Favoris de Novembre

On l’a dit, novembre est un mois compliqué pour tout le monde, et en particulier pour moi. Mais, tout de même, certaines petites choses sont venues lui apporter un peu de lumière et de douceur :

1. Les fermoirs de superposition : peut-être que vous connaissez cet objet depuis mille ans, mais pour ma part je viens de le découvrir. C’est un petit accessoire tout simple, qui ne coûte rien, et qui change littéralement ma vie en me permettant de porter mes colliers préférés. C’est un fermoir aimanté, auquel on accroche ses colliers, ce qui permet d’en porter plusieurs sans qu’ils s’emmêlent, ce qui est déjà merveilleux. Mais l’avantage, pour moi, est le système aimanté : accrocher un coller le matin quand on part, c’est vraiment l’opération qui me met les nerfs en pelote, car je n’y arrive que très difficilement, et la plupart du temps je finis par renoncer, ce qui est très frustrant. Là, grâce à l’aimant, c’est attaché en 2 secondes, et comme ça rallonge un petit peu les colliers, cela me permet de porter celui de mon arrière grand-mère, qui était un peu court et que je ne parvenais absolument pas à mettre. Et l’aimant tient bien, donc pas de risque de perdre les bijoux.

2. La bougie Yankee Candle à la cannelle : en général, je n’aime pas beaucoup cette marque, je trouve que ça ne sent pas grand chose. Sauf celle-ci, qui sent Noël, les épices, et qui est un ravissement olfactif : c’est vraiment une de mes préférées des saisons intérieures.

3. Le chocolat Merveilles du Monde : c’est la meilleure nouvelle de cette fin d’année, le retour de ce chocolat mythique de notre enfance, avec ses images à collectionner. Il revient grâce à une marque indépendante et éthique, probablement en mars, et il est probable que ça fasse un carton tant depuis des années il manquait à tout le monde. J’ai hâte de croquer à nouveau dans un lion (tous les carrés de chocolat avaient le même goût, et pourtant on avait tous notre préféré : quel était le vôtre, tiens ?) et de voir quels souvenirs reviennent…

4. L’Ecole du Bien et du Mal (Netflix) : un petit film dont je n’attendais pas grand chose mais qui m’a permis de passer une bonne soirée. Les costumes sont somptueux, et j’ai trouvé le propos assez intéressant concernant l’amour, l’amitié et l’origine du Mal. C’est plutôt orienté ados, mais les adultes s’y retrouvent aussi, je pense.

5. Et enfin deux séries, toujours sur Netflix :
– La saison 5 de The Crown que j’attendais avec une impatience teintée d’appréhension : Imelda Staunton pour moi c’est l’abominable Dolores Ombrage, et j’avais un peu peur de ne pas parvenir à passer outre. Et bien, pas du tout : elle est absolument parfaite dans le rôle d’une reine vieillissante, et fragilisée par tous les événements douloureux qui émaillent le début des années 90. Ce n’est pas la meilleure saison, mais j’ai tout de même passé plusieurs excellentes soirées à la regarder : le scénario est un peu faible par moments, mais en revanche les acteurs sont extraordinaires, et j’ai vraiment beaucoup aimé le personnage du Prince Philip, joué par Jonathan Pryce, qui se révèle ici très touchant et humain. J’ai juste un bémol concernant Dominic West en Prince Charles : il est excellent, ce n’est pas le problème, mais il est trop beau…
Wednesday : la série de Tim Burton consacrée à Mercredi Addams. J’ai adoré l’univers proposé, et surtout, j’ai adoré l’évolution du personnage, qui s’ouvre petit à petit aux émotions, apprend à être avec les autres et à accepter d’avoir besoin d’eux. Beaucoup de synchronicités avec mes expériences actuelles, on va dire…

Voilà. Et vous, qu’avez-vous aimé en ce mois de novembre ?

Favoris d’octobre

Je ne sais pas vous, mais moi j’aime bien cette petite liste de favoris mensuels, qui me permet non seulement de revenir sur des découvertes sympathiques, mais aussi de vous parler de trucs que je n’aurais pas su où caser sinon.

