Sans Identité, de Jaume Collet-Serra

Sans IdentitéJe voulais voir ce film pour une raison toute simple, qui n’étonnera personne : il est l’adaptation d’un roman de… Didier van Cauwelaert, Hors de moi (lu à sa sa parution, donc non chroniqué). La présence de Liam Neeson au casting étant une raison supplémentaire non négligeable.

A son arrivée à Berlin, alors qu’il s’apprête à entrer dans son hôtel, le professeur Martin Harris se rend compte qu’il lui manque une mallette, et remonte donc dans un taxi pour se rendre à l’aéroport. Mais la voiture a un accident, il tombe dans le comas, et lorsqu’il se réveille, il a l’impression d’être plongé dans la quatrième dimension : sa femme ne le reconnaît pas, est accompagnée d’un autre homme dont les papiers d’identité indiquent qu’il est Martin Harris, et le site de l’université affiche la photo de cet autre homme sous son nom. De quoi se poser des questions, mais notre héros est tout de même sûr de qui il est. Pour démêler cette histoire, il se lance à la recherche de la conductrice du taxi, et s’adjoint les services d’un détective privé, ancien agent de la STASI.

Malgré les apparences, ce film n’est absolument pas fantastique : c’est un thriller sous fond d’espionnage, superbement bien ficelé même s’il fonctionne un peu moins bien quand on a lu le roman et qu’on connaît donc la clé, et ce même si quelques légers changements ont été apportés par les scénaristes. Efficace, rythmé, intrigant, plein de suspens, sans temps morts, spectaculaire à l’occasion, c’est un bon divertissement qui remplit parfaitement son office : permettre de passer une excellente soirée. Du reste, un film avec Liam Neeson ne peut pas être une déception…

Sans Identité
Jaume COLLET-SERRA
D’après un roman de Didier van CAUWELAERT
2011

Love Actually, de Richard Curtis

Love-ActuallyToutes les fois où je déprime en voyant ce qui se passe dans le monde, je pense à la zone d’arrivée des passagers de l’aéroport de Londres ; de l’avis général nous vivons dans un monde de haine et de cupidité. Je ne suis pas d’accord. J’ai plutôt le sentiment que l’amour est présent partout ; il n’y a pas toujours de quoi en faire un roman mais il est bien là : père et fils, mère et filles, mari et femme, copains, copines, vieux amis…
Quand les deux avions ont frappé les tours Jumelles, à ma connaissance aucun des appels téléphoniques de ces gens qui allaient mourir ne contenaient de message de haine ou de vengeance. C’étaient tous des messages d’amour.
Si vous cherchez bien, j’ai la désagréable impression que vous constaterez qu’en définitive, nous sommes cernés par l’amour.

 

Cyniques de tous poils, passez votre chemin, car je vais aujourd’hui vous parler de LA comédie romantique ultime, LE film que j’ai dû voir une bonne cinquantaine de fois, pelotonnée sous la couette la veille de Noël, mais aussi à Pâques, pour mon anniversaire, la saint Valentin et l’été. Un petit coup de mou ? Love Actually, et ça repart.

Il s’agit d’un film choral, qui nous permet de suivre le destin amoureux et affectif de toute une ronde de personnages :  une rock-star sur le retour, Billy Mack, qui sort pour Noël une nouvelle version du tube qui l’a fait connaître ; un couple récemment marié et leur ami amoureux de la mariée ; un écrivain qui vient de se rendre compte que sa petite amie le trompe avec son frère et qui, en vacances dans sa maison dans le sud de la France, fait la rencontre de son employée de maison portugaise ; un couple sans histoires mais dont le mari se laisse surprendre par le charme de sa secrétaire ; le Premier ministre nouvellement nommé qui n’est pas indifférent à la joie de vivre d’une de ses collaboratrices ; un homme qui vient de perdre sa femme et qui donne des conseils au petit garçon de cette dernière, amoureux d’une de ses camarades ; une employée tiraillée entre son frère autiste et l’amour qu’elle ressent pour un collègue ; un jeune anglais à la conquête de l’Amérique ; deux doublures de films pornographiques…

Pourquoi ce film est-il mythique ? Pourquoi beaucoup de filles, quand on leur demande quel est leur film préféré, répondent-elles Love Actually (même si ce n’est pas un film de filles) ? Et bien parce que ce film est beaucoup plus efficace que n’importe quel antidépresseur pour redonner le sourire. Car c’est un film résolument drôle : que l’on pense à Hugh Grant dansant tout seul dans les salons du 10 downing street, Colin Firth traversant toute une ville à pieds suivi de toute une foule de badauds pour aller demander sa dulcinée en mariage, Alan Rickman regardant dépité Mr Bean lui préparer un volumineux paquet cadeau… des scènes d’anthologie, dont on ne se lasse pas, soutenues par des dialogues aux petits oignons. C’est donc un film drôle, mais d’une tendresse absolue : certaines scènes sont très tristes (l’enterrement, au début : j’ai juste envie de prendre Liam Neeson dans mes bras pour le consoler), mais c’est tout de même l’amour qui domine, partout, tout le temps, l’amour amoureux, bien sûr, mais pas seulement : l’amour filial, l’amour fraternel, l’amitié sont aussi au coeur du film.

Love Actually, c’est donc juste LA comédie romantique parfaite, avec des comédiens parfaits (j’avoue que je peine à choisir entre Hugh, Colin et Liam… bon j’ai quand même un faible pour Hugh, surtout dans ce rôle parce qu’un Premier Ministre aussi sexy, c’est juste de la fiction), qui fait un bien fou et donne juste envie… d’aimer !

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hugh

Love Actually
Richard CURTIS
Etats-Unis, 2003