Le Lion qui rugit en moi

L’autre jour, je suis retombée sur très ancien (bien avant que je ne fasse faire ma carte du ciel et que j’apprenne moi-même l’astrologie) dans lequel une astrologue m’expliquait que notre Ascendant était le signe vers lequel on se dirigeait de plus en plus en vieillissant, et je résistais à cette idée : je lui expliquais que non, j’aimais trop mon signe solaire (Poissons) et que je détestais mon Ascendant, Lion. Là j’ai failli tomber de ma chaise : quoi ? Moi ? Je n’aimais pas mon Ascendant ? Mais quand ? J’aime beaucoup mon Ascendant !

Après, en m’y penchant de plus près, j’ai compris pourquoi, à cette époque, j’avais pu dire ça. Alors le fait est que dans ma pratique de l’astrologie, l’Ascendant ce n’est pas tout à fait ça. Pas que ça : c’est le signe qui vient soutenir notre signe solaire pour l’aider à se révéler dans toutes ses hautes vibrations. Il cherche toujours à s’exprimer, mais il est parfois difficile à incarner pleinement, et c’est pour ça qu’il ne s’épanouit qu’à partir d’un certain âge, souvent après la trentaine et le retour de Saturne. Sauf que moi, pour couronner le tout, j’ai Saturne, le sévère Saturne, celui qui peut limiter, restreindre, frustrer, pile sur cet Ascendant. Ce n’est même plus une conjonction, c’est une fusion, raison pour laquelle j’ai sans doute longtemps censuré mon côté Lion, qui ressortait quand même, mais par ses mauvais côtés.

Le jour où j’écris cet article, je suis justement en train d’écrire la partie consacrée au Lion dans le Voyage astrologique que je suis en train d’écrire. Et que veut le Lion ? Il veut rayonner, s’exprimer, être le centre de l’attention. Il est dans la joie, le plaisir, la légèreté, la créativité. Mais c’est une énergie qui est difficile à accepter, surtout pour une femme, encore aujourd’hui (Saturne, c’est le père autoritaire, et donc la société patriarcale), et à chaque fois dans ma vie que j’ai voulu sortir du lot, je me suis pris un coup de Saturne sur la tête : j’ai déjà parlé du harcèlement, de la chasse aux sorcières dans certaines vies passées, et si certains se souviennent de cette sombre histoire de procès en 2014 parce que j’étais trop influente, Saturne était à cette période mal aspecté).

De fait, c’est toujours compliqué de vraiment incarner les hautes vibrations de son Ascendant. Pour bien faire, il faut partir de son Descendant, qui pour moi est en Verseau. Partir de l’ombre de son descendant (pour le Verseau, ce serait le fait d’être très sociable mais incapable de se connecter vraiment aux autres et de les laisser prendre leur place dans notre intimité car on est toujours dans la peur d’être menacé dans sa liberté, d’être incompris, rejeté, ahahah) pour aller vers la lumière de son Ascendant (accepter pleinement qui on est sans peur du jugement des autres, être aimé pour qui on est, rester authentique), sans oublier la lumière de son Descendant (l’originalité, l’indépendance d’esprit, l’intérêt pour les sujets un peu « space » : bon, je crois que je suis pas mal là) sinon on tombe dans l’ombre de son Ascendant (l’égocentrisme et la terreur de ne pas être aimé : bon, il y a encore un peu de boulot). Ah oui, c’est compliqué !

Mais devinez qui transite actuellement sur mon Descendant ? Notre ami Jupiter, qui se retrouve donc en opposition avec monsieur Saturne. Or dans la mythologie, on sait ce que Jupiter fait à Saturne : il lui coupe les c*** (une planète en transit impose sa loi à la planète natale, donc l’idée est bien là). Et Jupiter, c’est la planète de l’expansion, de la légitimité à être et à rayonner, de la croissance. Bon, j’ai aussi Uranus sur mon MC (et ça, c’est très bien : ça veut dire reconversion professionnelle) et Neptune chez lui sur mon soleil (là c’est plutôt des changements au niveau émotionnel et vie privée). Mais je ne vais pas développer aujourd’hui.

Bref. Mon Lion intérieur rugit, et il a envie de prendre sa place, et c’est une bonne nouvelle, je crois ! Et vous, votre Ascendant, vous l’aimez ou pas ?