Instantané : l’odeur du chèvrefeuille

C’est tout moi : une photo pour parler d’une odeur. Cela dit, s’il est une chose que je regrette, c’est qu’on ne puisse pas capturer les odeurs comme on le fait avec les images ou les sons. Imaginez : on se promène, comme je l’ai fait dimanche, et on est enivré par le parfum des fleurs, en l’occurrence le chèvrefeuille. Pour tout dire, c’était le but de ma promenade : aller enfouir mon nez dans les haies de chèvrefeuille. On est enivré, on en profite sur l’instant, mais si on pouvait la garder, cette odeur de printemps, pour s’en gorger pendant l’hiver, est-ce que ça ne serait pas merveilleux ? Et conserver l’odeur des gens qu’on aime ?

Lorsque je respire le chèvrefeuille, je pense toujours à Tristan et Yseult, et au lai du chèvrefeuille de Marie de France. Et à ces magnifiques vers :

Ils étaient tous deux
comme le chèvrefeuille
qui s’enroule autour du noisetier:
quand il s’y est enlacé
et qu’il entoure la tige, ils peuvent ainsi continuer à vivre longtemps. Mais si l’on veut ensuite les séparer,
le noisetier a tôt fait de mourir,
tout comme le chèvrefeuille.
<<Belle amie, ainsi en va-t-il de nous:
ni vous sans moi, ni moi sans vous!>>

Autrice indépendante : le jour J (et un concours)

Et nous y voilà : c’est le grand jour. Une page qui se tourne et un nouveau chapitre qui s’ouvre.

Une page qui se tourne : ce livre je l’ai porté pendant dix ans, écrit et réécrit des milliers de fois jusqu’à trouver la solution qui lui convenait, jusqu’à trouver sa place, et je crois vraiment avoir fait le bon choix. Les dernières semaines ont été un tourbillon. Et désormais il ne m’appartient plus, en tout cas il n’appartient plus seulement à moi, et c’est un mélange d’excitation et d’appréhension.

Un nouveau chapitre : ces dernières semaines j’ai vraiment senti que quelque chose de nouveau était en train de se mettre en place. Aujourd’hui, c’est le premier jour du reste de ma vie !

Vous pouvez donc désormais vous procurer le livre, au choix en version papier ou en version numérique : ici ! (A l’heure où j’écris il apparaît comme en rupture de stock mais ça devrait être rapidement corrigé).

La deuxième bande annonce :

Et comme promis, je vous propose un concours : le gagnant recevra un exemplaire dédicacé ainsi que des goodies ! Pour participer rien de plus simple : il suffit de me dire en commentaire que vous souhaitez participer, et ce avant le 1er juillet ! Je contacterai directement le gagnant ! Vous pouvez obtenir plus de chances en partageant le lien de l’article, soit sur Facebook soit sur Twitter et me tagguer pour que je puisse le voir (ou bien directement repartager ma propre publication sur ces réseaux) ! Il y a aussi un concours sur Instagram !

Autrice Indépendante : changements et questionnements

Profitant d’une accalmie sur le front de la publication en elle-même — tout est prêt pour vendredi : je vais mettre le broché en ligne dans la journée pour garantir qu’il soit disponible vendredi, et j’ai reçu mes goodies — et ne voulant pas que l’excitation retombe, je me suis lancée dans un autre élément de communication : mon site d’auteur, puisqu’il paraît qu’il en faut absolument un. J’ai donc passé ma journée de vendredi, comme vous avez pu le constater, à refonder entièrement le site pour en faire ma « vitrine » : j’ai changé le nom (mais pas l’adresse parce que je ne veux pas perdre mon référencement ni des lecteurs dans l’opération), fait une page d’accueil statique, restructuré le menu de manière à ce qu’on s’y retrouve : le blog n’est donc plus en une, même s’il reste l’élément central, et j’ai simplifié les catégories parce qu’avec ma manie de tout sous-catégoriser, on ne s’y retrouvait plus, et je n’ai donc laissé que les grandes catégories. J’ai créé une page pour les livres, et une autre pour l’infolettre.

