11 ans…

Et oui, 11 ans de blog aujourd’hui. Comme le temps passe vite, finalement. Et je pourrais récrire la même chose que l’an dernier. Que si je suis aussi attachée à cet espace, c’est qu’il fait partie de moi, qu’il a évolué avec moi. Je ne suis plus la même personne qu’il y a 11 ans, et le blog non plus, et il va encore sans doute évoluer, tout comme moi, parce que c’est la vie. Tout se transforme.

11 ans ici (enfin pas tout à fait ici, mais de ce blog). Mais 15 ans de blogs. Le premier existe encore, quelque part. Il est spécial mais en même temps il est très « moi ». J’y parlais d’amour et de mode. Je pensais l’avoir supprimé, mais il y a quelque temps (je dis ça mais j’ai une notion du temps relative) je suis tombée dessus. C’est une sorte de capsule temporelle : j’ai perdu les mots de passe, et pour le créer j’ai utilisé une adresse mail à laquelle je n’ai plus accès. Il restera.

Certains blogs récemment ont disparu dans l’incendie d’OVH. Des blogs que j’aimais, et ça m’a rendue triste. Et j’ai trouvé que Charlotte Moreau notamment prenait ça avec une philosophie dont je serais incapable. Je pense que je serais anéantie. Alors j’ai fait une sauvegarde, en dur, sur mon ordinateur. On ne pense jamais à ces choses-là.

Mais mon blog, lui, tient debout. Même si les blogs ce n’est plus trop la mode. Ça reviendra.

Alors, onze ans aujourd’hui, et j’espère encore beaucoup à venir…

Lettre à 2021

Chère 2021,
j’ai beaucoup hésité avant de t’écrire. Vu le contexte, c’est un peu difficile de souhaiter une « bonne année » et pourtant, j’y crois. C’est mon côté optimiste. Et puis, en ne t’envoyant pas de lettre comme je l’ai fait pour tes petites camarades, j’aurais pris le risque de te vexer. Et j’ai plutôt envie de t’aimer, moi. Et de te faire confiance, surtout. Alors voilà : je vais commencer en te remerciant pour tout ce que tu vas m’apporter. Merci pour cette vie pleine d’amour et de joie. Merci pour le bonheur de me lever chaque matin pour faire quelque chose que j’aime, créatif et varié, et que ce soit mon vrai métier. Merci pour toutes ces belles opportunités, les projets concrétisés et ceux qui arrivent, les belles rencontres, les belles personnes qui m’entourent. Merci pour tout ce qui me permet de grandir et de me réaliser. Merci pour ceux que j’aime. Merci.
Je t’embrasse, on compte sur toi !

Et à vous tous, je souhaite une année pleine d’amour et de joie, de légèreté et d’enthousiasme, et de sécurité !

Joyeux Noël

Nous y sommes. Noël. Un Noël particulier, cette année les festivités seront un peu spéciales, en petit comité, pas forcément comme on aurait voulu, mais on peut tout de même en faire un Noël magique. Retrouver le vrai sens de cette fête : se retrouver avec ceux qui comptent vraiment (même si certains qui comptent vraiment ne seront pas là), discuter, s’aimer. Se nourrir d’amour.

Alors, sans arrière-pensée, sans « malgré tout », sans « le plus possible », sans point d’interrogation, je vous souhaite un joyeux Noël.

10 ans…

Et bien voilà : aujourd’hui, Cultur’elle a 10 ans. Un chiffre rond, symbolique. Et c’est comme pour mon anniversaire à moi : cette bougie se souffle dans des conditions particulières. Mais enfin, c’est la vie…

Lorsque je regarde en arrière, j’ai envie de dire qu’à la fois je ne l’ai pas vue passer, cette décennie, et en même temps je l’ai bien sentie passer. Au solstice d’hiver d’ailleurs j’y réfléchissais, à ce petit morceau d’éternité qu’ont été ces 10 ans : clairement je ne suis plus la même personne, surtout depuis deux ans presque et demi, et la création du blog le 26 avril 2010 a sans doute été l’un des événements fondateurs. Et je crois aussi pouvoir dire qu’il s’est transformé et a évolué avec moi. Et ça, j’aime beaucoup !

