Favoris de décembre

Un mois pas forcément très riche en découvertes et en nouveautés, mais je vous les livre tout de même.

1. Ma vraie découverte importante, c’est le halloumi. Vous allez peut-être vous moquer de moi, mais il se trouve que je n’avais jamais (ou alors sans m’en rendre compte) goûté ce fromage chypriote. Je ne sais pas si on en trouve partout mais l’autre jour il y en avait à Grand Frais, je me suis dit « tiens je ne connais pas je vais goûter » (il n’y a bien que pour le fromage que je suis aventureuse comme ça). J’ai goûté. Ce truc va devenir un de mes essentiels, c’est certain !

2. Un pull tout doux : c’est l’une des seules choses agréables de la saison avec les plaids (et le feu de cheminée mais je n’en ai pas, et le chocolat chaud) : les pulls doux. C’est une nouvelle fois un pull Sézane qui me réjouit : il y a quelques années j’avais failli acheter le pull Balthazar, rouge avec des rayures dorées, qui n’est pas un pull de Noël (moi vous savez je suis Ascendant Lion, alors le doré et les paillettes, c’est tout le temps). J’avais renoncé, jusqu’à le trouver l’autre jour sur Vinted (il y en a encore plein). Et j’en suis amoureuse. Tout comme je suis amoureuse de mon nouveau bonnet, toujours chez Sézane, qui reste une de mes marques préférées, et qui est à la fois doux et chaud, avec quelque chose d’un peu original car il est en forme de turban !

3. Un bouquet de fleurs artificielles : normalement je n’aime pas trop ça, sauf lorsqu’elles sont spectaculaires et ne cherchent pas l’illusion du vrai, mais au contraire pointent leur artificialité théâtrale. Ce qui est le cas de ces hortensias flamboyants trouvés chez Atmosphera, pour lesquels j’avais un pot parfait, et qui sont très beau dans mon entrée (il faut soigner son entrée). Il m’en faudra néanmoins un quatrième.

4. Bien sûr je me suis fait un marathon de petits films de Noël, je ne vais pas tous les citer mais je vous conseille particulièrement The Noël Diary et Christmas with you, que j’ai vraiment trouvé originaux et réconfortants (Netflix). Sur la même plateforme mais pas de Noël, je vous conseille aussi La Petite Nemo et le monde des rêves, qui est très très touchant et avec Jason Momoa, ce qui rajoute du piquant.

5. Et enfin, toujours sur Netflix, j’ai regardé Harry & Meghan, qui m’a beaucoup touchée même si je reste perplexe sur la manière de faire… En fait ce que je trouve intéressant parce que parfaitement en phase avec mes recherches et réflexions actuelles, c’est la manière dont chacun a visiblement trouvé en l’autre exactement la personne dont il avait besoin pour avancer.

Joyeux Noël

Je vous souhaite à tous un très très joyeux Noël, plein de joies et de partage avec ceux qui vous sont chers !

Instantané : Happy Yule

Mercredi soir avait lieu le solstice d’hiver, l’ancienne fête de Yule. Cest une célébration très importante pour moi. Étymologiquement liée à la joie, elle marque la victoire d’éros et de la pulsion de vie sur Thanatos et les ténèbres.

Depuis de nombreuses années c’est pour moi l’occasion d’un petit rituel personnel, comme je pense il est important d’en avoir : des fleurs, du champagne et des bonnes choses à manger pour célébrer l’abondance et l’inviter davantage dans sa vie ! C’est aussi le moment où je relis les petits papiers de mon happyness jar pour la gratitude même si cette année il en manque un !

Une soirée à moi, avant l’étourdissement des fêtes de fin d’année, pour me retrouver, et entrer dans un temps de repos avant l’année prochaine ! C’est tellement important pour moi (d’autant que c’est aussi lié au souvenir le plus précieux de ma vie pour l’instant, celui que j’emporterai dans l’après-vie pour le revivre sans fin dans l’éternité) que dans Salomé une des nouvelles s’intitule « Happy Yule » !

Et ce n’est pas un hasard si cette date a été choisie pour la journée mondiale de l’orgasme pour la paix dans le monde !

C’est un peu un réveillon de Noël avant l’heure…

Ce qui se passe en nous et libérations émotionnelles

Il se passe tellement de choses en nous, chaque jour. Tellement d’émotions qui nous traversent, pas toujours provoquées par les événements extérieurs. En tout cas, pas consciemment.

En fait, il existe une multitude de déclencheurs émotionnels dont nous n’avons strictement pas conscience. Une phrase, un geste, une attitude peuvent nous secouer, nous faire éclater en sanglots, nous faire exploser de colère sans qu’on puisse expliquer pourquoi.

En particulier lorsqu’on est hypersensible, mais pas seulement.

