Instantané : nuances de roses

La semaine dernière, j’étais passée, mais un peu vite, devant une affiche annonçant une manifestation autour de la rose. Mais je n’avais pas pu voir où elle avait lieu, et le temps de rentrer chez moi, j’avais oublié le nom, et je n’avais donc pas pu la retrouver sur Internet, ce qui m’avait un peu agacée (surtout quand on sait le nombre de trucs totalement inutiles que retient mon cerveau) mais enfin, j’étais passée à autre chose.

Et dimanche matin, je me suis levée avec l’envie subite d’aller au jardin des plantes profiter des dernières chaleurs de l’été. Il faisait très beau, après une semaine automnale, j’ai enfilé une jolie robe et des sandales, et me voilà partie. Et, bien sûr, je suis tombée sur l’événement que je cherchais : j’ai vraiment bien fait encore une fois d’écouter mon intuition, car je me suis régalée dans tous les sens du terme. J’ai pu profiter du jardin, de ses couleurs et de ses odeurs, de la serre où je n’étais jamais entrée et où j’ai pu admirer de superbes aquarelles botaniques et des compositions florales autour de la reine des fleurs. J’ai aussi dégusté une crêpe sur un banc, au soleil, et c’était merveilleux.

Encore un dimanche où mes cinq sens ont été satisfaits : la beauté, les odeurs, le chant des oiseaux, la caresse du soleil, le bon goût de la crêpe. C’est ça, comme je vous le disais hier, habiter érotiquement le monde !

Instantané : l’odeur du chèvrefeuille

C’est tout moi : une photo pour parler d’une odeur. Cela dit, s’il est une chose que je regrette, c’est qu’on ne puisse pas capturer les odeurs comme on le fait avec les images ou les sons. Imaginez : on se promène, comme je l’ai fait dimanche, et on est enivré par le parfum des fleurs, en l’occurrence le chèvrefeuille. Pour tout dire, c’était le but de ma promenade : aller enfouir mon nez dans les haies de chèvrefeuille. On est enivré, on en profite sur l’instant, mais si on pouvait la garder, cette odeur de printemps, pour s’en gorger pendant l’hiver, est-ce que ça ne serait pas merveilleux ? Et conserver l’odeur des gens qu’on aime ?

Lorsque je respire le chèvrefeuille, je pense toujours à Tristan et Yseult, et au lai du chèvrefeuille de Marie de France. Et à ces magnifiques vers :

Ils étaient tous deux
comme le chèvrefeuille
qui s’enroule autour du noisetier:
quand il s’y est enlacé
et qu’il entoure la tige, ils peuvent ainsi continuer à vivre longtemps. Mais si l’on veut ensuite les séparer,
le noisetier a tôt fait de mourir,
tout comme le chèvrefeuille.
<<Belle amie, ainsi en va-t-il de nous:
ni vous sans moi, ni moi sans vous!>>

Invitation à un voyage sensoriel : concours

Et si je vous en offrais un exemplaire, de ce livret d’activités poétiques sur les cinq sens ? Banco !

Pour participer au concours, c’est simple : il vous suffit de me dire en commentaire le sens qui est pour vous le plus important, celui qui vous procure le plus de plaisir. N’oubliez pas de me laisser une adresse email valide pour que je puisse vous l’envoyer directement.

Et si vous aviez la gentillesse de partager ce concours autour de vous, afin de faire connaître mon travail, ça ne vous apportera pas de chance supplémentaire (c’est complexe à gérer) mais je vous en serai très très reconnaissante !

Vous avez jusqu’au dimanche 30 janvier à 10h !

Bonne chance

Les énergies du Taureau et les cinq sens

Dans mon thème astral, je n’ai pas de Taureau. Pour tout dire, je n’ai pas de signes de terre, ce qui explique beaucoup de choses. Enfin, plus exactement : je n’ai aucune planète en Taureau, mais les énergies du signe sont tout de même présentes, puisque nous avons tous toutes les énergies, mais nous les utilisons plus ou moins. D’autant que j’ai un truc important qui est en Taureau : mon Milieu du Ciel. C’est-à-dire l’angle qui représente la carrière, la renommée. Et que oui, j’ai toujours senti que cette dimension était essentielle pour moi dans mes activités « professionnelles », même si c’est longtemps resté confus.

