Les langages de l’amour, de Gary Chapman : toutes les manières de dire « je t’aime »

Quelque chose en nous crie notre besoin d’être aimé de quelqu’un. La solitude peut causer de terribles ravages dans l’âme humaine. C’est pourquoi la détention en réclusion stricte peut être considérée comme la pire des sanctions. Au cœur de tout être humain se trouve le désir d’aimer intimement et d’être aimé. Le mariage répond à ce besoin d’intimité et d’amour. Voilà pourquoi le récit biblique des origines déclare que l’homme et la femme deviendront « une seule chair ». Cette unité ne signifie pas que les individus perdent leur identité propre, mais qu’ils pénètrent chacun dans l’intimité de l’autre de façon profonde et intense. De Platon à ns jours, les écrivains ont insisté sur la primauté de l’amour dans le mariage.

Lacan a dit un jour qu’aimer, c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas. J’ai mis très longtemps à comprendre cette phrase, qui est pourtant assez vraie, souvent : on aime l’autre, alors on lui donne ce qu’on voudrait qu’il nous donne, mais rien ne dit que c’est ce dont il a besoin, ce qu’il attend. C’est un peu l’idée de base de ce best-seller du développement personnel amoureux : chacun de nous parle une langue amoureuse, qui n’est pas forcément celle de son autre.

Selon Chapman, il y aurait en effet 5 langages de l’amour, et l’un d’eux est en quelque sorte notre langue natale, que nous utilisons par défauts pour exprimer notre amour à la personne que nous aimons : les paroles valorisantes, les moments de qualité, les cadeaux (y compris le don de soi), les services rendus et le contact physique. Si les deux membres du couples ont la même langue natale, tout va bien, mais s’ils ne se comprennent pas parce qu’ils parlent un langage différent, ils se retrouvent rapidement le réservoir émotionnel vide. L’amour, c’est donc de prendre la décision active d’apprendre la langue amoureuse de l’autre, afin de lui apporter ce dont il a besoin pour se sentir nourri affectivement.

Un essai que j’ai trouvé très intéressant et que je recommande chaudement, à la condition néanmoins de ne pas le prendre complètement pour argent comptant. Certains conseils peuvent d’ailleurs laisser perplexe, et l’ensemble est de toute façon trop biblique (il ne parle jamais du couple : toujours du mariage, mais bon, on peut en faire abstraction) pour que j’adhère totalement. Le fait est que je suis totalement d’accord avec le point de départ : passée la période de l’innamoramento, l’amour est une activité volontaire et pas juste un sentiment, et il consiste à apporter à l’autre ce dont il a besoin pour se sentir aimé, ce qui implique déjà de le comprendre, de l’identifier, et de faire des efforts pour le lui apporter. Cela étant, je trouve l’ouvrage beaucoup trop systématique : je pense (c’est en tout cas mon expérience) que tous les langages sont importants et que nous les pratiquons tous, même si c’est à des degrés divers selon les individus, et que le piège selon moi serait justement de toujours exprimer son amour de la même manière.

Donc un essai très intéressant parce que sa typologie des manières d’exprimer son amour est pertinente et permet d’observer son propre fonctionnement dominant, mais il est essentiel selon moi de ne pas s’y enfermer.

Les Langages de l’amour
Gary CHAPMAN
Traduit de l’anglais par Antoine Doriath
Farel, 1997

Eloge du mariage, de l’engagement et autres folies, de Christiane Singer : une exigence existentielle

La vraie aventure de vie, le défi clair et haut n’est pas de fuir l’engagement, mais de l’oser.
Libre n’est pas celui qui refuse de s’engager.
Libre est sans doute celui qui ayant regardé en face la nature de l’amour — ses abîmes, ses passages à vide et ses jubilations — sans illusions, se met en marche,
décidé à en vivre coûte que coûte l’odyssée, à n’en refuser ni les naufrages ni le sacre, prêt à perdre plus qu’il ne croyait posséder et prêt à gagner pour finir ce qui n’est coté à aucune bourse : la promesse tenue, l’engagement honoré dans la traversée sans feinte d’une vie d’homme.

