Bruxelles #3 : Art Nouveau

La Belgique figure parmi les foyers les plus actifs de ce mouvement qu’est l’Art Nouveau et qui personnellement me fascine, avec notamment l’architecte Victor Horta, et en se promenant il n’est pas rare de tomber sur de magnifiques restes, qui mériteraient parfois un petit coup de rénovation et de mise en valeur, ou qui sont parfois classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Je n’ai pas pu tout voir malheureusement et je me suis concentrée sur quelques points facilement accessibles et repérés dans un de mes livres : l’hôtel Gresham, l’ancien grand magasin « Old England » qui abrite aujourd’hui le MIM, le square Ambiorix avec notamment la maison du peintre de Saint-Cyr, et le quartier saint-Gilles autour du musée Horta (mais malheureusement il pleuvait, je n’ai pas pu en profiter autant que j’aurais voulu). Mais en fait on pourrait organiser tout un voyage thématique sur l’Art Nouveau à Bruxelles

Bruxelles #2 : en promenade

Ce que j’ai adoré à Bruxelles, c’est me promener dans les rues, plus ou moins au hasard, et d’admirer les façades des immeubles. Par certains côtés et dans certains quartiers, j’ai trouvé que cela ressemblait assez à Prague, de par la multitude de détails architecturaux, sculptures, peintures, dorures. J’ai beaucoup aimé aussi rencontrer la bande-dessinée un peu partout. Alors, souvent, j’ai laissé errer mon objectif au gré des jolies choses rencontrées :

Il ne faut pas hésiter à monter la montagne du parc à l’or du soir qui tombe : c’est sublime (et on brûle les calories des frites) :

Bruxelles

Mais musarder au gré du vent ne suffit pas : il y a bien sûr des incontournables, à commencer par la Grand Place, sans doute l’une des plus belles du monde (en lien le petit film que j’ai fait). Il faut la voir de jour, mais aussi y passer à la tombée de la nuit, c’est tout simplement magique et féerique :

Non loin de là, l’incontournable Manneken Pis. Je l’ai vu deux fois : le jour de mon arrivée, il portait un petit costume car c’était la Fête Nationale, et la veille de mon départ, il était tout nu. N’hésitez pas non plus à aller voir son frère, le Jeanneke Pis (qui malheureusement est difficile à photographier car protégé par une grille), dans une petite impasse donnant sur la rue des bouchers :

Autre incontournable : les Galeries royales saint-Hubert, l’équivalent de nos passages parisiens : c’est une véritable merveille !

Le quartier royal, très en hauteur, est également un lieu à voir absolument, qui regorge de bâtiments somptueux, sur lesquels nous reviendrons lorsque nous aborderons les musées. A voir notamment : le mont des Arts, la place royale, et le Parc !

Evidemment, j’ai pu m’adonner à loisir à mes vices photographiques, et en priorité les horloges (avec une originalité : un cadran solaire) :

Et, dans une moindre mesure, les lanternes :

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, mais je pense avoir fait à peu près le tour de l’essentiel, même s’il manque des choses, mais en 6 jours, c’est compliqué, d’autant que la météo ne m’a pas aidée : il manque notamment l’atomium et Laeken mais le jour où j’avais prévu d’y aller, il pleuvait des cordes…

La semaine prochaine, nous nous concentrerons particulièrement sur l’Art Nouveau

Bruxelles #1 : Mix and Tips

Me voici donc revenue de Bruxelles, ville que j’ai vraiment beaucoup aimée. Avant de passer aux articles touristiques à proprement parler, je vous propose aujourd’hui un petit article fourre-tout sur les éléments qui m’ont surprise, charmée, déconcertée, avec également quelques adresses.

– Première chose, en arrivant à la gare, il faut vous munir d’une carte de transports qui sera valable sur le tram, le métro et le bus. J’ai choisi une mobi basic de 10 voyages (14€), ce qui suffit pour une semaine, étant donné que les distances sont très petites et que l’on peut faire l’essentiel à pied : elle est nécessaire cependant pour se rendre dans les quartiers un peu plus éloignés du centre. J’ai surtout pris le tram (que j’ai d’abord pris pour le métro car il est en grande partie sous-terrain) et je l’ai trouvé assez agréable et calme : il n’est pas bondé, et dans beaucoup de stations la rame s’ouvre des deux côtés, un pour sortir et l’autre pour entrer, ce qui évite les bousculades. A noter aussi que beaucoup de stations sont dotées de sas pour passer facilement avec valises et poussettes, d’escalators et d’ascenseurs.

– J’avais loué un petit appartement situé à 5 minutes de la Grand Place, et il était situé idéalement pour pouvoir tout faire.

– Depuis le début du mois, une grande partie du centre est réservée aux piétons, ce qui est bien agréable pour se promener (moins sans doute si l’on travaille), en tout cas de jour : ils ont installé des tables de pique-nique, des terrains de pétanque et des tables de ping pong, et c’est assez amusant et convivial. Par contre cela engendre pas mal de détritus, et il faut se méfier le soir.

