Bloc Notes

Expo in the City, dont je vous ai déjà parlé,  organise les 3 premiers dimanches de juillet « la première grande pêche aux expos de Paris » : les dimanches 6, 13 et 20 juillet 2014, les plus belles fontaines de la capitale seront envahies par des centaines de canards aux couleurs pops et joyeuses pour une pêche à la ligne géante, ouverte à tous. Une occasion sympathique de fêter l’arrivée de l’été et de gagner des milliers de cadeaux surprises. Chaque canard est gagnant. A vous d’arriver à en pêcher un en moins de 3 minutes ! A gagner : 600 places d’expositions, des centaines de produits Sephora ou Roger et Gallet, des soirées au Lido, des balades en BatoBus, des nuits dans des hôtels parisiens super chics, des pop corns de chez Jack’s (le nouveau bar à pop corn parisien), et de nombreuses autres surprises ! Pour aujourd’hui : rendez-vous à 13h30 place des Vosges, et à 16h30 place de la Sorbonne.

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* Pendant plusieurs siècles, le bâtiment de la Monnaie de Paris fut le coffre-fort du roi, puis de la République. Depuis toujours fermé au public pour des raisons de sécurité et de confidentialité, la dernière usine en fonctionnement dans Paris va ouvrir ses portes au public le 25 octobre prochain et dévoiler ses métiers, issus de douze siècles d’existence. Au-delà des ateliers, c’est un patrimoine exceptionnel qui est rendu au public : des collections inestimables, de véritables trésors jusqu’ici tenus secrets, un palais, une manufacture royale et un hôtel particulier construit par Jules Hardouin-Mansart. Dans ce lieu d’exception de plus d’un hectare au bord de la Seine, les visiteurs pourront profiter d’un nouveau lieu de découvertes culturelles, gastronomiques et récréatives. À partir du 25 octobre prochain le public pourra découvrir le restaurant du chef étoilé Guy Savoy et également la programmation culturelle conçue par Chiara Parisi. C’est Paul McCarthy qui est le premier artiste invité des salons du Palais avec son exposition Chocolate FactoryLa Monnaie de Paris choisi de marquer sa réouverture imminente en présentant l’œuvre de John Baldessari,Your name in lights sur la façade à partir du 13 septembre 2014.

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* Vous savez que depuis la rentrée, j’étais en deuil du Grand entretien de François Busnel. Et bien, France Inter semble avoir entendu mes suppliques, puisque dès la rentrée, mon cher Augustin Trapenard proposera chaque matin à 9h un entretien avec une personnalité du monde de la culture ou des idées. Peu ou prou la même chose, donc. Reste maintenant à France Culture à trouver un remplaçant à Augustin dans Le Carnet d’or (je rappelle que je suis ouverte à toute proposition).

* On connaissait déjà les foodtrucks, voici venir le booktruck ! Si vous allez à la place cet été, vous aurez peut-être la chance en effet de croiser #lecamionquilivre (c’est son nom !), sur une idée du Livre de poche. Véritable librairie sur roues, la camionnette rouge se déplacera de plage en plage le long des façades méditerranéenne et atlantique, du 16 juillet au 15 août. Prise en charge ponctuellement par un libraire local, elle proposera une sélection de livres d’été, à savourer sur sa serviette ou dans son hamac ou encore sur une terrasse ensoleillée. Il y en aura pour tous les goûts et tous les âges, du polar à la fantasy en passant par la littérature générale, mais aussi une sélection Livre de Poche Jeunesse et aussi des livres audio Audiolib ! Une chouette initiative donc que ce booktruck qui fait descendre les livres sur la plage, là où sont les gens. L’application dédiée, qui permettra notamment de connaître en temps réel la situation du camion mais aussi de trouver des conseils personnalisés, sera disponible à partir du 11 juillet. Des événements ponctuels auront également lieu  dans chaque ville et un concours photo sera organisé sur Instagram !

camionquilivre

* Enfin, des nouvelles de Didier van Cauwelaert. Il a a reçu le prix An Avel (Le vent, l’air du temps) pour Le Principe de Pauline lors du Salon du Livre de Vannes. Et surtout, il co-animera avec Jacques Pradel (le gars dont l’émission Mystères m’avait traumatisée lorsque j’étais jeune) Les aventuriers de l’impossible, chaque jour à 14h à partir du lundi 7 juillet et jusqu’au 23 août sur RTL. Une émission sur l’étrange, qui abordera et creusera les thèmes fascinants traités dans Le Dictionnaire de l’impossible

Didier van Cauwelaert

En bref : François Busnel arrête le Grand entretien… (et c’est le drame)

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C’est la nouvelle dont je ne me remets pas depuis hier : François Busnel arrête le Grand Entretien. Evidemment, c’est moins terrible que s’il avait dit qu’il arrêtait La Grande Librairie (je regarde toujours la grande librairie, je sélectionne pour le grand entretien). Mais j’ai dit l’autre jour combien j’aimais ces petites conversations informelles avec des gens souvent fascinants, et qui sont un bonheur à écouter.

