Entreprendre (la suite)

Reprenons le cours de l’histoire. Nous sommes à la rentrée 2020 et se produit un événement que j’avais prédit (j’avais eu un flash) et dont je suis un peu surprise tout de même, mais qui me redonne confiance.

A ce stade là, j’en suis encore sur une version « programme en ligne », mais j’ai déjà ma colonne vertébrale : la transformation personnelle avec le support de la créativité. J’ai ma « mission », je vois ce que je veux faire, où je veux aller, j’ai la métaphore du voyage, et à partir de novembre j’ai l’idée de prendre plutôt comme support des livrets, même si je n’ai pas encore l’élément essentiel du « journal poétique » tel qu’il est aujourd’hui.

Pendant quelques semaines, jusqu’en avril 2021, tout s’accélère : les informations viennent à moi, je lis énormément sur le développement personnel, la psychologie positive, je commence à apprendre l’astrologie et le tarot, je suis des formations sur la créativité, je m’inspire de beaucoup de choses et le transforme. En avril, je change de format pour mon journal, et là c’est l’illumination : mêler vraiment l’écriture (qui reste la base) et les activités plastiques. Et je commence à vraiment écrire les livrets. Et à avoir plein d’idées pour ceux à venir.

Parallèlement, quelque chose s’est débloqué dans ma tête, et je me suis dit qu’écrire les livrets, c’était bien beau, mais qu’il me fallait aussi un cadre légal pour en faire quelque chose, vu qu’on est dans la vraie vie. Alors ça a été long, il y a eu beaucoup de peurs, mais depuis septembre j’ai pris le taureau par les cornes (ce qui tombe bien puisque j’ai Uranus, le libérateur, en Taureau sur mon Milieu du ciel). J’ai travaillé sur le nom, sur le design (et j’ai adoré travailler sur mon brandboard, faire le logo, choisir les couleurs et les polices de manière à ce que ça me ressemble), sur le site et sur tout le programme de développement sur les deux ans à venir.

Et donc, en janvier : le grand saut. J’aurai toujours un peu les mains liées par ce que m’autorise mon travail alimentaire, mais moins que ce que je craignais au début (et qui était l’objet de colères monumentales, d’ailleurs : l’impression d’être ligotée, donc exactement ce que je ne supporte pas). En même temps, je sais aussi que cela me permet de développer mes projets sans la pression immédiate du résultat.

Ma situation présente : mon bateau est prêt à partir (vous verrez que cette métaphore du bateau, dont j’ai déjà parlé à de nombreuses reprises, est essentielle), je suis à la barre (et ça c’est je crois un enseignement essentiel de ces derniers mois : il est essentiel pour moi d’avoir le contrôle, mais nous reparlerons de ça dans quelque temps) et nous nous apprêtons à sortir du port, avec un itinéraire précis et beaucoup d’enthousiasme !

Entreprendre

Quelques jours après le lancement du site, j’avais envie de vous parler un peu de tout le cheminement qui m’avait conduite à ce projet. Actuellement, nous sommes dans un entre-deux : le site est créé, vous pouvez commencer à découvrir mon univers et télécharger le premier livret, le deuxième tout bientôt qui sera un cadeau de Noël, et en janvier, ce sera la grande aventure, la micro-entreprise. Et franchement, quand je regarde deux ans en arrière, je me dis que j’ai vraiment avancé à grand pas.

Il y a deux ans, je n’étais vraiment, mais vraiment pas bien. J’ai fait un épisode de burn-out, qui m’a conduite à être arrêtée quelque temps, et à consulter ma thérapeute. Ce que je savais : je ne peux pas me contenter d’un travail qui ne soit qu’alimentaire. Et ce qui me fait vibrer : l’écriture. Sauf que je venais de me prendre sur la tête un coup de marteau qui, avec le recul, a été décisif : un éditeur était a priori intéressé par mon roman, m’a fait faire quelques corrections, et l’a finalement refusé. A cette époque, j’ai fait le programme Mission de vie de Lilou Macé, et le programme de Julia Cameron. C’est là que j’ai commencé à m’exprimer autrement avec le journal artistique.

A Noël de cette année-là, un éditeur ésotérique a lancé un concours d’oracle. Il s’agissait de proposer un projet d’oracle, et le gagnant serait publié. C’est là qu’est né l’oracle des poètes, qui n’a pas été sélectionné (évidemment : je crois que je commence à intégrer l’idée que même avec l’édition, je ne suis pas faite pour travailler dans une structure qui n’est pas la mienne et qu’il faut que je maîtrise tout…) mais j’aimais tellement ce projet qu’après un moment de colère, j’ai décidé que je le créerais quand même, au moins pour moi.

Les semaines passent, je commence donc à consulter ma thérapeute. Et vient le confinement. Qui, je le sais aujourd’hui, a vraiment été un creuset de transformation essentiel. J’ai pu, pour la première fois de ma vie, sur une longue période, travailler comme je l’entends : à mon rythme, à mes horaires, sans rendre de compte et sans sortir de chez moi. J’ai beaucoup écrit, et le journal artistique est devenu un impératif (même si sur la fin je manquais de matériel…). Et une nuit est née cette idée de proposer quelque chose autour de la créativité et du développement personnel, ce quelque chose étant à l’époque… un livre. J’ai passé une bonne partie de la nuit à faire des mindmap, jeter les idées sur le papier, sans être interrompue par la nécessité d’aller me coucher car je devais aller travailler le lendemain. Et, au passage, j’ai adoré aussi cette liberté.

Mais, livre, ça résistait. Pas seulement parce que se posait toujours le problème de l’éditeur : d’un point de vue formel, ça n’allait pas non plus. Et ma psy m’a ouvert la porte, en me disant que ce dont je lui parlais ressemblait à une formation. Tilt. Oui, c’était peut-être bien ça, et me voilà à construire un programme sur plusieurs semaines à base de fichiers et de visioconférences. Projet qui me plaît d’ailleurs toujours tel qu’il est, mais qui n’est pas tenable pour moi en cumulant avec un travail alimentaire, donc il est dans les « à venir » sans date.

Restait tout de même le problème n°1 : le statut légal. Et honnêtement ça me mettait en panique, donc j’ai tranquillement mis cet aspect sous le tapis, pour me consacrer à la création proprement dite.

Et la suite demain, sinon ça sera trop long !

Nous y sommes : invitation à un voyage poétique !

Hier était le grand jour : la publication de mon site Le Voyage Poétique. Si vous me suivez sur Instagram, ou si vous êtes curieux et que vous avez déjà cliqué sur ce nouvel élément du menu, vous l’avez peut-être déjà visité. Sinon, et bien je suis ravie de vous y inviter.

C’est une première étape, et après des mois de travail acharné, d’abîmes de questionnements métaphysiques et existentiels, de peurs, d’agacements, de tâtonnements, de remises en causes, de nouvelles idées, d’apprentissages, de doutes, de choix épineux… c’est une grande étape.

D’ici quelque temps je vous ferai un article plus détaillé sur le cheminement : aujourd’hui, j’ai juste envie de partager cette naissance avec vous, en espérant qu’il vous plaise !