Oh, Toulouse…

C’est presque incroyable, mais jusqu’à présent la seule chose que j’avais visitée à Toulouse, c’était l’Université du Mirail, à l’occasion d’un entretien pour un poste, il y a une dizaine d’années (poste que je n’ai pas eu, donc…). Et la gare, pour me rendre à un colloque à Nîmes. Il était tant de combler cette lacune, n’est-ce pas, et une après-midi de notre pérégrination dans le sud a donc été consacrée à un petit parcours dans la ville rose. J’ai particulièrement été charmée par les détails architecturaux extrêmement soignés, qui font presque de chaque immeuble une oeuvre d’art, dans laquelle on note des influences baroques et espagnoles; c’est un bonheur de les photographier :

Mais procédons par ordre. Notre parcours a commencé par la basilique Saint-Sernin* (XIe – XIIe siècle), bel exemple d’architecture romane méridionale, construite pour abriter les reliques de saint Saturnin, premier évêque de Toulouse, martyrisé en 250. Elle a fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 18402. Elle est également inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France depuis 1998 :

Evidemment, impossible de manquer la place du Capitole, pas si noire de monde que ça en ce samedi après-midi :

Ensuite, nous nous sommes dirigés vers les quais en faisant un crochet par l’église des Jacobins qui, avec son cloître et son couvent, constitue l’ensemble conventuel des Jacobins et est considéré comme un des joyaux de l’art gothique languedocien. L’église elle-même fut considérée comme la plus belle église dominicaine de l’Europe chrétienne. Les piles sont hautes de 22 mètres et sont considérées comme les plus hautes colonnades élevées de l’architecture gothique. Le « palmier » est un chef-d’œuvre unique au monde s’élevant à 28 mètres de hauteur, et il faut bien le dire, une curiosité :

Nous sommes ensuite arrivés sur les bords de la Garonne, lieu ma foi fort agréable et où il doit faire bon pique-niquer lorsqu’il fait beau !

Ensuite nous sommes remontés vers le centre, nous arrêtant un instant dans la cours de l’hôtel d’Assezat, qui abrite la fondation Bemberg, magnifique lieu :

Et puis, nous sommes revenus à notre point de départ non sans passer devant le musée des Augustins.

Une jolie promenade, donc, dans une ville que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir malgré le temps pas terrible. J’y reviendrai avec plaisir si l’occasion m’en est donnée, et pour un peu plus longtemps !

*Oui, il y a beaucoup d’églises dans ces deux jours, mais mon intérêt pour ce type de lieux reste purement esthétique !