Instantané #119 (calendrier de l’Avent)

Nous avons tous besoin de douceur, en ce moment, et dès le mois de septembre j’avais envie de calendrier de l’Avent. Un avec des petits cadeaux, en plus de celui en chocolat de mon chocolatier. Les calendriers thé, beauté etc. ne m’intéressent pas du tout, je voulais plutôt quelque chose du style Exploratology d’il y a quatre ans, mais sans reprendre celui-là car j’avais peur des « redites ». Et hop, magie : je tombe sur celui-ci, proposé par la box papier Saperlipapier et la marque Mini Labo. Les deux proposant vraiment des choses tout à fait dans mes goûts, poétiques et douces, je me suis lancée et j’ai précommandé dès mi-septembre, entraînant d’ailleurs avec moi d’autres personnes (comme ça ça sera bien, on ouvrira nos petits paquets « ensemble ») (mais je ne suis pas sponsorisée). Et bien m’en a pris, car il s’est très vite vendu.

Je viens de le recevoir, et je suis déjà sous le charme de la boîte et des petits paquets (ce qui fait que ce sera un calendrier zéro déchets, car les emballages me serviront dans mes créations : je suis addict au kraft). Inutile de vous dire que j’avais déjà hâte de me mettre en mode Noël, alors maintenant… Je mettrai à jour l’article avec les petites surprises !

Et vous, calendrier de l’Avent ou pas ? Lequel ?

Instantané #115 (un herbier)

J’adore ramasser des trucs dans la nature : des bouts de bois, des pommes de pin, de l’écorce, de la mousse, des feuilles, et des fleurs que je fais sécher. J’ai comme ça dans mon salon tout un « panier nature » avec le fruit de mes récoltes, mais pour les feuilles et les fleurs, ça n’allait pas. Je me suis donc retrouvée dernièrement avec plein de fleurs et pétales que je pensais utiliser sur mes pages de carnet poétique (je l’ai déjà fait : ça change, c’est joli). Et tout cela s’est retrouvé sur ma table-atelier, et ça formait un tellement joli tableau que je me suis dit que tiens, j’allais essayer de confectionner un cadre-herbier : cela tombait bien, en plus de tout le matériel nécessaire, j’avais aussi du temps. Et j’ai beaucoup aimé cette activité méditative et minutieuse. Je referai.

Quant au résultat, j’ai trouvé ça vraiment joli et poétique, et j’ai décidé de le mettre dans mon bureau, ce qui m’a obligée à réorganiser un peu cet espace (mais ce n’est pas plus mal, je voulais aussi mettre un peu plus en valeur les bouteilles avec les fleurs séchées) (le ballon « love » lui est là depuis deux ans et truc miraculeux : il ne se dégonfle absolument pas). Et je suis pleinement satisfaite !

Réaménagement du bureau
Réaménagement du bureau

Instantané #108 (juste quelque chose de joli)

Et j’en ai bien besoin, de joli parce que plus les jours passent et plus c’est compliqué, tout remue et remonte à la surface, après quelque temps de tranquillité ça déborde à nouveau. Et je n’ai même pas besoin de trop écouter pour savoir ce qui ne va pas. Et un événement probable mais pas certain qui vient se poser là et qui risque d’être fort remuant aussi (et je ne sais pas dans quel sens, en plus, parce que l’Univers a décidé que tout ne serait qu’incertitude dans les prochains jours/semaines). Si on ajoute à ça qu’avec le masque obligatoire partout je ne prends plus aucun plaisir à rien qui se fasse hors de chez moi et que je n’ai donc plus envie de ne rien faire (sinon me réfugier sur une île déserte), ni musées, ni promenade, rien, et que donc je ne fais plus rien de non strictement obligatoire qui n’ait pas lieu chez moi, ce n’est pas la joie et la vie est tout de même compliquée.

Et pourtant encore une fois, je sais exactement où je vais (veux aller) et c’est là qu’on en arrive à cette photo, qui représente donc un portail fermé avec derrière un joli jardin dans lequel on a envie de se réfugier et de prendre du bon temps, un jardin d’Eden aux fleurs colorées et sans doute embaumantes et une jolie maison aux volets bleus. Un endroit où être chez soi. Pour l’instant le portail est fermé, mais on sait qu’on est arrivé : il suffit de sonner et il va s’ouvrir !

Instantané #81 (la fille aux coquillages)

Au printemps, je voulais faire une photo de coquillages, et je me suis rendu compte que je n’en avais plus que très peu : j’avais pas mal de galets glanés ici et là, mais mes trésors s’étaient perdus. Je ne sais pas pourquoi ces dernières années je n’en avais pas ramassé.

Alors ce fut une de mes occupations de l’été. De longues promenades à marée basse pour trouver des coquillages : sur le bassin, derrière le Mimbeau, dans les parcs à huîtres ; à l’océan surtout, près des blockhaus où les vagues les apportent en quantité. Ce fut une activité émerveillante (je ne comprends pas pourquoi ce mot n’existe pas : et bien tant pis, je l’invente), l’impression de retrouver mon âme d’enfant. Les regarder tous, la variété des formes, des tailles, des couleurs. Dans une même espèce chacun est unique (sauf si on trouve une coquille double), tout en ressemblant à son voisin.

Émerveillement de trouver ce que je ramassais déjà petite : les coques, les roudoudous, les palourdes, les bigorneaux, de très belles coquilles d’huître façonnées par les vagues) ; émerveillement de ramasser à foison ceux qui étaient forts rares à l’époque : les nacres, les petites ailes de papillon, les tellines) ; et puis déception un peu de ne pas trouver certains d’entre eux : les couteaux notamment étaient très rares. Un après-midi, mon père est allé en chercher quelques uns dans l’idée d’aller à la pêche (chez nous on ne les mange pas), là encore une activité de vacances quand j’étais enfant ; il est revenu avec un seau de coques que j’ai cuisinées avec des linguine, faute d’avoir croisé un seul couteau. Je n’ai pas trouvé non plus de coquilles Saint-Jacques, ni de ces longs coquillages en colimaçon.

La nature m’a néanmoins offert une merveille comme elle seule les produits : toute à ma recherche, j’ai vu un jour arriver à mes pieds, apportés par une vague, une merveille de coquille dentelée par les années et qui m’a éblouie :

Coquillage en dentelle offert par une vague
Coquillage en dentelle offert par une vague

Au retour, je les ai lavés et séchés avec amour, puis je les ai à nouveau regardés un par un en essayant de les classer par variété, par taille, par couleurs. Cela m’a pris une bonne partie de la journée, concentrée comme rarement, comme si je faisais un mandala. Ensuite, je les ai rangés dans de petits pots qui trônent dans ma bibliothèque. Certains diront que ça tient de la place ; moi je dis que c’est joli, poétique, et que ça apporte de la joie. Ce n’est pas seulement un « souvenir de vacances » : c’est aussi un moyen pour moi de rester reliée à mon élément, l’eau, l’océan, lorsque je suis loin de lui, pendant les saisons intérieures dont je vous parlais mercredi.

Cet hiver, je les ressortirai, et armée d’un bon livre sur le sujet, j’essaierai de trouver le vrai nom de ceux que je ne connais pas : je crains fort en effet que « roudoudou » ne soit pas très scientifique comme appellation. Et cette activité me rendra heureuse !