Invitation à un voyage sensoriel : concours

Et si je vous en offrais un exemplaire, de ce livret d’activités poétiques sur les cinq sens ? Banco !

Pour participer au concours, c’est simple : il vous suffit de me dire en commentaire le sens qui est pour vous le plus important, celui qui vous procure le plus de plaisir. N’oubliez pas de me laisser une adresse email valide pour que je puisse vous l’envoyer directement.

Et si vous aviez la gentillesse de partager ce concours autour de vous, afin de faire connaître mon travail, ça ne vous apportera pas de chance supplémentaire (c’est complexe à gérer) mais je vous en serai très très reconnaissante !

Vous avez jusqu’au dimanche 30 janvier à 10h !

Bonne chance

Les énergies du Taureau et les cinq sens

Dans mon thème astral, je n’ai pas de Taureau. Pour tout dire, je n’ai pas de signes de terre, ce qui explique beaucoup de choses. Enfin, plus exactement : je n’ai aucune planète en Taureau, mais les énergies du signe sont tout de même présentes, puisque nous avons tous toutes les énergies, mais nous les utilisons plus ou moins. D’autant que j’ai un truc important qui est en Taureau : mon Milieu du Ciel. C’est-à-dire l’angle qui représente la carrière, la renommée. Et que oui, j’ai toujours senti que cette dimension était essentielle pour moi dans mes activités « professionnelles », même si c’est longtemps resté confus.

Comme la Balance, le Taureau est gouverné par Vénus. Mais là où la Balance est dans le côté intellectuel, esthétique, artistique de la déesse (l’Aphrodite dite Urania, Aphrodite Céleste), le Taureau représente sa dimension charnelle, sensuelle, que d’aucuns qualifient de « vulgaire » (Aphrodite pandemos). Le Taureau, c’est un hédoniste qui aime la bonne chère (c’est souvent comme ça qu’on le caricature) mais aussi les plaisirs de la chair, et plus généralement tout ce qui va réjouir ses sens : il aime le beau, le bon, le confortable. Ses qualités sont donc d’avoir une belle connexion à la terre et à son corps, c’est un signe très ancré, qui sait prendre soin de lui, de sa maison, prendre son temps, tout en se connectant à ses émotions. Bref : le Taureau est sans doute le signe qui sait le mieux profiter de l’abondance de la vie.

C’est le signe qui correspond parfaitement à mon mantra de 2022 : je suis vivante. Et c’est une énergie qui, en fait, me correspond parfaitement bien : j’aime bien manger, j’aime prendre soin de chez moi, j’aime qu’autour de moi ce soit beau, douillet, que ça sente bon…

Avec mon opposition d’Uranus, en Taureau donc, sur mon Milieu du Ciel, il était somme toute logique que ma « libération professionnelle » ait quelque chose à voir avec ces thématiques. Et de fait : le premier livret que je vous propose est consacré aux cinq sens. C’est à un Voyage sensoriel que je vous invite pour commencer 2022, et ce voyage poétique vers vous-même qui est la base de mon travail. Un voyage pour vous reconnecter à vos sens, tous, afin de jouir plus pleinement de la vie.

Alors, vous me suivez ? C’est par ici pour embarquer !

Je, ici, maintenant

C’était le sujet de la dissertation de littérature comparée à l’agrégation, l’année où était au programme un ensemble de textes se rapportant au flux de conscience et intitulé « Fiction de l’intime ». J’avais adoré ce programme, à tel point que je m’étais même totalement perdue dedans, accumulant les lectures sur le sujet qui, honnêtement, n’étaient pas indispensables. Mais on ne se refait pas : quand un sujet m’intéresse, je déroule la pelote. Et si ce n’était pas indispensable sur le moment, je crois que ce travail m’a nourrie, et a influencé mon rapport au monde et à l’écriture.

Pourtant, le jour de l’épreuve, le sujet m’avait laissée perplexe. Je n’ai évidemment aucun souvenir de ce que j’ai bien pu raconter, ni même de ma note exacte, c’était assez moyen disons. Mais l’autre jour, alors que je me promenais dans les bois, il m’est revenu. Pas la simple donnée linguistique : « je, ici, maintenant » qui désigne la situation d’énonciation. Encore que, justement : parfois, le je qui parle, s’il est physiquement ici et maintenant, est mentalement ailleurs et hier ou demain. Est-ce que le je, ici, maintenant existe ?

Et ce jour-là, je me suis dit que oui. Que mon « je », encore tremblotant, encore fragile, prenait des forces et s’affirmait de plus en plus. Que j’étais ici, dans ce bois, parce que j’étais consciente de respirer, les odeurs de sous-bois et de champignons, d’air frais ; de sentir la terre sous mes pieds et la caresse de l’air sur mon visage ; d’entendre les oiseaux, le vent dans les feuilles et les autres promeneurs au loin ; de voir toute la beauté qui m’entourait. De marcher. Et c’était maintenant, pas hier ou demain.

Et c’est juste ça, la pleine conscience, pour moi : être pleinement dans le monde, enfin ! Et c’est pour cela que la promenade du dimanche (ou d’un autre jour) est si essentielle !

Les plaisirs sensuels de l’automne

Boire un chocolat chaud pour le goûter // Les guirlandes lumineuses et les bougies parfumées // Les couleurs chatoyantes des feuilles // Décorer sa maison et en faire un cocon // Les courges // Se promener dans la nature et respirer à pleins poumons // Ecouter tomber la pluie bien au chaud sous la couette // Prendre un verre dehors enroulé dans un plaid // Chercher les champignons et les mangers // Porter un parfum plus fort aux odeurs de musc et de mûre // Des plats réconfortants…

Et vous, quels sont vos plaisirs sensuels de l’automne ?

