En mots et en images : novembre 2021

Les mots…

Promenade d’automne // Un souvenir chéri // Sa majesté // Ebullition créative // Dans mon axe // Complicité // Hors de mon axe // La flamboyance de l’automne // Lecture sur canapé // Tout blanc de givre // Les jours fériés // Un coup de mou // Créativité intense // Peur à retardement // Le grand jour // Petit coup de mou et besoin de me recentrer // Le désir et le manque // Ecrire // Les dernières feuilles // Ranger les décorations d’automne, sortir celles de Noël

Les images

Instantané : les derniers feux de l’automne

Nous y voilà : les derniers moments de l’automne tel qu’on l’aime. Les feuilles sont presque toutes tombées et forment d’épais tapis colorés sur le sol, rouge, orange, brun, or sous le gingko que j’ai surveillé mais qui n’a pas voulu flamboyer pleinement. Tant pis. Désormais les arbres sont presque nus, et nous avançons vers l’hiver. Il est temps de mettre en place les décorations de Noël et les lumières…

Instantané : bouquet de soleil

L’an dernier, je n’ai pas pu profiter de mon gingko. Oui, je me l’approprie, c’est comme ça. Bref. Cette année, je le guette : je ne veux absolument pas manquer sa parure d’or et le tapis d’écus que ses feuilles font en tombant. Pour le moment, seul le tout petit s’est vêtu de jaune : le gros, qui est à l’autre bout du jardin, est encore très vert. Mais je n’ai pas pu résister à faire ce petit bouquet de feuilles comme des soleils !

En mots et en images : octobre 2021

Les mots…

Ecrire // L’automne vraiment là, et un goûter réconfortant // Le plaisir de la semaine. Faire les courses chez les petits commerçants et m’offrir un bouquet de fleurs // Dans un cocon // Comme une libération // Lire au coin des guirlandes // De la joie // Un projet qui prend vraiment forme et savoir que c’est ça que je veux faire // La promenade ressourçante du dimanche // Il est temps que les vacances arrivent // Un nouveau tome // gourmandise // Un grand écart épuisant // Les fleurs du vendredi // Les couleurs d’automne et l’émerveillement // ça ne va plus être possible, cet arrachement constant à moi-même // Pleine Lune de colère et épuisement // Enfin les vacances // Profiter de la lumière du matin // Promenons nous dans les bois pour chercher des champignons // Dans la maison de Barbe bleue //Shopping therapy // Writing with a view // Happy Samain, citrouille effrayante et rituel de purification

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Instantané : vêtu d’automne

« Allons nous gaver de beauté et de poésie », me suis-je dit dimanche dernier en partant pour ma promenade au jardin des plantes ! Je voulais voir où en était mon gingko : il est encore vert, comme la plupart de ses voisins. Et la lumière n’était vraiment pas belle. Je circulais, j’en profitais, de toute cette beauté, tout de même, mais quelque chose résistait. Et puis, soudain, tout fut parfait : une éclaircie, une luminosité exactement comme je la voulais, le ciel tout à coup d’un bleu intense et le soleil à travers les feuillages au moment où je passais sous cet érable, le seul arbre du jardin à être vêtu d’automne ! Et ce fut merveilleux ! 

Le vent et la forêt qui pleurent/Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille

L’automne est une des saisons les plus inspirantes pour les poètes. Et pourtant, lorsqu’il s’est agi pour moi de trouver un poème pour illustrer la carte dédiée à cette saison dans l’Oracle des poètes (dont je n’ai toujours pas reçu le prototype : j’ai vécu un Mercure rétrograde très premier degré, et outre que dès que je m’approchais d’un ordinateur au travail il faisait un caprice, mon oracle s’est perdu), j’ai eu du mal à trouver ce que je voulais : le message de la carte, c’est de se détacher de ce qui n’est plus utile et de laisser couler le flux de la vie, comme les arbres perdent leurs feuilles en automne pour que de nouvelles puissent pousser au printemps. Aucun poème que je trouvais ne m’appelait vraiment, sauf celui-là, mais j’avais un souci : je m’étais fixé comme règle qu’un poète n’apparaisse pas deux fois, et Apollinaire avait déjà la carte « Sensibilité » (et je tiens fermement à ce poème). J’ai donc dû changer la règle, et Apollinaire a deux cartes !

Automne malade

Automne malade et adoré
Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers

Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n’ont jamais aimé

Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé

Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille

Les feuilles
Qu’on foule
Un train
Qui roule
La vie
S’écoule

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

Et puisque ma carte de la semaine, c’est la carte « Musique », un petit coup de Vivaldi, ça fait toujours du bien !

En mots et en images : septembre 2021

Les mots…

Le jour le plus long (d’ennui) // Entendre sa voix // Entre deux rives // Un projet qui prend forme, et un autre aussi // La promenade du dimanche // Essayer de prendre le rythme // Le voir partout // Profiter encore un peu de l’été // Les fleurs du vendredi // La lenteur // Un temps à arc-en-ciel // Au bord de l’eau et du soleil Une nouvelle pensionnaire // Les dernières petites tomates ? // La prochaine escapade // L’odeur de la pluie // Aux couleurs de l’automne // Trouver un bizarre équilibre // Colloque et érotisme // Le jardin des cinq sens // Encore un peu de soleil // Cette période de l’année où les gens en robes d’été croisent les gens en doudoune // Orgasme gustatif // Un cadeau venu (littéralement) du Ciel…

Les images…