Le Nouveau féminin sacré, de Meghan Don : rassembler les archétypes du féminin

Nous explorons dans ce livre la diversité et l’unicité des Visages Lumineux et Obscurs du Féminin, cherchant à présenter leur puissance et leur lumière véritables sous la forme de la Fille, de la Mère, de la Grand-Mère ou Vieille Femme. Plus important encore, nous cherchons l’unification des visages Lumineux et Obscur, car c’est là que réside notre nature et notre force authentiques, notre Vierge intérieure de Conscience Pure et Rayonnante. Lorsque nous serons capables d’entrer dans l’état d’unification, nous déclencherons non seulement notre propre évolution spirituelle, mais aussi la résurrection de l’Âme du Monde, l’Âme Féminine, dans la plénitude de sa puissance créatrice. Comme nous sommes étroitement liées à cette Âme du Monde, elle compte sur nous pour cocréer avec Elle afin que nous puissions toutes évoluer, collectivement et personnellement, humaines et au-delà, dans les nombreux systèmes de mondes qui existent. 

Toujours dans mes recherches sur le Féminin Sacré (dont j’ai percuté récemment qu’elles étaient la suite logique de mes recherches universitaires), je me suis plongée dans la lecture de cet ouvrage dont j’avais repéré le titre je ne sais plus où.

L’enjeu est ici de restaurer l’unicité de l’âme féminine et de l’âme du monde : tout part du mythe d’Eve (là où finissait Quand Dieu était femme de Merlin Stone, mythe dont Meghan Don propose une nouvelle lecture, différente de celle du précédent mais assez complémentaire) afin d’explorer les archétypes lumineux et obscurs de la féminité : la fille de lumière et la fille de la nuit, la mère de lumière et la mère sombre, la vieille femme cosmique de lumière et la vieille femme de dissolution et des ténèbres, la vierge de la claire lumière. Alternant passages théoriques et exercices pratiques, il vise à nous permettre des les unifier.

Bon, je suis très ennuyée avec ce livre. Si je suis honnête, il m’a apporté des choses : les développements théoriques sont intéressants, et en le lisant j’ai vécu pas mal de synchronicités et il m’a souvent éclairée sur des points qui étaient justement problématiques pour moi, notamment sur Lilith, le lien entre le physique et le spirituel, les difficultés sur le chemin de l’ouverture de la conscience ; le plus flagrant est la fois où j’avais rêvé de dragons, c’était un rêve marquant au point que j’ai cherché des interprétations sur le net mais rien ne correspondait : je ne me battais pas avec les dragons, je n’en avais pas peur, au contraire, ils m’obéissaient et s’ils mettaient le feu, c’était à quelque chose qui appartenait à mon passé ; me voilà bien embêtée avec mes dragons (je n’ai pas vu le film, donc je ne crois pas qu’il puisse y avoir une quelconque influence), et paf, l’un des développements du livre que j’ai lu ce jour-là parlaient des dragons en lien avec les archétypes du féminin sacré, et j’ai compris le sens de mes dragons !

Des points qui m’ont éclairée, donc, mais globalement, cet ouvrage n’a pas vibré en moi : gnostique (et à la base c’est intéressant), Meghan Don reste totalement prisonnière de la tradition chrétienne, et partant ne s’intéresse qu’aux archétypes monothéistes, Marie-Madeleine, la Vierge etc., effaçant totalement les archétypes païens (alors que, par exemple, Isis avait toue sa place ici) qui, pour le coup, me parlent plus : dans ces conditions, l’ouvrage ne peut que manquer sa cible en restant à la surface des choses. J’admets en outre que j’ai un peu de mal (oh le bel euphémisme), vu le mal qu’il a fait au féminin, que l’on cite Paul de Tarse dans un tel ouvrage. J’ai une comparaison en tête, mais je voudrais éviter le point Godwin. Enfin, de manière générale, cet ouvrage est beaucoup trop mystique pour moi.

Bref : des choses intéressantes, des éclairages, des points que je creuserai le cas échéant, mais l’ensemble ne m’a pas parlé.