Il y a dix ans, j’avais lu de Christiane Singer le sublime texte qu’elle a consacré à Héloïse et Abélard, Une Passion entre Ciel et Chair ; j’avais été portée vers l’autrice par une citation magnifique sur laquelle j’étais tombée, et extraite de l’essai dont je vais vous parler aujourd’hui. Mais voilà : à l’époque un texte sur le mariage, ça résistait et j’avais donc habilement contourné. Et j’ai eu raison parce que, plus tôt dans ma vie, je n’aurais pas été en mesure de comprendre ce qui s’y joue, et je serais passée à côté. Il y a quelques semaines d’ailleurs, je vous en parlais, de l’engagement. Et lire ce livre ce livre s’est imposé comme un impératif.

Comment se lier indéfectiblement à un autre, alors qu’on ne sait même pas qui on est ? Comment s’engager sur un chemin dont on ne sait où il mène ? C’est un pari, un risque, une folie, mais la plus belle qui soit sans doute.

Dans une langue magnifique, à la fois d’une grande poésie et d’une grande sensualité, Christiane Singer nous invite à redéfinir la liberté, qui n’est pas de fuir mais au contraire de choisir l’engagement, qui est un impératif existentiel prenant naturellement la suite du papillonnage, et de voir le mariage comme un projet qui nous délivre au lieu de nous enfermer, car il nous transforme. L’autre est lié à notre âme, il met le doigt sur nos blessures car devant lui on se met à nu, on se montre vulnérable, et c’est ainsi qu’on peut guérir. Le couple est donc le plus merveilleux des creusets d’évolution : exigeant, mais merveilleux et conduisant à la joie.

Inutile de vous dire que ce texte m’a bouleversée et émerveillée, d’autant que c’est le sujet sur lequel j’écris depuis plus de trois ans, et qu’il a immédiatement rejoint la liste de mes livres préférés sur l’amour

Eloge du mariage, de l’engagement et autres folies
Christiane SINGER
Albin Michel, 2000

Les meilleurs livres sur l’amour et le couple…

La semaine dernière, j’ai entièrement relu Le Truc et Le Truc2, soit près de mille pages dans lesquelles mon projet est d’une part d’interroger le sentiment amoureux, ce que c’est, ce qu’en disent les philosophes et autres penseurs, et d’autre part de le saisir dans sa manifestation au jour le jour. Je ne sais pas ce que deviendra ce projet, mais pour le mener à bien, pour la partie « théorique », je me suis bien sûr immergée dans une bibliographie exponentielle, et j’avais envie de faire un peu le point sur ceux que j’ai trouvé les plus intéressants :

1. Roland Barthes, Fragments d’un discours amoureux : s’il ne devait en rester qu’un ce serait celui-là. C’est vraiment ma bible, il y a absolument tout dedans, d’une sublime exactitude, et je ne me lasse pas d’y replonger tant il m’inspire et me nourrit.

2. Le Choc amoureux, de Francesco Alberoni : là encore un ouvrage fondateur, sur lequel j’ai pris de nombreuses notes. Tout est d’une grande justesse sur ce moment merveilleux de l’innamoramento (j’utilise le mot italien, parce qu’en réalité, il n’y a pas moyen de le traduire de manière satisfaisante)

3. L’Art d’aimer d’Erich Fromm : un classique qui ne parle pas seulement de l’amour amoureux, mais contient deux idées essentielles qui sont à la base de mon travail : l’amour comme seul moyen de résoudre la douleur de la séparation originelle, et l’amour comme activité, comme art, qui demande un véritable engagement et une pratique assidue. J’étais un peu d’humeur chagrine lorsque j’ai rédigé l’article le concernant, mais après il a fait son chemin.

