Méditation de l’amour bienveillant

La méditation est une activité à la mode, et ceux qui la pratiquent (sans nécessairement la lier à une quelconque spiritualité) ne tarissent pas d’éloges sur ses bienfaits. Les scientifiques sont d’ailleurs tout à fait d’accord avec ça : la méditation aurait des effets positifs sur le stress, l’angoisse, la dépression, la concentration, le sommeil, voire le système immunitaire.

Sauf que moi, je n’y arrivais absolument pas. J’ai essayé les méditations guidées notamment, et souvent (à part certaines dans lesquelles j’arrivais parfaitement à plonger) au bout de 5min je commençais à me tortiller en me demandant « quand est-ce que ça se termine ? ». Ce qui est bizarre d’ailleurs : je suis une solitaire contemplative, et je suis capable de rester de longs moments, seule, absorbée dans un paysage, mais la méditation en soi, ça coinçait, à part lorsque je vais à une séance de bols tibétains, et en particulier tout ce qui est du domaine de la pleine conscience.

J’en étais restée là, à me dire que ce n’était pas pour moi, que ça ne servait à rien de se forcer, et puis qu’après tout l’écriture pouvait bien aussi être considérée comme une forme de méditation. Et puis l’autre jour, je suis tombée sur un épisode du podcast Change ma vie dans lequel Clothilde Dusoulier parlait de cette forme de méditation appelée « amour bienveillant ». Et ça m’a intéressée : disons que pour une fois, ça me « parlait ».

Alors la méditation amour bienveillant ou loving kindness, qu’est-ce que c’est ? C’est une « adaptation » de la méditation metta bhavana  du bouddhisme, centrée sur la bienveillance et la compassion. Le principe est donc ici de cultiver une émotion d’amour inconditionnel (c’est-à-dire qui n’attend rien en retour), de bienveillance (c’est-à-dire de vouloir le bien) et de l’envoyer vers soi, vers les autres et vers le monde. Parce que l’amour étant le sentiment le plus pur qui existe, le ressentir est déjà en tirer de grands bénéfices : l’amour que l’on ressent est le seul qu’on peut contrôler, et la méditation d’amour bienveillant permet donc d’en avoir plus et donc de se sentir mieux. D’aimer plus et d’aimer mieux, soi et les autres.

Concrètement, j’ai adapté à ma sauce le fonctionnement de Clothilde. Je fais des séances de 15 min (j’utilise la fonction « méditation libre » de l’application Petit Bambou), enveloppée dans mon châle rose, après avoir allumé une bougie rouge, et mon quartz rose dans les mains :
– je consacre les 5 premières minutes non pas à la pleine conscience comme elle mais à moi, parce que charité bien ordonnée commence par soi-même, avec des pensées positives (en gros, je reprends certains exercices que m’avait proposés mon hypnothérapeute : « j’ai confiance en moi » etc. et j’utilise aussi, depuis que je l’ai, les mantras proposés par les cartes d’Arouna Lipschitz). Il est de toute façon essentiel de commencer par soi.
– la deuxième partie est consacrée à l’amour bienveillant proprement dit : envoyer de l’amour donc, en utilisant des phrases telles que « je te souhaite d’être heureux », « je te souhaite de vivre dans la joie », tout ce que vous voulez et qui fait sens pour vous, l’essentiel étant d’aller lentement et de ressentir vraiment l’émotion. Sur le principe, on commence par le plus facile, les gens qu’on aime (amoureusement ou non), puis on s’adresse à des gens « neutres » (le boulanger, le facteur, un collègue), ensuite des gens qu’on « n’aime pas » si on y arrive (je n’y arrive pas), et à l’univers dans son ensemble. Dans les faits, en ce moment, je me concentre sur une seule personne.
– enfin je termine par des exercices de visualisation

Franchement, les effets sont merveilleux : je n’ai aucune idée concernant la bonne réception de mes pensées d’amour (et ce n’est pas le propos) ; par contre moi je me sens vraiment mieux après, apaisée et rayonnante — alors après dans ma vie quotidienne certaines personnes génèrent tellement de négatif qu’elles sapent un peu le travail, mais de mon côté j’arrive mieux à m’en protéger ! J’en suis même à la limite de militer pour l’enseignement de cette pratique dès la maternelle !  C’est devenu une habitude ancrée dans mon quotidien ou à peu près, et c’est très bien ! Et ce qui est « rigolo », c’est qu’en ce moment que le ciel est couvert, et bien j’ai toujours un rayon de soleil qui sort à un moment ou un autre pour venir sur moi, et souvent les pigeons qui roucoulent sur le balcon (cela dit, les pigeons passent leur vie sur mon balcon).

