Contes et mystères du pays amoureux, d’Henri Gougaud : histoires d’aimer

L’amour. Est-il un rêve, un souci, un désir, un compagnon plus constant sur le chemin de nos vies ? Nous ne pouvons nous empêcher de l’interroger, de le bénir, de la maudire. Paradoxalement, même quand nous le fuyons, nous ne cessons de l’espérer. Pourrions-nous vivre sans lui, sans ses tempêtes, ses refuges, ses cavalcades ? « Tout l’univers, dit La Fontaine, obéit à l’amour. » Et pourtant, est-il un jour où nous n’avons pas douté de sa présence ? 

L’autre jour, une de mes connaissances sur Facebook a mis en photo ce petit livre qui venait de sortir : elle ne parlait pas du livre en lui-même, mais je ne sais plus de quoi qui avait un rapport avec le monde de l’édition en lui-même. Peu importe du reste : le fait est que cette couverture (je crois que je vais commencer une collection de livres avec Le Baiser de Klimt en couverture) et le titre ont immédiatement attiré mon attention et mon désir.

Il s’agit donc de nous raconter l’amour, ses joies et ses épreuves, à travers 75 contes, légendes et poèmes de toutes époques et de tous pays, l’intérêt étant de découvrir des histoires pas forcément connues, ou dans des versions nouvelles.

C’est évidemment un enchantement de délicatesse et de sensualité, parfois subtilement érotique, et qui donne envie de se perdre dans le pays amoureux. Beaucoup de contes mettent en évidence le courage des femmes, qui ne renoncent devant aucune épreuve pour sauver leur amour, et j’ai lu beaucoup de ces contes à la lumière de Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola-Estès (et d’ailleurs, certains contes de ce recueil sont des variantes de ceux qui sont étudiés par la psychanalyste). Tous m’ont chavirée, émue, voire bouleversée, mais si je ne devais en choisir qu’un, ce serait « la vivante et le prince mort » qui a vraiment fait écho à mon âme.

Bref, une magnifique découverte !

Contes et mystères du pays amoureux
Henri GOUGAUD
Albin Michel, 2017-2019

Femmes qui courent avec les loups, de Clarissa Pinkola Estés : à la poursuite du féminin sauvage

L’art est important. Il marque les commémorations des raisons de l’âme ou d’un événement particulier, quelquefois tragique, du voyage de l’âme. L’art n’est pas seulement destiné à soi-même, il n’est pas seulement un jalon sur la route de la compréhension de soi, c’est aussi une carte destinée à montrer la route à celles qui viendront après nous. […] Poser les questions, raconter des histoires, travailler de ses mains : tout cela participe de la création de quelque chose et ce quelque chose, c’est l’âme. A chaque fois que nous nourrissons l’âme, il est sûr qu’elle va croître.

Evidemment. Après avoir lu nombre d’ouvrages sur le sujet du féminin sacré et de la découverte de soi, je devais absolument lire celui qui visiblement est à la base de tout. Comme souvent, j’ai un peu tournicoté autour avant de me décider : très probablement fallait-il que j’attende, car il fait finalement la synthèse de toutes mes expériences de ces derniers mois. Et je crois que je ne suis pas la seule : lorsque j’ai publié la photo sur Instagram, j’ai reçu nombre de messages de femmes me disant soit qu’elles l’avaient lu et qu’il avait totalement bouleversé leur vie, soit qu’elles étaient justement en train de le lire, et que ça les secouait.

Il s’agit d’une psychanalyse jungienne des contes, qui cherche à mettre au jour l’archétype de la femme sauvage (sauvage étant à prendre au sens de « naturel »), à savoir la psyché instinctive que l’on a voulu détruire tout comme on a détruit la nature, la faune, la flore, en voulant la domestiquer. Conteuse et thérapeute, Clarissa Pinkola-Estés s’appuie sur le pouvoir des histoires pour guérir et dire ce qu’il y a au plus profond. C’est donc une véritable initiation qu’elle nous propose, vers une nouvelle manière d’être au monde, retrouver notre moi profond, créateur, cyclique, la puissance du féminin, dans un cheminement à la fois psychique et spirituel.

