En mots et en images : mars 2021

Les mots…

Explosion de camélias // Des bottes de pluie rouges // Légèreté presque printanière // Des fleurs, des fleurs, des fleurs // Me mettre au tarot parce que ça, je n’avais pas encore fait // Renouvellement de garde-robe // Patouiller dans la peinture et laisser s’amuser l’enfant intérieur // Un projet qui prend forme // Une chemise printanière // La tour // Révélation existentielle // Une semaine forte en émotions // Sois l’arc-en-ciel // Waterbike // Giboulées dedans et dehors // Nouvelle lune renaissante // Anniversaire // Une semaine bizarre, quand même // Désir d’évasion // Printemps // Mon joli tarot // Tout cela me passionne, et c’est ce que je dois faire // De l’eau, de l’eau // Ce que disent les étoiles et les planètes // Les fleurs jumelles // L’énergie du fou

Les images

Un an de plus…

Et voilà… un an de plus est passé. Et malheureusement ce sera à nouveau un anniversaire sans soirée festive ni bisous : j’avais inauguré le truc l’an dernier la veille du confinement et bis repetita cette année, merci bien hein.

Bref : ce fut une drôle d’année, on ne peut pas dire. Mais enrichissante sur bien des points : j’en ai déjà parlé dans mon bilan 2020, j’ai beaucoup appris et progressé sur plein de sujets, et depuis janvier c’est encore plus net, malgré le contexte : j’avance, parfois je me sens au bord du saut quantique, certaines choses se mettent en place, mes projets prennent forment et… une autre chose aussi.

J’ai bon espoir que l’an prochain à la même date, je serai là où je dois être, à faire ce que je dois faire. Et que l’an prochain, il y aura paillettes, champagne, amis et bisous tout plein.

En mots et en images : mars 2020

Les mots…

Patiemment se construire un nid // Slow // Giboulées // Illumination existentielle // Un souvenir tout doux et une couronne de fleurs séchées sous un globe. Nostalgie // Non, je ne peux pas, je ne peux plus // Ciboulette et escargots // Inspiration // A l’arrêt // Profiter malgré tout de la poésie de la nature et des arbres en fleurs qui annoncent l’arrivée du Printemps // Et puis de la poésie tout court // Laisser libre cours à ma créativité // Drôle d’anniversaire ! Je m’en souviendrai de mes 42 ans, sans bisous ni fleurs, mais avec quand même une bougie sur un petit gâteau // Tous confinés // La bienveillance // Accueillir tout de même le printemps // Etat de flow : écrire, créer // Lecture sur canapé : futur sport olympique ? // L’arbre à pompons jaunes sous la fenêtre (son vrai nom est « corete du Japon » mais j’aime mieux « arbre à pompons jaunes ») // Au milieu des livres // Expression et créativité // Le bonheur de réussir à valider un panier de drive // Mes pivoines

Les images…

Au ralenti…

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. J’ai 42 ans. Et j’avais prévu d’écrire sur le temps qui passe, parfois trop vite, parfois trop lentement. Sur le fait que je n’ai pas l’impression d’avoir 42 ans, que d’ailleurs je ne les fait pas, et que pourtant je les ai. Que depuis deux ans j’ai traversé une tempête, dont j’ai enfin l’impression de sortir : je suis plus légère, plus apaisée, plus confiante, j’ai beaucoup travaillé sur moi et mes peurs et je commence enfin à en récolter les fruits. Ce n’est pas encore la ligne d’arrivée (et d’ailleurs il n’y en a pas, de ligne d’arrivée : juste des points d’étape), mais tout de même.

Oui mais voilà : c’est mon anniversaire, et nous entrons tous dans une période étrange. Le confinement de la population entière, comme en Italie, n’est sans doute qu’une question de jours, et du reste la plupart des gens ont déjà fait le choix de rester chez eux. C’est presque le printemps et au lieu de sortir de notre hibernation comme les autres animaux vont le faire, nous allons devoir nous retirer dans nos antres. Peut-être parce que nous avons mal hiberné : nous n’avons pas mis ce temps des saisons intérieures à profit pour nous réinventer, pour entrer en nous-même, laisser mourir ce qui ne nous sert plus pour renaître au nouveau. Alors les circonstances nous y obligent. Nous sommes privés de printemps.

Ou pas tout à fait, même si un peu quand même.

Plus j’y réfléchis, plus je vois dans cette situation une sorte d’examen de passage, de challenge que l’Univers envoie à l’humanité : un mauvais moment à passer, mais nécessaire pour accéder au niveau supérieur, à ce changement de paradigme indispensable et que je considère depuis quelque temps comme imminent (je ne suis pas la seule).  Entendons-nous bien : je suis inquiète, plus pour ceux que j’aime d’ailleurs que pour moi (pas au sens où je me dis que je suis quand même jeune et que je n’attrape jamais rien donc que je suis à l’abri : on sait depuis quelques jours que ce n’est pas si simple ; non, simplement je ne suis pas inquiète pour moi, je ne sais pas pourquoi). Mais j’ai appris ces derniers mois à voir le côté évolutif des choses, même négatives.

