En mots et en images : 2020

2020, on est d’accord, a été une année particulière. Pour autant, si je suis objective, je l’ai trouvée intéressante car j’ai bien vu qu’elle me permettait de progresser : elle a fait bouger les lignes, m’a obligée à me déposer et à plonger en moi pour affronter mes ombres. Ce qui n’était qu’un désagrément mais que j’arrivais bon an mal an à supporter (mon travail alimentaire), 2020 me l’a rendu tout simplement intolérable et je ne suis pas sûre de tenir très longtemps de plus à faire semblant. Ce n’est pas gai, c’est même douloureux, mais je sais gré à 2020 pour la coupure salutaire du confinement (le vrai) (qui en fait m’a évité de m’effondrer à nouveau comme à la fin de 2019), et pour m’avoir obligée à voir que non, ce n’est plus possible de faire semblant. Parallèlement, j’ai progressé sur ce dont j’avais réellement envie, et ce que pourrait être plus concrètement mon activité de freelance, puisque c’est bien dans cette direction que je suis appelée, je le sais : travailler de chez moi, à mon rythme, et faire des choses très variées, qui respectent qui je suis. Disons que mon intention, c’est de me lever chaque matin en étant heureuse de la journée à venir, parce que je vais faire des choses intéressantes et créatives. Pas juste « gagner ma vie » en me trahissant et en faisant des choses ennuyeuses. Oui, plus on avance dans 2020 et plus je suis en colère contre mon travail alimentaire, je n’aurais même pas cru que c’était possible mais 2020 est allé mettre en lumière plein d’aspects auxquels je ne faisais pas attention et qui tous ajoutés font que je ne suis pas du tout à ma place. J’ai aussi avancé sur le plan émotionnel (toujours grâce au confinement), j’ai terminé je pense un cycle, c’est toujours compliqué mais ça s’améliore.

J’ai fait beaucoup de choses et il m’est arrivé beaucoup de choses en 2020 : j’ai commencé à « voir quelqu’un » qui m’aide vraiment tant sur le plan personnel que professionnel, j’ai assidument pratiqué le journal poétique et ça me fait du bien, j’ai progressé en dessin, j’ai fait lire mon thème astral qui m’a beaucoup appris sur moi et j’essaie de commencer à apprendre l’astrologie, j’ai fait plusieurs défis des 100 jours, j’ai fait une formation sur le harcèlement scolaire qui m’a permis de traiter certaines blessures, j’ai manifesté, j’ai fait une formation photo, j’ai tenu un carnet de gratitudes, j’ai beaucoup écrit, j’ai participé à un colloque, et l’Univers a remis quelqu’un de précieux pour moi sur mon chemin. Par contre je n’ai vu qu’une seule exposition et c’est regrettable, je ne me suis pas beaucoup promenée dans la nature et je n’ai pas eu mon voyage nourricier de juillet, j’ai fait quelques crises d’anxiété (euphémisme) et en fais toujours. J’ai aussi tenté des choses qui ont échoué parce que ça ne me convenait pas, comme une formation au copywriting, c’était cohérent sur le papier mais ça ne vibrait pas. Mais on apprend aussi de ça.

Et puis, quelques petits miracles, ici et là. Un peu de magie. Des ours.

Des retours positifs et des remerciements.

Il y a une blague qui circule, « je n’ajoute pas une année à mon âge car je n’ai pas utilisé 2020 ». Moi j’ai l’impression au contraire que j’ai pas mal utilisé 2020, pour mieux me trouver et savoir où je voulais aller. C’est globalement ce que j’ai fait les 3 dernières années mais là c’était particulièrement fort.

Bref : une année intense, transformative, j’ai même envie de dire alchimique puisque j’ai beaucoup travaillé sur mes ombres pour les transmuter, et où j’ai cherché la beauté dans le plus infime, ce qui m’a aussi permis de me transformer. Et une année qui a respecté certains de ses défis, si je suis objective !