Développement durable : faire de son mieux

En matière d’écologie, je reviens un peu de loin : j’ai toujours trié mes déchets, fermé l’eau quand je me lave les dents, pris très peu de bains (de toute façon je n’ai plus de baignoire) et utilisé ma voiture au minimum. Mais ça s’arrêtait à peu près là. Et puis petit à petit, de nouvelles habitudes se sont mises en place d’elles-mêmes — au sens où, à aucun moment, je n’ai décidé de faire plus d’efforts, ça s’est un peu imposé à moi de manière naturelle, comme beaucoup des changements récents d’ailleurs. Je suis loin d’être parfaite, et ne le serai sans doute jamais, mais en conformité avec le quatrième accord toltèque, je fais de mon mieux. Du coup, je me suis dit qu’un petit article sur la question, qui ne vise absolument pas à donner de leçons évidemment (parce qu’en ce domaine, je crois que rien n’est plus contre-productif que les donneurs de leçons et la culpabilisation : je crois plutôt à la valeur de l’exemple, mais sans chercher à bousculer les gens sur leur propre chemin), parce que ce qui me convient ne conviendra pas à d’autres et inversement, pouvait être intéressant.

En fait, tout repose sur le fait de consommer autrement, à la base.
Comme je l’avais écrit, je vis dans un quartier où j’ai la chance d’avoir nombre de petits commerces, où j’allais mais sans les exploiter à fond. Depuis quelque temps, je ne vais plus que très peu au supermarché, et je fais plutôt mes courses chez eux. En fait, tout est parti du fait que j’ai enfin trouvé un système de panier bio qui me convient : pas d’abonnement (le fait est que je suis souvent en vadrouille donc dans l’impossibilité d’aller le chercher et de l’utiliser) et je choisis le contenu. Tous les samedi matins, je prends donc mon joli sac en tissu et je vais chercher mes légumes au bout de la rue. Et déjà, les paniers bio, c’est chouette : des légumes frais, de saison, bios et locaux, ce qui complète parfaitement ce que je fais pousser sur mon balcon. Le second effet positif, c’est que j’ai modifié mon alimentation : je fais mes menus lorsque je commande pour utiliser au mieux le contenu de mon panier, et il y a donc beaucoup moins de gaspillage et de « je n’ai plus rien dans le frigo, commandons un truc chez le traiteur ». Bon après, j’avoue, il m’arrive encore de commander une pizza ou des plats indiens…
Mes paniers, je vais les chercher dans une boutique qui s’appelle l’éco-bocal, et qui est une boutique où on trouve des produits en vrac : on apporte son contenant, sac à vrac (je réutilise pour cet usage les petits sacs en tissu que je reçois avec My Little box), bocaux, boîtes. Le truc c’est que depuis que j’ai déménagé, j’utilise beaucoup les bocaux parce que je trouve que ça fait joli, mais avant j’achetais le produit et je le transvasais dans un bocal. Mais j’avoue, c’est plus logique d’acheter directement en vrac, là encore des produits de qualité. J’ai aussi trouvé dans cette boutique quelques petites choses pour éviter les produits à usage unique, j’en parlerai plus bas.
J’en profite ensuite pour passer chez les autres commerçants : très souvent mon primeur-fleuriste, le poissonnier, l’épicerie italienne, le fromager… il est clair que cela me prend plus de temps parce qu’il y a la queue partout (ce qui est du reste assez encourageant de voir tous ces gens qui privilégient les commerces de proximité) mais j’ai de bons produits !