Comme la Balance, le Taureau est gouverné par Vénus. Mais là où la Balance est dans le côté intellectuel, esthétique, artistique de la déesse (l’Aphrodite dite Urania, Aphrodite Céleste), le Taureau représente sa dimension charnelle, sensuelle, que d’aucuns qualifient de « vulgaire » (Aphrodite pandemos). Le Taureau, c’est un hédoniste qui aime la bonne chère (c’est souvent comme ça qu’on le caricature) mais aussi les plaisirs de la chair, et plus généralement tout ce qui va réjouir ses sens : il aime le beau, le bon, le confortable. Ses qualités sont donc d’avoir une belle connexion à la terre et à son corps, c’est un signe très ancré, qui sait prendre soin de lui, de sa maison, prendre son temps, tout en se connectant à ses émotions. Bref : le Taureau est sans doute le signe qui sait le mieux profiter de l’abondance de la vie.

C’est le signe qui correspond parfaitement à mon mantra de 2022 : je suis vivante. Et c’est une énergie qui, en fait, me correspond parfaitement bien : j’aime bien manger, j’aime prendre soin de chez moi, j’aime qu’autour de moi ce soit beau, douillet, que ça sente bon…

Avec mon opposition d’Uranus, en Taureau donc, sur mon Milieu du Ciel, il était somme toute logique que ma « libération professionnelle » ait quelque chose à voir avec ces thématiques. Et de fait : le premier livret que je vous propose est consacré aux cinq sens. C’est à un Voyage sensoriel que je vous invite pour commencer 2022, et ce voyage poétique vers vous-même qui est la base de mon travail. Un voyage pour vous reconnecter à vos sens, tous, afin de jouir plus pleinement de la vie.

Alors, vous me suivez ? C’est par ici pour embarquer !

Je, ici, maintenant

C’était le sujet de la dissertation de littérature comparée à l’agrégation, l’année où était au programme un ensemble de textes se rapportant au flux de conscience et intitulé « Fiction de l’intime ». J’avais adoré ce programme, à tel point que je m’étais même totalement perdue dedans, accumulant les lectures sur le sujet qui, honnêtement, n’étaient pas indispensables. Mais on ne se refait pas : quand un sujet m’intéresse, je déroule la pelote. Et si ce n’était pas indispensable sur le moment, je crois que ce travail m’a nourrie, et a influencé mon rapport au monde et à l’écriture.

Pourtant, le jour de l’épreuve, le sujet m’avait laissée perplexe. Je n’ai évidemment aucun souvenir de ce que j’ai bien pu raconter, ni même de ma note exacte, c’était assez moyen disons. Mais l’autre jour, alors que je me promenais dans les bois, il m’est revenu. Pas la simple donnée linguistique : « je, ici, maintenant » qui désigne la situation d’énonciation. Encore que, justement : parfois, le je qui parle, s’il est physiquement ici et maintenant, est mentalement ailleurs et hier ou demain. Est-ce que le je, ici, maintenant existe ?

Et ce jour-là, je me suis dit que oui. Que mon « je », encore tremblotant, encore fragile, prenait des forces et s’affirmait de plus en plus. Que j’étais ici, dans ce bois, parce que j’étais consciente de respirer, les odeurs de sous-bois et de champignons, d’air frais ; de sentir la terre sous mes pieds et la caresse de l’air sur mon visage ; d’entendre les oiseaux, le vent dans les feuilles et les autres promeneurs au loin ; de voir toute la beauté qui m’entourait. De marcher. Et c’était maintenant, pas hier ou demain.

Et c’est juste ça, la pleine conscience, pour moi : être pleinement dans le monde, enfin ! Et c’est pour cela que la promenade du dimanche (ou d’un autre jour) est si essentielle !

Les plaisirs sensuels de l’automne

Boire un chocolat chaud pour le goûter // Les guirlandes lumineuses et les bougies parfumées // Les couleurs chatoyantes des feuilles // Décorer sa maison et en faire un cocon // Les courges // Se promener dans la nature et respirer à pleins poumons // Ecouter tomber la pluie bien au chaud sous la couette // Prendre un verre dehors enroulé dans un plaid // Chercher les champignons et les mangers // Porter un parfum plus fort aux odeurs de musc et de mûre // Des plats réconfortants…

Et vous, quels sont vos plaisirs sensuels de l’automne ?

Les plaisirs sensuels de l’été…

Le rayon de soleil sur le visage, le matin // Un verre de Lillet bien frais // Le chant des cigales // Le sable chaud entre les doigts // La berceuse des vagues // L’abondance des coquillages colorés // La glace du soir sur le port // Plonger dans l’eau fraîche // La sieste sous les arbres // Les tomates juteuses juste cueillies, encore tièdes du soleil du jour // Marcher pieds nus // Les odeurs du marché // La saveur iodée des huîtres // Les embruns // Le goût salé de la peau après la baignade // Le cri des mouettes au loin // Les gaufres chaudes // La langueur des jours…

Et vous, quels sont vos plaisirs sensuels de l’été ?