Des trésors à porter, bijoux et parures du Maghreb à l’Institut du Monde Arabe

Des Trésors à porterUne exposition à côté de laquelle je ne pouvais décemment pas passer, à la rencontre des deux sujets de recherche qui m’ont occupée pendant près de dix ans : la parure féminine (en maîtrise et en DEA, ainsi que cela se nommait à l’époque) et la femme orientale en thèse, les deux thèmes se rencontrant d’ailleurs dans une partie de cette dernière.

J’y allais donc un peu en spécialiste, et pourtant je n’ai pas manqué d’être émerveillée par cette exposition nichée au coeur même du musée de l’Institut du Monde Arabe (je veux dire par-là qu’il ne s’agit pas d’une exposition indépendante comme Osiris : il faut entrer par le musée, que l’on visite au passage, ce qui n’est pas une mauvaise chose attendu que c’est un musée passionnant que je conseille absolument).

Le propos de cette exposition est donc d’explorer l’univers de la parure des femmes à travers les bijoux du Maghreb : à travers les différentes zones géographiques présentées dans d’immenses vitrines qui permettent d’appréhender d’un seul regard la richesse tant des bijoux de fête que des bijoux du quotidien, on parvient à saisir une certaine unité : en or ou en argent, richement ouvragés, souvent très imposants, ornés de pierres précieuses, ces bijoux à la valeur ornementale, pratique ou symbolique sont la preuve d’un artisanat riche, dont les différentes techniques sont expliquées. Sur des photos, les pièces sont montrées portées, et l’on a parfois l’impression que les corps frêles vont s’écrouler sous le poids de leurs parures, nombreuses et gigantesques.

A côté des bracelets et boucles d’oreilles auxquels nous sommes habitués, certaines pièces étonnent car elles sont typiques de ces pays : d’immenses pectoraux, des parures de têtes, des bagues de coiffure, d’énormes chevillères, ou encore un étrange bracelet hérissé de pointes, dont la fonction est défensive.

Une très très belle exposition, très pédagogique, à ne pas manquer !

Des trésors à porter, bijoux et parures du Maghreb
Institut du Monde Arabe
Jusqu’au 28 août

Des bijoux faits d’amour

bijouxJe suis une faible femme : j’aime, que dis-je, j’aime, j’adore les bijoux. Ce que n’a pas manqué de remarquer une de mes lectrices, Chérie, qui tient une petite boutique de bijoux qu’elle m’a proposé de découvrir au début de l’été. Il s’agit d’une boutique de bijoux ethniques, choisis avec beaucoup de goût, et surtout très variés, il y en a pour tous les styles : véritable malle au trésor, on y trouve perles, pierres, argent et or, cuir et même plumes.

Chérie m’ayant proposé de m’envoyer une de ses pièces, j’ai eu le plaisir de recevoir le très joli jonc en argent que vous pouvez admirer sur la photo, et qui m’a valu plein de compliments (Chérie a l’œil, car elle a choisi un bijou qui correspond parfaitement à mon style) : fin, discret, délicatement ouvragé, un peu bohème quand même. Bref : le coup de foudre ! En même temps, c’est normal : en véritable pro, Chérie propose également sur son site de judicieux conseils pour choisir « le » bijou (ou « les », si les impôts ne vous ont pas mis sur la paille et que vous pouvez donc participer à la relance économique en soutenant les entreprises par vos achats !).

Pour ma part, il y a vraiment beaucoup de choses qui me plaisent, et le site est d’ores et déjà dans mes favoris. Pour après les impôts, donc…

L’adresse : Bijoux Chérie

Boucheron X Hirochi Sugimoto : rencontre entre deux arts

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Dans mes rêves d’enfant, je flottais souvent dans les airs. Parfois, je quittais mon corps pour l’observer pendant mon sommeil, depuis un point en hauteur près du plafond. Comme une projection astrale, peut-être, un moi éveillé coexistait simultanément avec un moi endormi. Même adulte, je m’imagine souvent lévitant dans les airs. Faut-il voir là la source de mon inspiration artistique ? — Hiroshi SUGIMOTO

Vous connaissez mon amour pour la haute joaillerie, que je tiens pour une forme d’expression artistique à part entière. Aussi lorsque j’ai eu l’occasion de me rendre Place Vendôme et de pénétrer dans la boutique Boucheron pour visiter cette exposition, je n’ai pas hésité ne serait-ce qu’un quart de seconde.

Cette exposition, c’est la rencontre de deux arts, qui célèbrent tous deux la lumière. D’un côté, six grands tirages des paysages marins du photographe Hirochi Sugimoto appartenant à la série « Révolution », en argentique et en noir et blanc, pris avec un temps d’exposition très long donnant presque l’impression qu’il s’agit de peintures, et présentés verticalement. De l’autre, la collection Boucheron « Hôtel de la lumière », scintillante, inventive, aérienne : le fameux bestiaire, des diamants, des œuvres oniriques qu’on ne saurait porter mais qu’on ne peut qu’admirer.