4. L’Amour de Platon à Comte-Sponville de Catherine Merrien : un « reader » de philosophie, qui a donc le mérite de passer en revue toutes les conceptions de l’amour à travers l’histoire, ce qui permet de construire sa propre pensée. A noter aussi la sublime préface de Comte-Sponville.

5. Petite Philosophie de l’amour, d’Alain de Botton : un texte très simple, mais qui dit vraiment des choses essentielles et permet de se questionner sur de nombreux points.

6. Mes alliances, histoires d’amour et de mariages d’Elizabeth Gilbert : l’un des derniers que j’ai lus, et que j’ai vraiment trouvé très intéressant car il pose de bonnes bases.

Bien sûr il y en a pléthore d’autres et sur le sujet, malgré mes efforts, je suis loin d’avoir tout lu, raison pour laquelle j’attends vos propositions !

Histoire naturelle de l’amour, d’Helen Fisher : anatomie du mariage

Malgré les milliers de poèmes, de chants, de livres, d’opéras, de drames, de mythes et de légendes qui ont célébré le sentiment amoureux depuis bien avant Jésus-Christ, malgré l’histoire inlassablement répétée d’hommes et de femmes tellement « possédés » qu’ils ont laissé tomber leur famille et leurs amis, se sont laissés dépérir, se sont suicidés, ou sont allés jusqu’au meurtre, les scientifiques ne se sont guère intéressés à ce phénomène comme il le mérite. […] Des centaines d’universitaires et de philosophes ne citent l’amour que comme référence obligée ; peu ont essayé de comprendre cette attirance animale qui porte les êtres humains les uns vers les autres.

Bizarrement, malgré son sujet de recherches (l’amour), je n’étais jamais tombée sur les travaux d’Helen Fisher, jusqu’à ce que Elizabeth Gilbert y fasse référence dans Mes Alliances et que j’aie très envie de creuser la question. Alors cet ouvrage est un peu vieux et d’ailleurs plus édité, mais ce n’est pas ça qui m’arrête.

En s’appuyant sur les mécanismes chimiques, génétiques et biologiques qui font de l’homme un animal comme les autres, l’auteur interroge notre comportement sexuel et amoureux tel qu’il évolue dans l’histoire : la séduction, la passion, la monogamie et les coutumes nuptiales, l’infidélité, le divorce, l’origine du mariage et de la famille, les émotions sexuelles, l’anatomie sexuelle, le cerveau, les rapports de force entre les sexes, les liens de parenté…

Et tout cela est absolument passionnant : très pédagogique et instructif, teinté d’humour et comprenant de nombreuses anecdotes, cet essai nous apprend beaucoup sur l’humain et les autres animaux, au-delà même parfois du sujet du couple et de l’amour. Mettre en parallèle les comportements humains et animaux est très parlant, car cela permet de se rendre compte qu’on aura beau faire et dire, tout n’est pas culturel dans nos manières d’aimer et de nous mettre en couple. Tout n’est pas naturel non plus, mais plus que ne veulent l’admettre certains.

En tout cas j’ai pris beaucoup de plaisir avec cette lecture, qui parvient à aborder le sujet de manière scientifique sans totalement le dépoétiser, j’ai appris énormément de choses dont je vais faire mon miel (poétique), et si vous tombez dessus (dans un magasin d’occasion), n’hésitez pas !

Histoire naturelle de l’amour. Instinct sexuel et comportement amoureux à travers les âges.
Helen FISHER
Traduit de l’anglais par Evelyne Gasarian
Robert Laffont, 1994 (Pluriel)

Mes alliances, d’Elizabeth Gilbert : histoires d’amour et de mariage

Notre résistance au mariage, donc, ne devait rien à une absence d’amour. Au contraire, Felipe et moi nous aimions sans réserve. Nous étions heureux de nous promettre de rester à jamais ensemble, loyalement. Nous nous étions même déjà juré fidélité à vie, encore que sans témoins. Le problème, c’est que nous réchappions de divorces pénibles et que notre expérience nous avait tellement écœurés que la seule idée d’un mariage en bonne et due forme — avec qui que ce soit, même quelqu’un d’aussi bon que lui ou moi — nous terrifiait.

