Instantané : fleurir tardivement

La saison des arbres en fleurs commence déjà à passer, certains ne sont d’ailleurs plus du tout en fleurs. Et pourtant, jusqu’à lundi, ce cerisier n’était encore qu’en boutons : régulièrement, je passais à côté de lui, m’en étonnant. Et puis, lundi, il a enfin fleuri, bien après ses petits copains, mais finalement, qu’importe ? Il a suivi son rythme et ses fleurs sont magnifiques.

Et c’est comme dans la vie : certains sont plus lents, et fleurissent, s’épanouissent plus tard. L’essentiel est d’aller à sa propre vitesse…

Instantané : Printemps

Le printemps est là (pas tout à fait si vous me lisez avant 10h37, heure de l’équinoxe) et avec lui cette envie de renaître et de fleurir, comme la nature. Bon, vu comme c’est parti on ne va pas tellement pouvoir en profiter, et je n’ai même pas fait ma traditionnelle promenade des arbres en fleurs (avec le masque, je n’ai pas envie…) : je me contente de m’en émerveiller sur mon trajet en voiture. Et j’en ai trouvé un sur mon chemin, un bébé arbre tout mignon.

Alors, malgré tout : vive le printemps ! Vive Ostara !

Instantané #124 (fleurir lorsque tout meurt)

Bizarre destin que celui du néflier du Japon, dont les fleurs s’épanouissent à l’automne et au début de l’hiver, et dont les fruits sont mûrs en début de printemps, lorsque les autres arbres fruitiers commencent à fleurir. Le néflier du Japon n’est donc pas comme les autres : il est à contre-temps, différent des autres. Je connais ça, ne jamais être sur le même tempo que tout le monde. En décalage perpétuel.

Et pourtant : le monde en a besoin, de ces décalés qui fleurissent au milieu de l’hiver, lorsque tout le reste est mort. De ces rebelles qui ne font rien comme les autres. Parce qu’ils sont, aussi, une lueur dans la nuit, du printemps dans les saisons intérieures. L’espoir que de meilleurs jours viendront et qu’il ne faut pas craindre les rigueurs des saisons froides : elles n’empêchent pas de fleurir.

Et je pense à Camus : Au beau milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi, un invincible été.

En mots et en images : mars 2020

Les mots…

Patiemment se construire un nid // Slow // Giboulées // Illumination existentielle // Un souvenir tout doux et une couronne de fleurs séchées sous un globe. Nostalgie // Non, je ne peux pas, je ne peux plus // Ciboulette et escargots // Inspiration // A l’arrêt // Profiter malgré tout de la poésie de la nature et des arbres en fleurs qui annoncent l’arrivée du Printemps // Et puis de la poésie tout court // Laisser libre cours à ma créativité // Drôle d’anniversaire ! Je m’en souviendrai de mes 42 ans, sans bisous ni fleurs, mais avec quand même une bougie sur un petit gâteau // Tous confinés // La bienveillance // Accueillir tout de même le printemps // Etat de flow : écrire, créer // Lecture sur canapé : futur sport olympique ? // L’arbre à pompons jaunes sous la fenêtre (son vrai nom est « corete du Japon » mais j’aime mieux « arbre à pompons jaunes ») // Au milieu des livres // Expression et créativité // Le bonheur de réussir à valider un panier de drive // Mes pivoines

Les images…

En mots et en images : avril 2019

Les mots…

Avril. Ne te découvre pas d’un fil (enfin un peu quand même) // Le jour des blagues. Le jour des huîtres // Une découverte stupéfiante qui ne peut vraiment pas être due au hasard // La carte chance // Chercher l’équilibre, l’harmonie et ce juste milieu qui est si loin de mon tempérament : toute l’histoire de ma vie résumée en un mot // Les travaux et les jours // Comme des pompons // Une chemise printanière qui fait son effet // La femme-fleur // Ce sera Milan, finalement // Transformation // Casser du verre blanc, il paraît que ça porte chance (mais enfin bon, j’y tenais, à ce verre) // Miam // Un rosier porte-bonheur // A la campagne // Les arbres en fleurs du jardin, promesses de fruits délicieux // Sky on fire // Mange, prie, aime // S’émerveiller du ciel au soir qui tombe, spectacle chaque fois différent // Une journée au Cap-Ferret // La leçon du mirabellier qui refuse de se laisser abattre // Les premières fraises. Faire un vœu // Souffler les graines des pissenlits // Quitter l’autoroute, prendre la poudre d’escampette et les chemins de traverse // Home // Cultiver son jardin. Les mains dans la terre // Notre-Dame. Feu destructeur et purificateur // Mourir, renaître ? // Pleine Lune // Le temps des fleurs // Fins et commencements // Le premier déjeuner en terrasse de l’année // Loire Art Show et pèlerinage émotionnel pour se libérer définitivement du passé // La Déesse intérieure // L’Univers est très taquin // Jardinage, rempotage // Un bel arc-en-ciel

Sur une idée originale de Moka

Les images…

Instantané #76 (le mirabellier qui ne voulait pas mourir)

Il était une fois un mirabellier qui tous les étés donnait à profusion de délicieux fruits juteux, sucrés et gorgés de soleil, que je me faisais une joie de récolter au milieu du mois d’août lorsque je m’arrêtais chez mes parents à la campagne avant de rentrer à Orléans. Il était très vieux, j’imagine : au bout du jardin, il avait poussé au bord du mur soutenant le terrain, et surplombait la rue en contre-bas, et pour moi, il avait toujours été là.

Mais un hiver, un orage l’a abattu. Il a fallu le couper, et il ne restait qu’un bout de son tronc, visiblement mort. A quelques mètres, mes parents ont planté un bébé mirabellier, qui l’an dernier a donné ses premiers fruits. Oh, pas beaucoup, il est tout petit, et je n’ai pu cueillir qu’une petite poignée de mirabelles, mais facilement : l’arbre n’est pas plus haut que moi.

Mais le vieux mirabellier n’avait pas dit son dernier mot, et quelle ne fut pas ma surprise, l’autre jour, en descendant au fond du jardin, de découvrir que du tronc que l’on croyait mort partaient de nouvelles branches s’élançant vers le ciel, et couvertes de fleurs, promesses de délicieux fruits à venir une fois encore.

J’ai trouvé le symbole fort beau, et résolument optimiste, une belle leçon de ce vieil arbre qui malgré les tourments que lui a imposés la vie, après quelques années de repli sur soi, s’est remis à pousser et à faire de nouvelles fleurs ! C’est ça, qu’on appelle la résilience !

Instantané #72 (explosion poétique d’arbres en fleurs)

C’est un de mes moments préférés de l’année : aller me promener et prendre en photo les arbres en fleurs. J’aime à la folie cette explosion de vie de la nature après les longs mois d’hiver. C’est apaisant, poétique, et soi-même on se sent revivre, surtout lorsqu’un coup de vent inopiné nous couvre d’une pluie de fleurs. On prend réellement conscience que le printemps est enfin là, que l’on avance vers les beaux jours, et qu’à l’image de la nature, les fleurs et les fruits que nous portons en nous vont pouvoir s’épanouir.

Les japonais, qui décidément ont un nom pour tout, appellent le fait de regarder les fleurs hanami, et c’est même une cérémonie nationale rituelle pour célébrer la floraison des cerisiers roses : ils organisent des déjeuners sur l’herbe, dans les parcs, guettant les pétales tombant dans leurs verres ; c’est un signe de chance.

Magie éphémère : la floraison ne dure que peu. Mais quel bonheur de profiter de cette poésie que nous offre la nature !