Le Nouveau féminin sacré. Une voie spirituelle pour l’âme féminine
Meghan DON
Traduit par Hervé Solarczyk
Danaé, 2017

La Nuit de feu, D’Éric-Emmanuel Schmitt

La Nuit de feuJe supposais qu’elle illustrait mes soucis : depuis un an, je cherchais ma place dans la vie, ma fonction, mon métier. Cette retraite au désert allait me permettre de progresser. Devais-je continuer mes spéculations philosophiques ? Et lesquelles ? Devais-je plutôt investir l’enseignement ? Devais-je me dédier à l’écriture ? Bref, étais-je un érudit, un penseur, un professeur, un artiste ? Autre chose encore ? Autre chose ou… rien ? Rien peut-être… Dans ce marasme, ne devais-je pas rondement fonder une famille, avoir des enfants, me vouer à leur éducation et leur bonheur ? Cette confusion m’affligeait : j’étais au carrefour de moi-même, pas sur ma route.

Eric-Emmanuel Schmitt est un auteur que je prends toujours plaisir à lire : toutes ses oeuvres ou presque sont sous-tendues par une vision du monde qui est somme toute assez proche de la mienne, et j’y trouve à chaque fois matière à réflexion. Néanmoins, je ne m’attendais pas à un tel choc en me plongeant dans la lecture de cette Nuit de feu qu’il nous offre en cette rentrée littéraire, un texte qui n’est pas un roman mais un récit, celui d’une métamorphose, d’une épiphanie. Ce moment où l’auteur se trouve lui-même.

En repérage pour un film dans la région de Tamanrasset, Eric-Emmanuel Schmitt, alors jeune maître de conférences en philosophie de 28 ans, se glisse dans les pas du mystique Charles de Foucauld, alors que lui-même n’a pas la foi. Au programme de ce voyage : 10 jours de randonnée dans le Sahara, qui vont changer sa vie et le métamorphoser d’un point de vue spirituel.

On ne sort pas indemne du désert : c’est un dépassement de soi dont on revient transformé, épanoui ou dépressif ; rituel initiatique, la randonnée permet de se trouver soi-même, et c’est justement ce dont a besoin Eric-Emmanuel Schmitt, alors englué dans une vie dont il sent bien qu’elle n’est pas la sienne, celle de prof : sa vie, sa carrière universitaire semblent tracées devant lui, mais il se demande si c’est vraiment là qu’il a envie d’aller, dans ce monde où il commence à étouffer tant il manque de créativité et d’imagination — Bien que j’eusse tenacement travaillé pour remporter les concours, décrocher les diplômes, je me sentais l’otage de ces réussites. Si elles m’apaisaient, elles m’éloignaient de moi. Ce voyage dans le désert tombe donc au bon moment, aboutissement d’un chemin de signes qui finissent par cette « nuit de feu », celle où ayant perdu son groupe il se retrouve isolé et expérimente l’illumination, le ravissement, l’extase mystique qui ressemble finalement à un orgasme. Et qui le met, enfin, sur le chemin de lui même, le rendant au monde enfin entier. C’est suite à cette nuit qu’il sait quelle est sa voie : écrire.

Eric-Emmanuel Schmitt a mis longtemps à raconter cette expérience qu’il avait seulement mentionnée un jour en interview. On peut le comprendre : lire un tel récit demande une certaine ouverture à l’inexplicable et à l’impossible, même si l’auteur ne manque pas de souligner qu’il en existe une explication rationnelle. Reste qu’il n’y a ici rien de dogmatique, il ne s’agit pas d’une conversion religieuse, la religion abolissant le questionnement en apportant des réponses toutes-faites qui ne conviennent pas à l’auteur, mais bien d’une conversion spirituelle, une métamorphose, menant celui qui n’a pas la foi à se dire que peut-être que… Professant l’agnosticisme, fasciné par toutes les formes de spiritualité et notamment orientales, Eric-Emmanuel Schmitt nous invite à nous questionner, à remettre en cause nos certitudes, à nous ouvrir, et à être tolérants.