D’où cette fameuse phrase qui n’arrange rien, au contraire : « je ne vois pas du tout pourquoi tu te mets dans un tel état pour ça ». Phrase qui me donne envie de mordre, même quelqu’un qui m’est plus précieux que l’air que je respire.

Si je me mets dans un tel état pour ça, c’est qu’il y a une raison. Profonde. Qu’on est venu toucher ce qu’on appelle un trigger. Un déclencheur. Comme si on avait appuyé sur un bouton. Les trigger, c’est ça : ce qui va déclencher chez nous des réactions émotionnelles parfois violentes, d’où cette « mode » de mettre des trigger warning dès qu’il est question de sujets sensibles. Viol, inceste, meurtre, etc.

Sauf que c’est la partie émergée de l’iceberg. Tout peut être un trigger, même les sujets les plus innocents. Parce que la plupart de ces déclencheurs sont de toute façon inconscients. Et l’un des objets du travail de l’ombre, c’est d’arriver à les identifier. Voir qu’on réagit de manière « disproportionnée » dans certaines situations, et chercher pourquoi. Voir aussi que notre inconscient ne veut pas du tout aller dans la même direction que notre moi conscient, ce qui est un problème. Pour avancer. C’est ce qu’on appelle parfois les croyances limitantes. Par exemple, une des miennes qui m’a pris un mal fou à déraciner : « on ne peut pas gagner de l’argent en faisant quelque chose qui nous plaît ».

D’accord, mais qu’est-ce qu’on fait une fois qu’on a mis le doigt sur quelque chose ? Parce que comme a dit je-ne-sais-plus-qui, constater qu’on a une roue dégonflée, c’est bien, mais le vélo ne va pas mieux avancer : il faut la regonfler.

J’ai essayé une multitude de techniques au cours des dernières années, qui toutes se sont montrées efficaces à leur manière : la psychogénéalogie et la Communication Profonde Assistée, la kinésiologie (il y a plus de 10 ans) et les constellations symboliques, l’hypnose. Et dernièrement, l’EFT : Emotional Freedom Technique, qui a ma préférence parce que j’ai appris à m’en servir toute seule, et que je trouve que c’est presque de la magie, même au niveau énergétique.

Après avoir tâtonné et découvert cette technique avec un épisode du podcast « Change ma vie » puis avec ma thérapeute, je la pratique aujourd’hui telle que je l’ai apprise dans un programme de Margot Robert-Winterhalter. Le principe reste le même : il s’agit de taper avec deux doigts sur certains méridiens d’acupuncture et de faire un cycle, d’abord pour libérer une émotion ou une croyance limitante, ensuite pour ancrer la croyance positive inverse.

Ce qui est bien, c’est que c’est simple, il suffit de comprendre le fonctionnement et ensuite on peut créer ses propres séquences dès qu’on met le doigt sur un truc (et : on met toujours le doigt sur un nouveau truc, parfois pas bien grave et parfois un peu plus ennuyeux). Personnellement, le Tarot m’aide beaucoup dans cette phase.

Et je trouve que c’est particulièrement efficace.

Vous connaissez ? Vous avez essayé ?

Instantané : l’odeur de la lavande

Dans l’Invitation à un voyage sensoriel, nous travaillons sur les sens et la manière dont ils sont le support d’émotions et de souvenirs profonds. En particulier l’odorat, et dans une des activités, je vous propose de voyager sur une odeur et de voir ce qu’elle fait remonter.

De mon côté, il y a une odeur que je ne supportais pas : celle de la lavande. Pourtant, la lavande, en aromathérapie, est utilisée pour calmer le stress. Sur moi, l’effet était plutôt inverse : des hauts le cœur et un dégoût profond. Pourquoi, je ne sais pas, mais j’imagine que j’ai un souvenir désagréable fixé avec cette odeur.

Autant vous dire que l’autre jour, lorsque j’ai ouvert mon calendrier de l’avent et découvert une magnifique bougie en forme de cœur qui s’est avérée être à la lavande, j’ai eu un mouvement de recul. Violent. Du genre, dans les films, lorsqu’on montre un crucifix à un vampire. Et puis… j’ai senti un peu mieux. Et j’ai trouvé que oui, ça sentait bon.

Cela ne sera jamais mon odeur préférée et je ne vais pas me mettre à vaporiser de la lavande partout, mais enfin, on note un vrai progrès, qui je pense est bon signe : cela signifie que ce souvenir (et plus spécifiquement je soupçonne que j’associe inconsciemment l’odeur de la lavande à une certaine personne qui a un don pour abaisser mon taux vibratoire) est apaisé. Ce qui tombe extrêmement bien, car la veille, j’avais fait une série de libérations émotionnelles et énergétiques en utilisant l‘EFT, Emotional Freedom Technique (tiens, il faudra que j’en parle plus en détails un jour).

