L’Astrologie miroir, de Marie Sélène : rayonner ses planètes

Lire ton thème astral, c’est accepter d’exister pleinement et d’explorer tous les recoins de ton être, et trouver des idées lumineuses pour dénouer tes petites contradictions intérieures…

Marie Sélène est l’une des premières personnes que j’ai suivies lorsque j’ai commencé à m’intéresser vraiment à l’astrologie, notamment par le biais de son podcast Invente ton ciel qui malheureusement n’existe plus. Ce que j’aime chez elle, c’est sa manière poétique d’habiter le monde, et j’avais donc très envie de me pencher sur son guide d’astrologie. Entre temps, j’ai suivi une formation sur les étoiles, et ce livre, s’adressant à ceux qui découvrent cet univers, pouvait donc apparaître comme superflu, mais l’autre jour, plongée dans l’écriture de mon livret Voyage astrologique, je me suis dit qu’il serait bon que j’y jette tout de même un oeil.

Il y a autant d’approches de l’astrologie que d’astrologues, je suis en train de construire la mienne même si je n’ai pas vocation à devenir concrètement astrologue, et celle de Marie Sélène me plaît beaucoup. Son principe est que nous sommes là pour rayonner pleinement notre soleil, et que toutes les autres planètes, ainsi que l’ascendant, sont des sortes de ministres qui, incarnant chacune une fonction psychologique, vont nous y aider. Elle va donc nous guider à la découverte de notre carte du ciel selon cette optique, afin de nous permettre de mieux nous comprendre. Et nous raconter de belles histoires…

J’aime follement cette manière poétique et imagée de parler d’astrologie et de donner toute leur place aux mythes qui la construisent. C’est un vrai voyage à la découverte de soi auquel elle nous invite, très clair et pédagogique, et en même temps très complet sur cette dimension là : elle ne s’intéresse ici qu’aux placements des planètes en signe et à leur fonction psychologique, mais elle le fait très très bien, et même moi qui commence à avoir pas mal voyagé à travers ma carte, j’ai compris de nouvelles choses très intéressantes (mais comme je l’ai déjà dit : les informations viennent à nous au moment voulu). A noter aussi les très belles illustrations de Diglee.

Si vous vous intéressez à l’astrologie et que vous avez envie de dépasser la lecture des horoscopes, souvent faite par des gens qui ne sont pas plus astrologues que moi mathématicienne et qui de toute façon ne s’appuient que sr le signe solaire, sans pour autant faire appel à un professionnel, ce guide est parfait pour commencer le voyage, en attendant mon propre livret !

L’Astrologie miroir. Le guide pour s’observer sous toutes ses facettes et rayonner de tout son être.
Marie Sélène
Marabout, 2020

Etre en colère contre soi-même (et se pardonner)

J’ai beaucoup écrit sur la colère. Parce que c’est une émotion qui ne cesse de me traverser. Chaque jour. J’ai l’impression que depuis que je suis née, je suis en colère contre tout, et tout le temps. Chaque jour, beaucoup de choses, parfois anodines, me mettent en colère. Peut-être que cela va étonner ceux qui me connaissent et me fréquentent, parce que je ne la laisse pas exploser en public, sauf si vraiment, on dépasse franchement mes limites. Par contre, si j’arrive à peu près à la canaliser, je la ressens, et dès qu’il m’arrive un truc, je suis en colère. Je bouillonne. Comme un volcan. Bon, il se trouve que j’ai beaucoup de feu dans mon thème, et notamment du Bélier… mais c’est épuisant.

Et surtout, je me disais qu’à force de « travailler sur moi » comme on dit (je n’aime pas du tout cette expression, mais enfin, je ne trouve pas mieux), ça finirait par passer. Et comme ça ne passait pas… bah ça me mettait en colère.

Mercredi dernier, il y avait la Pleine Lune en Bélier : une de celles qui sont le plus éprouvantes pour moi, parce qu’elle vient, justement, attiser le feu de ma colère qui n’en a pas réellement besoin. Elle était réellement magnifique, cette pleine lune : un ciel chargé de nuages noirs, mais suffisamment dégagé pour qu’avec la tempête, on puisse les regarder courir à grande vitesse et jouer à cache-cache avec Séléné. On aurait dit que le ciel était en colère, lui aussi. Et c’était merveilleux, d’autant que la veille, j’avais fini, enfin, par comprendre un truc essentiel.