Janvier : enthousiasme et nettoyage

Février : chercher la beauté et l’espérance

Mars : cocooning, anniversaire confiné et créativité

Avril : le printemps de l’intérieur

Mai : vibrer comme une immense lyre

Juin : comme une forme de libération

Juillet : s’échapper et se ressourcer

Aout : d’une île à l’autre, trouver l’équilibre et un cadeau de l’Univers

Septembre : un soupçon de magie

Octobre : roudoudounons-nous et promenons-nous dans les bois…

Novembre : descendre affronter les ombres et les transmuter, c’est l’alchimie poétique

Décembre : renaître à la lumière

En mots et en images : 2019

2019, même si elle n’a pas forcément été pire que les années précédentes (mais c’est peut-être que je finis par m’habituer), n’a pas tenu les promesses de renouveau que j’y avais placées et que pourtant je sens. Disons que j’ai, encore une fois, l’impression d’avoir pédalé dans la mélasse, d’avoir fait des efforts intenses pour être enfin alignée, avancer, et de pourtant faire du surplace, que tout prend du retard alors que je sais parfaitement vers quoi je vais (c’est un peu comme si j’étais sur l’autoroute, que je savais quelle était ma destination, mais que j’étais arrêtée sur le bas côté à cause d’une panne d’essence ou d’un pneu à plat).

En septembre, j’ai eu une fausse joie : un éditeur était intéressé par mon roman, mais m’a demandé des corrections, que j’ai faites alors que je sentais que cela dénaturait la fin du texte mais je voulais absolument cette publication, et l’éditeur a finalement refusé le texte. J’avoue que ça a été hyper violent pour moi et que je n’en suis toujours pas remise (même si j’ai compris que je n’aurais pas aimé le roman publié tel qu’il était et que c’est sans doute ce qui a coincé), parce qu’encore une fois je croyais toucher enfin au but, et patatras, et j’en ai sérieusement marre. Au travail, j’avais réussi à me résigner et à trouver un équilibre qui me préservait à défaut de me satisfaire et une conjonction de facteurs l’a fait voler en éclats. De manière générale je termine l’année totalement épuisée et vide.

Besoin de me poser et de faire le point, ce que j’ai d’ailleurs fait en espérant que j’arrive enfin à la fin d’un cycle… Tout ce que j’ai vécu ces derniers (longs) temps m’a paru prendre sens, et si je suis honnête j’ai avancé : j’ai déployé ma créativité dans de nouvelles directions et compris que c’était un aspect essentiel de moi (et sans doute de ma mission de vie), j’ai fait de longues promenades dans la nature ce qui n’était absolument pas mon genre, j’ai découvert bien des choses au sujet de mes choix. Disons qu’en faisant mon Year Compass, je me suis vraiment rendu compte que cette année avait été transformatrice, mais que c’était intérieur, je n’ai pas encore ancré ces changements dans ma vie concrète. Pour le dire autrement, l’impression qui domine est celle d’une longue gestation, et d’être en train d’accoucher d’une nouvelle version de moi-même, et forcément, un accouchement, ça douille (enfin, il paraît). Alors, je ne suis pas hyper satisfaite de 2019 (j’aimerais être dans les changements concrets et pas seulement la révolution intérieure), mais elle m’a beaucoup appris (surtout l’effondrement de la fin : je ne peux plus continuer comme ça), je sais que je suis sur la bonne voie, alors, je continue ma route !

Bref : une année entre ombre et lumière, énergie et burn-out.

Janvier : une page blanche ?

 

Février : dénuement, vulnérabilité, ressourcement et reconnexion

 

Mars : 40 ans l’année d’après

 

Avril : fins et commencements. Mange, prie, aime

 

Mai : avancer vers où ?

 

Juin : respirer le soleil

 

Juillet : la tristesse et le voyage

 

Août : sirène

 

Septembre : écroulement. Tenir bon

 

Octobre : fuites d’énergie

 

Novembre : épuisement et besoin de faire le plein

 

Décembre : panne sèche et arrêt sur l’aire de repos

Adieu, 2018 (et bon vent)

Bien plus encore que 2017, 2018 me laisse perplexe lorsque j’en fais le bilan. J’ai l’impression qu’il s’agissait d’une année de transition et de libération, où j’ai avancé même si je n’en vois pas les résultats concrets, et je commence à trépigner et à avoir besoin de changements. Disons que ce fut une année de violentes secousses, de tsunami émotionnel et existentiel. Je suis toujours dans les turbulences de ma mid-life crisisj’ai admis l’évidence que depuis des années je me voilais la face et que non, décidément, je ne suis pas à ma place là où je suis et que la vie que je mène, sur tous les plans, n’est pas la mienne. Sauf qu’il ne suffit pas de le constater pour que ça change, et concrètement pour l’instant ça ne change pas…