– Comme je l’ai dit, les distances sont vraiment réduites, et ce que j’avais cru éloigné était finalement très proche : j’ai été surprise, et du coup je suis très souvent repassée par les mêmes endroits.

– Je suis arrivée le 21 juillet, jour de la fête nationale, c’était un hasard complet mais si vous avez l’occasion, n’hésitez pas : c’est très gai d’être à Bruxelles ce jour-là.

Maintenant, quelques adresses :

Où boire ?
– Une bière : à peu près partout, dès 8h du matin, et là, à part les prix peu de surprises, ce sont plus ou moins les mêmes. Du coup, je conseillerais la Grand Place parce que la vue est à couper le souffle, et que c’est bien à peu près la seule chose que l’on peut y faire (je déconseille d’y manger : ce n’est pas très bon, pour ce que j’ai testé). Ou bien à côté des halles saint-Géry. Ou encore le mythique Falstaff :

– Un café : là encore à peu près partout, mais par contre vous aurez du mal à trouver de l’expresso, il servent un café allongé avec des dosettes de lait (ou un pot), et en plus une mini tablette de chocolat et un gâteau sec (spéculoos ou petite gaufre). C’est très surprenant, mais on s’y fait !

café

Où manger ?
(de manière générale, pas dans la rue des bouchers, c’est très joli et typique mais cher et pas bon, m’a-t-on dit, et de fait l’endroit que j’ai testé… no comment !)
– Des moules-frites : je cherche encore. J’en ai pris deux fois (dont une à Bruges) et les deux fois, j’ai été déçue, il n’y avait que de l’eau, honnêtement je les fais mieux, d’autant que je n’apprécie pas spécialement cette manie de mettre tout un tas de verdure :

Moules frites– Une fricadelle-frites : alors l’adresse incontournable paraît-il, c’est la maison Antoine, place Jourdan, mais je ne suis pas allée dans ce quartier et honnêtement, ce n’est pas mon genre de me déplacer dans un endroit exprès pour manger. J’ai donc testé une autre adresse, rue Henri Maus (à côté de la Bourse) : Fritland. Il y avait pas mal de bruxellois, donc j’imagine que c’est une bonne adresse. La fricadelle était bonne (ceci dit je n’ai pas de point de comparaison, c’était la première fois que j’en goûtais, et j’ai trouvé cela assez déconcertant d’ailleurs) et la portion de frites très généreuse. Sinon, il y en a de toute façon à tous les coins de rue !

fricadelle frites– une pizza : oui, je sais, ce n’est pas du tout typique. Mais. Un soir j’ai eu envie d’une pizza et je suis allée dans un très joli endroit, décoré avec goût et au personnel adorable : le Cheese Cake Café, place Debrouckère. Et il se trouve que j’y ai mangé sinon la, en tout cas l’une des meilleures pizza de ma vie, entièrement faite maison avec des produits frais. Il n’y a pas de photo de la pizza :

Cheese Cake Café– Sur le pouce : le Jat café, 28 rue de Namur (près de la place Royale). Cela reste des sandwichs et des salades, mais très frais et très bon.

Jat café

– Une gaufre : là encore vous en trouverez partout, mais franchement, il faut impérativement aller chez Dandoy, rue au Beurre : j’ai pris une gaufre de Liège avec du chocolat, et j’ai bien failli avoir un orgasme gustatif. Moelleuse, fondante, exactement comme j’aime, et pour un prix somme toute raisonnable (par rapport à chez Frédélian au Cap-Ferret, où elles sont à tomber aussi mais plus chères)
Gaufre Dandoy

Où shopper ?
– Des produits locaux : dans n’importe quel supermarché, et notamment chez Delhaize, vous trouverez de la bière, de la pâte à tartiner Côte d’or et des biscuits Jules Destrooper à mourir. Par contre, pour les spéculoos, préférer Dandoy, et pour les chocolats, j’ai beaucoup hésité mais j’ai fini par choisir Neuhaus, je ne sais pas si j’ai bien fait !
– Des souvenirs : partout. Mais attention, c’est vraiment le royaume du kitsh, à côté Londres pourrait passer pour le royaume du bon goût. J’ai pour ma part privilégié les boutiques des musées (nous en reparlerons) même si je n’ai pas résisté à un mini Manneken Pis et quelques magnets.
– Des livres : dans les boutiques des musées, donc, et puis une très belle librairie : Tropismes, Galerie des Princes dans les Galeries royales saint-Hubert
Tropismes
– et puis, THE adresse pour les amoureux de la papeterie : le Typographe, rue Américaine (un peu plus bas que le musée Horta). C’est beau à se damner, ils ont plein de carnets et de jolies choses, j’ai craqué. Et en plus, ils ont une boutique à paris, mais je ne la connais pas encore !
Typographe

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! Nous reviendrons la semaine prochaine sur les promenades, et la semaine suivante sur les musées, avant de terminer avec Bruges.

Mais avant cela, voici ma Memory Box (enfin, une partie) :

Memory Box

(sinon, pour les videos, n’hésitez pas à vous abonner à ma chaîne youtube, je ne les mettrai pas ici, ou alors seulement la video finale de « résumé ». Vous verrez, c’est un peu moins expérimental que d’habitude)