Le temps de cette visite, j’ai eu l’impression d’être dans un écrin feutré de luxe et de volupté. Les œuvres se répondent, on passe de l’ombre (les photographies de Sugimoto sont dans une pièce plongée dans une pénombre presque magique) à la lumière dorée des salons du joaillier. C’est un pur bonheur, une sorte de parenthèse magique !

Boucheron X Hiroshi Sugimoto : rencontre entre deux arts
Boucheron, 26 place Vendôme (entrée rue de la Paix)
Du 15 au 25 octobre 2013
Visite gratuite, mais il faut réserver : CLIC

L’Évangile profane, de la comtesse de Tramar

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Nouvelle curiosité : ce petit ouvrage, qui date de 1905, et qui est orné de magnifiques planches en couleur ainsi que de nombreuses illustrations en noir et blanc. Inutile de vous dire que j’y tiens beaucoup.

Il s’agit en fait d’une histoire de la parure féminine (costume, bijoux, coiffure, cosmétiques, parfums) et c’est bien pour cette raison que je l’avais acheté à l’époque de mes recherches sur le sujet. Très bien documentée et précis, bien écrit, cet ouvrage (si vous arrivez à le dénicher) sera très bien au rayon « mode » de votre bibliothèque !

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Van Cleef & Arpels aux Arts Décos

C’était inévitable : il fallait que je voie cette exposition. Parce que les bijoux et les pierres précieuses, c’est quand même un peu ma passion, et qu’à défaut de faire griller la carte bleue Place Vendôme, je ne pouvais laisser passer l’occasion de voir toutes ces merveilles de près. Pourtant, ce n’était pas gagné : lorsque je suis arrivée aux Arts Décos, il y avait une queue monstrueuse (jamais vue aux Arts Décos où je me rends tout de même fréquemment) et je me suis un peu inquiétée. Pas tant pour la queue puisqu’avec le Pass Enseignant je suis entrée tout de suite (enfin, en passant par la caisse vu que c’est une exposition invitée) que pour le monde : si c’était pour ne pas pouvoir approcher les vitrines, ça ne valait pas le coup. Mais ouf, tout le monde venait voir l’expo Star Wars, et j’ai pu baguenauder à peu près tranquille au milieu des parures.

Et j’ai pris mon pied, si je puis m’exprimer ainsi. L’exposition est à la fois très bien faite, claire et pédagogique, et d’une beauté à couper le souffle. Divisé en décennies, le parcours nous permet de voir l’évolution de l’art de la joaillerie de la création de la maison Van Cleef au début du XXème siècle, à nos jours (avec la tiare que portait Charlène de Monaco lors de son mariage). Certains bijoux sont exposés dans des vitrines assez classiques, mais d’autres, et c’est ce qui rend l’exposition féerique, ont pris place dans des tubes transparents formant des forêts et où ils sont comme en suspension. Un film nous permet de comprendre toutes les étapes de la fabrication d’un bijoux, du dessin au polissage en passant par le sertissage : de quoi ressortir de là informé et conscient du travail de longue haleine que demande une pièce. D’autres vitrines, grâce à plusieurs pièces « démontées », nous expliquent les dessous du « serti mystérieux » ou du fameux collier-bracelet modulable (qui est en fait une grosse fermeture éclair). Un raté malheureusement : la visite virtuelle des ateliers, qui ne fonctionnait visiblement pas.

Alors voilà, c’est beau de rêver (sous l’oeil attentif de vigiles) devant les parures d’Elizabeth Taylor, la réplique de la couronne de l’impératrice d’Iran ou la tiare de Charlène de Monaco, pièces issues de collections particulières ou des archives de la maison. De voir scintiller les diamants, rubis et émeraudes. En sortant, on a juste envie de courir Place Vendôme…

Goodies :

– Des cartes postales

– Le numéro spécial Beaux Arts éditions

– J’ai lorgné sur un livre-jeu du même type que A la Mode Impressionnistemais il était beaucoup plus petit et coûtait le double, donc j’ai estimé qu’il ne faut pas non plus prendre les clients pour des imbéciles et bravement résisté à la tentation.