La seule raison pour laquelle je pardonne à François Busnel de nous abandonner comme ça, c’est qu’il le fait pour la meilleure cause qui soit : celle de l’amour, puisqu’il veut consacrer plus de temps à Delphine de Vigan. Ce que je ne peux que comprendre : avec Lire, l’Express et la Grande Librairie, je pense qu’il a encore largement de quoi s’occuper, et une émission d’une heure par jour, aussi passionnante qu’elle soit, doit être bien chronophage. Donc voilà, je pardonne ce faux bond à François Busnel.

Et je me tiens à l’entière disposition de France Inter pour le remplacer, au cas où ils chercheraient quelqu’un. Au passage, je signale aussi à Antoine De Caunes que j’ai été biberonnée à Nulle part Ailleurs et que j’ai même l’intégrale de ses chroniques. Donc je pense que je pourrais trouver ma place dans son remake du Grand Journal.

(quoi ? J’essaie de me caser, c’est tout…)

Le Grand Entretien

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Le Grand Entretien est l’une des rares émissions de radio que j’écoute, d’abord parce que j’écoute peu la radio déjà au départ puisque je ne l’écoute presque que dans la voiture, ensuite parce que du coup je préfère les programmations musicales, enfin parce que peu trouvent grâce à mes yeux (je parlerai des autres ultérieurement). Mais celle-là est devenue ma référence, que je podcaste pour avoir tout le loisir de m’y consacrer lorsque j’ai un moment, comme par exemple l’autre jour lors du long trajet qui me menait dans les Pyrénées : ce n’était pas moi qui conduisait et à l’arrière de la voiture, les yeux dans les nuages grâce au toit « skyview », les écouteurs sur les oreilles, je me suis laissée emporter.

Le principe est simple : après un générique qui à lui seul constitue un enchantement et permet de plonger dans une sorte de bulle en dehors du temps (« The Last Time » par The Andrew Oldham Orchestra), François Busnel et son invité vont s’entretenir de manière plus ou moins formelle durant une cinquantaine de minutes, interrompues par des musiques ou des extraits choisis par l’interviewé, qu’il soit intellectuel, chanteur, acteur, réalisateur, chef d’orchestre, écrivain bien sûr, chercheur, peintre, musicien… sans forcément qu’il ait une actualité.

Ce que j’apprécie dans cette émission, c’est d’abord la variété des invités, venant de champs culturels très divers. Ils sont parfois très connus, d’autres fois moins. Busnel, moins pressé par le temps que dans la Grande librairielaisse du coup plus de marge à ses invités qui peuvent alors se laisser aller à des confidences, parfois intimes. Plus qu’une véritable interview, c’est une conversation où l’invité se livre, Busnel parfois aussi d’ailleurs : on apprend ainsi, au détour de son entretien avec Pivot, qu’il n’a jamais posé cette question épineuse que l’on a parfois du mal à se retenir de poser à son Autre : « Chéri(e), à quoi tu penses ? ». Oui, c’est anecdotique mais révélateur de l’ambiance feutrée et intime de l’émission.

Je sais que certains n’apprécient pas Busnel, et pour ma part j’ai déjà dit à maintes reprises que je l’aime énormément. Ici, il fait la démonstration de son talent en sortant de son domaine de prédilection, le littéraire, pour s’aventurer dans des domaines qu’a priori il connaît moins mais sur lesquels il fait preuve cependant d’une véritable maîtrise. Ses questions sont justes, celles que l’on aurait aimé poser, il ne manque pas d’humour et d’impertinence mais reste toujours courtois, et on sent son plaisir à être là.

Une émission donc que je conseille à tous, car on apprend énormément avec beaucoup de plaisir !

Le Grand Entretien
par François Busnel
Du lundi au vendredi de 17h à 18h
France Inter