1. Je commence par le truc qui est en train d’améliorer clairement mon quotidien : les loop earplugs experience. Comme vous le savez peut-être, qui dit hypersensibilité (émotionnelle) dit aussi hyperexcitabilité sensorielle. Tous les stimuli sont amplifiés, un peu comme dans cette série que vous connaissez peut-être et que j’adorais, The Sentinel. Cela se traduit au niveau de la lumière, des odeurs (surtout les mauvaises…), et donc du bruit, et j’avoue que les bruits ambiants ont tendance à me rendre toquée. On pourrait croire que ça irait en s’améliorant avec l’âge, mais j’ai plutôt l’impression que c’est le contraire. Et comme la vie est compliquée, je ne supporte pas non plus les boules quies ou les casques antibruit, qui m’isolent trop, et si je n’entends rien, je me sens en danger (oui, même confortablement installée dans mon bureau). Et là, je suis tombée sur ce dispositif qui fait exactement l’inverse des dispositifs pour malentendants qui amplifient les bruits : il les atténue. Vous entendez la personne qui vous parle, vous entendez le bruit de fond, mais comme si vous aviez, avec une télécommande, baissé le son. Cela fait comme un petit bouchon, que vous adaptez à la taille de votre oreille (l’objet est livré avec plusieurs tailles) (oui parce qu’en plus j’ai des oreilles petites, et les écouteurs ne tiennent pas et me font mal), et à l’extérieur cela fait un petit anneau assez décoratif. J’ai choisi la version Experience, plutôt pour la journée (certains dorment avec, j’ai essayé un soir de musique trop forte chez les voisins, en effet je n’étais plus gênée par le bruit mais l’anneau, rigide sur cette version, me faisait mal), mais je vais aussi investir dans la version nuit. Ceci n’est ni sponsorisé ni rien, je les ai achetés moi-même, je précise.

2. Une boisson dont j’ai complètement oublié de vous parler dans mes favoris de l’été : Gimber. Je ne sais pas vous mais moi, le soir, j’aime beaucoup m’accorder un petit plaisir gustatif, soit pour écrire, soit juste comme ça. Un truc bon, genre apéritif, mais on est d’accord qu’on ne peut pas boire l’apéritif tous les jours. Je me suis donc lancée dans la recherche d’apéritifs sans alcool, dont le marché est en train d’exploser, et je suis tombée, dans mon magasin bio, sur cette marque qui propose donc une boisson au concentré de gingembre, à allonger avec de l’eau gazeuse où, comme je préfère, avec de la limonade. C’est délicieux, vraiment rafraîchissant (alors évidemment, j’en ai surtout bu en été), le goût est très curieux mais j’aime beaucoup. Ceci n’est pas sponsorisé non plus.

3. L’autre jour, je me suis offert un plaisir absolu : je me suis racheté une Bougie Diptyque Pomander. Je ne vais pas m’étaler parce que j’en ai déjà parlé, mais vraiment, c’est l’une de mes bougies préférées de tous les temps (et les bougies parfumées, c’est quelque chose d’essentiel pour moi : j’ai besoin que ça sente bon), l’odeur est émerveillante, elle dure longtemps et se diffuse parfaitement. Malheureusement, je ne suis pas non plus sponsorisée par Diptyque mais j’aimerais beaucoup (je dis ça au cas où…)

4. Un film maintenant, qui commence à dater un peu mais que je n’avais jamais vu : Colette de Wash Westmoreland. Parce que je suis toujours dans ma période Colette et vraiment, j’ai passé un moment merveilleux avec ce film, Keira Knightley fait une Gabrielle extraordinaire, j’ai adoré cette plongée dans l’entrée en écriture de l’autrice. Et les costumes sont d’une beauté rare.

5. Et enfin, deux séries, toutes deux sur Netflix :
L’Impératrice, qui nous raconte l’histoire de Sissi mais sans meringue et sur un ton plus réaliste. J’ai eu un peu de mal à suivre au niveau de la chronologie, le temps n’est pas très bien marqué, mais j’ai beaucoup beaucoup aimé cette jeune impératrice et sa soif de liberté, son histoire d’amour avec François-Joseph, les difficultés de leur couple. Et ses costumes. La robe de mariée, mais vraiment, elle est à tomber.
Les tribulations culinaires de Phil, dont je vous parlais le mois dernier et dont la saison 6 vient de sortir : je suis toujours aussi fan de la joie et de la gourmandise qui se dégage qui se dégage de cette série documentaire, avec une touche d’émotion puisque dans le dernier épisode il rend hommage à ses parents tous deux décédés au cours des saisons précédentes, et auxquels on s’était attachés. J’ai versé ma petite larme.