 

Le deuxième axe, évidemment lié au premier, est d’essayer de limiter ses déchets et les produits à usage unique. De fait, cela fait des années et des années que je préfère paniers et tote bags plutôt que les sacs en plastique : c’est d’abord beaucoup plus pratique, et beaucoup plus chic.
Ma première découverte révolutionnaire dans ce domaine est la « bee wrap » (un tissu enduit de cire d’abeille qui sert à envelopper les aliments ou recouvrir un plat) et je me demande franchement pourquoi pendant des années je me suis enquiquinée avec l’allu et le film plastique qui se déchirent tout le temps : non seulement ce truc est super joli, mais en plus il est plus que pratique : les aliments sont parfaitement emballés, il s’adapte parfaitement aux plats pour les recouvrir… une révélation.
J’ai aussi acheté des feuilles d’essuie-tout lavable, mais je me sers très peu de l’essuie-tout dans les faits donc ce n’est pas une grande révolution. Une éponge lavable, je n’ai pas encore de recul parce que je l’ai achetée hier et de toute façon il m’en faudra d’autres (pour que ça roule, il m’en faut deux pour la cuisine et deux pour la salle de bain). Et une paille en bambou, même si dans les faits j’utilise assez peu les pailles.
Toujours dans la cuisine, j’ai fini par acheter une dosette de café réutilisable pour ma cafetière Nespresso, et j’en suis ravie parce que comme ça je peux acheter du très bon café que je mouds moi-même à la boutique !

dosette réutilisable
dosette réutilisable

En ce qui concerne la salle de bain, c’est un petit peu plus compliqué : je suis passée à la coupe menstruelle il y a un an et demi, et ça c’est acté. J’ai acheté des lingettes lavables mais pour l’instant je peine à être convaincue, je trouve qu’il me faut beaucoup plus de produit pour qu’elle soit suffisamment imbibée, et on ne peut pas utiliser les deux côtés, donc j’essaie de persévérer mais bof. Quant au reste (savon, shampoing solide etc.) pour l’instant, ce n’est pas pour moi, je suis honnête, tout comme les mouchoirs en tissu (je n’utilise les mouchoirs que dans deux cas : grosse crise de larmes et rhume, et il faudrait donc un stock d’au moins 100 mouchoirs pour que ça fasse le joint). Du reste, de manière générale le « lavable » est compliqué, notamment parce que vu que je vis seule je ne fais qu’une machine par semaine et encore pas toujours, et que cela exige donc soit de laver à la main (et bof), soit d’avoir beaucoup de stock, ce qui est aussi un investissement, sans compter que le repassage est une de mes bêtes noires.

En somme, je suis tout de même assez satisfaite du chemin parcouru, d’autant que, bonus, tout cela est beaucoup plus joli (cela peut paraître superficiel de le dire comme ça, mais ceux qui me connaissent savent que pour moi qui habite poétiquement le monde la dimension esthétique des choses est au contraire fondamentale mais pas pour une simple question d' »apparence » : chez moi c’est une essence ; en outre, je pense que le côté esthétique, chic, glamour contribue à rendre le développement durable désirable, et que c’est important, la désirabilité, et qu’il faut jouer là-dessus pour donner envie aux gens).

Donc voilà quelques petites idées : encore une fois c’est loin d’être parfait, mais je fais aussi ce qui m’inspire et n’est pas trop une contrainte ! Et vous, quelles habitudes avez-vous prises ?

Dim Dam Dom : slow living

Prendre du temps pour soi et pour ceux qu’on aime. Prendre du recul sur l’immédiateté de sa vie. Quitter BFM TV et CNEWS et se réfugier au calme pour lire, dormir, aimer : vivre ! C’est ce que vous propose Diam Dam Dom avec ce tome deux et le soleil qui revient tout doucement. Les oiseaux recommencent à gazouiller et Dim Dam Dom vous emmène…

Décidément, je découvre en ce moment quantité de nouveaux magazines de très belle qualité, qui me nourrissent vraiment et, en ce qui concerne celui-là, font voyager.