Puissant est bouleversant, cet essai est de ceux qui peuvent littéralement changer une vie, au sens où on n’est plus le même avant et après l’avoir lu. Il ne s’avale pas d’une traite, mais demande à être savouré, médité, petit à petit, chapitre par chapitre, histoire par histoire afin que chacune creuse son sillon en nous. De fait, sur un chemin initiatique, on ne peut pas courir, il faut avancer tranquillement, et c’est ce que j’ai fait avec cet ouvrage dans lequel j’ai totalement reconnu certaines de mes expériences, et dont certains chapitres m’ont fait l’effet d’une bombe qui explosait à l’intérieur de mon âme pour remettre certaines choses en place, ou d’une clé universelle qui a ouvert les unes après les autres mes serrures et m’a permis de comprendre pourquoi, depuis toujours, je me sentais écartelée, désunie, pas à ma place où que ce soit, pourquoi aussi je cherchais l’amour tout en le fuyant. Petit à petit, on rassemble les morceaux, on vainc les ombres, on explore sa forêt intérieure, on crée, on apprend à écouter son intuition, et à aimer. On se retrouve soi. Son vrai soi. Le soi créateur et puissant.

Un ouvrage indispensable (j’aurais aimé le lire à 20 ans, je me serais épargné 20 ans d’égarement sur de mauvais chemins), à conseiller à toutes les femmes (notamment les jeunes) mais aussi aux hommes parce que je pense qu’eux aussi ont parfois été abîmés, de la même manière, à lire, et à relire périodiquement. Il m’a ouvert de nouvelles pistes, et je sais que je le relirai lors d’une prochaine étape de ma vie !

Femmes qui courent avec les loups. Histoires et mythes de l’archétype de la femme sauvage
Clarissa PINKOLA ESTÉS
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marie-France Girod
Grasset, 1996 (Livre de Poche 2201-2018)

Désenchantée, de Matt Groening

Ma vie est déjà un enfer, alors j’ai pas besoin qu’un démon vienne en rajouter une couche. 

L’autre soir, d’humeur cynique et désabusée, je me suis dit que c’était le moment parfait pour découvrir cette série d’animation événement de Netflix, créée par Matt Groening, le papa des Simpson et de Futurama.

A Dreamland, la princesse Bean, qui est loin d’être vierge, fait le désespoir de son papa, le roi Zorg : adolescente révoltée dont la mère est morte quand elle était toute petite, elle préfère passer ses nuits à boire et à se battre dans les tavernes plutôt que d’attendre sagement le prince charmant dans une jolie robe. Mais le roi est bien décidé à faire preuve d’un peu d’autorité et à la marier, même contre son gré… évidemment, les choses ne vont pas tellement se passer comme il l’avait prévu, et Bean, flanquée de son petit démon personnel que tout le monde prend pour un chaton, Luci, et d’un elfe, Elfo, va le faire tourner en bourrique.

Le moins que l’on puisse dire est que cette série dépote : exécution en règle des contes de fées à l’humour pas toujours raffiné, elle mélange joyeusement la fantasy et le trash. Comme toute bonne série parodique (et c’est difficile de faire de la bonne parodie), elle est émaillée d’une multitude de références qu’elle détourne joyeusement : les contes de Perrault au premier chef (le château royal ressemble très fortement à celui de la Belle au bois dormant) mais aussi L’Odyssée, Peter Pan (avec une fée Clochette prostituée et junkie), Alice au pays des merveilles et Les chevaliers de la Table Ronde. Et sans doute d’autres que je n’ai pas saisies car c’est un vrai tourbillon !

