Instantané : les derniers feux de l’automne

Nous y voilà : les derniers moments de l’automne tel qu’on l’aime. Les feuilles sont presque toutes tombées et forment d’épais tapis colorés sur le sol, rouge, orange, brun, or sous le gingko que j’ai surveillé mais qui n’a pas voulu flamboyer pleinement. Tant pis. Désormais les arbres sont presque nus, et nous avançons vers l’hiver. Il est temps de mettre en place les décorations de Noël et les lumières…

L’oracle des poètes

Et voilà : j’ai enfin reçu mon prototype de l’Oracle des poètes. Alors je vous fais grâce des péripéties, parce que j’ai bien cru que je ne l’aurais jamais, et en même temps, je trouve qu’il y a quelque chose de très intéressant dans le fait de le recevoir maintenant, au moment où je m’apprête à franchir un cap, dans ce projet multidimensionnel, et à lancer le site. C’est très symbolique, car c’est le premier élément qui a germé dans mon esprit !

Au final, je suis plutôt satisfaite de ce premier test, même s’il y aura des points à revoir, mais qui à mon avis tiennent en partie au site que j’ai utilisé, et qui fait qu’il y a trop d’espace autour du texte, qui se retrouve donc trop petit et donc pas assez facilement lisible, d’autant que la police n’est pas idéale : je voulais une police qui donne une impression d’écriture manuscrite, mais ce n’est pas le meilleur choix. Aussi, je trouve que le fond tire trop vers le mauve. Par contre, je suis assez satisfaite du dos des cartes. La qualité importe peu puisque j’ai commandé ce premier prototype en Chine alors que le moment venu je ferai imprimer en France (dès que j’aurai réglé un problème technique qui m’ennuie et qui est la raison pour laquelle je ne l’ai pas fait dès le départ), mais là aussi c’est une très bonne surprise.

Donc ce projet là lui aussi est sur les rails, on progresse !

Instantané : les jours fériés

Jeudi, c’était le 11 novembre. L’occasion pour moi de profiter d’un long week-end puisque je ne travaille pas le vendredi. Un jour de plus sauvé pour travailler sur mes projets, et j’ai du pain sur la planche, comme on dit. Mais un jour au rythme plus lent : je ne sais pas, je trouve que les jours fériés, même s’ils ressemblent au dimanche, même s’ils ressemblent pour moi au samedi où je reste chez moi, ont une ambiance différente. Les bruits ne sont pas les mêmes, le silence n’a pas la même épaisseur, et il y a dans l’air comme une invitation à la paresse. Alors, malgré une longue liste de choses à faire, je me suis accordé ce plaisir simple du petit déjeuner au lit avec Christian Bobin

Instantané : bouquet de soleil

L’an dernier, je n’ai pas pu profiter de mon gingko. Oui, je me l’approprie, c’est comme ça. Bref. Cette année, je le guette : je ne veux absolument pas manquer sa parure d’or et le tapis d’écus que ses feuilles font en tombant. Pour le moment, seul le tout petit s’est vêtu de jaune : le gros, qui est à l’autre bout du jardin, est encore très vert. Mais je n’ai pas pu résister à faire ce petit bouquet de feuilles comme des soleils !

Instantané : into the woods

L’autre jour, je suis allée chercher les champignons. Enfin, chercher les champignons… on me connaît : j’ai surtout apprécié ce moment dans la nature, fait beaucoup de photos parce que la lumière était fabuleuse et qu’il y a plein de jolies petites choses à photographier, dans la forêt, fait quelques vidéos pour mes Reels, respiré à pleins poumons, aiguisé mes sens, profité du moment présent. Et, donc, trouvé deux petits cèpes. Que je remercie de s’être mis sur mon chemin, sinon, je ne les aurais jamais trouvés.

Et l’autre bonheur a été de retrouver ma paire d’Aviators que je cherchais depuis des mois sans remettre la main dessus, et dont j’avais d’ailleurs fait mon deuil. Alors bien sûr je ne les ai pas retrouvées dans les bois, mais dans la poche intérieure de ma parka, ce qui a une certaine logique : je ne l’avais pas remise depuis des mois !

Instantané : promenade au château

Cela faisait plusieurs dimanche que je n’avais pas pu faire ma promenade, faute d’un temps adapté. Mais dimanche dernier le temps était magnifique, un grand soleil et des températures douces, et j’en ai donc profité pour me rendre au domaine de Charbonnière, un endroit où je n’étais jamais allée et qui s’est révélé un choix parfait : le lieu est absolument merveilleux, entouré d’une forêt domaniale assez vaste pour que, malgré le fait qu’il y ait de nombreux promeneurs, je puisse m’adonner en toute tranquillité à mes activités favorites : marcher, contempler, respirer en ayant l’impression d’être seule au monde, et ramasser des petites choses, branches, feuilles, bogues de châtaigne, pour compléter ma décoration d’automne. Même si, dans les faits, la nature était encore très estivale, les arbres bien verts. Depuis, elle a commencé à revêtir sa parure mordorée, il faudra donc que j’y revienne.

Cette promenade s’est révélée merveilleusement régénérante et inspirante : j’ai cette habitude d’aller (d’essayer) faire une promenade dans la nature tous les dimanches depuis que j’avais fait le programme de Julia Cameron, pour qui c’est une des pratiques indispensables, avec le rendez-vous avec l’artiste (souvent, je couple les deux) et les pages du matin (ça j’ai abandonné en tout cas dans la formule qu’elle propose parce que ça ne me convenait vraiment pas). Et c’est vrai que c’est un moyen formidable de remplir le puits et de nourrir l’inspiration !

Instantané : promenade au château

Instantané : un cadeau venu du ciel

L’autre jour, quelle ne fut pas ma surprise de trouver, sur mon balcon, un caillou en forme de cœur. Le mystère reste entier sur la manière dont il est arrivé là, mais la seule explication rationnelle est qu’il a été apporté par un oiseau : pigeon, pie, corbeau, qui le tenait dans son bec pour une raison quelconque et l’a laissé tomber. Mais après tout, qu’importe : j’ai envie d’y voir de la magie et de la poésie, et il y en a de toute façon. Et j’ai envie d’y voir un signe.

Et, au vu des événements qui ont suivi, ou plutôt d’un événement, qui est venu me libérer d’un poids que je portais depuis toujours et qui a quelque chose à voir avec Jupiter coupant les c*** de Saturne, oui, c’était un message. Un joli cadeau venu du ciel.