Beaucoup de choses ont changé, pourtant, sans forcément que ce soit des résolutions. Je me suis parfois surprise à faire des choses que trois semaines avant l’idée même m’aurait fait pousser de hauts cris. Surprise à ne plus faire des choses qui, auparavant, m’étaient essentielles : d’ailleurs, de toute l’année, je ne suis allée qu’une seule fois à Paris ce qui, vous en conviendrez, est une révolution (il faut dire que l’Univers m’a bien aidée, entre les grèves perlées de la SNCF et un claquage au mollet à la fin de l’été qui m’a littéralement immobilisée et obligée à cesser de gesticuler). Surprise à ralentir : le rythme du blog, d’ailleurs, s’en est ressenti, ce qui n’était pas du tout un manque de motivation, ni une envie d’arrêter, simplement, à un moment, j’ai éprouvé le besoin de poser les choses, de voir où je voulais aller, et je ne sais pas si vous vous êtes rendu compte qu’il prenait, petit à petit, un virage un peu plus « personnel » et plus « lifestyle » — et, curieusement, ou non d’ailleurs, ce sont ces articles, notamment celui sur l’hypersensibilité, qui suscitent le plus de réactions, notamment en « off ». Surprise, aussi, à avoir de nouvelles envies, à remettre en cause certains de mes choix de vie (ou plutôt ce que je croyais être des choix et qui n’en étaient pas), certains de mes fonctionnements, certains de mes systèmes de pensée, et à me demander si c’était réellement bon pour moi, à avoir de nouveaux désirs qui jusque-là ne m’avaient pas effleurée.

Mon rapport à mon corps a complètement changé. Il y a encore du chemin avant que je cesse de me battre avec lui, mais je n’en suis plus séparée et d’ailleurs il m’a beaucoup parlé cette année, en me faisant des trucs bizarres que je n’avais jamais eus (un claquage, un torticolis, et autres). C’est lié aussi à mon rapport à la féminité, sujet sur lequel j’ai beaucoup lu et réfléchi (notamment grâce aux ouvrages d’Adeline Fleury et de Camille Sfez), et qui va plus loin que ce que j’envisageais jusque-là.

Mon rapport à la nature a complètement changé. Je me suis surprise à prendre du plaisir à me promener dans les bois, en montagne, à m’entourer de matières naturelles, et notamment les pierres, les plantes, à prêter attention aux phases de la lune. Si l’eau a toujours été mon élément, j’apprends à apprécier les autres.

J’ai beaucoup, beaucoup écrit, furieusement même, à raison de plusieurs heures par jour, un texte essentiel pour moi, très personnel mais qui je pense a aussi une résonance universelle (au point où j’en suis, autant me prendre pour Victor Hugo), qui avoisine les 250000 mots et qu’il faudra élaguer si un jour je souhaite en faire quelque chose. Ce texte, et les événements intimes auxquels il est lié, m’ont beaucoup fait grandir, à la fois sur le plan de l’écriture (en relisant des choses plus anciennes j’ai l’impression d’avoir progressé) et sur le plan personnel, en tant que femme : je suis allée au cœur de mon labyrinthe et affronté la tribu des minotaures qui empoisonnaient ma vie. J’ai fait la paix avec certaines blessures de mon passé, je crois. Je me suis trouvée. Et à la lumière de ce texte, j’ai entièrement repris mon premier roman, qui je m’en suis rendu compte n’était pas achevé, tout comme moi je ne l’étais pas, et c’est sans doute la raison pour laquelle il ne trouvait pas sa maison.

En 2017, j’avais amorcé des changements, et encore une fois je pense que mon déménagement était éminemment symbolique, comme un nouveau départ, mais transitoire. En 2018, j’ai donc l’impression de m’être « purgée » de mon passé, de m’être libérée de mes entraves.

Enfin, sort of… Parce que le problème, c’est que j’ai l’impression que moi j’ai avancé, j’ai revu mes priorités, découvert ce que je voulais vraiment, et où était ma place, mais les changements dans ma vie ne suivent pas. Comme si cette vie qui ne me convient pas ne cessait de m’attraper par le bras pour me tirer en arrière.

Toujours aucun éditeur à l’horizon (enfin si, j’ai eu un appel au mois de juin pour mes nouvelles érotiques, on devait signer le contrat et puis je ne sais pas, l’éditeur ne m’a jamais recontactée et comme je ne le « sentais » pas je n’ai pas insisté (j’ai appris depuis que probablement j’avais eu raison de suivre mon intuition)), et j’ai beau me dire que c’est arrivé même aux plus grands auteurs, j’ai beau savoir qu’écrire est ce que je dois faire, le fait est qu’écrire plusieurs heures par jour, avoir des dizaines de projets, tout en se disant que personne ne lira jamais ce qu’on écrit, c’est extrêmement frustrant et au final décourageant.

