En attendant Noël : clafoutis de champignons et foie gras

Pour moi le solstice d’hiver est une fête aussi (d’autant que la veille, aujourd’hui, a lieu un anniversaire précieux entre tous), et cette année, j’ai pensé à un petit plat tout simple mais qui en jette à base de produits du terroir, champignons et foie gras. Tout à fait faisable pour Noël, ou dans les jours qui suivent avec les restes de foie gras.

Pour deux personnes
Qu’est-ce qu’il nous faut ?

– 100g de champignons (de mon côté, toujours mes cèpes, j’ai une réserve)
– 50g de foie gras
– 1 œuf + 1 jaune d’œuf
– 12,5cl de crème fluide entière
– Un trait de Porto
– 1 oignon
– Du parmesan
– Huile, sel, poivre

Comment on fait ?
– Faire revenir l’oignon haché (ou émincé) dans une grande poêle avec de l’huile puis ajoutez les champignons et faites bien rôtir
– Dans un saladier, battre l’œuf avec le jaune d’œuf, ajouter la crème et battre à nouveau, le trait de Porto et le parmesan râpé. Ajouter le foie gras coupé en petits dés, puis les champignons.
– Répartir dans deux ramequins et enfournez 30 min à 180° (les miens sont un petit peu trop cuits, mais moins qu’on pourrait croire sur les photos). Se sert froid, chaud, tiède, c’est pratique.

Clafoutis de champignons et foie gras

Et voilà ! Bon appétit !

Chez Syl

Gratin de courge spaghetti au Bleu d’Auvergne

La saison des courges touche à sa fin : l’occasion de lui dire au revoir avec ce plat réconfortant qui sent bon l’automne et le terroir, que j’ai trouvé sur le site des fromages d’Auvergne (ces gens devraient me sponsoriser tant je les mets souvent en valeur) et que j’ai un petit peu remanié, notamment pour y ajouter des champignons ! Alors évidemment, comme d’habitude, on n’est pas dans du léger, mais c’est du bonheur en bouche !

Pour quatre personnes
Qu’est-ce qu’il nous faut ?
– 200 g d’AOP Bleu d’Auvergne
– 1 courge spaghetti
– 300 g de viande hachée de bœuf (de Salers de préférence)
– 250g de cèpes
– 200 ml de vin rouge de Saint-Pourçain
– Thym
– 2 feuilles de laurier
– 1 oignon jaune
– Sel
– Poivre

Comment on fait ?
– Découper la courge spaghetti en deux sur la longueur (sans vous couper un doigt). Retirer les graines. Déposer la courge sur une plaque de cuisson la chair en haut, la parsemer d’un filet d’huile d’olive, saler, poivrer et enfourner 40mn dans le four préchauffé à 180°.
– Retirer du four une fois cuite et gratter la cavité (sans transpercer la courge) avec une fourchette pour détacher la chair.
– Dans une sauteuse, faire chauffer 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, faire revenir l’oignon haché finement. Ajouter les champignons puis la viande hachée. Faire revenir 2-3 mn. Ajouter les feuilles de laurier, le thym, puis le vin rouge. Assaisonner. Laisser mijoter jusqu’à réduction de la sauce.
– Retirer du feu, retirer le thym et le laurier, et ajouter la chair de la courge spaghetti. Mélanger le tout et remplir la cavité des courges avec la préparation. Ajouter le Bleu d’Auvergne émietté.
– Enfourner jusqu’à ce que le fromage soit fondu et doré. Servir Chaud.

Chez Syl

Pommes de terres auvergnates

On va quitter un peu l’Italie, mais toujours pas le registre des plats généreux : je vous propose aujourd’hui un plat de mon invention, vaguement inspiré de la tartiflette, mais avec des fromages d’Auvergne, d’où son nom, et des champignons. Un plat pas du tout diététique mais très terroir, et qui est des plus réconfortants !

Pour quatre personnes
Qu’est-ce qu’il nous faut ?

− 800g de pommes de terre à peu près calibrées
− 200g de tome fraîche de l’Aubrac
– 200g de saint-Nectaire
– 200g de lardons
− 300g de cèpes (ou autres champignons)

Comment on fait ?
− Laver et brosser les pommes de terre, les faire cuire dans l’eau bouillante environ 35min (moins si elles sont petites) ; lorsqu’elles sont cuites, vider l’eau, faire couler dessus de l’eau froide et les peler
− Faire revenir les champignons, et les lardons
– Couper les fromages en lamelles (ne pas retirer la croûte du saint-Nectaire !!!)
– Dans un plat à gratin, disposer la moitié des pommes de terres coupées en tranches avec la moitié des champignons et des lardons puis la moitié du fromage, et faire une deuxième couche avec l’autre moitié des ingrédients.

