Le pouvoir des odeurs et l’aromathérapie

Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l’odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l’eau d’une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l’air.
Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! tout ce que je sens ! tout ce que j’entends dans tes cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme l’âme des autres hommes sur la musique. (Charles Baudelaire, « Un hémisphère dans une chevelure »)

J’ai toujours été très attachée aux odeurs, aux parfums. Dernièrement, je suis revenue à un parfum que je ne portais plus depuis des années (Mûre et musc de l’Artisan parfumeur), parce que je me suis rendu compte que pourtant, c’était bien, malgré tous mes errements olfactifs, « mon » odeur, et aussi je pense que j’en ai eu marre des parfums commerciaux, qui ne sont que des produits marketing, et que je voulais (à nouveau) un parfum qui ait véritablement une âme.

J’utilise beaucoup, également, les parfums d’ambiance et les bougies parfumées. Chaque pièce de vie a sa signature olfactive : le salon, c’est un mélange de fruits rouges et de musc ou d’ambre. La chambre, c’est la fleur d’oranger. Quant au bureau, c’est le frangipanier et l’ylang-ylang.

Il y a les odeurs que j’aime, qui me transportent, qui me font rêver, et celles que je ne supporte pas. Inexplicablement, c’est le cas depuis quelques années de la lavande. Je ne supporte plus l’odeur de la lavande, et je ne sais pas pourquoi : j’imagine que cette odeur est liée à un événement désagréable, mais je ne sais plus lequel.

Bref, tout ça pour en venir à l’une de mes dernières toquades avec le yoga, la méditation et la lithothérapie : l’aromathérapie. Alors ils ne s’agit pas à strictement parler d’une thérapie par les odeurs, en tout cas pas seulement : l’une des utilisations possibles des HE est bien en diffusion. La plus courante est celle de l’HE de citronnelle, l’été, pour faire fuir les moustiques (ça, je l’utilise depuis des années) et l’été dernier j’avais aussi testé l’HE de menthe poivrée pour lutter contre une invasion de moucherons dans ma cuisine (du coup j’avais l’impression de vivre dans un verre de mojito).

Mais il y en a plein d’autres, selon l’HE et le besoin : on peut prendre certaines en gouttes sur un support, en massage en les mélangeant à une huile végétale… pour l’instant, je suis en pleine découverte (et j’ai l’impression d’être une sorcière apprenant à faire des potions), je note des utilisations qui pourraient être utiles avec les huiles que j’ai. J’ai acheté deux petits ouvrages sur la question :
– Mon cahier huiles essentielles de Françoise Couic-Marinier, dans la très inspirante collection « mon petit cahier » des éditions Solar : une très bonne introduction qui va à l’essentiel (ah ! ah !)  et aide à choisir ses premières HE en fonction de ses besoins, mais qui a vite trouvé ses limites au niveau des « fiches » sur chaque HE ; je trouve qu’il manque un index pour retrouver chacune dans ses utilisations en synergie (i.e : en « potion » avec les autres) et franchement, le chapitre sur la minceur, bof…
– Mes 15 huiles essentielles de Danièle Festy chez Pocket est du coup un bon complément puisque 15 HE sont très précisément analysées avec toutes leurs utilisations, et qu’il y a un index des « troubles » qui mène aux HE qui peuvent les soulager. Après, la liste des 15 HE n’est pas celle des huiles qui me « parlent » le plus (surtout la lavande, quoi…).

Mes principales utilisations pour le moment : les HE d’arbre à thé et de citron pour l’hygiène bucco-dentaire (une efficacité redoutable) et l’arbre à thé aussi pour le ménage. Comme ce sont des produits hyper-concentrés, il faut tout de même être prudent, mais comme j’aime bien découvrir de nouvelles choses… et bien j’apprends !

Et vous, vous utilisez les huiles essentielles ?