Je parlais de choc au début de cet article, et je peine à trouver les mots pour dire à quel point ce texte a fait écho en moi, doublement même : la situation de l’auteur au début du récit, cet enfermement sur une route qui ne semble pas la sienne, ce sentiment d’étouffer et d’être « otage de ces réussites » est exactement la mienne actuellement, il a mis des mots sur ce que je peinais a formuler clairement. Sa posture philosophique et spirituelle est exactement la même également, celle du refus des religions instituées, qui n’a rien à voir avec l’athéisme (au contraire, même). Mon expérience de ce roman est donc très intime, très personnelle : je ne peux que vous encourager à le lire, sans toutefois vous cacher que je ne crois pas qu’il soit pour tous !

Lu également par Géraldine

La Nuit de feu
Eric-Emmanuel SCHMITT
Albin Michel, 2015

RL201516/18
By Hérisson

My february 2015

En mots…

Février… se dire que ça ne pourra pas être pire que janvier. Mais n’y croire qu’à moitié // Commencer à me projeter sur l’été, question de survie. Cette année, ce sera Bruxelles // Backward Priests // Mysticisme païen et Illuminati // Savourer la vengeance // Quand c’est de la haine, c’est qu’il est temps d’arrêter // Trop. De tout. Vivre vite. Avec excès // Donc, je ne sers à rien. Tant mieux, ai-je envie de dire. L’art est par essence inutile // Je ne suis pas Don Quichotte. Ni Merlin l’Enchanteur. Et pour les miracles, repassez plus tard, Dieu est en grève // Femme au bord de la crise de nerf. Ou de la crise d’angoisse // Le jour des crêpes, avec du lemon curd rapporté de Londres et du Chianti (malheureusement pas rapporté d’Italie) // Off // Orgie de fromage // Des mots sur les maux ? // Un beau moment de création. Ah, si l’imagination était au pouvoir ! // Exhausted. Faire le tour du cadran… // Ce ne sont pas des bonbons, donc vas-y mollo // Tout m’afflige et me nuit et conspire à me nuire // Un mois. Déjà. Seulement. Que le monde a volé en éclats. Nous n’oublions pas // Sous la couette. Lutter contre les détraqueurs avec la poésie. Et un peu de chocolat, aussi // Faire des choix // Avancer. Se lancer. Ecrire // Répondre aux appels // Tu vas aller voir 50 nuances de bidules, là ? — Ben non, franchement, je préfère le faire que le voir // Inspiration // Tout va bien se passer // Un peu de poésie et d’élégance // New // Apaisement // Fifty shades of white // Ailleurs si j’y suis // L’horreur, encore. Mais quand cela va-t-il s’arrêter ? // Une pensée // Rééquilibrage // Healthy. Un esprit sain dans un corps sain // Yoga // Renaissance ? En tout cas, il est temps de tout changer // Binge watching // Callas // Ralentir, campagne // champagne pour finir le mois…

moi après moisBy Moka

En images…

Février15

Escapades pour adultes, de l’Irrégulière

13484343894_50388b4997_oCela signifie « Kamasutra ». Un très beau mot, non ? demande-t-il en souriant. Le Kamasutra fait beaucoup rêver les Occidentaux mais c’est une chose beaucoup plus profonde qu’il n’y paraît. Kama signifie « désir » et Sûtra signifie « le guide », « le livre ». Notre civilisation est basée sur l’objectif suprême de la jouissance.

Je vous arrête tout de suite : ne vous précipitez pas sur le premier libraire venu pour commander cet ouvrage, mus par l’excitation de découvrir enfin mes écrits : il croirait que vous êtes piqué. Car en réalité, je n’en suis pas tout à fait l’auteur, même si c’est bien mon nom sur la couverture (et que pour être honnête, c’est tout à fait le genre de trucs que je pourrais écrire).

Je voulais vous faire une blague. On est le 1er avril, oui ou non ?