C’est contre moi que je suis en colère. En colère de m’être oubliée, d’avoir sacrifié mon intégrité à ma tranquillité et à la facilité au lieu de me battre pour ce que je voulais vraiment. En colère de m’être, finalement, trahie. Et c’est difficile, d’être en colère contre soi-même. Mais c’est un grand pas je crois de le comprendre.

Reste, maintenant, à me pardonner…

Qu’auriez-vous aimé comprendre plus tôt dans la vie ?

Je ne sais plus à quelle occasion je réfléchissais l’autre jour au fait qu’en vieillissant, j’avais compris beaucoup de choses, notamment sur moi, sur mes croyances (fausses), et que peut-être, cela n’aurait pas été plus mal de comprendre tout cela lorsque j’étais plus jeune.

Bien sûr, il y a cette croyance au sujet du travail et de l’argent dont je parlais l’autre jour. Il y a aussi toutes mes croyances au sujet de l’amour et du couple.

Il y a aussi les croyances à propos de moi. J’aurais aimé comprendre que je ne dysfonctionnait pas : je fonctionne autrement, c’est tout. Oui, je suis souvent perdue dans mes pensées, et il est difficile de m’atteindre. Oui, mon cerveau est en ébullition constante, j’ai mille idées qui « popent » constamment, et il est difficile de me suivre. Oui, je suis hypersensible, je ne supporte pas le bruit et l’agitation, je pleure devant les pubs Ricoré, et c’est très déconcertant. Oui, je suis passionnée, excessive, et cela peut faire peur. Oui, j’ai des centres d’intérêt extrêmement divers, parfois étranges, j’ai souvent connaissance de faits sans pouvoir expliquer d’où me vient ce savoir, et c’est étonnant. Mais je ne dysfonctionne pas.

J’aurais aimé savoir tout ça, comprendre que ceux qui me harcelaient et me rejetaient ne le faisaient que par peur ou incompréhension. Que ceux qui m’aimaient m’aimaient et m’aimeraient comme je suis, et pour les autres tant pis, ce n’est pas grave, ce n’est pas une grosse perte que de perdre ceux qui conditionnent leur amour à notre soumission à la norme et à ce qu’ils veulent de nous. J’aurais aimé comprendre que je n’étais pas obligée de me contorsionner, de couper des bouts de moi pour entrer dans une boîte trop petite, pas de la bonne forme, pour être acceptée. J’aurais aimé comprendre que si je voulais être aimée, je voulais l’être pour la personne que je suis, et pas pour un personnage que j’aurais créé.

Si j’avais compris tout cela plus tôt, sans doute certains de mes choix auraient-ils été différents.

Mais ce n’est pas comme cela que la vie se passe. La vie n’a pas de mode d’emploi : on apprend en vivant. En faisant des expériences. En vieillissant. On apprend les choses lorsqu’on est prêt. Et il vaut mieux comprendre les choses tard que de ne jamais les comprendre, et passer son existence entière dans les vêtements de quelqu’un d’autre…

Et vous, il y a des choses que vous auriez aimé comprendre plus tôt dans votre vie ?

Introvertie mais pas trop

J’avais déjà écrit un article sur la solitude. Et si j’y reviens, ce n’est pas pour dire que j’ai changé et que désormais, j’adore les lieux pleins de gens. Oh làlàlà, non. J’aime toujours autant les activités calmes, solitaires et contemplatives, me promener seule, et je piaffe d’organiser à nouveau une petite escapade à l’étranger. Tout simplement parce que j’ai besoin de faire les choses seules, d’avoir des moments seule pour recharger mes batteries. C’est comme ça que je fonctionne. Parce que je suis une introvertie, d’après la classification de Jung. Et c’est là qu’est le point, car pendant longtemps j’ai comme beaucoup mal compris cette notion d’introversion.

