquais l’autre jour, la veille de mon anniversaire a été une journée assez désastreuse pleine de déceptions, l’une d’elles étant de recevoir encore une lettre de refus stéréotypée pour mon roman. Alors j’ai bien réfléchi, et je me suis dit que j’allais prendre le taureau par les cornes et passer par l’auto-édition, non pas pour le roman lui-même (pour le roman je ne le sens pas) mais pour mon recueil de nouvelles olé olé : là, je l’ai senti comme étant juste. Bon, c’est le fruit de mois de réflexion en arrière-plan, cette histoire, mais j’en suis arrivée finalement à la conclusion que oui, ça pouvait le faire.

J’ai choisi Librinova, et pour l’instant une publication exclusivement numérique (et un prix que j’espère juste) ! Maintenant, bien sûr, j’ai besoin de vous : rien ne me ferait plus plaisir évidemment que vous le lisiez et que vous en parliez afin de le faire vivre (mais comme je déteste par-dessus tout le forcing, je n’envoie de message particulier à personne). Mais vraiment, elles sont géniales ces nouvelles, croyez-moi sur parole !

Pour vous le procurer, c’est là : Salomé. Déité symbolique de l’indestructible luxure, Séréna de Lyoncourt

Breaking News : parution !

Osez vingt histoires de sexe à l'hôtelDepuis hier, dans toutes les bonnes librairies, vous pouvez vous procurer Osez… 20 histoires de sexe à l’hôtel, recueil de nouvelles coquines dans lequel apparaît une histoire que j’ai écrite — enfin, que Serena a écrite. Normalement la jeune femme est dénudée, mais les réseaux sociaux ont un problème avec les seins des femmes…

Bloc notes

< Les nouvelles érotiques de l’été >

Didier van Cauwelaert
© Astrid di Crollalanza

Nombreux sont les magazines et journaux qui font ça : proposer à leurs lecteurs des nouvelles inédites durant l’été. Cette année, VSD proposera donc, une fois par semaine à partir du 15 juillet, une série de nouvelles érotiques écrites par 11 prestigieux auteurs et notamment Didier Van Cauwelaert, (mais aussi Christine Orban, Franck Courtès, Christel Noir, Émilie de Turckheim, Patrick Besson, Bénédicte Martin, Nicolas Rey, Jessica Nelson, Serge Joncour et Patrick Eudeline). Le douzième est issu d’un concours qui a été organisé sur la plateforme WeLoveWords. Je ne sais pas vous, mais moi je piaffe d’impatience de découvrir Didier dans ce genre !

<Concours d’écriture>

Banniere-Emoi-essai-9-v3&moi est une collection de romances new adult : des histoires d’amour contemporaines, aussi passionnées que sensuelles, mettant en scène des héros entre 18 et 25 ans. Après avoir publié des auteurs anglo-saxons comme Abbi Glines ou Kylie Scott, la collection &moi cherche désormais à découvrir la relève française : histoires d’amour uniques, nouvelles expériences, univers originaux, scènes pimentées, &moi cherche LE roman qui saura faire vibrer les lectrices françaises et pour cela propose un concours en partenariat là encore avec la plateforme WeLoveWords : les candidats devront fournir un synopsis détaillé, une présentation rapide de leurs personnages et le début du roman. Le jury, composé de membres des sociétés WeLoveWords et JC Lattès (éditeur de la collection &moi) mais aussi des auteurs Abbi Glines et Kylie Scott se réunira cet été pour sélectionner 3 à 5 finalistes qui seront annoncés le 15 septembre. Un vote sera alors ouvert sur le site WeLoveWords afin de recueillir les avis des internautes. Le lauréat sera désigné le 15 octobre après un décompte des voix du jury et des internautes, et son roman sera publié en version papier et/ou numérique dans la collection &moi au cours de l’année 2016 ou 2017. Vous avez jusqu’au 5 juillet pour rendre votre copie !

