Dans ma salle de bain – produits terminés #2

Puisque la première édition vous avait pas mal plu et que depuis j’ai testé des trucs intéressants, je vous propose un nouveau petit tour d’horizon des produits de beauté que j’ai testés et terminés :

1. La révélation : l’ELMW Green Keratin. C’est un sérum à base d’acides hyaluroniques. Le contexte : en mai ma peau était dans un état pitoyable à cause du masque, et je cherchais donc des produits très hydratants et réparateurs. Je n’avais jamais testé les acides hyaluroniques, mais ayant entendu parler de son fort pourvoir hydratant, j’ai voulu essayer et j’ai tester ce produit phare. Je n’ai pas été déçue : appliqué sur la peau nettoyée et humidifiée avec de l’eau florale de rose, il pénètre parfaitement et il est trs agréable à utiliser. J’appliquais d’autres produits après, comme on va voir, mais vraiment l’effet était génial. Malheureusement il est un peu compliqué à trouver en ce moment, j’ai dû trouver autre chose. Mais j’en reprendrai dès qu’il sera à nouveau disponible !

2. Le « buffet » de The Ordinary : toujours dans le même contexte de sauvetage, j’ai eu envie d’essayer les produits « The Ordinary », une marque vraiment pas chère et pourtant d’excellente qualité, qui propose des produits très basiques mais sans packaging. Là, avec le « buffet », on est à nouveau sur un sérum que j’utilise après les acides hyaluroniques, et qui contient des peptides connues pour leur effet anti-âge. Alors niveau sensualité, rien du tout (les produits de la marque sont sans parfum) par contre il est plutôt efficace, et je l’ai racheté !

3. Glow daily vitamine C de REN : c’est ma marque de cosmétiques préférée, ce qui est malheureux pour moi car elle est plutôt chère mais on ne va pas se mentir, en crème de jour (ou de nuit comme nous l’allons voir) on est sur des produits à la fois très efficaces et très agréables à utiliser (et pour celle-ci : un packaging très malin qui permet de ne pas perdre une goutte de produit). Donc là on est sur une crème qui illumine le teint, et elle est parfaite.

4. Baume réparateur nuit Evercalm, toujours REN : là on est sur un baume qui est très riche (et donc un peu épais et collant à l’application) qui hydrate, nourrit et apaise. Je ne peux plus m’en passer.

5. Eau micellaire apaisante Dermina : une taille de voyage dont je me suis servie cet été. Rien à dire : elle fait son job, et l’odeur est plutôt agréable !

6. Superfood cleanser Youth to the people : j’ai dû avoir ça dans une box, c’était une dose de voyage que j’ai utilisée aussi cet été et j’ai trouvé que c’était un produit vraiment agréable et efficace, que je ne rachèterai pas car j’ai d’autres produits pour cet usage (mais là rien n’est terminé), mais qui m’a plu !

7. Revitalising Supreme + Estée Lauder : une miniature de 15ml donc très bien pour tester, et que j’ai adoré utiliser, on s’en doute : c’est fondant, ça sent bon, c’est efficace. Mais c’est hyper cher donc évidemment je ne rachèterai pas.

8. Gel douche revitalisant NAE : parfait, l’odeur était géniale pour l’été, d’ailleurs j’en ai usé deux tubes.

9. Crème de douche revitalisante à l’huile d’Onagre bio Weleda : un produit qui serait parfait, la texture est très agréable et nourrissante mais j’ai détesté l’odeur. Donc je ne rachèterai pas, en tout cas cette version.

10. Et enfin le dentifrice Dentavie qui est très très bien : efficace et laisse un goût agréable.

Et voilà pour cette fois !

Dans ma salle de bain – produits terminés #1

Comme je vous le racontais l’autre jour, je suis récemment tombée dans le vortex des youtubeuses beauté, et notamment leurs vidéos « produits terminés ». Et comme j’ai trouvé le format plutôt sympa et que j’aime bien parler de plein de sujets qui n’ont a priori rien à voir avec ce dont je parle d’habitude mais en fait si, je me suis dit que j’allais faire pareil, et ça tombait bien parce que ces derniers temps j’ai terminé plein de produits. Donc sans ordre particulier :

1. L’eau micellaire Garnier Bio au bleuet : mon eau micellaire normalement c’est Bioderma, mais j’ai eu celle-ci dans My little box et je l’ai donc essayée, et je dois dire que c’était une très bonne surprise : j’ai beaucoup aimé l’odeur, déjà, et je l’ai trouvée très efficace pour enlever le maquillage (après, à noter que je me maquille peu). Elle laisse la peau fraîche et douce. Mais comme toutes les eaux micellaires, je la rince.