Diam Dam Dom est un magazine féminin dont le deuxième volume vient de sortir pour le printemps. Un magazine féminin, dans lequel on retrouve les rubriques habituelles de ce type de publications : actualités, société, nourriture (mais pas au sens de « fiches recettes »), décoration/maison, Mode et Beauté, voyage, culture. Quoi de neuf, alors ? Et bien, ce qui change tout, c’est l’angle : le choix de ne pas rester parisiano-centré mais de nous emmener à voyage dans toutes les rubriques, en France et à travers le monde, Copenhague, Milan, New-York, Tokyo, l’Auvergne. Le choix, aussi, de donner toute la place aux créateurs originaux, à l’artisanat, et au vintage…

Cela donne d’abord un magnifique objet, à la maquette élégante et soignée, aux photos nombreuses et superbes, que l’on prend un immense plaisir à feuilleter. Et derrière l’apparence c’est tout aussi beau : le magazine alterne articles longs et fouillés, la lecture procure de nombreuses heures de plaisir, et certains articles m’ont véritablement passionnée : une réflexion sur le mensonge, la découverte des sublimes compositions florales de Marie Lennox, un road-trip en Auvergne assorti d’une playlist…

Bref : un magazine comme je les aime, chic et inspirant, qui donne envie de voyager et de prendre son temps…

Dim Dam Dom – Slow Living
En kiosque

Comment devenir une Cosmic Girl, de Mélody Szymczak : plongez dans le flow

Ce livre, je l’ai imaginé comme une flânerie dans mon aventure parisienne, poétique, intuitive et magique ! Je pratique ce que l’on appelle en anglais les manifesting meditations, littéralement des méditations pour manifester sa réalité, et ce depuis que j’ai 10 ans. J’utilise l’écriture intuitive, mes rêves, les tarots, les cristaux depuis plus de deux décennies pour me connecter à mes capacités cosmiques. Mais l’âge adulte et nos jobs connectés finissent par éteindre ou ralentir cette part cosmique. J’ai oublié aussi. Il y a six ans, après quelques années dans l’univers des medias et du digital, une très grosse fatigue et un voyage en Thaïlande, j’ai retrouvé, par étapes et non sans difficultés, cet état intuitif et plus naturel de vivre et de travailler. 

La première fois que j’ai vu ce livre sur Instagram, j’ai d’abord pensé, à cause de sa (magnifique) couverture résolument girly, qu’il s’agissait d’un de ces livres de blogueuses/youtubeuses/instagrameuses comme il en pousse tant, certains étant merveilleux et d’autres du pur marketing creux. Et puis je me suis penchée davantage sur le sujet, appelée par une mystérieuse force, et le fait est que pas vraiment. Il s’agit, de fait, d’un ouvrage de lifestyle et de développement personnel, mais réellement habité par une belle âme.

Le propos de cet ouvrage est donc de réveiller la sorcière (encore qu’elle utilise assez peu ce mot) qui est en nous, de nous connecter à notre moi profond et notre potentiel, bref, de mettre de la magie dans notre vie. D’abord en réveillant la muse qui est en nous et en nous reconnectant à notre intuition, ensuite en prenant soin de nous et de notre corps, en nous plongeant dans notre flow et en nourrissant notre créativité, nos vibrations afin de trouver (enfin) un job qui nourrit notre âme et peut-être notre âme-sœur, et enfin en vivant dans l’abondance, en prenant soin de notre cocon, et en attirant à nous les choses qui sont bonnes pour notre alignement.

Bien sûr, on trouve ici les grands sujets habituels : la Lune, les cristaux, la méditation, l’intuition, les plantes, les rêves, le tarot et les oracles, les intentions, les vision boards, des conseils, des réflexions, des gens inspirants, des rituels… c’est vraiment la personnalité de Mélody Szymczak qui fait tout : si l’objet en lui-même est absolument magnifique et agréable à feuilleter, l’intérieur révèle une belle âme, qui nous prend vraiment par la main pour nous guider, avec beaucoup d’humour, de bienveillance et de légèreté : pour tout dire, en lisant ce livre, j’ai eu l’impression de me faire une nouvelle copine. Pas de dogmes ici ni d’injonctions à devenir un bouddha vegan et minimaliste, pas de conseils contraignants, pas de recherche de la perfection : c’est léger, gai, ça pétille, et Mélody accorde une grande place à tout ce qui est de l’ordre de la beauté, notamment de son intérieur, les plantes qui font du bien à notre aura, la décoration, les fleurs fraîches, toutes ces choses essentielles qui ont tendance à paraître superficielles ailleurs. Grâce à elle j’ai compris beaucoup de choses qui jusque-là m’échappaient un peu (et réussi à le faire fonctionner : pour la première fois j’ai posé une intention et eu une réponse le lendemain) !