L’Univers, en nous envoyant un virus suffisamment virulent pour nous obliger à prendre des mesures concrètes mais pas assez pour tous nous tuer nous oblige à nous arrêter, rester en repos, et nous centrer sur l’essentiel. C’est le premier challenge : apprendre à rester chez soi, à ralentir, à sortir de la roue dans laquelle on court. Un temps pour lire, écrire, peindre, faire des petites activités de bricolage créatives (avec enfants ou non), discuter avec ses proches ou avec soi si on est seul ou avec ses proches mais à distance, aller dans la profondeur des choses, découvrir de nouveaux films, de nouvelles séries, regarder des tutoriels sur youtube pour apprendre à faire de l’aquarelle ou du piano, cuisiner, s’inscrire à un mooc sur un sujet qui nous intéresse, faire le ménage à fond (je ne sais pas pourquoi il semble qu’en ce moment beaucoup de gens, moi y compris et c’est assez inhabituel pour être souligné, ont des pulsions de ménage : c’est, bien évidemment, très symbolique).

Faire l’amour parce que tant qu’à être confiné avec quelqu’un, autant en profiter et à n’en pas douter il y aura un beau baby boum dans 9 mois, fruit de cette belle pulsion de vie qui nous anime tous.

Apprendre à s’ennuyer.

Découvrir que beaucoup d’activités professionnelles peuvent se faire en télétravail, aussi, même si à un moment il n’en sera même plus vraiment question, de télétravailler, puisque tout sera au ralenti…

Et si la plus belle chose à apprendre de ça, c’était que l’on est bien, chez soi ? Moi je n’ai pas peur, j’ai toujours su rester chez moi, c’est même un de mes plus grands plaisirs (j’aime voyager, mais j’aime aussi, profondément, être chez moi, j’écrirai peut-être là-dessus d’ici quelques jours). Mais c’est une compétence que d’autres vont devoir travailler…

Et puis, le deuxième challenge : la solidarité et l’interdépendance. Alors vous allez me dire que c’est mal parti pour certains qui ont stocké moult paquets de pâtes et de papier toilette (je n’ai toujours pas compris pourquoi, pour ce dernier). De fait, il est évident qu’avant le confinement total, ce n’est pas idiot d’acheter un peu plus que d’habitude, pour la raison toute bête que même si les magasins de nourriture restent ouverts et sont approvisionnés normalement (c’est ce que disent les Italiens : on a vu des photos de magasins vides qui ont beaucoup circulé et ont fait paniquer dans les chaumières, mais dans les faits ils trouvent à manger), il vaudra mieux éviter d’y aller trop souvent. J’ai bien écrit un peu plus. Après, ceux qui stockent comme si c’était la fin du monde ont peut-être, aussi, des mémoires karmiques ou transgénérationnelles de guerre et de famine à régler : ne jugeons pas, l’essentiel sera, lorsque leur voisin toquera chez eux pour avoir quelques pâtes, de voir s’ils feront comme la fourmi de la fable, ou seront généreux. Car le test est là. Et quand je vois les Italiens, sortir sur leur balcon pour chanter ensemble, s’organiser dans les immeubles pour qu’un seul sorte faire les courses etc., et bien j’ai envie d’avoir confiance que, peut-être, il naîtra de cela une prise de conscience collective que nous sommes tous reliés.

S’ouvre pour nous une période totalement inédite, faite d’incertitudes, d’inquiétudes, mais aussi de potentialités de réinvention. Je ne dis pas que je suis ravie hein, mais voilà, c’est comme ça, nous n’avons pas le choix, notre seul choix est : que voulons-nous en faire, de cette période étrange qui nous oblige à vivre au ralenti ? La subir, ou en tirer malgré tout du beau ?

Happy 9 !

Et voilà ! Aujourd’hui cela fait 9 ans que j’ai commencé ce blog, et après un passage à vide l’an dernier je suis revenue à un rythme un peu plus lent qu’avant, mais à peu près régulier. Avec néanmoins quelques changements que vous avez sans doute notés : plus d’articles « réflexifs » et moins d’articles strictement littéraires, et ces derniers sont de moins en moins liés à l’activité éditoriale : même si j’aime toujours lire des nouveautés, j’ai aussi envie d’aller vers d’autres choses, qui me font davantage vibrer ; moins d’excursions à Paris (voire plus du tout depuis un an, mais je prévois un petit séjour sous peu, mais comme dès que je prévois d’y aller l’Univers m’en empêche, je ne jure de rien), plus du tout non plus de mondanités et autres soirées. C’est un changement qui s’est fait un peu, un peu malgré moi ou en tout cas sans que j’en sois consciente mais qui me convient : je crois qu’il ne faut pas se battre pour conserver les choses telles qu’elles sont si elles ont décidé de changer, et moi-même ayant beaucoup changé ces derniers mois, il est somme toute normal que le blog suive le mouvement. Malgré tout j’y suis toujours autant attachée, c’est mon lieu de création, d’expression, d’épanouissement et de liberté : je l’ai créé à un moment charnière de ma vie, au moment où je venais d’achever ma thèse et où je commençais à sentir bouillonner en moi le besoin d’écrire vraiment, besoin qui m’accompagne depuis chaque jour, même si j’ai ces derniers temps un peu lâché la question de la publication (ça viendra quand ça viendra si ça doit venir) ; aujourd’hui je suis à nouveau à un moment charnière de ma vie (Orléans et mon travail me pèsent de plus en plus, je ne sais pas trop vers où je vais mais j’ai besoin de m’envoler : mes ailes frétillent d’impatience) mais le blog lui ne fait absolument pas partie des choses dont je veux me défaire.