Cela faisait un moment que je voulais lire ce récit, sorte de suite de Mange, prie, aime ; mais j’imagine que j’attendais le bon moment pour le faire, d’autant que comme il n’est plus édité, il fallait que j’arrive à le trouver d’occasion. Il faut croire que le bon moment est arrivé…

Dans ce texte, Elizabeth Gilbert nous raconte comment elle s’est réconciliée avec l’institution du mariage. Pourtant, avec Felipe, ils ne voulaient pas se marier, même s’ils étaient fous amoureux l’un de l’autre : chacun échaudé par un premier mariage suivi d’un divorce, ils étaient terrifiés à l’idée de recommencer. Mais l’Univers en avait décidé autrement et leur a un peu forcé la main, par le truchement de la Sécurité Intérieure des Etats-Unis, qui trouve que Felipe utilise un peu trop de visas provisoires, et lui interdit l’accès au territoire. Leur seule solution pour vivre ensemble est donc de se marier, et durant les quelques mois où ils errent en Asie du Sud-Est en attendant l’autorisation du service de l’immigration, Liz se met à étudier l’histoire du mariage et ses différentes composantes.

J’ai adoré ce texte aux analyses très fines et en même temps plein d’humour. L’idée de départ est que si l’amour est une expérience universelle, les liens du mariage, et la conception de ce partenariat, varie avec le temps et le lieu, et que peut-être en attendons-nous trop, en y plaçant tous nos espoirs de bonheur. Le mariage d’amour reste un pari, et il y a des pages absolument merveilleuses sur l’amour et tous les risques qu’il comporte, comment on devient une part de l’autre et de ses souvenirs, comment aussi c’est du boulot, de communiquer, d’accepter les défauts de l’autre ou tout simplement les différences, l’autonomie des femmes.

Un texte passionnant et instructif d’un côté, et aussi merveilleux sur l’amour, l’engagement, le couple, qui est venu par moment toucher certaines de mes angoisses mais pour mieux les désamorcer, j’espère (même si, par honnêteté, je me dois de conclure par la suite : à la fin du texte, Liz et Felipe se marie, mais malheureusement ils se sont séparés depuis…). Mais cela reste une réflexion inspirante.

Mes Alliances. Histoires d’amour et de mariage
Elizabeth GILBERT
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Christine Barbaste
Calmann-Levy, 2010 (Livre de Poche, 2012)

Le Printemps suivant – 1. Vent lointain, de Margaux Motin : la vie à deux

Oh, ça va, hein, je peux avoir des projets de vie dans passer pour une tarée !

Cela fait une éternité que je n’avais pas lu un album de Margaux Motin. Bon il faut dire qu’elle n’en avait pas sorti depuis un certain temps… Et vraiment, j’adore cette fille, notamment parce que j’ai l’impression que nous avons suivi le même trajet de Carrie Bradshaw à Heidi (même si j’adore toujours Carrie Bradshaw hein).

Bref, cet album, le premier d’une série que l’on espère longue, nous raconte la nouvelle vie de Margaux avec Pacco au pays Basque, où elle l’a rejoint et où ils ont acheté une maison. Et ce n’est pas si simple : emménager, vivre ensemble même si on a déjà une expérience de vie de couple, ça m’a l’air bien compliqué, entre la gestion du quotidien, les choix de déco et les compromis, les activités. Mais Margaux se transforme, se met au yoga, s’intéresse aux cristaux et autres trucs que les hommes ont souvent un peu de mal à comprendre (même s’ils font des efforts)…

J’ai adoré. L’album sur une scène de paddle à mourir de rire, et le reste est à l’avenant : beaucoup de tendresse, beaucoup de légèreté, et en même temps une réflexion sur ce que c’est que la vie à deux, que je regarde un peu comme je regarderais un documentaire sur l’émigration dans un autre pays : les trucs biens, les trucs relous, les compromis, les différences… Et puis j’adore l’histoire de leur couple : meilleurs amis avant de se rendre compte qu’ils ne sont pas que des amis !