Toujours aucun changement d’air à l’horizon. J’ai un besoin urgent de quitter Orléans que je ne supporte plus, et de faire un autre travail, lié mais différent. Et ailleurs. En avril, j’ai demandé à nouveau le poste qui me fait rêver et qui me permettrait un changement salutaire. Je ne l’ai pas eu. A nouveau.

Quant à ma vie sentimentale… on verra, mais c’est vraiment le domaine de ma vie où j’ai le plus l’impression de patauger dans la mélasse, et que je n’y arriverai jamais.

Bref, une année de transition, qui a été assez violente même si je sens bien au fond et malgré les doutes et agacements que je suis sur la bonne voie, ce que l’Univers ne cesse de me dire en m’envoyant des signes et des synchronicités. Mais j’ai tout de même hâte de la voir se terminer et de passer à autre chose, un véritable nouveau départ, parce que les transitions, c’est mignon mais épuisant, et surtout je ne suis pas l’incarnation de la patience. Je sens bien que les choses sont en train de se décanter, que des dizaines de projets mijotent en moi et n’attendent que le bon moment pour se manifester. Mais voilà : j’ai envie de réels changements, concrets, et de neuf (ce qui tombe bien, puisque c’est la rime de 2019).

Janvier…

Février…

Mars…

Avril…

Mai…

Juin…

Juillet…

Août…

Septembre…

Octobre…

Novembre…

Décembre…

Adieu, 2017

C’est le moment du bilan annuel. L’heure de regarder dans le rétroviseur cette année 2017 qui, je l’avoue, me laisse perplexe. Entre joie, mélancolie et interrogations existentielles.

Ce fut une année de changements, on ne peut pas dire : j’ai d’abord changé de cafetière, d’i.phone, puis de voiture, et enfin d’appartement, et c’est difficile d’arriver à dire à quel point j’aime mon appartement et m’y sens bien. J’étais donc fondée à espérer que d’autres changements plus essentiels suivraient et qu’il suffisait de lancer la machine. Ce n’était d’ailleurs pas complètement faux, en un sens…
Beaucoup de beaux moments, aussi, mon happyness jar peut en témoigner : des moments parisiens, de chouettes voyages ou séjours, des soirées, des rires.

J’ai beaucoup écrit. J’ai terminé mon recueil de nouvelles olé olé, presque terminé mon roman n°3 et bien avancé dans le 2 (l’ordre peut paraître illogique, mais c’est comme ça). Lancé le 4. Bon.

Mais 2017 m’a aussi apporté des moments douloureux. Trop. L’accident de quelqu’un qui m’est cher et dont la vie ne sera plus jamais la même. Et avec le recul, je me demande si ce n’est pas cet événement tragique qui a occasionné chez moi un électrochoc.

Des lettres de refus d’éditeurs et, même si je sais que c’est le lot de tous les écrivains, et même si souvent leur message me montre qu’ils ont réellement lu mon manuscrit et, paradoxalement, l’ont souvent aimé (enfin, quand ils se donnent la peine d’envoyer une lettre non type), même si cela ne m’empêche pas d’avoir confiance dans le fait que là est bien ma voie et de continuer à écrire parce que cela m’est aussi indispensable que de respirer (ce qui est peut-être aussi une des sources du problème d’ailleurs), c’est de plus en plus insupportable et douloureux, ces rejets. Sans doute aussi parce que ces dernières années, pour me protéger de vivre et de souffrir (voir plus bas), j’avais totalement sur-investi l’écriture, à laquelle j’étais revenue suite à une rupture qui m’avait fait dire « plus jamais » : l’écriture ne constitue pas un aspect de ma vie, mais toute ma vie, y compris donc le blog, mais le fait est que j’écris tout le temps, des pages et des pages dont l’essentiel n’a aucune vocation à être lu. Mais ce qui a vocation à l’être, je voudrais qu’il le soit.