Dans l’esprit des gens, l’introversion est souvent confondue avec la timidité voire le repli sur soi, les angoisses sociales et ce genre de choses. Or, si un introverti peut aussi être timide et avoir des angoisses lorsqu’il est avec d’autres (c’est mon cas en ce moment à cause du masque : cela m’angoisse terriblement de ne pas pouvoir lire les expressions sur le visage des gens et de ne pas connaître le visage de certaines personnes, mais c’est contextuel : je n’aime pas la foule, mais j’arrive tout de même à gérer à peu près), ce n’est pas systématiquement le cas. Je suis bavarde, je n’ai aucun problème à aller vers les gens et à leur parler (même si ça reste souvent superficiel car on n’entre pas comme ça dans ma sphère intime), et cela ne m’angoisse pas de parler en public (il vaut mieux, me direz-vous).

Les interactions sociales ne me font pas peur. Par contre, elles me vident, m’épuisent. Parce que la différence entre introverti et extraverti se place en fait sur le terrain énergétique : là où l’extraverti se recharge au contact des autres, l’introverti se recharge lorsqu’il est seul. C’est pour ça que je n’ai jamais été autant en forme que pendant le confinement : mes batteries étaient pleines, alors qu’au quotidien, et c’est une autre raison pour laquelle mon travail ne me convient pas, je me vide beaucoup plus vite que je ne me remplis. D’où le burn out : même en passant beaucoup de temps seule, à faire des activités qui me nourrissent, je suis beaucoup trop souvent « dans le rouge » et ça finit en panne sèche. Je n’arrive pas à maintenir l’équilibre, alors même que je ne suis pas « trop » introvertie (disons que c’est du 60/40).

L’avantage en ayant compris ça, c’est que je n’ai plus l’impression d’être une sauvage asociale lorsqu’au bout d’un moment, même quand je suis avec des gens que j’aime, je ressens le besoin de m’isoler : c’est véritablement un besoin vital, une respiration. Il me sera toujours nécessaire de me promener seule, de m’isoler pour peindre ou écrire, et de faire des fugues (je vous reparle bientôt d’un livre sur le sujet). C’est comme ça, et en le comprenant, je peux aussi mieux gérer les choses, les expliquer aux gens précieux pour qu’ils ne se sentent pas rejetés et donc envisager plus sereinement une vie à deux (surtout si je peux enfin travailler de manière indépendante : ça sera plus équilibré), sans peur de voir toute mon énergie disparaître.

Donc je suis une introvertie, pas trop mais j’ai tout de même un besoin vital de solitude pour aller bien. Et vous, introverti ou extraverti ?

Les livres de ma vie… #2

Suite de l’article d’hier, où je vous parle des livres qui ont marqué ma vie, qui m’ont construite, qui ont fait de moi la personne que je suis dans toute ses dimensions.

Il y a le livre que j’ai sans doute lu le plus grand nombre de fois : Bonjour Tristesse de Françoise Sagan, et d’ailleurs c’est celui que j’avais songé à collectionner au départ et non Le Petit Prince, mais finalement ce dernier est plus facile à trouver à l’étranger. Désormais si je trouve je prends les deux ! La première fois que j’ai lu Bonjour Tristesse je devais avoir environ 15 ans, et il ne m’a plus quittée depuis. Je crois que c’est un livre qui vieillit avec nous, et qui a ancré en moi une certaine conception du bonheur et de l’amour, qui n’est pas de vouloir faire le bien de l’autre malgré lui, mais l’accepter tel qu’il est, avec ses imperfections et ses défauts.

Bien sûr, Baudelaire. Je ne me souviens plus du tout à quel âge j’ai bien pu découvrir Les Fleurs du Mal tant j’ai l’impression que ce recueil a toujours fait partie de ma vie. Baudelaire lui-même, je pense que je l’ai découvert très tôt : mes parents avaient un disque de Saint-Preux, Your Hair, dont ils auraient voulu faire la musique de leur mariage mais le curé n’avait pas voulu (je ne dirai pas ce que j’en pense, on s’en doute) ; cette chanson est une sorte de rêverie sur « un hémisphère dans une chevelure » et sur la pochette du disque il y avait ces mots : Si tu pouvais savoir tout ce que je vois! tout ce que je sens! tout ce que j’entends dans tes cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme l’âme des autres hommes sur la musique (je crois que c’est moi qui ai ce disque chez moi, d’ailleurs). J’ai trouvé ça d’une beauté à pleurer. Ce que Baudelaire a construit en moi, c’est cet attachement viscéral à la sensualité du monde et notamment aux odeurs (j’ai d’ailleurs étudié cette question dans mon mémoire de maîtrise) et cette idée du monde comme « forêt de symboles » qui est la matrice de ma vie.