Je vous explique. Il y a quelque temps, les éditions Comedia m’ont contactée pour me proposer de tester leurs livres à personnaliser, et je me suis dit que ce serait rigolo de tester sur des nouvelles érotiques. Le principe est simple : après avoir choisi son histoire (il n’y a pas que de l’érotisme), on remplit un questionnaire sur les personnages, et notamment le héros/l’héroïne, qui peut tout à fait être vous, votre chéri, un ami, votre mère, enfin c’est vous qui voyez. Pour ma part, j’ai choisi l’héroïne de peut-être mon deuxième roman si je me décide un jour à commencer à l’écrire, mais on s’en fout. Donc vous remplissez le questionnaire pour paramétrer les histoires (tout n’est pas personnalisable et certains choix que j’ai faits se sont révélés peu judicieux, mais bon), vous choisissez la couverture, le nom des auteurs, et quelques jours plus tard vous recevez votre oeuvre (ou vos : vous pouvez commander plusieurs exemplaires si ça vous chante, voire en recommander après).

Ce recueil est composé de trois nouvelles, où exotisme, érotisme et mysticisme se mêlent pour le plus grand plaisir des sens de votre héros/héroïne, à qui il arrive de bien drôles d’aventures dans un restaurant indien, dans son appartement (encore que, pas vraiment) et dans une église espagnole.

Et, franchement, au-delà de l’aspect un peu gadget, c’est très honnêtement écrit. Pas non plus d’un érotisme échevelé (enfin, par rapport à d’autres que j’ai pu lire, tout est relatif), mais enfin, cela remplit son office, certains passages sont assez troublant et correspondent bien à ce que j’apprécie dans le genre (j’ai particulièrement aimé la troisième nouvelle, « Désir de l’âme »).

Bilan donc tout à fait positif, je trouve que cela fait un cadeau original et sympathique  !

Escapades pour adultes
Comedia, 2014

64652259_pBy Stephie

La malédiction d’Azazel, de Youssef Ziedan

12323776365_2541da16d1_oqu’est-ce que le voyage sinon un effort pour mettre au jour la part sacrée que nous recelons au fond de notre âme ?

Il y a une dizaine d’années, au nord d’Alep, au milieu de ruines archéologiques, a été retrouvé un ensemble de parchemins qui constituent le récit autobiographique d’un moine, Hiba, ayant vécu dans la première moitié du Vème siècle. Ce récit, c’est l’histoire d’une âme torturée entre sa foi et ses désirs, et assaillie par Azazel, le démon. Le narrateur, venu à Alexandrie pour faire des études de médecine et parfaire ses connaissances en théologie, est animé d’une foi fervente mais il est cependant vite horrifié par la violence religieuse des chrétiens, notamment par le lynchage de la grande philosophe platonicienne Hypathie.

Ce roman passionnant aussi bien d’un point de vue narratif que réflexif nous entraîne dans les premiers siècles du christianisme, religion alors en train de se constituer dans son opposition au paganisme, et dont les errances du dogme sont un des enjeux du récit : les querelles théologiques,  par exemple autour de Nestorius et de la question de savoir si oui ou non Marie peut être qualifiée de Theotokos (mère de Dieu), sont un des ressorts essentiels (et peuvent paraître complexes sinon totalement saugrenues) à la fois pour l’Histoire (celle du monde) et l’histoire (d’Hiba). Le roman est toujours sur ce double niveau : à grande échelle, une religion déchirée, qui veut faire table rase du passé et éradiquer les sciences et la philosophie païenne, quitte à semer la violence et les ténèbres ; d’ailleurs, le texte n’est pas tendre avec ce christianisme des origines, qui sème la terreur autour de lui : « ils dévorent tout ce qui a de la chair dans cette ville, et remplissent notre vie de morosité et d’intransigeance ». Et puis, il y a Hiba, moine chrétien qui voit avec horreur les massacres perpétrés par une religion qui est pour lui celle de l’amour, qui voit avec horreur les enjeux politiques dans lesquels elle se perd, alors que lui n’aspire qu’à vivre simplement sa foi ; c’est donc l’aventure d’une âme, tiraillée parfois entre le christianisme et tout ce que le paganisme a de positif, une âme qui ne sait plus parfois où est le Bien et où est le Mal, placée parfois dans un cruel dilemme entre le charnel et le spirituel. Une âme harcelée par Azazel. Mais Azazel n’est pas forcément là où l’on croit…

Bref, un très beau roman, qui pose beaucoup de questions et fait réfléchir, même s’il est parfois un peu difficile à saisir, parce que très érudit.