Et je ne vous parle pas bien sûr de tout ce qui m’a mise en joie niveau promenade et cuisine, avec le grand retour des plats à base de fromage fondu ! Et vous, qu’avez-vous aimé ce mois-ci ?

Méditation de l’amour bienveillant

La méditation est une activité à la mode, et ceux qui la pratiquent (sans nécessairement la lier à une quelconque spiritualité) ne tarissent pas d’éloges sur ses bienfaits. Les scientifiques sont d’ailleurs tout à fait d’accord avec ça : la méditation aurait des effets positifs sur le stress, l’angoisse, la dépression, la concentration, le sommeil, voire le système immunitaire.

Sauf que moi, je n’y arrivais absolument pas. J’ai essayé les méditations guidées notamment, et souvent (à part certaines dans lesquelles j’arrivais parfaitement à plonger) au bout de 5min je commençais à me tortiller en me demandant « quand est-ce que ça se termine ? ». Ce qui est bizarre d’ailleurs : je suis une solitaire contemplative, et je suis capable de rester de longs moments, seule, absorbée dans un paysage, mais la méditation en soi, ça coinçait, à part lorsque je vais à une séance de bols tibétains, et en particulier tout ce qui est du domaine de la pleine conscience.

J’en étais restée là, à me dire que ce n’était pas pour moi, que ça ne servait à rien de se forcer, et puis qu’après tout l’écriture pouvait bien aussi être considérée comme une forme de méditation. Et puis l’autre jour, je suis tombée sur un épisode du podcast Change ma vie dans lequel Clothilde Dusoulier parlait de cette forme de méditation appelée « amour bienveillant ». Et ça m’a intéressée : disons que pour une fois, ça me « parlait ».

Alors la méditation amour bienveillant ou loving kindness, qu’est-ce que c’est ? C’est une « adaptation » de la méditation metta bhavana  du bouddhisme, centrée sur la bienveillance et la compassion. Le principe est donc ici de cultiver une émotion d’amour inconditionnel (c’est-à-dire qui n’attend rien en retour), de bienveillance (c’est-à-dire de vouloir le bien) et de l’envoyer vers soi, vers les autres et vers le monde. Parce que l’amour étant le sentiment le plus pur qui existe, le ressentir est déjà en tirer de grands bénéfices : l’amour que l’on ressent est le seul qu’on peut contrôler, et la méditation d’amour bienveillant permet donc d’en avoir plus et donc de se sentir mieux. D’aimer plus et d’aimer mieux, soi et les autres.

Concrètement, j’ai adapté à ma sauce le fonctionnement de Clothilde. Je fais des séances de 15 min (j’utilise la fonction « méditation libre » de l’application Petit Bambou), enveloppée dans mon châle rose, après avoir allumé une bougie rouge, et mon quartz rose dans les mains :
– je consacre les 5 premières minutes non pas à la pleine conscience comme elle mais à moi, parce que charité bien ordonnée commence par soi-même, avec des pensées positives (en gros, je reprends certains exercices que m’avait proposés mon hypnothérapeute : « j’ai confiance en moi » etc. et j’utilise aussi, depuis que je l’ai, les mantras proposés par les cartes d’Arouna Lipschitz). Il est de toute façon essentiel de commencer par soi.
– la deuxième partie est consacrée à l’amour bienveillant proprement dit : envoyer de l’amour donc, en utilisant des phrases telles que « je te souhaite d’être heureux », « je te souhaite de vivre dans la joie », tout ce que vous voulez et qui fait sens pour vous, l’essentiel étant d’aller lentement et de ressentir vraiment l’émotion. Sur le principe, on commence par le plus facile, les gens qu’on aime (amoureusement ou non), puis on s’adresse à des gens « neutres » (le boulanger, le facteur, un collègue), ensuite des gens qu’on « n’aime pas » si on y arrive (je n’y arrive pas), et à l’univers dans son ensemble. Dans les faits, en ce moment, je me concentre sur une seule personne.
– enfin je termine par des exercices de visualisation