(Par contre inutile de venir me cambrioler : les vrais bijoux sur la photo sont des répliques de joailliers, pas des vrais, je vous rappelle que je n’ai toujours pas réussi à mettre la main sur Jonathan Hart…)

Van Cleef & Arpels. L’Art de la haute joaillerie

Musée des Arts Décoratifs

Jusqu’au 10 février 2013

Une bague d’une discrétion absolue…

Le marché du Cap-Ferret est un lieu de perdition. On y trouve plein de choses délicieuses, et je ne parle pas ici de nourriture. Et l’autre jour, je suis tombée sur une vendeuse de bijoux… enfin je vous la ferai courte, j’ai du essayer tout le stock avant de finalement faire mon mes choix. Et entre autres petites choses élégantissimes parée desquelles j’ai l’air d’avoir craqué place Vendôme alors que je n’ai dépensé que le prix que m’aurait coûté le parking, j’ai craqué pour ça :

Achat du jour

Alors évidemment, vous me direz que ce n’est pas très… pratique ni discret. Mais je vous jure qu’avec une tenue toute sobre et uniquement cette bague, l’effet est renversant. La porterai-je pour travailler ? Probablement. Avec un jean et un haut tout simple, je pense qu’elle peut faire la blague. Et puis, elle est tellement totalement moi que je suis sûre que ça passera (en même temps, plus rien n’étonne personne venant de moi…).

Bon, j’ai aussi pris ça, beaucoup plus simple, et d’autres babioles que je vous montrerai à l’occasion (mais là ma manucure fait pitié donc je ne peux pas faire de photos) :

Sans titre

Maintenant il ne me manque plus que l’accessoire ultime pour aller avec les bagues : Jonathan Hart, je suis sûre qu’il serait parfaitement assorti. Ceci dit, lui m’aurait réellement emmenée place Vendôme

La très chère était nue…

et, connaissant mon coeur,

Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores,

Dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur

Qu’ont dans leurs jours heureux les esclaves des Mores.

Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,

Ce monde rayonnant de métal et de pierre

Me ravit en extase, et j’aime à la fureur

Les choses où le son se mêle à la lumière.

BAUDELAIRE, « Les Bijoux » dans Fleurs du Mal

(J’adore Baudelaire, parce qu’il peut servir de caution intellectuelle à tout article de fillasse, que ce soit sur les chaussures, le maquillage, le parfum ou comme là les bijoux. Voilà un homme qui comprenait les femmes et qui n’aurait jamais reproché à sa chérie d’avoir trop de chaussures ! Oui, je sais, il avait d’autres mauvais côtés…).

Aujourd’hui, donc, je vais vous parler de bijoux. Par contre je ne me montrerai pas nue avec iceux, ce privilège étant réservé à quelques Happy Few. Enfin quelques… on se comprend.

En fait, tout est parti d’un drame. Peu avant les vacances de noël, j’ai perdu une boucle d’oreilles, et bien sûr, une de celles auxquelles je tenais beaucoup, ni pour des raisons de valeur pécuniaire ni sentimentale, mais juste parce qu’elles étaient à moi, que je n’aime pas perdre mes affaires et qu’elles étaient jolies. Et j’ai eu beau remuer ciel et terre et interroger tout être vivant croisé dans le lycée, je n’ai pas pu la retrouver. Je me suis donc lancée à la recherche de la même paire sur internet, mais hélàs, ce sont des Ines de la Fressange, qui ne se font apparemment plus, j’ai réussi à trouver la version clip (mais mes lobes d’oreilles étant sensibles comme ceux d’un nouveau né, je ne supporte pas les clips) mais pas la version clou. Enfin je vous mets quand même la photo de l’orpheline, au cas où vous connaitriez quelqu’un qui connaît quelqu’un (ou au cas où, rêvons, Ines passerait par là…) :

Orpheline :-(

Donc, la mort dans l’âme, j’ai finis par me résoudre à la disparition de mes aimées. Et du coup, à chercher une paire sinon ressemblante, au moins dans le même style. Et l’autre jour, en suivant un lien sur le blog de Clara (attention, ce blog est un antre de la tentation, j’ai déjà acheté plein de trucs à cause d’elle), je suis arrivée sur le site Un oiseau sur la branche. Et là, j’ai cru perdre la tête : tout est joli, tout est tellement moi, et tout en plus est pas si cher que ça, que mon sang n’a fait qu’un tour, et ma carte bleue dégainée, j’ai fait mes choix.

Bon, comme j’étais venue pour des boucles d’oreilles, c’est ce que j’ai cherché en priorité, et mon choix s’est porté sur celles-ci :

Nouveaux bijoux : boucles d'oreilles

Et puis bon, comme je n’allais tout de même pas me contenter d’une seule chose, j’ai aussi choisi un bracelet :

Nouveaux bijoux : bracelet

Mais bon, à vrai dire, à peu près tout me plaît sur ce site, la créatrice a vraiment un talent fou. J’ai toujours aimé les bijoux ayant une petite touche orientale, et là j’étais donc dans un état de ravissement complet. Il est donc fort probable sinon certain que je me refasse un nouveau petit plaisir d’ici peu…