Faire de son mieux…

« Faire de son mieux » est le quatrième des accords toltèques, et finalement celui que je préfère car il nous invite avant tout à la bienveillance envers nous-même : agir, avec la conscience que nous ne sommes pas parfaits, que nous faisons surtout ce que nous pouvons et que certains jours, nous ne pouvons pas beaucoup. Certains jours, notre « mieux » sera très haut et nous abattrons des montagnes, et certains jours notre « mieux » sera simplement d’arriver à sortir de notre lit. Et c’est ok, c’est normal, ce n’est pas grave.

La période actuelle est intense émotionnellement en plus d’être inédite. Honnêtement : nous nous sentions invulnérables, à l’abri, nous nous disions que quelque chose comme ça ne pouvait pas arriver à notre époque, dans un pays développé, et nous apprenons que non, que nous sommes vulnérable. C’est tout un rapport au monde qui est chamboulé, bouleversé, des certitudes à revoir. Adapter notre manière de voir le monde.

Et il y a des jours où ça se passe bien, on est plutôt tranquille, on accepte cette réalité nouvelle et étrange : on télétravaille efficacement, on fait du ménage, des choses qu’on n’a pas le temps de faire d’habitude, on peint, on écrit, on lit, on projette l’après en se disant qu’il y a des choses dont on ne veut plus, on fait son pain (c’est le truc du moment, ça, faire son pain !). Et puis il y a des jours où sortir du lit est une épreuve, on a juste envie de dormir et d’oublier le monde, on passe la journée à errer sans arriver à se concentrer sur la moindre activité, on en fait un minimum, on est submergé par les émotions, la colère, la peur, la tristesse et on ne contrôle rien. Et ce n’est pas grave : demain est un autre jour.

Alors faisons de notre mieux. Ni plus, ni moins. Ne mettons pas la barre trop haut à nous-même, ça ne sert à rien sinon à gaspiller de l’énergie. Et aimons (oui, c’est mon mantra…)