Le cercle des Happyculteurs

Cela faisait longtemps que j’avais envie d’un espace dans lequel partager chaque jour créations, émerveillements, questionnements. Mais pas un endroit qui n’irait que dans un sens, de moi vers les autres comme je le fais ici ou dans mon infolettre l’Escale poétique : quelque chose qui fonctionne dans toutes les directions. Une communauté quoi, bienveillante et créative.

Alors je sais, la mode est aux serveurs Discord ou Telegram ou aux groupes WhatsApp, mais franchement, ça ne me dit rien, et en bonne dinosaure du web, j’ai choisi de m’installer sur Facebook. Sans doute aussi parce que je soupçonne quand même que les gens qui me suivent ont le même âge que moi et restent, bon an mal an, sur ce réseau, malgré ses défauts.

Au début, j’avais envisagé de lier étroitement ce groupe aux voyages poétiques, et d’en réserver l’accès à ceux qui auraient acheté l’un ou l’autre de mes livrets d’activités. Un peu comme le fait Lilou Macé avec les groupes thématiques consacrés à ses défis des 100 jours, groupes dont j’ai beaucoup aimé l’émulation d’ailleurs. Sauf que nous n’avons pas la même communauté, et que je ne vends pas assez de livrets (malheureusement) pour que cela donne quelque chose de dynamique, et la sauce n’a pas pris.

J’ai donc décidé de fonctionner autrement, et d’ouvrir le cercle à tous ceux qui en auraient l’envie et en feraient la demande. N’hésitez donc pas à rejoindre Le cercle des happyculteurs et à venir y partager vos idées, vos émerveillements, vos créations, vos questions, ou tout simplement faire connaissance et discuter avec les autres. J’espère que ce groupe sera très vite un espace riche et joyeux, rempli de tout ce qui rend la vie plus belle et plus poétique, et que vous vous y sentirez bien !

Instantané : Happiness jar project 2022

Cette année, j’ai décidé de me remettre sérieusement à mon Happiness Jar Project : ce n’est pas que je l’avais totalement abandonné, mais enfin, ces trois dernières années, j’y ai mis peu de petits papiers, et c’est dommage car j’aime vraiment les relire lors de mon rituel du solstice d’hiver. Mais je n’y pense pas toujours. Alors je l’ai changé de place, je l’ai mis dans mon bureau, pour davantage le voir. Et j’espère le remplir de plein de beaux moments et de jolis souvenirs !

Et si cette année vous vous lanciez avec moi ?

Embrasser l’inconnu, d’Aurélie Delahaye : happyculture

Nous aurions pu nous résigner. Nous dire qu’il fallait apprendre à vivre raisonnablement, suivre la cadence. Mais nous ne l’avons pas fait. « Nous », c’est toutes celles qui vivent à l’intérieur de moi : la rêveuse, la douce, la sensible, la petite fille, la cartésienne, l’aventurière, la rebelle, l’impatiente, la poète, l’énervée, l’écrivaine, l’angoissée, l’artiste, la triste, la féminine, la masculine aussi. On nous a souvent dit, à toutes : « On ne vit pas dans un monde idéal, Aurélie, un jour il faudrait que tu le comprennes ! »
Je l’ai compris très vite, en réalité.
Cela n’a fait qu’accentuer mon envie de vivre mes rêves pour rendre ce monde plus beau, pour moi et pour les autres. Mais aussi honorer ce qu’il a déjà de beau, parce que si on ouvre grand les yeux, on voit mille merveilles s’animer, où que l’on soit. 

Ce livre est arrivé dans ma boîte aux lettres à la fois par surprise (je ne me souvenais plus du tout l’avoir demandé, mais vérification faite, si) et pile au bon moment, alors que je me pose beaucoup de questions : j’habite poétiquement le monde, c’est comme ça que je me définis, et j’ai de plus en plus de mal à composer avec le réel. Je cherche à mettre du sens dans ce que je fais, notamment d’un point de vue professionnel. Et c’est exactement le questionnement d’Aurélie.

Embrasser l’inconnu, c’est l’histoire d’une jeune femme qui veut rendre le monde plus beau et les gens plus heureux. Mais ce n’est pas un métier, ça : alors, elle essaie de se conformer à ce que la société attend, elle fait des études, trouve un travail, essaie différentes sortes d’entreprises, mais ça ne va pas, elle n’est pas dans son axe, pas alignée avec ce qu’elle doit faire, sa mission de vie. Et un jour elle quitte tout, pour se lancer dans l’aventure Ordinary Happy People

Si le but d’Aurélie est d’apporter de la joie, elle a réussi au moins avec moi, parce que ce récit, dévoré d’une traite, m’a littéralement enchantée. J’ai d’abord aimé ses questionnements, qui ont particulièrement résonné en moi : ce cheminement pour trouver ce que l’on doit faire, ce qui a du sens pour nous, ce qui nous permet d’être dans notre axe (et qui, parfois, bouge), ce travail qui nous convient, et qu’il faut parfois inventer. Faire des petits pas, sans savoir quel sera le suivant et encore moins où cela va nous mener. Si je ne suis pas prête à me lâcher dans le vide comme ça (et puis, clairement, le minimalisme et la vie itinérante dans un camion, ce n’est pas mon axe à moi), j’ai besoin d’un filet de sécurité, le fait est que j’ai senti vibrer beaucoup de choses, et que ce récit a fait germer quelques idées (ou, en tout cas, a semé des petites graines).

Quant au projet lui-même, j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose de très poétique et artistique qui m’a rappelé certains projets de Sophie Calle. Et l’ensemble constitue une vraie réflexion, à la fois intuitive et expérimentale sur la joie et le bonheur.

Un récit plein de jolies choses, de beaux moments, de formidables rencontres : une belle aventure qui redonne foi en l’humanité !

Embrasser l’inconnu
Aurélie DELAHAYE
Anne Carrière, 2019