Franchement, les effets sont merveilleux : je n’ai aucune idée concernant la bonne réception de mes pensées d’amour (et ce n’est pas le propos) ; par contre moi je me sens vraiment mieux après, apaisée et rayonnante — alors après dans ma vie quotidienne certaines personnes génèrent tellement de négatif qu’elles sapent un peu le travail, mais de mon côté j’arrive mieux à m’en protéger ! J’en suis même à la limite de militer pour l’enseignement de cette pratique dès la maternelle !  C’est devenu une habitude ancrée dans mon quotidien ou à peu près, et c’est très bien ! Et ce qui est « rigolo », c’est qu’en ce moment que le ciel est couvert, et bien j’ai toujours un rayon de soleil qui sort à un moment ou un autre pour venir sur moi, et souvent les pigeons qui roucoulent sur le balcon (cela dit, les pigeons passent leur vie sur mon balcon).

Développement durable : faire de son mieux

En matière d’écologie, je reviens un peu de loin : j’ai toujours trié mes déchets, fermé l’eau quand je me lave les dents, pris très peu de bains (de toute façon je n’ai plus de baignoire) et utilisé ma voiture au minimum. Mais ça s’arrêtait à peu près là. Et puis petit à petit, de nouvelles habitudes se sont mises en place d’elles-mêmes — au sens où, à aucun moment, je n’ai décidé de faire plus d’efforts, ça s’est un peu imposé à moi de manière naturelle, comme beaucoup des changements récents d’ailleurs. Je suis loin d’être parfaite, et ne le serai sans doute jamais, mais en conformité avec le quatrième accord toltèque, je fais de mon mieux. Du coup, je me suis dit qu’un petit article sur la question, qui ne vise absolument pas à donner de leçons évidemment (parce qu’en ce domaine, je crois que rien n’est plus contre-productif que les donneurs de leçons et la culpabilisation : je crois plutôt à la valeur de l’exemple, mais sans chercher à bousculer les gens sur leur propre chemin), parce que ce qui me convient ne conviendra pas à d’autres et inversement, pouvait être intéressant.

En fait, tout repose sur le fait de consommer autrement, à la base.
Comme je l’avais écrit, je vis dans un quartier où j’ai la chance d’avoir nombre de petits commerces, où j’allais mais sans les exploiter à fond. Depuis quelque temps, je ne vais plus que très peu au supermarché, et je fais plutôt mes courses chez eux. En fait, tout est parti du fait que j’ai enfin trouvé un système de panier bio qui me convient : pas d’abonnement (le fait est que je suis souvent en vadrouille donc dans l’impossibilité d’aller le chercher et de l’utiliser) et je choisis le contenu. Tous les samedi matins, je prends donc mon joli sac en tissu et je vais chercher mes légumes au bout de la rue. Et déjà, les paniers bio, c’est chouette : des légumes frais, de saison, bios et locaux, ce qui complète parfaitement ce que je fais pousser sur mon balcon. Le second effet positif, c’est que j’ai modifié mon alimentation : je fais mes menus lorsque je commande pour utiliser au mieux le contenu de mon panier, et il y a donc beaucoup moins de gaspillage et de « je n’ai plus rien dans le frigo, commandons un truc chez le traiteur ». Bon après, j’avoue, il m’arrive encore de commander une pizza ou des plats indiens…
Mes paniers, je vais les chercher dans une boutique qui s’appelle l’éco-bocal, et qui est une boutique où on trouve des produits en vrac : on apporte son contenant, sac à vrac (je réutilise pour cet usage les petits sacs en tissu que je reçois avec My Little box), bocaux, boîtes. Le truc c’est que depuis que j’ai déménagé, j’utilise beaucoup les bocaux parce que je trouve que ça fait joli, mais avant j’achetais le produit et je le transvasais dans un bocal. Mais j’avoue, c’est plus logique d’acheter directement en vrac, là encore des produits de qualité. J’ai aussi trouvé dans cette boutique quelques petites choses pour éviter les produits à usage unique, j’en parlerai plus bas.
J’en profite ensuite pour passer chez les autres commerçants : très souvent mon primeur-fleuriste, le poissonnier, l’épicerie italienne, le fromager… il est clair que cela me prend plus de temps parce qu’il y a la queue partout (ce qui est du reste assez encourageant de voir tous ces gens qui privilégient les commerces de proximité) mais j’ai de bons produits !