Pour les Fragments d’un discours amoureux de Barthes c’est un peu la même chose : j’ai l’impression qu’il a toujours fait partie de moi, donc comme je ne saurais dire à quel âge je l’ai découvert. J’imagine que je n’étais plus adolescente, mais c’est tout. Reste que, parmi tous les livres sur le sujet du sentiment amoureux que j’ai dans ma bibliothèque (et je peux vous dire qu’il y en a, puisque c’est mon sujet), c’est celui que je considère comme le plus éblouissant, et celui sur lequel je reviens toujours lorsqu’il s’agit de formuler une pensée.

La Lettre à D. d’André Gortz est le plus récent des livres que je mets dans cette liste, mais je l’y inclus parce qu’il m’est arrivé à une période très particulière de ma vie, et il a vraiment fait bouger certaines choses en moi de l’ordre de l’informulable.

Enfin je terminerai avec le Cantique des Cantiques, le seul livre de la Bible qui me touche et je ne crois pas l’avoir découvert au catéchisme. Alors il y a bien sûr le texte en lui-même, cet amour absolu l’érotisme que d’aucuns ont voulu faire passer pour symbolique (et l’un de mes premiers textes érotiques, non publiés, est une variation sur ce texte), mais ce que le texte a ouvert en moi, même si je ne l’ai longtemps pas vu, c’est une spiritualité « païenne », basée sur la joie, l’amour et la sensualité et la poésie, dont quoi qu’on veuille en dire ce texte est la trace indélébile parce que la vérité de meurt jamais : le mariage sacré.

Bien sûr, il y a d’autres textes qui m’ont bouleversée, fracturée, qui ont fait bouger mes lignes et enrichi ma vision du monde ; c’est le cas par exemple avec Femmes qui courent avec les loups ; mais j’ai voulu m’en tenir ici aux livres que j’ai lus lorsque j’étais assez jeune (à une exception) et qui m’accompagnent depuis.

Maintenant il est temps que vous répondiez à votre tour à cet question : quels sont les livres de votre vie ?

Les livres de ma vie… #1

Il y a cette rubrique, dans le magazine Flow : « les livres de ma vie ». Les gens interrogés y listent les livres qui ont marqué leur vie. Et j’ai fini par me poser moi-même la question : quels sont les livres qui ont marqué ma vie ? Pas seulement celui qui l’a changée, comme François Busnel avait demandé aux Français il y a quelques années, mais plus généralement ceux qui m’ont construite, qui ont fait de moi la personne que je suis aujourd’hui ?

Il y a d’abord cet album d’Ernest et Célestine : Le Noël d’Ernest et Célestine. C’est un des rares albums de mon enfance que j’ai chez moi, parce qu’il a une grande valeur sentimentale, pas tant d’ailleurs pour l’album lui-même et l’histoire (enfin si : il transmet cette idée que ce qui est important dans la vie c’est d’être entouré de ceux qu’on aime, et aujourd’hui j’y vois aussi… un ours) que pour ce qu’il symbolise : c’est ma maîtresse de CP qui me l’avait offert, pour 20 images (10 bons points permettaient d’obtenir 1 images : je crois qu’aujourd’hui ça ne se fait plus, et c’est regrettable). J’étais la première de ma classe à obtenir mon livre.

Je dirais aussi Le journal champêtre d’Edith Holden : allez lire l’article, c’est croquignolet de voir le chemin que j’ai parcouru dans ma manière de voir les choses depuis, et justement : lorsqu’on me l’a offert, je l’avais beaucoup aimé et j’avais passé des heures à regarder les magnifiques aquarelles botaniques, à m’imprégner des poèmes, avant de passer complètement à autre chose, puis d’y revenir, récemment. Et avec le recul, je crois que cet album avait semé en moi des graines, qui ont mis une éternité à germer, mais qui ont fini par sortir de terre.