Et cette bougie à la lavande, que je n’ai pas encore fait brûler, et une synchronicité de plus pour me montrer que même si je ne le vois pas toujours, j’avance.

Et vous, il y a des odeurs comme ça, qui sont supposées être de bonnes odeurs et que vous ne supportez pas ?

Ce que bloguer m’a apporté

Il paraît que les blogs reviennent en force.

Il y a deux raisons à cela, me semble-t-il.

La première vient des auteurs eux-mêmes, qui se rendent compte qu’il n’est pas bon de mettre tous ses œufs dans le même panier, a fortiori si c’est le panier d’autrui. Les réseaux sociaux, comme Instagram (ou YouTube, mais je n’ai jamais réussi à investir YouTube, ou TikTok, ou que sais-je) c’est formidable : pour moi, c’est un merveilleux terrain de jeu et d’exploration. Mais. Le premier problème, ce sont les algorithmes, qui font que même les abonnés ne voient pas toujours les publications. Certains jours oui, certains jours non, et les raisons à cela sont tout de même un peu ésotériques. Le deuxième problème, c’est qu’on n’est pas maître des événements, et le jour où la plateforme décide de supprimer le compte, ou disparaît, là encore pour des raisons ésotériques, on perd tout. C’est aussi la raison pour laquelle je suis autrice indépendante : être le capitaine de mon bateau.

J’ai vu l’autre jour un vent de panique souffler sur Twitter, dont on envisageait la disparition pure et simple : beaucoup de créateurs, qui s’étaient investis uniquement sur ce réseau, craignaient de tout perdre. C’est la même chose à chaque fois qu’Instagram fait des modifications hasardeuses.

Alors, l’idée revient d’un lieu où l’on est chez soi, qui ne dépend pas de l’humeur variable d’un milliardaire.

L’autre raison vient des abonnés. D’abord parce qu’eux aussi en ont un peu assez de ne pas voir les publications des gens que pourtant ils ont décidé de suivre, parce que l’algorithme a décidé pour eux que ça ne les intéressait pas. Et je crois aussi qu’il y a une envie réelle et profonde revenir sur du temps long, celui de la lecture et de l’écrit. Des contenus qui restent disponibles, et auxquels on consacre un moment lorsqu’on en a le temps, que l’on est disponible. L’assurance de ne rien manquer. S’investir, au lieu de scroller.

Les newsletters, et donc, les blogs. Je m’investis beaucoup sur les réseaux sociaux, mais au cours de toutes ces années où les blogs n’étaient plus très lus, et où ils étaient abandonnés par les lecteurs et les blogueurs dans un cercle vicieux, le mien a toujours été au centre de ma nébuleuse de création de contenu.

D’abord parce que j’adore ça : je ne vois pas bien où d’autre je pourrais écrire et publier au quotidien, et que c’est vraiment une joie de créer ce contenu là. Régulièrement. Ne rien lâcher, même lorsque les statistiques se sont quelque peu émoussées. Heureusement, beaucoup sont restés fidèles, et ont continué à venir tous les jours, à commenter, ou alors à venir faire un tour régulier, souvent le week-end, voir ce qu’il y avait de nouveau. Cette communauté fidèle a toujours été là et m’a bien sûr aidée à rester concentrée et motivée. Et à tester de nouvelles choses, à inventer.

Ces dernières années, je me suis transformée, et le blog a suivi ces transformations. Il y a eu moins d’articles strictement culturels, plus d’articles lifestyle et introspection, mais c’est ça aussi, la vie. Rien n’est figé. La seule chose qui ne change pas, c’est que tout change.

Et j’ai appris ça : la persévérance et la constance, même si les résultats sont parfois décevants. Ou plutôt, mettent du temps à arriver. Le fait est que ce qui m’a aidée, c’est que j’étais intimement persuadée que j’avais raison de continuer, et de ne pas changer mes œufs de panier. C’est mon panier. Et cette persévérance, je peux vous dire qu’elle me sert bien, en ce moment, à continuer à avancer, à croire en mon projet — en mes projets : le voyage poétique et l’écriture, même si les premiers résultats ne sont pas exceptionnels.

Voir loin, et construire sur la durée. Ne rien lâcher, parce qu’on sait.

Et les résultats sont là : les statistiques remontent vraiment. Alors je ne suis pas Pythie et peut-être que je prends pour un mouvement de fond quelque chose qui est ponctuel et personnel. Mais je ne crois pas.

Donc, merci : à ceux qui ont continué à me lire fidèlement pendant toutes ces années, ceux qui étaient partis et reviennent, et ceux qui arrivent et s’abonnent. On continue, bien sûr !