Et puis, il y a les montagnes russes de ma vie sentimentale, pour le dire comme ça. Pourtant, je ne le voulais pas (c’est en tout cas ce que je croyais) : je m’étais construit une vie où je n’espérais plus que cela arrive, je me protégeais farouchement,  je ne laissais personne m’approcher, et là je ne sais pas, je n’ai rien vu venir. Sagan disait que la sexualité on en sort intact, l’amour c’est le risque effrayant de l’aliénation et du malheur. Cela me met dans un état de fragilité émotionnelle dont je ne voulais plus, et je suis totalement perdue dans un flux d’émotions que je ne sais pas gérer. Très clairement, je ne sais plus où j’en suis ni ce que je veux vraiment… ou plutôt j’ai peur de le savoir, et la vie est si compliquée… Bref, de ce côté-là aussi, 2017 a apporté un changement, une sorte de surprise bouleversante en cette fin d’année, mais je ne sais pas où je vais parce que d’un côté j’ai peur de revivre quelque chose qui me fasse mal, d’un autre j’ai quand même envie de le vivre et d’essayer parce qu’il faut bien vivre et peut-être que les choses seront différentes. Et les deux hypothèses, en fait, me terrifient absolument : être à nouveau prise dans une version perverse de l’éternel retour nitzschéen, ou aller vers un vrai changement qui pour le coup serait un bouleversement total (et je ne suis même pas certaine de le vouloir). Je marche sur des œufs, je retiens mes élans parce que je sais que j’ai trop souvent tout gâché par mes réactions impulsives. Et surtout, oui, je suis absolument terrifiée par ce qui se passe en moi en ce moment. Je me rends compte que j’étais dans le déni de mes désirs profonds, que j’accordais une place centrale à ce qui n’était pas essentiel, et que je me construisais un bonheur factice dont j’étais convaincue qu’il me convenait mais c’était juste qu’au moins je pouvais contrôler les choses. Et là je ne contrôle plus rien. Parce qu’aimer, c’est vivre et mourir d’un pari infernal que l’on fait sur ce qui se passe dans l’âme de l’autre (Paul Valery). Et comme je ne sais déjà pas bien ce qui se passe dans la mienne, âme, on comprend que je sois totalement perdue.

Barthes écrit dans les Fragments d’un discours amoureux que pleurer est l’activité normale du corps amoureux. J’ai envie d’ajouter que c’est aussi celle du corps écrivant, et que ça fait beaucoup de larmes pour une seule personne qui a l’impression, en cette fin d’année, de ne faire que ça, malgré les beaux moments (oui, il y en a).

Je noircis le tableau, parce que l’hiver me rend mélancolique. Mais je ne sais plus. Je suis en pleine remise en question de tous mes choix de vie, en tout cas.

Bref. Une année même pas en dents de scie, mais qui commence sur les chapeaux de roue pour se terminer en point d’interrogation. A tel point que j’ai édité cet article au moins cent fois, failli même le supprimer, parce qu’il est tout de même très intime, et puis bon, voilà, je suis ce que je suis…

(J’ai trouvé que cette photo, finalement, symbolisait bien les choses et mon point de vue actuel. Je l’ai prise si vous vous en souvenez en mai, en haut de la Cathédrale de Bourges (allez relire l’article parce que moi-même j’ai été stupéfaite par ce qu’il semblait préfigurer), ce qui était presque déjà un signe en soi. Il y a ce point de vue en hauteur, et puis le ciel, bleu au loin (mon début d’année), puis les nuages blancs, et puis ce noir au-dessus de ma tête, mais avec cette petite tache de bleu juste à côté de la flèche. 

Janvier…

Février…

Mars…

Avril…

Mai…

Juin…

Juillet…

Août…

Septembre…

Octobre…

Novembre…

Décembre

Adieu, 2016…

2016Voilà. Le moment du bilan annuel est arrivé. Que restera-t-il de 2016 ?
C’est compliqué. Je ne peux pas nier que 2016 m’a apporté de belles choses. Des projets excitants, la publication de ma première nouvelle en version papier, beaucoup de Paris, de rencontres, de beaux moments, un beau voyage. La force de franchir le pas et d’envoyer mon manuscrit aux éditeurs (même si, pour le moment, ils n’en veulent pas, mais c’est le lot de tous les écrivains même les plus grands de se voir refuser moult fois le premier manuscrit, donc je reste optimiste).
Mais voilà, 2016 a aussi été marquée par la perte d’un être cher, mon grand-père, et c’est donc, aussi, une année d’infinie tristesse. Et le chagrin est totalitaire : il a tendance a effacer tout le reste (même si en faisant le bilan de ma Happiness Jar (à laquelle je n’ai pas été très assidue) j’ai vu plein de belles choses). 
Et puis, il y a ce travail, qui me bouffe jour après jour tant j’ai l’impression d’en avoir définitivement fait le tour et qu’il ne m’apporte plus que de l’ennui et des déceptions, surtout depuis la rentrée de septembre. Aucune mention dans ma Jar, à part pour dire « aujourd’hui est un chouette jour, je n’ai pas cours ».
Alors, malgré tout, bilan mitigé. Et je trouve que cette roue, qui tourne, qui monte et redescend, résume parfaitement cette année…

