Ta part de merveilleux…

Dans le livre dont je vous parlais hier, Voler comme un artiste(et dans celui dont je vous parlerai demain il en parle aussi) Austin Kleon émet cette idée magnifique qu’être artiste, c’est s’émerveiller et partager avec les autres ce qui nous a émerveillé afin de les é(mer)veiller à leur tour. Et oui, je crois que c’est ça que je cherche : partager, rendre compte de ce qui me touche, de ce qui m’émerveille, de ce qui me fait vibrer, de ce qui m’inspire, de ce qui me donne de la joie.

C’est ce que j’ai écrit dans mes intentions pour la nouvelle lune en Cancer et le solstice d’été. Les énergies sont bonnes pour ça.

C’est d’ailleurs une famille de mots que j’utilise beaucoup : « merveilleux », « merveille », « émerveiller », « émerveillement » et même, que mon correcteur d’orthographe s’obstine à souligner, « émerveillant ». Du latin mirabilia, choses étonnantes. Mais j’y entend aussi « éveiller » : ouvrir les yeux. Et magie, un peu…

Et c’est ça aussi, habiter poétiquement le monde, c’est le contempler, le savourer, et s’étonner, être ravi de tout, comme un enfant — c’est cultiver en nous cette attitude d’enfance de tout regarder avec des yeux curieux. De profiter partout de ce qui est beau et s’en sentir responsable (même et surtout quand ça va mal). Et le partager. Parce que c’est ce qui nous fait vibrer haut, et que c’est plus important que tout en ce moment. Le monde a soif d’amour

Et je crois que c’est ça, ma mission de vie (enfin non, je ne crois pas, je sais, et depuis toujours). Et c’est ça, le cœur de mon dernier projet (que j’ai un peu resserré). Chaque jour, s’émerveiller. Et éveiller. Sur la délicatesse d’une fleur se découpant sur une barrière bleue, sur la fragilité d’un coquillage, sur le chant des oiseaux…

Alors je vais faire ça, comme dans le poème de René Char, « Commune présence » : Hâte-toi de transmettre / Ta part de merveilleux !

 

Instantané #97 (juste quelque chose de joli)

Dimanche lors de ma « promenade poétique » (oui, tout est poétique chez moi, même mes promenades) j’avais ramassé quelques petites choses comme j’aime tant le faire : un peu de chèvrefeuille embaumant, des petites brindilles, de minuscules pommes de pin, quelques pétales colorés. Ces petits trésors, je les ai déposés sur ma table (je ne sais pas comment l’appeler : c’est ma table de salle à manger mais depuis des mois elle me sert de coin atelier pour mes trucs créatifs — j’écris dans le bureau mais la peinture, le collage, enfin ce que je fais dans mon journal poétique, c’est sur cette table qui est devant la fenêtre et très lumineuse). La veille j’avais acheté une grande feuille de papier épais couleur crème pour faire une protection. J’avais fait de l’aquarelle, et le papier absorbant qui me sert pour cette activité, tâché de peinture, traînait par-là. Et j’ai trouvé cet agencement, proposé par le hasard, entre nature morte et nature morte et nature vivante, merveilleusement joli et harmonieux — et totalement représentatif de ma vie. Le joli, ça peut parfois être très simple !

Et vous, qu’avez-vous vu de joli cette semaine ?

Instantané #94 (juste quelque chose de joli)

Oui, c’est encore une histoire de pivoines : mais cette fois, un bouquet, enfin. Jeudi, je suis allée faire mes courses chez les petits commerçants du quartier, j’ai eu la joie de voir que mon fleuriste-primeur, qui ces derniers temps ne faisait que primeur, en avait quelques unes. Une joie inattendue car j’étais résignée à attendre sagement la semaine prochaine et le déconfinement, mais les joies inattendues sont les plus belles. Et un luxe aussi, car elles étaient très chères (ce que je comprends, ils ont eu tellement de pertes et de difficultés). Mais avoir un bouquet de fleurs fraîches dans mon entrée, pouvoir les admirer, plonger mon nez au milieu de leurs pétales pour les humer, les caresser, leur parler et leur dire qu’elles sont belles… tout cela me manquait tellement qu’en revenant de mes courses, mon panier rempli de délicieuses choses à manger et de ce joli bouquet, j’étais heureuse.

Instantané #92 (juste quelque chose de joli)

Cette semaine j’avais envie de vous montrer cette photo un petit peu magique, fruit de mon cours de photo et du challenge qui y est associé. Une bête photo de ciel bleu, dans laquelle j’ai fondu une photo de lilas blancs qui ressemblent à des nuages (et inversement, finalement).

Et vous, qu’avez-vous vu de joli cette semaine ?

Vibrer plus haut

Je vous disais mardi combien le taux vibratoire était important. D’essayer de vibrer de l’amour plutôt que de la peur ou de la colère. C’est important en temps normal, évidemment, mais ça l’est encore davantage actuellement. Attention, je n’ai pas dit que c’était facile, mais il faut y travailler de son mieux.