< Et si vous installiez des boîtes à lire dans vos quartiers ? >

Boîte à lireL’autre jour, je suis tombée sur une jolie boîte à lire en me promenant autour de chez moi, une initiative sans doute individuelle. Le projet du fonds Decitre est d’en installer plein, partout, et en priorité dans les quartiers où les gens n’ont pas forcément accès à la culture, et notamment ceux qui ne disposent pas de bibliothèque ou de librairie : mettre le livre au cœur du quotidien des Français, c’est aujourd’hui un acte militant et un acte citoyen auquel nous devons tous contribuer. Le principe est simple : des boîtes dotées d’un fonds de départ d’environ une centaine de livres (romans, polars, jeunesse, BD, etc.) sont installées dans des points stratégiques de la ville (parcs, arrêts de bus, etc.), en partenariat avec des maisons de quartier, des centres sociaux, des épiceries solidaires, des associations en tout genre et surtout avec l’accord de la municipalité concernée… Ces boîtes permettent à n’importe quel passant, petit et grand, de venir prendre un livre et en déposer un autre. Pour réaliser ce beau projet, ils ont besoin de sous, évidemment, donc si vous voulez apporter votre participation, c’est ici !

< Le camion qui livre >

Je vous avais déjà parlé l’an dernier de cette jolie initiative du Livre de Poche : Le Camion qui livre. Le principe ? Un camion, qui sillonne les routes et les librairies de France, notamment en bord de mer. A chaque étape, un libraire prend les commandes et propose, en plus de la sélection de l’éditeur, ses propres choix de lectures estivales. Il y en a pour tous les goûts et tous les âges, dans tous les genres. En marge sont organisées des rencontres-dédicaces avec les auteurs, et pour tout achat, on vous offrira des goodies. Cette année, le Camion a effectué sa première étape dans ma librairie préférée à Orléans, Passion Culture, en bord de Loire, l’occasion pour moi d’une petite promenade dominicale. Pour savoir s’il passe près de chez vous, c’est par ici !

Voilà, c’est tout pour cette fois : ça sent l’été (ça tombe bien, c’est aujourd’hui) car il y a moins de news que d’habitude…

Bloc Notes

* Pour commencer, trois applications absolument géniales que j’ai découvertes récemment. La première s’appelle Nunki, et c’est une application d’actualité qui récupère sur les réseaux sociaux (essentiellement Instagram) les photos des gens (avec leur accord bien sûr) qui sont témoins de grands événements. Essentiellement le sport et le divertissement, mais aussi des événements moins amusants. L’intérêt ? Voir l’actualité autrement et avoir le sentiment de participer un peu.

La deuxième, Artstack, est une sorte de Pinterest de l’art sur lequel je passerais des heures si je ne me retenais pas. Le principe est simple : en navigant sur le site, on regarde des oeuvres d’art ; la base de données, si elle n’est pas exhaustive, est tout de même d’une richesse incroyable, et on trouve aussi bien les chef-d’oeuvre de l’histoire de l’art que de jeunes artistes. Quand une oeuvre nous plaît on la « stack », c’est-à-dire qu’on l’ajoute à sa collection, et du même coup on est abonné à l’artiste. L’intérêt c’est évidemment la découverte, en aimant certaines oeuvres on est dirigé vers d’autres qui pourraient nous plaire aussi. Par exemple, « l’origine du monde » de Courbet nous mène aux autres oeuvres de Courbet mais aussi à des détournements ! C’est aussi un réseau social, sur lequel on s’abonne à des gens, d’autres s’abonnent à nous, et on peut éventuellement chatter ! Alors l’application n’est pas parfaite, certaines oeuvres y sont plusieurs fois (comme on peut soi-même ajouter des oeuvres certains font mal les vérifications), les fiches ne sont pas toujours complètes, mais mi-galerie, mi-musée, cette application me plaît beaucoup !

Ces deux applications existent aussi version site, mais j’avoue que je préfère la version mobile. Si vous non : Nunki et Artstack.

La troisième, je viens de la découvrir : elle s’appelle On Air et permet de ne plus louper aucune intervention de vos personnalités préférées dans les médias. Le principe est simple : vous vous abonnez aux gens qui vous intéressent (devinez à qui je me suis abonnée en premier), et vous recevez un push dès qu’ils sont programmés quelque part, ou qu’ils sont actuellement à l’antenne. Le fonctionnement de l’application repose sur la participation de tous, aussi, il faut soi-même signaler lorsqu’on a connaissance de la présence d’une personnalité dans une émission !