2. La véritable eau florale rose ancienne bio de Sanoflore : l’eau de rose est un produit que j’aime énormément utiliser après m’être nettoyé le visage, en ce moment matin et soir. Ce que j’ai aimé dans celle-là c’est la présentation en brumisateur, que je trouve très pratique, et j’ai trouvé qu’elle laissait la peau fraîche et douce. Mais pour l’instant je ne l’ai pas rachetée, j’en utilise une autre, parce que j’ai trouvé l’odeur pas vraiment ce que j’attends d’une eau de rose…

3. Pommade nutrition main à l’huile d’olive la Provençale : depuis qu’on se gelhydroalcoolise les mains toutes les cinq minutes, j’en ai vidé, des tubes de crèmes pour les mains, des plus ou moins efficaces. Celle-là l’est totalement : elle nourrit et répare vraiment, je l’applique le soir (je l’ai rachetée) et le matin mes mains sont douces, c’est agréable…

4. Sérum fluide anti-âge N.A.E : je vous ai fait tout un article sur cette marque en février. Alors je reste sur ce que je disais : c’est une jolie marque, mais au bout d’un moment d’utilisation je me suis rendu compte que ce n’était pas assez nourrissant pour ma peau, je suis donc repassée à des produits plus riches (et plus chers… enfin non, pas tous, on en reparlera).

5. La sublime, huile ferret-capienne : oui, il y a des laboratoires cosmétiques au Cap-Ferret, et comme j’adore les huiles pour le corps (elle fait aussi visage et cheveux mais je ne l’ai pas utilisée comme ça), je n’avais pas résisté l’an dernier à acheter un flacon de ce produit. Alors c’est une huile qui est extrêmement agréable à utiliser, très sensuelle, elle laisse la peau douce et satinée, comme j’aime. Mais je n’ai pas trouvé l’odeur affolante : elle sent bon, indéniablement, mais d’autres huiles ont une odeur que je préfère, c’est tout… donc je ne pense pas racheter.

6. Beurre corporel Buffy de Lush (pas sur la photo de groupe car il n’a pas d’emballage) : un produit que j’utilise depuis des années, je vous en avais parlé quand il s’appelait encore « Copacabana » (et d’ailleurs je préférais ce nom, qui était beaucoup plus évocateur). J’adore ce produit, sa texture, son odeur, ce qu’il fait à la peau : c’est un de mes indispensables !

7. Masque de nuit merveilleux Sanoflore : il s’agit d’une dose d’essai mais comme elle est de taille respectable, j’ai bien pu tester. Il s’agit d’un baume aromatique régénérant, qu’on applique un ou deux soirs par semaine à la place de la crème de nuit. J’ai beaucoup aimé ce produit, j’ai trouvé que la peau le lendemain matin était très lumineuse, et l’odeur, un délice. J’achèterai probablement à l’occasion.

8. Perfect Canvas de REN : le packaging a changé depuis. Il s’agit d’une base de teint, que l’on applique entre la crème de jour et le fond de teint ou la BB crème dans mon cas. Le produit lisse la peau, l’illumine et aide le maquillage à tenir. C’est un excellent produit que j’ai beaucoup aimé et que je rachèterai lorsque je serai riche : les produits REN sont chers, et je préfère me concentrer sur les produits « indispensables ». Une base de teint, je trouve que je peux m’en passer.

9. Acqua Magnifica de Sanoflore : oui encore Sanoflore, mais c’est une marque que j’aime beaucoup ; sur la photo j’ai mis le flacon taille voyage parce que j’avais acheté une recharge. Donc il s’agit d’une essence qui libère les impuretés, oxygène la peau et resserre les pores. J’ai beaucoup aimé ce produit, que j’ai racheté plusieurs fois, et que j’utilisais le matin. Si je ne l’utilise plus c’est tout simplement parce qu’il correspond davantage, selon moi, à une peau jeune, ou en tout cas, il ne correspond plus à ma peau. Mais c’est vraiment un excellent produit !