 

Le deuxième axe, évidemment lié au premier, est d’essayer de limiter ses déchets et les produits à usage unique. De fait, cela fait des années et des années que je préfère paniers et tote bags plutôt que les sacs en plastique : c’est d’abord beaucoup plus pratique, et beaucoup plus chic.
Ma première découverte révolutionnaire dans ce domaine est la « bee wrap » (un tissu enduit de cire d’abeille qui sert à envelopper les aliments ou recouvrir un plat) et je me demande franchement pourquoi pendant des années je me suis enquiquinée avec l’allu et le film plastique qui se déchirent tout le temps : non seulement ce truc est super joli, mais en plus il est plus que pratique : les aliments sont parfaitement emballés, il s’adapte parfaitement aux plats pour les recouvrir… une révélation.
J’ai aussi acheté des feuilles d’essuie-tout lavable, mais je me sers très peu de l’essuie-tout dans les faits donc ce n’est pas une grande révolution. Une éponge lavable, je n’ai pas encore de recul parce que je l’ai achetée hier et de toute façon il m’en faudra d’autres (pour que ça roule, il m’en faut deux pour la cuisine et deux pour la salle de bain). Et une paille en bambou, même si dans les faits j’utilise assez peu les pailles.
Toujours dans la cuisine, j’ai fini par acheter une dosette de café réutilisable pour ma cafetière Nespresso, et j’en suis ravie parce que comme ça je peux acheter du très bon café que je mouds moi-même à la boutique !

dosette réutilisable
dosette réutilisable

En ce qui concerne la salle de bain, c’est un petit peu plus compliqué : je suis passée à la coupe menstruelle il y a un an et demi, et ça c’est acté. J’ai acheté des lingettes lavables mais pour l’instant je peine à être convaincue, je trouve qu’il me faut beaucoup plus de produit pour qu’elle soit suffisamment imbibée, et on ne peut pas utiliser les deux côtés, donc j’essaie de persévérer mais bof. Quant au reste (savon, shampoing solide etc.) pour l’instant, ce n’est pas pour moi, je suis honnête, tout comme les mouchoirs en tissu (je n’utilise les mouchoirs que dans deux cas : grosse crise de larmes et rhume, et il faudrait donc un stock d’au moins 100 mouchoirs pour que ça fasse le joint). Du reste, de manière générale le « lavable » est compliqué, notamment parce que vu que je vis seule je ne fais qu’une machine par semaine et encore pas toujours, et que cela exige donc soit de laver à la main (et bof), soit d’avoir beaucoup de stock, ce qui est aussi un investissement, sans compter que le repassage est une de mes bêtes noires.

En somme, je suis tout de même assez satisfaite du chemin parcouru, d’autant que, bonus, tout cela est beaucoup plus joli (cela peut paraître superficiel de le dire comme ça, mais ceux qui me connaissent savent que pour moi qui habite poétiquement le monde la dimension esthétique des choses est au contraire fondamentale mais pas pour une simple question d' »apparence » : chez moi c’est une essence ; en outre, je pense que le côté esthétique, chic, glamour contribue à rendre le développement durable désirable, et que c’est important, la désirabilité, et qu’il faut jouer là-dessus pour donner envie aux gens).

Donc voilà quelques petites idées : encore une fois c’est loin d’être parfait, mais je fais aussi ce qui m’inspire et n’est pas trop une contrainte ! Et vous, quelles habitudes avez-vous prises ?

Dim Dam Dom : slow living

Prendre du temps pour soi et pour ceux qu’on aime. Prendre du recul sur l’immédiateté de sa vie. Quitter BFM TV et CNEWS et se réfugier au calme pour lire, dormir, aimer : vivre ! C’est ce que vous propose Diam Dam Dom avec ce tome deux et le soleil qui revient tout doucement. Les oiseaux recommencent à gazouiller et Dim Dam Dom vous emmène…

Décidément, je découvre en ce moment quantité de nouveaux magazines de très belle qualité, qui me nourrissent vraiment et, en ce qui concerne celui-là, font voyager.