* Vous le savez, je suis une grande amatrice de VOD, mais je ne trouve pas toujours ce que je veux sur les sites classiques, notamment les vieux films, la plupart des plateformes privilégiant la nouveauté. Et j’ai découvert FilmoTV. Créée en 2008 FilmoTV est la seule plateforme à proposer un large panorama du cinéma mondial et un contenu éditorial unique avec des fiches extrêmement riches sur les films proposés. On a le choix entre la carte, avec des films à partir de 1,99€ et un abonnement à 6,99€, et ce sur l’appareil que l’on veux. Dernière nouveauté en date : l’espace « éditions originales » qui propose copies restaurées ou remasterisées, versions longues ou inédites, director’s cut, scènes inédites, bref les films tels qu’ils ont été créés par leurs auteurs. Mon seul regret est que la plateforme ne soit pas disponible sur la box SFR (elle l’est sur Numéricable et Orange) et que je ne peux donc pas regarder les films sur mon grand écran.

* Le festival musical « Les femmes s’en mêlent », vous connaissez ? Créé à Paris en 1997, il s’est donné pour mission de défendre et de mettre en lumière des artistes féminines innovantes. La 18ème édition s’ouvre demain et se terminera le 18 avril : un peu plus d’un mois pour proposer un programme riche et varié, à Paris bien sûr (notamment au Divan du monde et à l’Institut Suédois) mais aussi dans toute la France : Lille, Saint-Lô, Bordeaux, Roubaix, Hyères, Amiens, Pau… en tout une vingtaine de villes. Partout, les filles prennent le pouvoir, et c’est chouette ! Pour connaître la programmation précise et en savoir plus, c’est ici.

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* Idan Wizen est un artiste franco-israëlien qui a eu l’idée d’un magnifique projet : Un Anonyme Nu Dans Le Salon, qui a pour ambition de constituer la plus grande série photographique jamais réalisée représentant l’humanité telle qu’elle est, dans son état le plus naturel, sa nudité et sa diversité et pour cela de rassembler des milliers de modèles volontaires de tous âges et de tous horizons acceptant de se montrer tels qu’ils sont, nus. A l’uniformisation des critères de beauté de notre société ainsi que de ses modes d’expression, Un Anonyme Nu Dans Le Salon oppose la multitude, la variété, la force de caractère, le mouvement, le surprenant et le naturel. Le projet est découpé en différentes séries, crées tout simplement par ordre chronologique. Chacune est constituée de 100 photographies, 50 hommes et 50 femmes. Et c’est beau (et vous pouvez participer si vous voulez) !

* Au rayon concours d’écriture, celui des éditions souffle-court a attiré mon attention : il s’agit d’un concours de nouvelles francophones en hommage à Nicéphore Niepce, né il y a 250 ans et inventeur de la photographie. Intitulé « RENAISSANCES », le concours permettra la naissance d’un recueil collectif qui sera publié dans la collection l’Atelier en novembre 2015 et rassemblera une vingtaine de nouvelles inspirées de photographies prises par cinq femmes photographes (Mathilde, Estelle, Christine, L. et Mlle Billy), et exprimant le désir ardent de repenser le monde, de faire renaître l’espoir, de cultiver l’amour et la fraternité. Pour participer, il faut donc proposer une nouvelle (12 à 15000 caractères) qui évoque une « renaissance », comprend la phrase suivante : « Notre monde vient d’en trouver un autre » (Michel de Montaigne) et évoque ou s’inspire de façon clairement identifiable (proche ou lointaine, appuyée ou fugitive) de l’une des 5 photographies au choix :

Le concours est ouvert jusqu’au 31 juillet et les auteurs des nouvelles sélectionnées seront avertis le 1er octobre.