C’est aussi une réflexion sur l’adolescence et ses tourments, avec une jeune fille rebelle et un père totalement démuni, une belle-mère bizarre et deux amis pas tellement imaginaires pour lesquels j’ai eu un véritable coup de foudre : Elfo, qui a choisi de quitter le monde parfait où il est né parce qu’il ne voulait pas passer sa vie à rire et manger des bonbons mais connaître le malheur, et Luci, le petit démon envoyé à Bean par des gens animés sans doute de sombres desseins, qui pousse la princesse à faire des bêtises, boire et fumer des joints, se présente comme méchant, mais qui est tout mignon avec ses petites oreilles et sa queue fourchue, et qui est plus drôle que réellement méchant (mais de fait, j’ai un crush avec les démons).

Alors je n’ai jamais vraiment accroché aux Simpsons (désolée…) mais là, je crie au génie, et je vous encourage vivement à vous précipiter sur cette série dont la saison 1 de dévore en une soirée ! Vivement la saison 2 !

Désenchantée
Matt GROENING
Netflix, 2018 – (en cours de production)

Contes très merveilleux des quatre coins du monde

Contes très merveilleux des quatre coins du mondeDans le conte merveilleux, les héros rencontrent des personnages surnaturels : les fées, certes, mais aussi les ogres et ogresses, les trolls, les géants, les dragons à trois ou sept têtes, les lutins, les sorcières et d’autres encore. Rencontrer un ogre au détour d’un chemin n’a rien de plus extraordinaire que de se retrouver devant une passante au coin d’une rue ou d’un voisin devant sa porte. C’est personnages font partie intégrante du quotidien des héros.

J’avais eu ce recueil l’an dernier dans mon calendrier de l’Avent Exploratology, et j’avais décidé de le garder pour le lire cette année à la période de Noël, parce que les contes merveilleux, ça connote les fêtes…

Praline Gay-Para, conteuse et ethnolinguiste, a donc rassemblé pour nous 22 contes merveilleux (nombre presque parfait pour attendre Noël) de tous les pays : Kazakhstan, Amérique, Inde, Finlande, Mongolie, Suède, Antilles, Haïti, Corée, Cuba, Sibérie…

Ici il est question de Princes et de Princesses, de Rois et de bergers, de fées et de sorcières… comme dans les contes que l’on connaît, et c’est justement ce qui est fascinant : par-delà les différences culturelles, on retrouve les mêmes schèmes, les mêmes motifs, parfois le mêmes histoires comme avec ce « Peau de mouton » suédois qui est un Cendrillon inversé (ah ces Suédois, toujours en avance sur la question des femmes : chez eux c’est l’homme qui est sauvé de la persécution de ses frères par la princesse). Cet ensemble constitue donc une lecture très agréable, qui fait voyager à travers les cultures au milieu des êtres merveilleux. J’aurais juste éventuellement apprécié, dans la mesure où il ne s’agit pas d’un livre pour enfants (même si on peut tout à fait leur lire ces histoires) une petite introduction sur chaque conte pour contextualiser un peu…

Contes très merveilleux des quatre coins du monde
Praline GAY-PARA
Actes Sud, 2014

Les Anciennes Nuits, de Niroz Malek

Les Anciennes Nuits, de Niroz MalekNe croyez pas que je plaisante avec vous, reprit-il. Je vous dis la vérité. Le meilleur moyen pour un écrivain d’évacuer l’angoisse est l’écriture. Ecrivez chaque nuit sans avoir un sujet précis, ne vous posez pas de question sur quoi écrire. Ne dites pas : j’attends l’inspiration, elle finira par me tomber dessus… Ecrivez, écrivez, un point c’est tout.

Pour suivons notre tour du monde, et faisons aujourd’hui une escale littéraire en Syrie, plus précisément à Alep, où nous invite Niroz Malek avec ce roman qui réécrit les Contes des Mille et une Nuits.