Bref, ça fait très bizarre, 10 ans, c’est long et court à la fois, donc, et… et bien cela veut dire que l’écriture du blog m’a accompagnée presque un quart de ma vie, et en écrivant ça j’ai l’impression de prendre un coup de vieux monumental ! Mais je trouve ça dingue, un quart de ma vie ! Pas vous ?

Alors voilà. 10 ans, et j’espère beaucoup d’autres à venir !

Lettre à 2020

Cher 2020,
je viens de vérifier : tu rimes avec plein de chouettes trucs. Vin, d’abord, et ça, on va dire que c’est festif (le Champagne étant du vin, je compte sur toi pour avoir beaucoup de bouteilles à ouvrir parce que beaucoup de choses à fêter). Divin et séraphin ensuite, et c’est bien ce que je veux : une année divine sur tous les plans, et que mon ange gardien passe à la vitesse supérieure. Plein de verbes au passé simple et au présent : vint/vient, devint/devient, parvint/parvient, advint/advient et tout un tas d’autres composés, des verbes que je voudrais enfin pouvoir utiliser dans mon bilan de l’année prochaine, si tu veux bien. Chemin que je souhaite suivre, et demain, porteur d’espoir et de renouveau. Féminin, et comme c’est mon sujet d’écriture, j’y vois un beau signe, d’autant que tu rimes aussi, et surtout avec écrivain.
Avec autant d’atouts lexicaux dans ta manche, je ne doute donc pas, cher 2020, que tu seras une année de nouveau départ, d’envol, de renouveau, de début d’un nouveau cycle constructif, et que tu vas me permettre de quitter définitivement ce qui me disconvient pour me consacrer à ce qui me convient vraiment. Je compte sur toi !
Bisous
Ton Irrégulière préférée

A tous, je vous souhaite une très très belle année 2020

Christmas is all around you…

Je vous souhaite à tous un très très joyeux Noël, Sol Invictus, Yule, quelle que soit la manière dont vous l’appelez : l’essentiel est que vous soyez avec ceux que vous aimez !

Laisser les cendres s’envoler ?

Je ne suis jamais montée en haut des tours de Notre-Dame. Je suis souvent passée devant, bien sûr, je l’ai souvent prise en photo, sous tous les angles, mais pas plus : parce que je n’ai jamais pris le temps de faire la queue parmi les touristes. Bien sûr, je me disais « il faudra que je le fasse, un jour », et puis, « oh, elle sera bien toujours là la prochaine fois ».

Parce qu’on ne pouvait pas imaginer qu’elle puisse un jour ne plus être là. Elle semblait immortelle, inaltérable, du haut de ses tours des siècles d’histoire nous contemplaient et on se disait naïvement qu’elle était là depuis toujours, et qu’elle serait toujours là.

Et pourtant. 200 ans pour la construire, 2 heures pour la détruire. Terrible rappel du destin éphémère des choses. Rien n’est inaltérable. Rien n’est éternel de ce que construit l’homme.

Je ne peux pas m’empêcher d’y voir un symbole. La fin de quelque chose, bien sûr. Evidemment. La flèche pointant vers le Ciel et s’effondrant sous nos yeux effarés. Mais peut-être aussi, avec espoir, le début d’autre chose. Détruire pour reconstruire. Comme un sacrifice. Comme un phénix.  Comme l’arcane sans nom du tarot : mourir à ce qui était, pour renaître à quelque chose de nouveau. Et cela ne se fait jamais sans douleur. Nous avons perdu quelque chose à quoi nous tenions, chrétiens ou non. A nous de choisir, maintenant, de ce que nous voulons voir advenir.

Garder le souvenir, bien sûr. Mais laisser les cendres s’envoler. Et reconstruire.