Tarot et quête de soi

Cela fera deux ans en mars que j’apprends le Tarot. C’est l’apprentissage de toute une vie, tout comme l’apprentissage de soi, mais j’avais envie de faire un petit bilan de tout ce que cet outil m’avait apporté dans mon cheminement, et surtout la manière dont, après de multiples tâtonnements, j’ai mis au point ma manière propre de m’en servir.

Première chose : le Tarot n’est pas, pour moi, un outil de divination, ou plutôt, ce n’est pas comme cela que je m’en sers. Je ne lui demande pas si bidule va m’appeler, ou si je vais avoir une réponse positive à l’entretien d’embauche que j’ai passé. Bien sûr, il lui arrive, dans certains tirages, de me donner l’issue probable d’une situation, mais je m’en sers essentiellement comme un outil de développement personnel : introspection, travail de l’ombre, et conseils, évaluation de la situation présente.

Le corollaire, c’est que je n’ai pas de rituel mystique autour de ma pratique du Tarot : je n’allume pas de bougie, je n’ai pas de tapis de tirage, je ne fais pas de méditation. Je prends mes cartes, je leur dis ce que je veux, je mélange et je tire. Je ne dis pas que ce n’est pas bien d’avoir des rituels : simplement pour moi c’est réellement un outil du quotidien, presque un ami, et ritualiser ne me convient pas.

Je n’ai qu’un seul Tarot. Ou plutôt : j’en ai trois. Le premier, le Feminine Divine, dont finalement je ne suis jamais servi parce qu’il est trop complexe pour débuter, mais que je garde pour des raisons esthétiques (et peut-être pour travailler avec un jour). Le Golden Tarot, avec lequel j’ai appris. Et le Tarot de l’Illumination, qui est « mon » tarot : je n’accumule pas les jeux, je me sers toujours du même depuis de longs mois, ce qui m’a permis de tisser un lien intime avec lui et c’est avec ce jeu que j’ai beaucoup progressé, justement parce que je ne travaille qu’avec lui, chaque arcane ayant acquis une épaisseur et une profondeur, parfois un sens spécifique pour moi qu’il n’a pas nécessairement à la base. Ma vision est que chaque jeu nous aide dans une période de notre vie, et que nous sentons lorsque le travail est terminé et qu’il est temps de passer au suivant. J’ai travaillé 9 mois avec l’Art Nouveau (symbolique), cela fait 8 mois que j’utilise le Tarot de l’Illumination, je ne sais pas quand j’aurai l’impulsion de passer au suivant.

Pour interpréter les cartes, je me sers, bien sûr, d’abord de mon intuition, basée sur ma connaissance des cartes (l’intuition seule ne suffit pas : il faut apprendre). Je ne pratique pas les cartes inversées (dans mon protocole de tirage du reste, elles ne sont jamais à l’envers), je sens si la carte est dans son ombre ou dans sa lumière (et souvent c’est les deux, comme dans la vie : ça c’est bien, mais attention à ça), et cela dépend aussi de sa place. Pour approfondir, je me sers du Tarot for Writers dans lequel j’ai ajouté des notes venant de plusieurs programmes de formations : celui de Soul Shadow, et ceux de Margot Robert-Winterhalter et de Taronaute.

Les tirages, donc :
– Chaque matin, je fais un tirage des énergies du jour uniquement avec les majeurs. Cela me permet de prendre la température de la journée (pas de ce qui va se passer, même si ça arrive, mais plutôt de quelles sont mes énergies) et de poser mes intentions.
– Les tirages réguliers. Il y en a trois sortes : le tirage du mois et la carte du mois qui me permettent de voir où j’en suis et de fixer mes objectifs. Les tirages lunaires, nouvelle et pleine lune, qui sont plutôt des tirages de guidance énergétiques. Et les tirages de sabbat : équinoxes, solstices et fêtes intermédiaires, qui sont des plus gros tirages d’orientation.
– Ponctuellement, je fais des tirages pour lever un blocage ou éclaircir une situation (ou tout simplement je suis tombée sur un spread et il m’a semblé intéressant), et de plus en plus (c’est une grande étape) je crée mes propres tirages.

Le fait est : le Tarot m’aide à avancer et à sortir de certains schémas. L’autre jour, c’est lui qui m’a avertie que j’étais dans une vision tunnel, que j’étais en train de m’épuiser et de me vider dans mes projets de reconversion professionnelle (qui sont nécessaires) sans voir qu’autour, dans le domaine émotionnel, il se passait aussi des choses et que c’était peut-être intéressant d’y jeter un œil… Et il avait raison !

Si vous ne connaissez rien au Tarot, l’Invitation à un Voyage Tarologique est à nouveau disponible dans une version repimpée et enrichie, et j’ai un plus vaste projet sur la question, mais à moyen/long terme !