Malade du coeur, le narrateur, écrivain, se voit proposer par son médecin un curieux remède : passer la nuit à écrire, à raconter des histoires pour sauver sa vie.

Curieux roman que celui-ci, très onirique, dont l’hypotexte des contes se signale à la fois par la structure, puisqu’il écrit chaque nuit un bout d’histoire pour sauver sa vie, mais aussi par les histoires elles-mêmes : on croise, au détour d’une page, Aladin et sa lampe, Shéhérazade et Shahryar, ainsi que nombre de Djinns. Les récits sont enchâssés parfois jusqu’au vertige, et la frontière entre le réel et le fictif, le passé et le présent, s’efface : ce qui nous est montré, ce n’est pas la Syrie actuelle, les événements tragiques qui la secouent actuellement sont parfois perceptible mais métaphoriquement ; c’est plutôt comme si le temps des contes, celui des sultans et des califes, était comme réactualisé, transposé dans un univers contemporain, celui du narrateur, qui vit d’étranges aventures où le sultan le convoque régulièrement pour lui demander conseil. Cela donne finalement quelque chose de très poétique, souvent sensuel, qui interroge de manière détournée le pouvoir politique mais aussi, bien sûr, l’écriture et la fiction.

Un très beau roman donc, original et profond : toutes les histoires insérées ne se valent pas, mais l’ensemble est vraiment très réussi et mérite d’être découvert !

Les Anciennes Nuits
Niroz MALEK
Traduit de l’arabe (Syrie) par Fawaz Hussain
Le Serpent à plumes, 2017

1% Rentrée littéraire 2017 — 41/42
By Herisson

Le Bouquin de Noël

Bouquin de NoëlLa lumière est donc la véritable divinité attendue durant l’Avent et célébrée à Noël. C’est pourquoi on allume partout des bougies, on brûle des bûches dans l’âtre du foyer ; pourquoi on enflamme encore dans certaines régions du nord de l’Europe, des roues auxquelles on fait dévaler les collines ; pourquoi on illumine le sapin ; pourquoi on fête les saints lumineux de l’Avent ; pourquoi on dîne copieusement dans l’abondance retrouvée ; pourquoi on offre des cadeaux, signe précisément de cette abondance assurée par la lumière. « Sol invictus » Soleil invaincu, comme disaient les Romains qui créèrent au IIIe siècle cette nouvelle divinité, ultime tentative d’unification de tous les cultes de l’Empire. 

Comme c’est bientôt Noël (plus que deux dodos), c’est la période pour lire des histoires de Noël, et cette année la collection Bouquins nous aide à faire notre choix avec cette très riche anthologie de textes de Noël.

Mais avant de parler des histoires elles-mêmes, plongeons-nous dans l’introduction, dont la lecture devrait être obligatoire, puisqu’elle s’intéresse non seulement au rôle des célébrations de fin d’année dans l’imaginaire littéraire, mais aussi à leur origine dont elle rappelle le caractère païen, simplement recouvert d’un vernis chrétien qui n’a pas réussi à effacer les symboles profonds, et en particulier celui de la lumière. En réalité, ces « fêtes de fin d’année », où l’ancienne année meurt pour être remplacée par la nouvelle qui commence alors que le soleil gagne son combat contre l’ombre (les jours commencent à rallonger) s’étendent de Samain/Halloween devenu Toussaint jusqu’à l’Épiphanie voire la Chandeleur (Imbolc). Qu’il s’agisse du paganisme celte, nordique ou latin, c’est bien lui qui est à l’origine de nos traditions, notamment le sapin et le nom, Noël, qui vient du latin Natalis, naissance, mais pas naissance d’un bébé dans une étable : le 25 décembre, c’est le Dies Natalis Solis Invictis, dernier jour des Saturnalesjour de naissance du soleil invaincu, sur lequel le christianisme a placé sa propre symbolique pour s’imposer plus facilement. Il est bon de le rappeler, notamment à ceux qui vitupèrent contre la « paganisation » de Noël (ce qui fait bien marrer la païenne que je suis). Bref, je ne fais là que résumer des choses dont j’avais déjà parlé par ailleurs, notamment dans cet article, mais franchement, cette introduction est absolument passionnante et claire.