Ce qui m’a menée à de grands questionnements autour du Voyage Poétique : un projet auquel je tiens, mais qui en l’état ne fonctionne pas très bien. Pour plusieurs raisons sans doute, mais la première, je pense, est que j’ai fait une erreur en lui créant un site à part : erreur stratégique et commerciale, mais surtout erreur énergétique (ceci expliquant cela) : en fait, cela me donnait le sentiment de m’éparpiller, et que c’était « à part », alors que non, ça fait partie de l’ensemble. Les livrets font intégralement partie de mon activité d’artiste autrice indépendante. Ce qui m’a amenée à la conclusion que je devais non seulement redéfinir mon offre (comment exactement, je ne sais pas, ce sera l’un des points de mes introspections estivales) mais aussi tout rapatrier ici, dans un espace dédié mais appartenant à mon site d’autrice.

Alors je ne vais pas faire ça demain, mais c’est en cours de réflexion. Conséquence : le site du Voyage Poétique est voué à disparaître, ainsi que la page Facebook, aux alentours de la rentrée. Conséquence bis : il n’y aura pas de nouveaux livrets durant l’été, ni d’infolettre, mais tous les livrets sont en promo, l’occasion parfaite pour les découvrir !

Mon été va être chargé, mais exaltant : outre cette réflexion sur le Voyage Poétique (et probablement aussi une refonte de la maquette de l’oracle), je vais travailler sur une version collector du roman en relié à sortir à la rentrée (c’est en version test sur KDP) (il a donc fallu que je demande de nouveaux ISBN et la bonne surprise, c’est qu’une fois qu’on a son segment de marque, c’est gratuit), travailler sur la sortie de Salomé à l’automne, tout ça entre deux envois parce que beaucoup de gens veulent le livre papier mais pas commander sur Amazon !

Et évidemment, écrire, parce que c’est quand même ça, l’essentiel !

Invitation à un voyage géographique

Au mois de juin, comme c’est bientôt l’été, je vous invite à un voyage géographique, c’est-à-dire que nous n’allons pas seulement voyager à l’intérieur de nous, vers nous, mais nous allons organiser une petite escapade en solo de quelques jours, afin de nous retrouver nous-même, loin du quotidien qui souvent nous éteint.

C’est une activité que jusqu’à la pandémie je menais avec entrain tous les mois de juillet, et occasionnellement à d’autres moments, vous pouvez retrouver ça dans la section « Elle voyage« . Cela va faire trois ans que je ne suis pas partie, et il n’est pas certain que je le fasse encore cette année. Ce qui est sûr, c’est que je ne partirai pas à l’étranger (je rêve d’Italie mais ils sont encore beaucoup trop stricts sur le masque), et en France je manque un peu d’inspiration pour le moment, on verra si quelque chose se dégage d’ici la fin du mois.

Mais c’est vraiment quelque chose qu’en temps normal j’aime énormément, qui me permet de me repositionner, de me réaligner, de retrouver l’inspiration, et de me faire plaisir. Et dans ce livret, je vous propose, grâce à mes expériences, de vous accompagner dans l’organisation de votre propre escapade en compagnie de vous-même !

Comme il est un peu plus court que les autres et que l’été arrive, l’occasion idéale de prendre du temps pour vous, je vous le propose à prix mini, et les précédents voyages sont aussi en promotion afin de vous permettre de choisir plusieurs expériences, avant je pense une refonte de mes offres à la rentrée (je ne sais pas encore comment). Il n’y aura donc pas de nouvelle destination en juillet et en août !

Bon(s) voyage(s) !

Instantané : tourisme local

Mardi, profitant d’un truc à faire dans le coin (où je ne vais strictement jamais), je suis allée admirer le château de Sully-sur-Loire, qui est ma foi fort joli. Et je dis ça alors qu’en réalité, je me suis rendu compte que je n’ai que peu de goût pour les châteaux : je ne suis jamais allée à Versailles (alors qu’en même pas 1h j’y suis), je n’ai vu aucun château de la Loire (à part donc celui-là) et je vois bien que je quitterai Orléans sans l’avoir fait. Longtemps j’ai pensé que c’était juste par flemme : comme ce n’est pas loin, je me dis toujours que j’ai bien le temps. Mais en fait, en creusant, je me rends compte que même lorsque je suis en train de faire du tourisme loin de chez moi, je ne visite pas les châteaux : je les regarde de l’extérieur, architecturalement ça m’intéresse, j’aime bien me promener dans les parcs et jardins, mais l’intérieur, non. Bon, ce n’est pas très grave : l’essentiel c’est que j’ai fait une jolie promenade, je me suis disputée avec mon GPS comme s’il avait été un vrai mec parce que ses informations c’était n’importe quoi, et que la photo est assez réussie !