Diam Dam Dom est un magazine féminin dont le deuxième volume vient de sortir pour le printemps. Un magazine féminin, dans lequel on retrouve les rubriques habituelles de ce type de publications : actualités, société, nourriture (mais pas au sens de « fiches recettes »), décoration/maison, Mode et Beauté, voyage, culture. Quoi de neuf, alors ? Et bien, ce qui change tout, c’est l’angle : le choix de ne pas rester parisiano-centré mais de nous emmener à voyage dans toutes les rubriques, en France et à travers le monde, Copenhague, Milan, New-York, Tokyo, l’Auvergne. Le choix, aussi, de donner toute la place aux créateurs originaux, à l’artisanat, et au vintage…

Cela donne d’abord un magnifique objet, à la maquette élégante et soignée, aux photos nombreuses et superbes, que l’on prend un immense plaisir à feuilleter. Et derrière l’apparence c’est tout aussi beau : le magazine alterne articles longs et fouillés, la lecture procure de nombreuses heures de plaisir, et certains articles m’ont véritablement passionnée : une réflexion sur le mensonge, la découverte des sublimes compositions florales de Marie Lennox, un road-trip en Auvergne assorti d’une playlist…

Bref : un magazine comme je les aime, chic et inspirant, qui donne envie de voyager et de prendre son temps…

Dim Dam Dom – Slow Living
En kiosque

Comment devenir une Cosmic Girl, de Mélody Szymczak : plongez dans le flow

Ce livre, je l’ai imaginé comme une flânerie dans mon aventure parisienne, poétique, intuitive et magique ! Je pratique ce que l’on appelle en anglais les manifesting meditations, littéralement des méditations pour manifester sa réalité, et ce depuis que j’ai 10 ans. J’utilise l’écriture intuitive, mes rêves, les tarots, les cristaux depuis plus de deux décennies pour me connecter à mes capacités cosmiques. Mais l’âge adulte et nos jobs connectés finissent par éteindre ou ralentir cette part cosmique. J’ai oublié aussi. Il y a six ans, après quelques années dans l’univers des medias et du digital, une très grosse fatigue et un voyage en Thaïlande, j’ai retrouvé, par étapes et non sans difficultés, cet état intuitif et plus naturel de vivre et de travailler. 

La première fois que j’ai vu ce livre sur Instagram, j’ai d’abord pensé, à cause de sa (magnifique) couverture résolument girly, qu’il s’agissait d’un de ces livres de blogueuses/youtubeuses/instagrameuses comme il en pousse tant, certains étant merveilleux et d’autres du pur marketing creux. Et puis je me suis penchée davantage sur le sujet, appelée par une mystérieuse force, et le fait est que pas vraiment. Il s’agit, de fait, d’un ouvrage de lifestyle et de développement personnel, mais réellement habité par une belle âme.

Le propos de cet ouvrage est donc de réveiller la sorcière (encore qu’elle utilise assez peu ce mot) qui est en nous, de nous connecter à notre moi profond et notre potentiel, bref, de mettre de la magie dans notre vie. D’abord en réveillant la muse qui est en nous et en nous reconnectant à notre intuition, ensuite en prenant soin de nous et de notre corps, en nous plongeant dans notre flow et en nourrissant notre créativité, nos vibrations afin de trouver (enfin) un job qui nourrit notre âme et peut-être notre âme-sœur, et enfin en vivant dans l’abondance, en prenant soin de notre cocon, et en attirant à nous les choses qui sont bonnes pour notre alignement.

Bien sûr, on trouve ici les grands sujets habituels : la Lune, les cristaux, la méditation, l’intuition, les plantes, les rêves, le tarot et les oracles, les intentions, les vision boards, des conseils, des réflexions, des gens inspirants, des rituels… c’est vraiment la personnalité de Mélody Szymczak qui fait tout : si l’objet en lui-même est absolument magnifique et agréable à feuilleter, l’intérieur révèle une belle âme, qui nous prend vraiment par la main pour nous guider, avec beaucoup d’humour, de bienveillance et de légèreté : pour tout dire, en lisant ce livre, j’ai eu l’impression de me faire une nouvelle copine. Pas de dogmes ici ni d’injonctions à devenir un bouddha vegan et minimaliste, pas de conseils contraignants, pas de recherche de la perfection : c’est léger, gai, ça pétille, et Mélody accorde une grande place à tout ce qui est de l’ordre de la beauté, notamment de son intérieur, les plantes qui font du bien à notre aura, la décoration, les fleurs fraîches, toutes ces choses essentielles qui ont tendance à paraître superficielles ailleurs. Grâce à elle j’ai compris beaucoup de choses qui jusque-là m’échappaient un peu (et réussi à le faire fonctionner : pour la première fois j’ai posé une intention et eu une réponse le lendemain) !