Suivent près de 1000p (que je n’ai pas toutes lues encore évidemment) de récits, contes, légendes, poèmes, dans lesquels grapiller à l’envi. Il y en a pour tous les goûts, de toutes les époques, de tous les pays et de toutes les sensibilités, des auteurs connus et d’autres moins, certains sont éminemment imprégnés de christianisme, d’autres plus fidèles au paganisme, ils vont du réalisme au fantastique, on y croise parfois esprits et sorcières. Classés en fonction du calendrier des fêtes de fin d’année et en sections thématiques pour les fêtes les plus riches littérairement, les textes permettent un beau voyage dans les différentes sensibilités et manières de célébrer ces cérémonies en fonction du lieu et du temps.

Un très beau livre à avoir dans sa bibliothèque pour avoir toujours une histoire à raconter en cette période propice au rêve et à la magie !

Le Bouquin de Noël
Edition établie et présentée par Jérémie Benoît
Robert Laffont, Bouquins, 2016

Venez, vous dont l’oeil étincelle de Jean-Christophe Duchon-Doris

Venez, vous dont l'oeil étincelleLe duc Mauronte, patrice de Marseille, avait toujours aimé les contes. Le bruit en avait vite couru sur les chemins de Gaule et les routes maritimes tout autour de la ville. Dans les tavernes, sur les haubans, aux carrefours des routes, dans le crépitement des branches sèches le soir autour des feux, on s’échangeait l’adresse : là-bas, plus au sud, plus au nord, aux confins de l’ancienne province narbonnaise, dans l’illustre et si vieille cité de Massilia, un homme riche et influent était toujours prêt à ouvrir ses portes et à offrir le gîte et le couvert aux raconteurs d’histoires.

Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir les romans de Jean-Christophe Duchon-Doris, et j’avoue que si j’ai franchi le pas avec celui-ci, le joli titre n’y est pas pour rien.

S’il y a une chose que le duc Mauronte, patrice de Marseille, et sa fille Blanche, aiment, ce sont bien les histoires, et les conteurs venus des quatre coins du monde se pressent dans la cité phocéenne. Or, en ces temps troublés où la ville se retrouve au coeur de la lutte entre les chrétiens de Charles Martel et les Sarrasins, les contes pourraient changer les choses.

Un roman assez étourdissant que celui-là. Plongeant le lecteur au coeur du Marseille du Moyen-Age, ville cosmopolite aux marches de multiples influences et civilisations et traversée de légendes, il la donne à sentir dans toutes ses dimensions : sa chaleur parfois écrasantes, ses couleurs et ses odeurs, les mets, le mistral. On s’y promène avec joie, tout comme on écoute avec joie les récits enchâssés qui se démultiplient comme dans les Contes des Mille et une Nuits ; contes divers, merveilleux ou légendaires et qui témoignent d’une imagination fertile, histoires de guerres, histoires de voyages et de navigation, histoires d’amour où se mêlent l’Orient et l’Occident, le christianisme et l’Islam, et où se sédimentent toutes les influences. Très sensuel, le roman acquiert une dimension presque mythique, et sur ces bords de la Méditerranée plane l’ombre de l’Aède des adèdes, Homère : les histoires, pour peu qu’on les écoute, peuvent changer le cours des choses. C’est aussi un appel à l’ouverture : rappeler que l’histoire est faite d’une multitude d’influences, et que c’est comme ça que l’on se construit !

Un très beau roman hommage aux pouvoirs de la fable !

Venez, vous dont l’oeil étincelle
Jean-Christophe DUCHON-DORIS
Julliard, 2016