Bref. Merci d’être là, de me lire, de me laisser des commentaires ou (de plus en plus) de m’envoyer des messages en privé pour me dire que tel ou tel article vous a touché, ému : c’est pour ça que j’écris !

Et c’est parti pour une dixième année, que j’espère riche et pleine de belles choses, de poésie et de nouveautés !

En mots et en images : Mars 2019

Les mots…

Mars. Le mois de mon anniversaire, et surtout du printemps // Relaxation. Inspirez, soufflez, relâchez // Quelques petites graines qui commencent à germer et des projets qui prennent tout doucement forme (dans ma tête, pour l’instant) // Semer un peu de poésie (je suis très métaphores cultivatrices en ce moment // Tempête (et pour une fois pas dans mon crâne, ou pas que…) // Giboulées (et pour une fois pas dans mon cœur, ou pas que…) // Les petits oiseaux qui viennent manger sur le balcon // Le signe le plus relou du zodiaque // Remonter très loin // Druidesse et sorcière // Bleu (comme tes yeux…) // Un bouquet de tulipes blanches // Le moment de vérité qui approche // Oh, la belle journée de m*** ! On dirait presque un bouquet final ! // 41 ans, 40 roses rouges (de mes parents) // Message subliminal ? // Happy hour et cosmopolitain // Bye bye l’hiver // Je croyais qu’il n’y avait que les petits garçons en maternelle qui tiraient les couettes des filles pour attirer leur attention // Équinoxe de Printemps. Ostara // Cueillir des pâquerettes et faire un peu de sorcellerie // Fleurettes, pâquerettes. Je t’aime un peu beaucoup passionnément à la folie // La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur […] Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu[e] // La lune ronde et pleine // Semer un rosier // Activité manuelle créative : mosaïque // La promenade des arbres en fleurs // Seuls avec tous // Bon, p*** Mercure, tu cesses de rétrograder ? // Messages subliminaux ? // Renoncules // Décidément, rien ne pousse // Attendre un miracle

Sur une idée originale de Moka

Les images…

40 ans, l’année d’après…

Il y a un an, j’écrivais sur la crise de la quarantaine, sur cette impression de fin de cycle, les besoins de changements, et je me demandais où j’en serais, un an plus tard. Aujourd’hui, donc. Malheureusement, la réponse est : toujours au même point. Je sais ce que je ne veux plus dans ma vie, je sais ce que je veux, mais pour le moment je reste coincée dans ce que je ne veux plus. Et le pire, c’est que les changements ne dépendent absolument pas de moi. Ce qui rend les choses d’autant plus pénibles.

Je me sens comme quand on vient d’atterrir et qu’on attend sa correspondance en retard dans la zone de transit de l’aéroport et qu’on s’ennuie à périr. Un peu comme le papillon dans son cocon, prêt à sortir mais pas tout à fait encore. Pourtant, qu’est-ce que j’ai envie de m’envoler !

L’an dernier, à cette date, je faisais la fête à Paris. Je n’y suis plus revenue depuis, et cette année j’ai décidé de rester tranquillement chez moi, sans rien prévoir de particulier. C’est la première fois depuis des années que je ne suis pas à Paris à cette période, mais je n’avais pas très envie, j’avais la flemme, et comme je ne suis pas extrêmement bien lunée et que je me sens sans aucune énergie, l’idée de la foule et du bruit était au-delà de mes forces.

Hier, j’ai subi une énorme déception. J’attendais quelque chose qui pourrait débloquer certains événements, en tout cas sur le plan professionnel, quelque chose qui, selon toute « logique » (enfin logique… ma logique, basée sur l’émeute de synchronicités dont je suis perpétuellement assaillie et que du coup je n’expliquerai jamais) mais rien ne s’est produit. Evidemment, rien ne s’est produit, devrais-je dire, et je ne sais plus trop où j’en suis… en fait, pour tout dire, hier a été une belle journée de m***, à ce point cela en était presque artistique, une sorte de bouquet final à une année pas très épanouissante : si je croyais encore en quelque chose (mais je crois bien que si un cycle s’est bel et bien terminé c’est celui-là : ma période développement personnel mystico-féministe), je dirais que c’était fait exprès.

Bref, j’ai 41 ans et je ne sais toujours pas où je vais…