Janvier…

Du Champagne et des jolies choses pour souhaiter la bienvenue à une nouvelle année que l’on espère belle…

Février…

Une infinie tristesse. Mais trouver la force, quand même, d’enfin livrer mon manuscrit au monde…

Mars…

La vie qui refleurit malgré tout.

Avril…

Un chouette salon du livre. Paris et les fleurs…

Mai…

Ecrire. Profiter du beau temps (qui ne va pas durer). Boire du champagne et sortir entre amis…

Juin…

Que d’eau, que d’eau. Des inondations qui obligent à rester fermé. Me projeter à Amsterdam et rester sous le signe de l’eau…

Juillet…

Fêter les vacances. Manifester pour la culture. Aimer Paris. Découvrir Amsterdam. Malgré la fête encore une fois endeuillée…

Août…

L’été. Le soleil. La mer. Apprivoiser la douceur.

Septembre…

Un chouette mois malgré la rentrée. Un long week-end à Paris pour le forum Fnac livres, la chaleur qui permet de prolonger l’été sur le balcon, un nouveau contrat d’auteur pour une nouvelle…

Octobre…

Du vert, des fleurs, et Paris…

Novembre…

Cocooner pour oublier la pluie et le vilain quotidien. Du champagne et de l’or pour fêter la parution d’un recueil osé…

Décembre…

Des lumières. Des cadeaux. S’envelopper de douceur. Paris. Finir l’année avec les aimés…

 


Adieu 2015…

A l’heure de dire adieu à 2015, j’ai envie de dire « ouf ». Parce que, question année de m***, elle se pose là. Non que 2014 et 2013 aient été particulièrement joyeuses, mais enfin, tout de même, on a atteint des sommets. Alors certes, il y a eu de belles choses, aussi, mais globalement le bilan du conseil de classe est mauvais : avertissement comportement pour 2015, exclusion définitive sans sursis…

Enfin, regardons de plus près dans le rétroviseur…

Janvier…

Ça avait pourtant bien commencé : du champagne rosé, des rires, des voeux… et puis, la tragédie…

Février…

On essaie de mettre un peu de baume sur les plaies, de réapprendre la joie et l’insouciance, mais à nouveau la fatalité nous frappe en plein coeur…

Mars…

C’est le salon du livre, c’est mon anniversaire, c’est Paris… je ne veux retenir que ça !

Avril…

Le printemps enfin, l’espoir d’une renaissance… s’accrocher aux jolies choses, à ce qui met de la poésie dans le quotidien !

Mai…

Du champagne, une jolie fête, mon premier (et à ce jour unique, mais passons) (enfin non d’ailleurs, à strictement parler ce n’est pas le premier, mais l’autre c’était pour un ouvrage scientifique collectif) contrat d’édition…

Juin…

Des tomates qui poussent bien, du soleil, la rentrée littéraire qui s’annonce fort belle, des fleurs…

Juillet…

Des soirées chaudes à refaire le monde, des lumières, et un magnifique voyage en Belgique…

Août…

Retrouver mon cher Cap-Ferret, manger des huîtres, retomber éternellement amoureuse de Paris…

Septembre…

Retrouver la pesanteur du quotidien laborieux, se promener sur les bords de Loire, avoir l’ego flatté…

Octobre…

L’automne. La nature qui se pare de mille couleurs. L’endormissement malgré les jolies choses. Paris, je t’aime.

Novembre…

La stupeur, la sidération, les larmes. Besoin de chaleur, de réconfort. Dire aux gens qu’on aime qu’on les aime. Plus que jamais besoin de littérature et de culture. Au milieu de tout ça les prix littéraire, comme une petite lumière…

Décembre…

Les lumières, la chaleur, la magie, Paris, le champagne, le réconfort, malgré la peste brune qui rampe…

Alors voilà 2015, tu as apporté de jolies choses, que j’ai essayé de mettre en avant autant que j’ai pu, mais quand même, toutes ces horreurs, c’est impardonnable… Adieu !