Bref, un coup de cœur sur ce livre inspirant (oh combien, grâce à elle je vois plus clairement ce que j’ai envie d’être), qui pétille de jolies choses, de magie et de poésie, plein de conseils réellement applicables. Coup de cœur, aussi, pour la personnalité de son auteure !

Comment devenir une Cosmic Girl. Manuel d’une sorcière moderne
Mélody SZYMCZAK
Hachette, 2019

Âme de sorcière ou la magie du féminin, d’Odile Chabrillac : l’âme qui agit

A force d’être vilipendées, elles ont fini par se cacher. Encore plus loin. Au sein d’une nuit encore plus noire, dans un sous-bois encore plus profond. Ont-elles disparu pour autant ? Bien sûr que non ! Les sorcières ont juste appris à faire attention, à ne se dévoiler que dans des espaces qu’elles savaient sans danger. Se taire ne signifie pas oublier. Au contraire. A demi-mot, à couvert, le message est passé. Longtemps persécutées, moquées, salies, les sorcières reviennent aujourd’hui. Et ce qu’elles ont à nous apprendre peut réellement changer nos vies. 

On ne peut pas le nier : les sorcières sont à la mode, ce qui tombe bien pour moi qui, comme je l’ai dit lorsque j’ai parlé de l’essai de Mona Chollet sur le sujet, ai toujours été fascinée par cette figure : cela me donne de quoi me nourrir. Cet ouvrage-là, je l’ai vu de nombreuses fois passer récemment sur Instagram : je l’ai pris comme une injonction de l’Univers à m’y plonger.

La sorcière est ici vue pas tant comme une figure strictement féministe (même si, forcément, elle l’est) que comme celle qui met le monde en question, l’interroge, fait bouger les lignes. Celle qui se transforme soi, au cours d’un cheminement spirituel, et qui, par soi, transforme les autres. Devenir une sorcière (ce qui n’implique pas de porter un chapeau pointu et de voler sur un balais) est un chemin, que l’on ne décide pas de suivre, mais qui se fait. Après une première partie historique, au cours de laquelle elle revient sur le gynocide que constitue la chasse aux sorcières, Odile Chabrillac s’intéresse aux valeurs portées par la figure de la sorcière : la liberté (intérieure et extérieure), le lien au corps, à la nudité et à la sexualité, l’importance de la nature, la fonction guérisseuse, l’intuition et les signes, les énergies, la solitude positive et la sororité. Enfin, dans la dernière partie, plus pratique, elle propose quelques clés d’initiation pour mettre de la magie dans sa vie, c’est-à-dire la vivre de manière consciente et puissante : se purifier, se ressourcer, vibrer, s’ancrer, avoir confiance en soi, développer son intuition, ritualiser, s’engager.

Dire que cet essai m’a passionnée est encore un euphémisme : je l’ai littéralement dévoré. Les deux premières parties, plus « théoriques », constituent un excellent complément à l’ouvrage de Mona Chollet (où l’inverse puisqu’il est paru avant), dans lesquelles l’auteure aborde vraiment (en s’appuyant sur son expérience personnelle) tous les aspects de la question — notamment sur la sexualité, sujet sur lequel j’avais trouvé Chollet un peu prude. Quant à la partie pratique, il y a évidemment des points qui m’ont parlé, d’autres moins, ce qui est normal puisque chacun suit un chemin qui lui est personnel, mais encore une fois j’ai vécu de nombreuses synchronicités, et même carrément une « illumination » qui a radicalement changé ma manière de voir certaines choses en les éclairant différemment (au lieu de me centrer sur moi, comme d’habitude, j’ai pris les événements dans l’autre sens, et j’ai compris un truc essentiel — et du coup je me suis remise à écrire).

Etre sorcière,  c’est donc avant tout une manière de vivre, à l’écoute de soi et du monde — une vie consciente, où l’on est pleinement soi !

Et vous, êtes-vous une sorcière ou un sorcier ?