Et vraiment, au risque de me répéter, j’adore Margaux Motin, elle dégage une énergie incroyable, elle est pleine de fantaisie et de poésie, et je me suis reconnue dans beaucoup de ses manies : l’intégrisme décoratif, la tendance à vouloir tout acheter lorsqu’on se lance dans une activité, par exemple une multitude de jolis outils de jardinage. Par contre moi j’adore le paddle !

Bref, un album plein d’amour et d’humour, qui fait un bien fou !

Le Printemps suivant – 1. Vent lointain
Margaux MOTIN
Casterman, 2020

Hypersensible, hyperamoureux, du Dr Stéphane Clerget : comment aimer sereinement quand les émotions sont exacerbées

En tant que personne hypersensible, vous ressentez les émotions avec plus d’intensité que les autres. Quel que soit le mode de stimulation, vous avez une réactivité plus importante et vous êtes sensible à des stimuli très subtils que les autres ne perçoivent pas. L’amour, qui est un concentré d’émotions, est en conséquence vécu par vous avec une force singulière. Cette hypersensibilité qui vous fait vous sentir vivant(e) donne plus de nuance et de contrastes à votre palette d’émotions. Vous devez voir cela comme un don et non un handicap, même si les « superpouvoirs » que donne cette hypersensibilité peuvent être compliqués à gérer.

Quand on est hypersensible, le quotidien est parfois compliqué à gérer ; mais lorsqu’on en vient à l’amour, c’est un tsunami. C’est beau, c’est fort, c’est magique, mais c’est aussi épuisant, et quand ça fait mal, ça fait très mal. Dans cet essai, le Dr Stéphane Clerget explique comment faire de cette hypersensibilité une force (qui gouvernera le monde, un jour).

Dans la première partie, il étudie l’hypersensibilité en amour et comment elle se manifeste : les belles qualités de l’hypersensible qui peuvent aussi lui nuire, et les obstacles et blocages : la jalousie, l’insécurité et la dépendance affective, une trop grande empathie, l’hyperesthésie, la peur des autres, la tachypsychie (c’est le nom savant pour les pensées obsessionnelles), l’influençabilité. Le fait aussi que l’hypersensible est très vulnérable aux prédateurs, et notamment les vampires psychiques. Dans la deuxième partie, il étudie alors mieux vivre l’amour quand on est HSP, dompter ses peurs, atténuer sa sensibilité (sans la verrouiller), se faire respecter, renforcer la confiance en soi. Et, le point crucial : guérir d’un chagrin d’amour.

Evidemment, étant hyperconcernée par le sujet, cet essai ne pouvait que m’intéresser. Il comprend nombre d’études de cas dans lesquels on peut se reconnaître, et des tests pour se situer, qui m’ont permis de me rendre compte que le travail paye : je me sens beaucoup plus équilibrée qu’avant. Quant aux conseils, j’avoue que je n’ai pas toujours été pleinement convaincue : ils sont pleins de bon sens, c’est évident, mais ce qu’il faut faire souvent l’hypersensible le sait, c’est juste que ses émotions l’empêchent de faire ce qu’il faut faire (je parle notamment du chapitre sur la rupture, plus facile à dire qu’à mettre en place).

Un bon essai néanmoins, intéressant sur de nombreux points, à conseiller aux hypersensibles et à ceux qui les aiment ! Quant à moi, je retient le mot d’hyperamoureux, il me plaît beaucoup !

Hypersensible, hyperamoureux
Dr Stéphane CLERGET
La Musardine, 2021