10. The porefessional de Benefit : j’ai beaucoup utilisé les produits Benefit à une époque, moins aujourd’hui sauf ce petit produit qui « floute » les pores. Je l’utilise juste sur le nez et entre les sourcils, et encore pas tous les jours, et l’effet est assez magique.

11. Base de fard à paupière NARS : un très bon produit qui fait son job ; l’embout mousse est très pratique. Après comme je ne fais pas de trucs complexes sur mes paupières ce n’est pas un produit indispensable. Je rachèterai peut-être à l’occasion, mais Nars c’est pas donné comme marque (mais c’est une marque que j’adore)

12. Eyeshadow primer potion urban decay : même remarque, excellent produit, en plus j’aime beaucoup cette présentation (mais ils ne la font plus comme ça). Je pense que je rachèterai plutôt celle-là !

13. Et enfin, pas un produit cosmétique mais ça m’a sauvé la vie avec le masque : le spray nasal décongestionnant Phytosun arôms aux huiles essentielles d’eucalyptus, de Niaouli et de menthe sauvage. Il m’aide vraiment à mieux respirer sous le masque (que j’asperge d’HE de menthe poivrée). J’en faisais déjà un certain usage avant mais là, c’est devenu un indispensable.

Voilà, j’espère que ça vous a plu, c’est un format d’article que je ferai de temps en temps (je n’utilise pas des milliards de produits non plus).

Redécouvrir la joie de la coquetterie

Il se passe un truc, depuis quelque temps : j’ai à nouveau envie d’acheter des vêtements et des cosmétiques. Alors dit comme ça, évidemment, ça peut prêter à sourire, et certains vont même dire « ah bon, tu n’en achetais plus, ça ne s’est pas vu ». Et de fait. Mais revenons au point de départ.

La coquetterie, appelons ça comme ça, est à la base quelque chose d’extrêmement important pour moi. Au point que j’en avais même fait un sujet de recherches universitaires. Et même si je n’ai jamais tenu de blog mode ou beauté, mon budget dans ce domaine était toujours conséquent, et j’ai toujours aimé en parler. Et je sentais en moi une véritable joie de la « parure », et c’est pour cela que j’avais été très critique à l’égard de Beauté Fatale de Mona Chollet : elle ne voyait le soin de l’apparence que du côté de la contrainte. Alors que j’y voyais un émerveillement.

Et puis sont venus les temps plus compliqués. La crise de la quarantaine. Une période que j’identifie à la carte de la Tour dans le Tarot : tout ce qui est faux s’effondre, pour qu’on puisse se trouver soi. Et durant cette période, la parure m’intéressait moins. Alors bien sûr je partais de loin, et ce qui pour moi s’apparentait à du « laisser-aller » aurait été considéré comme déjà beaucoup trop par certaines. Mais l’important c’est que moi je voyais la différence : ce n’était plus pareil. Et je me suis dit que j’avais trouvé quelque chose de plus important. Moi. Que je n’avais plus à me battre pour prouver ma valeur, pour entrer dans le moule, être comme les autres, ce genre de choses. Que je n’avais pas besoin d’être constamment dans la séduction même si ça me plaisait, aussi.

Mais non : dernièrement je me suis surprise à avoir envie de nouveaux vêtements, de robes et de petites choses affriolantes. J’ai dernièrement fait un craquage géant en cosmétiques, après être tombée dans le vortex des youtubeuses beauté (je ne me maquillerai jamais comme elles par contre, d’abord parce que je n’y arriverai pas, et surtout parce que ça ne me va pas). Et cette joie retrouvée de la sensorialité des produits, leur texture, leur odeur, s’occuper de soi. Mais avec quelque chose en plus : la compréhension que ça fait partie de ce que je suis authentiquement.

Je vous ai déjà raconté l’histoire de la déesse Inanna (et je trouve toujours amusant d’avoir donné ce nom à ma voiture, sans savoir ce que ça augurait) : pour entrer dans le royaume des morts, elle doit se dépouiller de toutes ses parures, ses signes de puissance. Avant, bien sûr, de les retrouver. Et c’est ce que j’ai le sentiment d’avoir fait. Et aujourd’hui, je suis heureuse de retrouver une facette de moi que j’avais mise à l’arrière-plan pour nourrir autre chose, qui en avait besoin. Et j’ai aussi envie de revenir à Paris, quand ça sera redevenu simple.