La grande magie : écrire à nouveau

Cette semaine, il s’est produit un miracle : j’ai écrit à nouveau. Pas écrit comme je le fais d’habitude : pas des articles pour ce blog, pas mon journal, pas mon texte bizarre que je ne sais pas comment qualifier. Enfin si, aussi : mais tout ça, je n’avais jamais cessé de l’écrire, parce qu’écrire est aussi vital pour moi que respirer. Non, je veux dire : écrire vraiment.

Je le disais l’autre jour mais je ne sais plus dans quel article : prendre la décision de publier moi-même mes livres a provoqué un appel d’air. Depuis des mois, je n’arrivais plus à écrire de textes dont la vocation était véritablement d’être lus, parce que j’étais découragée. Et avec la publication prochaine de L’Aimante, j’ai retrouvé ce désir, j’ai ressorti les textes laissés en plan, je les ais relus, j’ai noté plein d’idées. Mais je ne m’étais pas encore assise devant mon ordinateur plusieurs heures d’affilées pour donner naissance à une histoire. Il fallait que je me remette en selle.

Et ça s’est produit. Fait intéressant, le matin j’avais tiré la carte de la Mort. Qui vient pointer du doigt un phénomène de transformation. Ce jour-là, j’avais plutôt prévu d’écrire le livret du mois de juillet, qui avec tout ça a pris du retard. Mais voilà : il y avait depuis longtemps cette envie d’écrire l’histoire d’Hadès et de Perséphone. Un petit texte érotique. Et lundi, elle s’est imposée. Les textes font ça, parfois, ils patientent, ils patientent, et puis un jour, ils vous obligent à les écrire. Alors même que ce n’est pas leur tour (ils sont un peu impolis, parfois). Et lundi, je n’ai pas pu faire autrement que de mettre en suspens ce que j’avais prévu pour écrire cette histoire.

Vous voyez le lien ? Hadès. A-death. Et il y a beaucoup de choses dans ce texte qui font sens.

Mais l’essentiel c’est qu’en l’écrivant, j’ai retrouvé cette joie intense. Ce désir. D’autant plus exaltant que je n’étais pas sûre d’écrire à nouveau de l’érotisme un jour. Visiblement, si, parce que j’adore ça, parce que l’érotisme est la matrice de mon rapport au monde et que c’est cela que je dois écrire. Même si ma manière de le traiter n’est pas de faire de l’érotisme pur.

Et là est le point : en choisissant l’édition indépendante, je me suis libérée du carcan du genre. Du genre littéraire hein. Et j’ai libéré ma créativité, qui retrouve sa fluidité. Je laisse s’écrire ce qui veut s’écrire. Là, c’était la deuxième de mes petites histoires érotiques de la mythologie, je vois très bien pourquoi elle s’est imposée à moi. C’était court, récréatif, ça m’a permis de me remettre en selle. Cet été, je me remettrai au chantier du deuxième roman, j’espère (mes personnages en ont vraiment envie).

En fait, je respire à nouveau. Je me sens vivante !

Autrice indépendante : prêt pour le lancement

Et voilà : à un peu plus d’une semaine du lancement, tout est prêt pour le décollage ! Je suis excitée comme une puce !

Ce que j’ai fait depuis la dernière fois :
1. Finaliser la couverture avec le code-barre et les informations légales ; là encore, KDP peut en fournir un mais je préfère le faire moi-même : depuis le début, j’ai décidé de ne me servir de KDP qu’au minimum, à savoir pour l’impression et la distribution, mais pour tout ce qui est de l’ordre de la marque éditoriale je tiens à garder la maîtrise du processus. J’ai donc créé l’ebook moi-même (avec Calibre), créé la couverture de A à Z, mis en forme le fichier, commandé mes propres ISBN (ce qui me permet donc d’avoir ma propre marque éditoriale) et généré mon code-barre.
2. Faire ma page auteure sur le site : c’est simple, rapide, et je trouve que c’est mieux pour donner envie.
3. Corriger les derniers petits détails, et tout pré-charger sur la plateforme. Il ne me reste plus qu’à cliquer sur « publier ».
4. Le dépôt-légal, obligatoire pour les livres papier : je me suis créé un compte sur le site de la BNF pour qui je suis désormais « éditeur », j’ai rempli toutes les infos, mon livre est donc enregistré, il ne me restera plus qu’à leur envoyer un exemplaire papier après parution !