* La fête artyc’est ce que propose en avril le Palais de Tokyo – en collaboration avec des institutions internationales prestigieuses tels que le MoMa ou encore la Tate Modern et le célèbre Berghain de Berlin – avec  DO DISTURB ! première édition d’un festival croisant la performance, la musique et la vidéo. DO DISTURB ! c’est 3 jours et 2 nuits d’agitation et d’effervescence en continu du 10 avril 18h au dimanche 12 avril à 20h. Du terrain de football de David Crespo où le public invente ses propres règles, de la séance de fitness avec la performance de Christina Lucas à la radio participative de Marinella Senatore en passant par les « bénédictions » de Pope Alice, DO DISTURB ! promet d’être l’un des rendez-vous les plus étonnants de l’année. Rendez-vous au Palais de Tokyo pour vivre les 32h les plus étonnantes, ludiques, esthétiques, festives et joyeuses de ce printemps 2015 !

* Au Jeu de Paume, exposition après exposition, la programmation permet de redonner une place forte aux femmes artistes. Une attention toute particulière est accordée au travail, souvent méconnu, des femmes photographes des XXe et XXIe siècles. Marta Gili, directrice du Jeu de Paume depuis 2006, l’affirme :  » Les femmes représentent 50% de la planète. Pourquoi devraient-elles être minoritaires dans les musées ? Peu d’institutions exposent autant de femmes que le Jeu de Paume. Nous n’éliminons pas les hommes du monde de l’art – loin s’en faut – mais nous y intégrons les femmes!  » Fidèle à sa vocation de confronter historique et contemporain, le Jeu de Paume a donc présenté de nombreuses photographes du XXe siècle — Lee Miller, Claude Cahun, Lisette Model, Berenice Abbott, Diane Arbus… —, et des artistes contemporaines — Valérie Mrejen, Sophie Ristelhueber, Esther Shalev-Gerz, Natacha Nisic, Lorna Simpson. Le Jeu de Paume poursuit cette volonté en 2015 avec Florence Henri et Taryn Simon (jusqu’au 17/05/2015) puis Germaine Krull et Valérie Jouve (du 02/06 au 27/09/2015). Des expositions à noter pour découvrir leur travail !

* Le 29 mars, lancez votre soutif ! Non, ce n’est pas à une manifestation du MLF que je vous convie, mais à un événement organisé par l’association Pink Bra Bazaar, en faveur de la prévention contre le cancer du sein : le dépistage précoce reste le meilleur moyen de prévention et Pink Bra Bazaar agit pour libérer les tabous et créer le dialogue en utilisant le soutien-gorge comme symbole fort pour ses programmes de prévention afin d’encourager les femmes à prendre en main la santé de leurs seins. Pour participer à ce lancer de soutien-gorge, rendez-vous le 29 mars à 15h au Trocadéro !

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Parallèlement, Larousse apporte un soutien Mécène à cette association et à cette cause en publiant L’Atelier créatif des soutifs de Kathryn Kemp-Griffin avec des illustrations adaptées d’œuvres originaires de Marie-Pascale Mayette et Margot Mayette, et réalisées par Heather Lafleur, dont tous les droits d’auteur sont intégralement reversés à l’association.  13 projets créatifs pour donner une nouvelle vie à un soutien-gorge : head band, bracelets, doudou, sacs… beaucoup d’idées pour une démarche positive ! Des coloriages et des pages de notes pour créer et consigner son propre projet. Un concours : du 3 mars 2015 au 15 juin 2015, pour soutenir la lutte contre le cancer du sein et gagner l’un des lots, le lecteur doit remplir et découper le bulletin de participation inclus dans l’ouvrage et l’envoyer avec une photo de sa création chez Larousse.

* Si vous êtes sur Instagram, je vous invite à découvrir le joli compte de Audrey Siourd qui photographie des gens en train de lire dans le métro.

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* Enfin, cela faisait longtemps que je n’avais pas réussi à intégrer Didier van Cauwelaert dans un Bloc-Notes, mais cette fois j’ai une info : il sera présent à la Nuit Blanche des livres, une manifestation organisée tous les ans par la librairie Mots en marge à La Garenne-Colombes. Il y aura aussi Nancy Huston. Je ne sais absolument plus où j’ai lu cette info parce que je ne la retrouve nulle part mais je ne crois pas l’avoir inventée, donc on en reparle !