Bien sûr, Le Petit Prince d’Antoine de saint-Exupéry : si je ne devais en garder qu’un ce serait celui-là, c’est avec ce conte que j’ai compris ce que c’était que la littérature, et aussi ce que c’était que voir le monde avec un regard d’extra-terrestre, même si à l’époque je n’en avais pas pleinement conscience. Lui aussi a semé une graine : celle de raconter des histoires et aussi, avec le recul, celle de mon rêve récurrent de venir d’une autre planète. C’est pour cela que j’en collectionne les exemplaires.

Il y a aussi Belle du seigneur d’Albert Cohen, sur un malentendu : je n’y ai vu que l’aspect magnifié d’un amour qui se refuse à la bassesse du quotidien. Et j’ai trouvé ça beau. Cela a durablement construit ma vision un peu mystique de l’amour.

Comme je n’ai jamais dit qu’il fallait avoir aimé un livre pour qu’il nous marque et nous construise, je vais mettre dans cette liste La Princesse de Clèves de Madame de Lafayette. Que j’ai cordialement détesté. Qui m’a mise, toutes les fois que je l’ai lu, dans une colère noire. Depuis je me suis (presque) réconciliée avec ce roman parce que j’ai compris d’où ça venait (je vous invite à aller lire l’article si vous ne l’aviez pas fait à l’époque), et justement : même si je ne l’aime pas, je sais que ce roman fait partie de mon histoire et de ma construction en tant que femme.

La suite demain (sinon ça va faire un article trop long), mais vous pouvez déjà commencer à me dire : et vous, quels sont les livres de votre vie ?

Se réaliser avec le tarot, de Sophie Brarda : le tarot comme outil introspectif

De quelle manière incarnez-vous les archétypes qui se meuvent à l’intérieur de vous ? Etes-vous une âme poétique, contemplative et réceptive comme le Pendu ? Avez-vous une énergie puissante et intuitive de type yin selon le mode de l’Impératrice ? Ou active et constructive de type yang comme l’Empereur ? Exprimez-vous une juvénilité et un dynamisme à la manière d’un Bateleur ? Etes-vous plus proche d’un Hermite et de son goût pour la solitude et la méditation ?

Je poursuis mon apprentissage du Tarot, qui je le rappelle est pour moi plus un outil de connaissance de soi, d’introspection et de créativité qu’un outil de divination. Et j’ai eu envie de travailler avec cet essai de Sophie Brarda, qui est exactement conçu dans cette perspective : apprendre à mieux se connaître.

L’idée est qu’à chaque jour de naissance correspondrait une personnalité, un archétype, et un arcane majeur (du tarot de Marseille, mais ça ne change pas énormément de choses dans cette perspective sauf si on est né un 8 ou un 11), et l’ouvrage étudie donc les 22 cartes (Le Mât étant pris comme 22 : j’avoue que ça m’a un peu chiffonnée mais passons, il fallait en faire quelque chose et ce n’est pas grave dans cette perspective, là encore) dans ce sens : les tendances de cette personnalité, ses points forts, ses limites, ce qu’il doit améliorer, ses objectifs, mais aussi, à l’aide d’outils introspectifs, comment chacun peut faire travailler cet archétype en lui.

Je ne suis absolument pas convaincue par l’association assez simpliste jour de naissance/numéro de carte. Et je me demande si l’auteure l’est vraiment, ou si c’est juste un principe de composition, vu ce qu’elle écrit en conclusion. Disons que cela peut constituer un point de départ, mais tous les archétypes sont en nous, à des degrés divers, parfois il faudrait davantage les faire ressortir, parfois ils nous parlent moins que d’autres, on les éteint, mais ils sont tous présents et ils sont toujours en dialogue les uns avec les autres. Donc sur ce point précis, je reste perplexe. Par contre j’ai trouvé l’analyse des arcanes et de leurs énergies très fine, très intéressante, et elle m’a bien aidé à compléter (ce n’est jamais complet de toute façon) ce que j’avais déjà travaillé. Petit fait rigolo : le matin je tire un arcane majeur (et une carte de mon propre oracle), pour voir quelles sont les énergies du jour. Et plusieurs fois, j’ai tiré l’arcane qui était l’objet de mon étude du jour…

Bref : ce livre constitue un très bon point de départ pour commencer à apprivoiser le Tarot afin d’en faire un outil de connaissance de soi, qui nous aide à cheminer…

Se réaliser avec le Tarot
Sophie BRARDA
Leduc, 2021