Le beau sexe, femmes dans le monde et apparence physique

Il est temps de donner la parole directement aux femmes et d’envisager le sujet de leur apparence physique avec le sérieux qu’il mérite. Cet ouvrage propose donc un point de vue entièrement féminin sur l’apparence physique, et une approche psychosociologique à 360° : quelle est pour les femmes la définition de la beauté physique, cette beauté mondiale existe-t-elle pour elles ? Quel regard portent-elles sur leur propre apparence, quels rôles, satisfaction, avantages ou inconvénients et quelle importance le sujet requiert-il dans leur vie ?

Lorsque Sophie Combes m’a proposé de m’envoyer son livre, aiguillée par Leiloona qui s’est dit que la thématique m’intéresserait sans doute, je n’ai pas hésité tant évidemment le sujet me passionne. Et cet ouvrage nous montre que même lorsqu’on connaît plutôt bien un sujet, on peut encore apprendre des choses…

Il s’agit d’un essai sociologique, dont le point de départ est le constat de l’importance de plus en plus grande du corps dans les sociétés contemporaines, alors qu’il a longtemps été méprisé au profit de l’esprit. Cela est particulièrement vrai du corps féminin, et si les femmes aujourd’hui maîtrisent à peu près leur corps biologique (en particulier grâce à la contraception), elles ont encore du mal avec la question de l’apparence, tant la beauté féminine se trouve au coeur de nombreux enjeux, esthétiques (dans l’art), mais aussi économiques, politiques et sociaux. L’auteur a donc mené une enquête sociologique, au cours de laquelle elle a été amenée à rencontrer une soixantaine de femmes d’âge (de vingt à soixante ans) et de culture (France, USA, Japon, Argentine, Nouvelle-Zélande) divers, au cours d’entretiens de deux ou trois heure, afin d’essayer de cerner les relations qu’entretiennent les femmes avec cette question de l’apparence. Un sujet qui, loin d’être futile, permet au contraire de mettre le doigt sur des points essentiels.

Cet essai m’a réellement beaucoup intéressée, notamment la première partie sur les critères de beauté, qui nous montre que si certains critères sont universels, d’autres varient d’un continent à l’autre, et d’un groupe social à l’autre. Et c’est amusant parce que, sur la question, je me suis réellement sentie très française, alors qu’au contraire j’ai noté de ne jamais aller vivre en Nouvelle-Zélande, où les femmes qui prennent soin de leur apparence sont taxées de futiles, ce qui me semble un préjugé peu intelligent mais passons. De manière générale, j’ai apprécié la richesse des témoignages, qui occupent une grande place dans le livre, témoignages dans lesquels on se reconnaît forcément à un moment ou un autre. Bref, j’ai vraiment appris beaucoup de choses, d’autant que Sophie Combes arrive très bien à aller au-delà des idées reçues et à faire la part des choses entre ce qui relève de l’imaginaire et du préjugé et ce qui relève de la réalité.

J’aurai cependant deux regrets. Le premier est purement formel : l’orthographe et la syntaxe sont parfois un peu approximatifs, et c’est dommage. Le second concerne le fond : j’ai regretté (mais peut-être ce travail n’est-il qu’une première phase) que finalement l’échantillon ne soit pas si varié que ça. J’aurais aimé avoir le point de vue d’autres femmes européennes : les Italiennes, les Espagnoles, pourquoi pas les Allemandes. Cela aurait permis de s’interroger du coup sur l’existence d’une culture « européenne » et de critères communs. Mais aussi, il me semble qu’il manque un continent : l’Afrique. Quand on connaît l’importance des rituels de beauté dans certains pays d’Afrique du Nord notamment, on ne peut que déplorer leur absence.

Malgré ces bémols, j’ai vraiment apprécié cet ouvrage qui a enrichi ma perception du sujet de la beauté féminine. Il complète assez bien l’ouvrage de référence de Vigarello, Histoire de la beauté.

Le Beau sexe. Femmes dans le monde et apparence physique.

Sophie COMBES

Editions Kawa, 2011