Bref, un coup de cœur sur ce livre inspirant (oh combien, grâce à elle je vois plus clairement ce que j’ai envie d’être), qui pétille de jolies choses, de magie et de poésie, plein de conseils réellement applicables. Coup de cœur, aussi, pour la personnalité de son auteure !

Comment devenir une Cosmic Girl. Manuel d’une sorcière moderne
Mélody SZYMCZAK
Hachette, 2019

Âme de sorcière ou la magie du féminin, d’Odile Chabrillac : l’âme qui agit

A force d’être vilipendées, elles ont fini par se cacher. Encore plus loin. Au sein d’une nuit encore plus noire, dans un sous-bois encore plus profond. Ont-elles disparu pour autant ? Bien sûr que non ! Les sorcières ont juste appris à faire attention, à ne se dévoiler que dans des espaces qu’elles savaient sans danger. Se taire ne signifie pas oublier. Au contraire. A demi-mot, à couvert, le message est passé. Longtemps persécutées, moquées, salies, les sorcières reviennent aujourd’hui. Et ce qu’elles ont à nous apprendre peut réellement changer nos vies. 

On ne peut pas le nier : les sorcières sont à la mode, ce qui tombe bien pour moi qui, comme je l’ai dit lorsque j’ai parlé de l’essai de Mona Chollet sur le sujet, ai toujours été fascinée par cette figure : cela me donne de quoi me nourrir. Cet ouvrage-là, je l’ai vu de nombreuses fois passer récemment sur Instagram : je l’ai pris comme une injonction de l’Univers à m’y plonger.

La sorcière est ici vue pas tant comme une figure strictement féministe (même si, forcément, elle l’est) que comme celle qui met le monde en question, l’interroge, fait bouger les lignes. Celle qui se transforme soi, au cours d’un cheminement spirituel, et qui, par soi, transforme les autres. Devenir une sorcière (ce qui n’implique pas de porter un chapeau pointu et de voler sur un balais) est un chemin, que l’on ne décide pas de suivre, mais qui se fait. Après une première partie historique, au cours de laquelle elle revient sur le gynocide que constitue la chasse aux sorcières, Odile Chabrillac s’intéresse aux valeurs portées par la figure de la sorcière : la liberté (intérieure et extérieure), le lien au corps, à la nudité et à la sexualité, l’importance de la nature, la fonction guérisseuse, l’intuition et les signes, les énergies, la solitude positive et la sororité. Enfin, dans la dernière partie, plus pratique, elle propose quelques clés d’initiation pour mettre de la magie dans sa vie, c’est-à-dire la vivre de manière consciente et puissante : se purifier, se ressourcer, vibrer, s’ancrer, avoir confiance en soi, développer son intuition, ritualiser, s’engager.

Dire que cet essai m’a passionnée est encore un euphémisme : je l’ai littéralement dévoré. Les deux premières parties, plus « théoriques », constituent un excellent complément à l’ouvrage de Mona Chollet (où l’inverse puisqu’il est paru avant), dans lesquelles l’auteure aborde vraiment (en s’appuyant sur son expérience personnelle) tous les aspects de la question — notamment sur la sexualité, sujet sur lequel j’avais trouvé Chollet un peu prude. Quant à la partie pratique, il y a évidemment des points qui m’ont parlé, d’autres moins, ce qui est normal puisque chacun suit un chemin qui lui est personnel, mais encore une fois j’ai vécu de nombreuses synchronicités, et même carrément une « illumination » qui a radicalement changé ma manière de voir certaines choses en les éclairant différemment (au lieu de me centrer sur moi, comme d’habitude, j’ai pris les événements dans l’autre sens, et j’ai compris un truc essentiel — et du coup je me suis remise à écrire).

Etre sorcière,  c’est donc avant tout une manière de vivre, à l’écoute de soi et du monde — une vie consciente, où l’on est pleinement soi !

Et vous, êtes-vous une sorcière ou un sorcier ?

Âme de sorcière ou la magie du féminin
Odile CHABRILLAC
Solar, 2017