La Malédiction d’Azazel
Youssef ZIEDAN
Albin Michel, 2014

92737225_oBy Val

La part manquante, de Christian Bobin

Il en va de la lecture comme d’un amour ou du beau temps : personne ni vous n’y pouvez rien. On lit avec ce qu’on est. On lit ce qu’on est. Lire c’est s’apprendre soi-même à la maternelle du sang, c’est apprendre qui l’on est d’une connaissance inoubliable, par soi seul inventée.

Il y a peu, je (re)découvrais Christian Bobin avec Une petite robe de fêtequi m’avait tellement illuminée que je m’étais promis de me procurer d’autres de ses textes dès que mes escarpins me mèneraient dans une librairie. Ce qu’ils n’ont pas manqué de faire, les coquins, et j’ai choisi ce volume parmi d’autres, car c’est celui dont la quatrième de couverture et le titre me parlaient le plus.

Onze textes composent ce recueil. « La part manquante », qui lui donne son titre, parle de la solitude des jeunes mères et de l’amour infini que leur confère la maternité, leur permettant de voir l’invisible inaccessible aux hommes. « La Baleine aux yeux verts » aborde les bonheurs de la lecture, notamment enfantine, qui agrandit la vie et permet de ne pas choisir parmi l’infini des possibles. « La fleur de l’air » met en évidence la magie et l’émerveillement de l’enfance. « La meurtrière » évoque l’histoire d’un livre qui dépasse le temps, livre de lumière que l’on ne peut ni lire ni dire. « Celui qui ne dort jamais » raconte l’histoire d’un homme qui a perdu la part essentielle de lui-même et pour qui l’argent a remplacé Dieu. « Les preuves en miettes de l’existence de Dieu » énumère les petites choses qui nous éclairent. « La pensée errante » traite l’amour et la jalousie qui mène à la fin de cet amour. « La voix, la neige » évoque une promenade dans la neige et l’émotion d’un chant. « La parole sale » retranscrit une étrange conversation avec une femme. « Le billet d’excuse » nous parle de l’Ennui. Enfin, « L’Écrivain » met en scène un auteur qui lit publiquement ses textes.

Malheureusement, je n’ai pas aimé ce recueil. L’écriture est là, lumineuse, intense, magnifique, mais je n’ai pas été touchée, sinon ponctuellement. Je n’ai pas été touchée parce que les thèmes abordés ne m’ont pas parlé. Autant dans Une petite robe de fête l’auteur parlait d’amour et d’écriture avec des mots qui m’ont éblouie, autant ici les sujets m’ont laissée de marbre. Beaucoup de textes sur l’enfance. Mais, surtout, pas assez d’amour et trop de Dieu : ce recueil est empreint d’un mysticisme chrétien qui, lorsqu’il ne m’a pas laissée de marbre, m’a carrément agacée. Du coup, je me suis renseignée plus avant et découvert que c’était une des préoccupations essentielles de l’auteur, dont les oeuvres accordent une grande place à la foi chrétienne, sauf miraculeusement Une petite robe de fête, ou alors cela m’a échappé au profit de ce qui me touchait vraiment. Toujours est-il que l’illumination ne s’est pas faite cette fois, que peut-être finalement cet auteur n’est pas pour moi et que mon bonheur de lecture de la dernière fois n’était qu’un hapax. Je ne sais pas…

La Part manquante
Christian BOBIN
Gallimard, 1989