Alors on ne va pas entrer dans les détails, l’échelle de Bovis, la manière de mesurer avec un pendule (je ne comprends pas l’intérêt : on le sent, sur quelle fréquence on vibre) etc. Pour faire court, la vibration, c’est l’énergie que vous émettez, et que les autres perçoivent inconsciemment, ce qui fait qu’ils ont envie de venir vers vous ou non : parfois on ne peut pas expliquer rationnellement pourquoi avec certaines personnes on se sent hyper mal alors qu’elles ne nous ont rien fait. Et bien c’est ça : leurs vibrations. Idem lorsque nous sommes bien avec quelqu’un (je ne parle pas ici seulement d’alchimie amoureuse). Et le fait de fréquenter quelqu’un dont les vibrations sont élevées, non seulement c’est agréable, mais nous aide nous-même à élever les nôtres. D’où le riz qui va mal lorsqu’on vibre vers lui de la haine : son taux vibratoire est en chute libre.

Les vibrations émises dépendent beaucoup de l’émotion que l’on ressent, des plus basses comme la peur et la colère, la tristesse, aux plus hautes comme la confiance et la joie, la plus haute étant, bien sûr, l’amour. Alors attention, il ne s’agit absolument pas de se culpabiliser lorsqu’on ressent des émotions négatives, sinon c’est un cercle vicieux (la culpabilité est une émotion basse vibratoirement), et ces émotions peuvent avoir des choses à nous dire aussi. L’idée est plutôt de faire en sorte que ce soit transitoire, et de vibrer plus haut la majorité du temps. Tout simplement parce que, vous l’aurez compris, on se sent nettement mieux lorsqu’on est sur des vibrations élevées, et on « attire » à nous de meilleures choses et inversement, la colère et la peur attirent des événements négatifs. C’est donc soit un cercle vertueux, soit un cercle vicieux. On a plus de chances d’avoir un accident si on est focalisé sur la pensée « je vais avoir un accident ». Et quelqu’un qui pense qu’il ne lui arrive que des tuiles bah il ne lui arrive que des tuiles.

En outre, le taux énergétique joue beaucoup sur le système immunitaire et les maladies : plus on vibre haut, moins on est malade. Et enfin, bonus track, le taux vibratoire de la planète s’est considérablement élevé ces derniers temps, et c’est mieux de ne pas être trop déséquilibré.

Mais en fait, tout ça, on s’en moque : c’est de la théorie et on n’a pas besoin de le conscientiser. L’essentiel est de vibrer haut, même si on n’appelle pas ça comme ça.

Alors comment on fait pour vibrer plus haut ? Et bien on fait des choses qui nous font plaisir, qu’on aime : on écrit, on peint, on danse, on fait du sport, bref toute activité qui nous permet d’être dans notre flow ; inversement, on évite au maximum ce qui ne nous semble pas aligné avec qui nous sommes. On prend soin de soi, de son corps, et de son lieu de vie aussi parce que la beauté élève considérablement le taux vibratoire alors on met des plantes, des fleurs, des objets qu’on aime et qui nous apportent de la joie (c’est le seul point sur lequel je suis d’accord avec Marie Kondo), on met de la couleur. On range et on fait le ménage. On s’émerveille de ce qui nous entoure : un oiseau sur le rebord de la fenêtre, le ciel bleu, un reflet, un livre qui nous enchante. Moins facile actuellement : on passe du temps dans la nature, on fait des bains de forêts. On peut aussi aller dans les lieux de culte, même si on n’est pas religieux mais simplement parce que ces lieux sont construits sur les points acupuncture de la terre, ses nœuds énergétiques, et que donc ça vibre haut.  Et puis évidemment on passe du temps avec ceux qu’on aime, on leur dit qu’on les aime, éventuellement avec la méditation de l’amour bienveillant si ça nous parle.

Alors je suis d’accord avec vous que ce n’est pas facile tous les jours, qu’il y a des remontées de peur, de colère, de frustration, de tristesse, d’angoisse et c’est normal, et c’est pour cela qu’il faut les combattre avec des jolies choses !

Instantané #90 (juste quelque chose de joli)

Aujourd’hui j’avais juste envie de poster quelque chose de joli, qui fait sourire, qui met de la poésie dans la vie. N’oubliez pas que je suis responsable de la beauté du monde ! Et d’ailleurs, afin d’accomplir au mieux ma mission, je me suis offert l’atelier instagratitude d’Anne-Solange Tardy dont je vous ai parlé un certain nombre de fois, et qui était d’ailleurs sur ma liste de cadeaux de Noël ! Alors vous me direz que la période n’est pas forcément idéale vu qu’on ne peut pas sortir faire de jolies clichés, mais au moins on a le temps, et puis j’ai tellement de photos que je peux retravailler… Bref, une nouvelle activité jolie dans mon quotidien, c’est très agréable !

Responsable de la beauté du monde

Dans Mémoires d’Hadrien, que je suis en train de relire et dont je vous reparlerai donc incessamment sous peu, il y a de nombreux passages qui me frappent et me poussent à la méditation. Mais un en particulier me hante depuis que je l’ai lu :

A chacun sa pente : à chacun aussi son but, son ambition si l’on veut, son goût le plus secret et son plus clair idéal. Le mien était enfermé dans ce mot de beauté, si difficile à définir en dépit de toutes les évidences des sens et des yeux. Je me sentais responsable de la beauté du monde. 

Cette pente, cette ambition, on peut aussi l’appeler mission de vie, et si ces mots résonnent autant en moi c’est que, moi aussi je me sens responsable de la beauté du monde. Particulièrement en ce moment, qui se prête assez peu en apparence à habiter poétiquement ce monde, et où, pourtant, l’Univers me susurre à l’oreille qu’au contraire, c’est maintenant que c’est le plus essentiel : partager et cultiver ce qui est beau et apporte du réconfort !