Pommes de terres auvergnates

− Mettre au four préchauffé à 200° environ 15-20min pour faire gratiner le fromage.

Pommes de terres auvergnates

Alors, on ne va pas se mentir : c’est un attentat diététique, et si vous voulez tuer votre nutritionniste montrez-lui cette image. Mais. Vraiment, c’est savoureux, réconfortant, je trouve que les champignons sont vraiment un plus, et l’association saint-Nectaire/tome fraîche une vraie réussite. Je referai lorsqu’on pourra à nouveau être dans la convivialité !

Chez Syl

Pommes de terre auvergnates

Bon, là nous sommes d’accord que nous ne sommes que peu dans un plat de saison, nous sommes plutôt dans du terroir bien roboratif et plutôt automnal hivernal. A part que j’ai fait cuire les saucisses à la plancha et que la plancha c’est plutôt un truc d’été. Et les tomates. Donc ne faites pas comme moi et choisissez plutôt un jour au temps mitigé et non un jour de grosse chaleur pour essayer mais sinon foncez, c’est très bon, généreux, gourmand (de toute façon on l’aura compris : j’aime la cuisine généreuse) !

Pour deux personnes
Qu’est-ce qu’il nous faut ?
Pommes de terre auvergnates
– 2 belles pommes de terre
– 120g de bleu d’Auvergne (ou autre bleu)
− quelques petites tomates cerises (ou 1 tomate)
– deux grosses cuillères à soupe de fromage à la crème ou de crème fraîche
– du gruyère râpé
– Quelques brins de ciboulette (ou autre)

Comment on fait ?

– Laver les pommes de terre et les mettre une quinzaine de minutes dans une casserole d’eau bouillante.
– Pendant qu’elles cuisent, laver et couper les tomates en petits dés, laver et ciseler la ciboulette, couper le bleu et morceaux, et mélanger le tout avec le fromage.
− Égoutter les pommes de terre, leur faire un petit chapeau, les évider et garnir avec la préparation au fromage. Parsemer de gruyère râpé puis mettre le tout dans un plat à gratin, avec un peu d’eau.
– Mettre au four préchauffé à 180° pendant une dizaine de minutes. En profiter pour cuire les saucisses, si vous accompagnez avec des saucisses (de mon côté des saucisses au vin blanc de mon artisan boucher). C’est pas hyper photogénique parce que ça s’écrase tout, mais c’est divin !

Pommes de terre auvergnates

Chez Syl

Saint-Félicien rôti aux noix

Une recette qui m’a été inspirée par le livre dont je vous parlais l’autre jour, Au coin du feuComme on l’aura remarqué, ce que j’apprécie en hiver, c’est la cuisine conviviale et réconfortante, et notamment tout ce qui est à base de fromage fondu : je me suis donc inspirée d’une recette présente dans le livre, mais je l’ai totalement adaptée. Et c’est on ne peut plus simple !

Pour deux personnes 

Qu’est-ce qu’il nous faut ?

− un saint-félicien ou un saint-marcelin fait mais pas trop
− quelques noix
– 5cl d’alcool (pour ma part, j’ai mis de l’eau de vie de prune artisanale)

Comment on fait ?

− Mettre le fromage dans une cassolette un petit peu plus large que lui
– Le piquer de noix
− Verser l’alcool sur les bords et laisser un peu s’imprégner

Saint-Félicien rôti aux noix
– Enfourner 15 min à 200°
– Déguster comme le Mont d’Or, pour ma part avec du bon pain (que l’on peut faire griller si on veut) !

Saint-Félicien rôti aux noix

Je ne vous avais pas dit que c’était simple ? Gras, incontestablement une faillite nutritionnelle, mais simple, bon et réconfortant !

By Syl

Au coin du feu, de Sophie Brissaud : des recettes cocooning

Inventées dans les montagnes autour de la cheminée familiale, raclettes et fondues servaient à l’origine à consommer en hiver les denrées conservées en été. Telle est en effet la fonction première du fromage depuis l’ère néolithique, et on peut en dire autant des salaisons. Aujourd’hui la cuisine du fromage fondu se pratique pour le plaisir, mais bien qu’elle se soit éloignée de la cheminée, le coin du feu a gardé son pouvoir évocateur, sa poésie, sa chaleur. On aime s’y retrouver entre amis pour des soirées à l’ambiance inoubliable. Ce livre raconte la cuisine qui accompagne ces d’exceptions. 