Âme de sorcière ou la magie du féminin
Odile CHABRILLAC
Solar, 2017

[conférence] S’éveiller au féminin sacré, par Karine Bégic

Comme je suis un peu obsessionnelle et que lorsque je commence à creuser un sujet, on ne m’arrête plus, je poursuis mes recherches sur le féminin sacré, et je suis tombée par hasard sur cette conférence de Karine Bégic, du site Essenti’elles (j’aime bien le clin d’oeil avec le nom de mon propre site). De fait, je ne suis pas la seule à m’intéresser au sujet, qui est de plus en plus porteur : le féminin s’éveille, et les changements viendront du féminin, en tant que polarité, présente en chacun de nous à des degrés divers. Il s’agit d’une énergie très puissante, qui a été abîmée et muselée mais pas vaincue, et il s’agit donc, pour chacune (puisque même si la polarité est aussi présente chez les hommes la question concerne surtout les femmes) d’aller à la rencontre de qui elle est, et de ce qu’elle a à offrir au monde.

La première partie de la conférence s’intéresse aux caractéristiques du féminin sacré, et propose à chacune de se situer par rapport à lui. Le point de départ (et nous y reviendrons très prochainement) est la Grande Déesse, dont le pouvoir créateur était à l’origine de tout, et vénérée comme telle, jusqu’à ce que les hommes se rendent compte qu’ils avaient un rôle dans la procréation et substituent un dieu mâle à la Déesse, ce qui a provoqué des changements vis-à-vis de la considération du féminin, bafoué à la fois dans son corps, dans son être et dans sa vie : de cela, nous héritons encore aujourd’hui. Or, si l’énergie du féminin sacré est extrêmement puissante, elle est encore aujourd’hui reniée, aussi bien par les hommes que par les femmes, et celles qui dans l’histoire se sont rebellées, en accord avec leur nature, ont été persécutées. Ce qu’elle représente, c’est une force créatrice, une intuition, une sensibilité. Et même si elle est un peu endormie, elle est toujours présente, et on peut s’y reconnecter, en écoutant ce qui nous porte vraiment, en étant soi, sensible, empathique, intuitive, créatrice, douce et aimante, sans ce soumettre aux normes de la société qui a tendance à survaloriser les caractéristiques du pôle masculin.

Le deuxième axe s’attache à analyser ce qui peut empêcher cette connexion : ce peut être le refus de qui l’on est en tant qu’être spirituel incarné, le rejet de soi en tant que femme, certains parcours de vie aboutissant à de fausses croyances ou conditionnements, le monde dans lequel on vit et qui nous laisse penser que sensibilité et douceur sont des faiblesses alors que ce sont des forces, la place des femmes dans la société, les lignées karmiques ou transgénérationnelles. Autant de raison qui font que chez certaines personnes, l’énergie féminine est éteinte.

Comment alors éveiller la femme sacrée, se connaître et guérir ses blessures de femme ? C’est l’objet de la troisième partie. Il s’agit d’abord de mener un travail d’introspection, puisque tout part de soi, afin de défaire ses nœuds énergétiques, accueillir cette part féminine, guérir, faire la paix, pardonner sa lignée et apprendre à s’aimer, en travaillant sur tous les aspects du féminin, et notamment les cycles, afin de reconnaître sa puissance intérieure : le siège du féminin sacré, c’est l’utérus qui contient toutes les mémoires, qui est le siège de la création (d’un enfant, mais pas que) et qui correspond au deuxième chakra (dit chakra sacré). Une énergie présente même sans utérus. Se reconnecter à soi, manifester ce féminin, c’est accueillir l’amour inconditionnel, l’authenticité, la réceptivité, la joie. Il s’agit alors de créer une véritable relation avec soi-même, prendre du plaisir, suivre la voie du cœur et de l’intuition, s’aimer, être fière de soi : il faut donc accepter de prendre du temps pour soi et pour écouter ses ressentis.

La conférence se termine par la présentation du programme de formation pour celles qui veulent aller plus loin, et par les questions.