J’en ai donc terminé avec les aspects techniques, maintenant tout le travail va tourner autour de la communication ! Premier élément : j’ai commandé des cartes postales de promotion, des marque-pages et un autre goodie qui sera une petite surprise !

Surtout, je me suis amusée à faire un book-trailer (en réalité, deux : un pour teaser, et un autre pour le jour de la sortie) : j’y ai passé toute une journée, d’autant qu’il a fallu en faire 2 versions, une 16:9 et une 9:16 mais j’ai kiffé comme disent les jeunes (encore que je ne suis pas certaine qu’ils le disent toujours) : encore une fois j’apprends plein de nouvelles choses, et comme c’est vraiment mon but dans la vie, apprendre de nouvelles choses, je suis servie, et le résultat n’est pas du tout déshonorant je trouve (j’imagine que les vidéastes vont trouver plein de défauts mais tant pis). En vrai, je n’en reviens pas d’avoir trouvé une vidéo qui correspond parfaitement à l’idée sans même la chercher, et je n’en reviens pas non plus que les mouvements correspondent exactement à la musique. Si ça ce n’est pas de la grande magie encore une fois !

J’ai aussi fait des mock-up : en gros, ce sont des maquettes du livre papier ou du livre numérique, que l’on peut intégrer dans différents décors. Bien utile pour avoir des jolies photos de communication sans avoir l’exemplaire papier. J’en ai fait de deux sortes : une version « 3D » juste du livre en matriciel, que je peux intégrer dans n’importe quelle image (ça n’a pas forcément besoin de donner quelque chose de réaliste : simplement c’est plus joli et attractif que la couverture « à plat »), et plusieurs où le livre est intégré dans un décor qui le met en valeur. Le tout sans Photoshop (même s’il existe aussi des solutions avec Photoshop). Là encore, c’est magique (même s’il ne faut pas regarder de près les détails, je trouve ça plutôt réussi) :

La grosse question maintenant : comment vous procurer le livre ?
– Si vous le voulez en version numérique : c’est simple, il est déjà disponible en prévente : vous pouvez soit le commander tout de suite, et dans ce cas-là il vous sera directement transmis dès qu’il sera sorti (c’est un format epub sans DRM donc normalement vous pouvez le lire sur tous supports). Vous pouvez aussi attendre le 17 juin pour le commander. A noter que si vous avez l’abonnement Kindle illimited vous pourrez le lire par ce biais.
– Si vous le voulez en version papier, que vous ne voulez pas spécialement une dédicace et que cela ne vous dérange pas de passer par Amazon : ça sera au même endroit, j’espère le 17 juin aussi mais il se peut que cela demande 2-3 jours de plus pour la mise en ligne. Ensuite compter une petite semaine pour l’avoir. Normalement les libraires peuvent l’avoir aussi, mais je ne garantis pas. N’hésitez-pas à demander !
– Si vous voulez une version papier avec dédicace : là, ça se corse. Mais j’ai plusieurs solutions : si vous me fréquentez dans la vraie vie, pas de souci, vous achetez votre exemplaire et je vous fais un grifouilli quand on se voit. Si vous voulez une dédicace mais pas forcément sur le livre lui-même et qu’on ne se fréquente pas dans la vraie vie, je vous propose de vous envoyer une carte postale que vous pourrez mettre dans le livre (ou un autre…)
– Si vous ne voulez absolument pas passer par Amazon et que votre libraire ne veut/peut pas le commander et/ou que vous voulez absolument une dédicace sur le livre : me contacter, j’aurai quelques exemplaires auteurs mais je n’aurai pas beaucoup de stock d’avance et question logistique/comptabilité c’est un peu plus compliqué pour moi, et cela n’entre pas dans mes ventes pour le classement, mais ça reste possible à la marge.
– Pour les SP : me contacter !