Je vous racontais l’autre jour l’un de mes derniers fantasmes en date : une maison (à la montagne ?) avec une grande cuisine ouverte, des amis rassemblés, une cheminée qui crépite autour de laquelle se rassembler. Et quoi de mieux, de plus réconfortant, de plus chaleureux, au coeur de l’hiver rigoureux, qu’un plat à base de fromage fondu, raclette, tartiflette, truffade, aligot ou Mont d’Or comme sur ma photo ?

C’est ce que propose ce très joli livre de recettes inspirantes pour une soirée cocooning : après avoir exposé les principes de la cuisine au fromage fondu, avec les différents fromages, les charcuteries, le pain et les pommes de terres, mais aussi quelques recettes de pickles et condiments, il nous propose une cinquantaine de variations : plusieurs fondues et raclettes, tartiflettes et fromages fondus, fromages grillés et gratinés, quelques salades, desserts et boissons. En tout, une soixantaine de recettes pour ravir ses papilles.

Tout cela donne envie de lécher les pages, d’autant que les photographies de Catherine Madani sont de véritables tableaux. Le maître mot, ici, c’est la convivialité, la chaleur, le réconfort, avec ou sans cheminée d’ailleurs. A côté des recettes traditionnelles comme on les connaît (tout le monde sait faire une raclette), on trouve des idées pour les revisiter un peu, et quelques plats très originaux. Franchement, la maniaque du fromage fondu que je suis a bavé à toutes les pages tant ça donne envie de tout tester !

Au Coin du feu. Raclettes et fondues entre amis
Sophie BRISSAUD
La Martinière, 2018

La truffade

L’autre soir il faisait froid, j’avais de la tome fraîche au frigo, donc je me suis dit que j’allais faire de la truffade. Un mot sur la tome fraîche : c’est une galère a trouver, les fromagers n’en ont que rarement, mais on en trouve a priori à Carrefour. J’en ai toujours au congélateur, car elle ne sert pas seulement pour la truffade et l’aligot, mais on peut aussi la mettre sur une pizza ou pourquoi pas avec une raclette. Bref : un produit que j’ai découvert récemment, et dont je suis devenue adepte. Quant à la truffade, il ne s’agit pas du tout d’un plat à base de truffes : son nom vient des appellations de la pomme de terre en occitan auvergnat, trufa ou trufla. Très simple, la truffade était le plat unique que l’on servait le jour de la batteuse dans le Cantal, parce qu’il tient bien au corps, réchauffe, et utilise des ingrédients qu’on trouvait facilement. Et puis, c’est convivial.

Pour quatre personnes à peu près

Qu’est-ce qu’il nous faut ?

Truffade− 1kg de pommes de terre
− 500g de tome fraîche de l’Aubrac
– du lard, de la graisse de canard, ou si vous n’avez pas, de l’huile neutre
– sel, poivre
– apparemment on peut mettre de l’ail sans que ce soit considéré comme un crime, moi je n’en mets pas car ça dénature le goût du fromage ; par contre mettre des lardons est passible d’un procès, vous serez prévenus
– en accompagnement : du jambon, de la saucisse, de la salade

Comment on fait ?

− Eplucher les pommes de terre, les couper en dés de 2cm environ
– Dans une cocotte en fonte (à défaut, une poêle, mais enfin c’est plus traditionnel dans une cocotte en fonte) faire fondre la matière grasse et faire revenir les pommes de terre pendant une vingtaine de minutes en les remuant régulièrement. Saler et poivrer
− Couper la tome en tranches fines
– Sans cesser de remuer, introduire le fromage. Et c’est là que ça se corse même si le plat est auvergnat : votre feu ne doit pas être trop fort car le fromage ne doit pas seulement fondre, mais « filer » (normalement sur plus d’un mètre).

Truffade

– Pour servir, plusieurs solutions : soit vous posez la cocotte sur la table, soit vous mettez les portions de truffades dans des petites cocottes (c’est un peu moins rustique) ; en accompagnement : jambon sec, salade, saucisses ou ce que vous voulez !

TruffadeComme je suis assez satisfaite de ma truffade, la prochaine fois (très vite) je me lance dans le un peu plus technique aligot !

By Syl