Alors je pense qu’à titre personnel, cette conférence est arrivée un peu tard dans mon parcours, puisque j’ai déjà mené ce travail d’introspection et de reconnexion, et  que si j’ai trouvé cette conférence passionnante j’y ai peu appris, à part un « flash » au sujet de quelque chose qui ne me semblait pas avoir d’importance et qui en fait en a, ce qui m’a été confirmé quelques jours plus tard par un autre événement sans lien (enfin sans lien objectif) et m’a permis de comprendre certaines choses à propos de certaines personnes. Bref : cela étant, je conseille tout de même à tout le monde de consacrer un petit moment à cette conférence (j’insiste encore une fois : elle ne peut que faire beaucoup de bien aux hommes).

Le pouvoir des odeurs et l’aromathérapie

Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l’odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l’eau d’une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l’air.
Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! tout ce que je sens ! tout ce que j’entends dans tes cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme l’âme des autres hommes sur la musique. (Charles Baudelaire, « Un hémisphère dans une chevelure »)

J’ai toujours été très attachée aux odeurs, aux parfums. Dernièrement, je suis revenue à un parfum que je ne portais plus depuis des années (Mûre et musc de l’Artisan parfumeur), parce que je me suis rendu compte que pourtant, c’était bien, malgré tous mes errements olfactifs, « mon » odeur, et aussi je pense que j’en ai eu marre des parfums commerciaux, qui ne sont que des produits marketing, et que je voulais (à nouveau) un parfum qui ait véritablement une âme.

J’utilise beaucoup, également, les parfums d’ambiance et les bougies parfumées. Chaque pièce de vie a sa signature olfactive : le salon, c’est un mélange de fruits rouges et de musc ou d’ambre. La chambre, c’est la fleur d’oranger. Quant au bureau, c’est le frangipanier et l’ylang-ylang.

Il y a les odeurs que j’aime, qui me transportent, qui me font rêver, et celles que je ne supporte pas. Inexplicablement, c’est le cas depuis quelques années de la lavande. Je ne supporte plus l’odeur de la lavande, et je ne sais pas pourquoi : j’imagine que cette odeur est liée à un événement désagréable, mais je ne sais plus lequel.

Bref, tout ça pour en venir à l’une de mes dernières toquades avec le yoga, la méditation et la lithothérapie : l’aromathérapie. Alors ils ne s’agit pas à strictement parler d’une thérapie par les odeurs, en tout cas pas seulement : l’une des utilisations possibles des HE est bien en diffusion. La plus courante est celle de l’HE de citronnelle, l’été, pour faire fuir les moustiques (ça, je l’utilise depuis des années) et l’été dernier j’avais aussi testé l’HE de menthe poivrée pour lutter contre une invasion de moucherons dans ma cuisine (du coup j’avais l’impression de vivre dans un verre de mojito).

Mais il y en a plein d’autres, selon l’HE et le besoin : on peut prendre certaines en gouttes sur un support, en massage en les mélangeant à une huile végétale… pour l’instant, je suis en pleine découverte (et j’ai l’impression d’être une sorcière apprenant à faire des potions), je note des utilisations qui pourraient être utiles avec les huiles que j’ai. J’ai acheté deux petits ouvrages sur la question :
– Mon cahier huiles essentielles de Françoise Couic-Marinier, dans la très inspirante collection « mon petit cahier » des éditions Solar : une très bonne introduction qui va à l’essentiel (ah ! ah !)  et aide à choisir ses premières HE en fonction de ses besoins, mais qui a vite trouvé ses limites au niveau des « fiches » sur chaque HE ; je trouve qu’il manque un index pour retrouver chacune dans ses utilisations en synergie (i.e : en « potion » avec les autres) et franchement, le chapitre sur la minceur, bof…
– Mes 15 huiles essentielles de Danièle Festy chez Pocket est du coup un bon complément puisque 15 HE sont très précisément analysées avec toutes leurs utilisations, et qu’il y a un index des « troubles » qui mène aux HE qui peuvent les soulager. Après, la liste des 15 HE n’est pas celle des huiles qui me « parlent » le plus (surtout la lavande, quoi…).

Mes principales utilisations pour le moment : les HE d’arbre à thé et de citron pour l’hygiène bucco-dentaire (une efficacité redoutable) et l’arbre à thé aussi pour le ménage. Comme ce sont des produits hyper-concentrés, il faut tout de même être prudent, mais comme j’aime bien découvrir de nouvelles choses… et bien j’apprends !

Et vous, vous utilisez les huiles essentielles ?