Les plaisirs sensuels de l’été…

Le rayon de soleil sur le visage, le matin // Un verre de Lillet bien frais // Le chant des cigales // Le sable chaud entre les doigts // La berceuse des vagues // L’abondance des coquillages colorés // La glace du soir sur le port // Plonger dans l’eau fraîche // La sieste sous les arbres // Les tomates juteuses juste cueillies, encore tièdes du soleil du jour // Marcher pieds nus // Les odeurs du marché // La saveur iodée des huîtres // Les embruns // Le goût salé de la peau après la baignade // Le cri des mouettes au loin // Les gaufres chaudes // La langueur des jours…

Et vous, quels sont vos plaisirs sensuels de l’été ?

Instantané #121 (bougie polysensorielle)

Cela faisait quelque temps que j’avais envie d’une bougie dans un pot en verre ambré, parce qu’il se trouve que je trouve ça très joli, et qu’en ce moment je mets du verre ambré partout dans ma salle de bain, où ira le pot lorsque la bougie sera terminée. A la faveur d’une publicité sponsorisée, mon cœur a fait boum pour cette jolie marque, wabi-sabi : des bougies fabriquées artisanalement en Bretagne, en cire de soja végétale, et avec une mèche en bois. Et à un prix pas du tout délirant. Restait l’odeur : toquée de bougies parfumées comme je suis, j’avais il y a quelques années fait un test comparatif sur le sujet et je sais bien que là se trouve souvent le souci (ça ne sent pas). J’ai choisi l’odeur n°6, « voyage à Séville », certains vont dire que je suis un peu masochiste (Séville était la destination que j’avais prévue cette année pour mon excursion estivale) mais j’ai surtout choisi le mélange orange/cannelle qui pour moi est une parfaite odeur de Noël.

Bilan: la bougie est très jolie, et satisfait donc pleinement ma vue même si les pots (munis d’un couvercle : ça sera donc vraiment parfait pour la salle de bain) sont un peu petits dans la contenance 90g, la prochaine fois je prendrai la 150g). L’odeur est merveilleuse, prononcée, mon âme voyage sur ce parfum. La mèche est en bois, ça crépite un peu, j’aime beaucoup. Et même si c’est petit, une bougie, ça réchauffe l’atmosphère.

Je suis donc ravie de cet achat qui stimule tous mes sens et on sait combien c’est important pour moi, et que j’en ai besoin en ce moment.

Habiter érotiquement le monde

Klimt disait que tout art est érotique, et j’irai plus loin : tout est érotique, ou presque. En tout cas dans ma conception des choses. Cela fait des mois que régulièrement, mon application astrologique (The Pattern, que je conseille vivement car elle est très pertinente) m’envoie des messages tels que « vous êtes destinée à agir dans le monde en engageant vos sens », « vous aimez tout ce qui est esthétique, la nourriture, les vêtements – vous avez très bon goût et vous délectez d’objets et d’art de grande qualité », et surtout « vous êtes guidée par ce que vous entendez, goûtez, sentez, voyez, et touchez. Votre carrière idéale devrait réjouir vos sens, et vous permettre de vous immerger dans l’instant présent, et à cause de cela, vous serez conduit vers une profession liée aux arts et à l’esthétique » (ça on s’en doutait un peu).

Tout cela est on ne peut plus vrai : la réjouissance des sens est chez moi presque obsessionnelle, j’ai besoin que ce soit beau, que ça sente bon etc. (on comprend donc combien je souffre dans mon travail actuel où c’est tout l’inverse) (alors vous allez me dire que tout le monde recherche ça, mais quand je regarde les gens je me dis que non, pas tous). Mais ce n’est qu’en lisant Starhawk et son chapitre « sexe et politique », puis La Créativité érotique dans le couple, que j’ai compris qu’il s’agissait là d’une éthique de vie, liée encore une fois à la réparation, la réunification, la résolution de la dualité induite par notre système.

Et ce n’est pas qu’une question de sexe (je vous vois venir, petits coquins), même si la sexualité, bien sûr, en est une composante (puisqu’elle réjouit les sens). C’est une question de désir, et de plaisir des sens même hors du plaisir sexuel : Reconnaître que l’érotisme est énergie restaure l’éros au corps tout entier, il échappe ainsi aux limites des quelques étroites zones de plaisir. Tout le corps devient un organe de réjouissance. Avec lui nous pouvons répondre avec plaisir à la vaste beauté du monde vivant, écrit Starhawk.

Alors, partant de là, l’érotisme est partout, partout où les sens sont réjouis : dans l’admiration d’une œuvre d’art ou d’un paysage ou du visage de l’être aimé, dans un parfum, dans la douceur d’une étoffe ou d’une peau, dans une musique qu’on aime, le chant des oiseaux où la mélodie d’une voix, dans un plat savoureux un verre de vin et le goût d’un baiser. Et puisque rien n’est séparé, et que le corps et l’esprit sont liés, c’est aussi une conversation, ou la lecture d’un bon livre.

Et oui, c’est une manière d’habiter le monde. Erotiquement, en étant toujours attentif à ce que nous disent nos sens (et pas seulement la vue) au lieu de passer à côté sans faire attention, sans le savourer pleinement. En recherchant ce qui est imprégné de beauté et de sensualité. En le privilégiant. En en faisant une exigence quotidienne. En créant (ces derniers temps, je me suis dit que j’avais envie que mes pages de carnet poétique soient odorantes…). Et le monde sera plus accueillant.

Alors, êtes-vous prêts à habiter érotiquement le monde ?