Favoris de septembre

Le mois de septembre est sur sa fin, le moment de revenir sur ce que j’ai aimé au cours de ce mois mais dont je n’ai pas l’occasion de faire un véritable article. J’aimerais que ce format devienne plus régulier, j’espère qu’il vous plaît. Donc c’est parti, qu’est-ce que j’ai aimé en septembre ?

1. On commence par un objet qui est en train de changer ma vie : le coussin d’équilibre. J’étais tombée sur un article qui le conseillait notamment pour les enfants hyperactifs, et attendue que je suis toujours en train de gigoter sur ma chaise, je me suis dit que tiens, je pourrais essayer. Et ce truc est génial : il est sur ma chaise de bureau, et m’oblige lorsque j’écris à garder une posture correcte tout en me permettant de remuer. Surtout, tous les jours pendant 10 minutes, je me mets dessus pour travailler mon équilibre (mon mot de l’année 2022) et au bout d’un mois je sens déjà les effets : déjà c’est de l’activité physique et je retrouve les sensations que j’ai sur le paddle ; cela fait travailler la concentration, et là encore je suis ravie des effets sur ma posture et mon alignement (et mon ancrage) : je le fais tous les matins avant de commencer ma journée, et je me sens vraiment mieux après.

2. Le lip mask Orgasm de Nars : je suis adepte du fard depuis toujours, et je viens de découvrir le masque pour les lèvres qui est parfait et dont je ne peux plus me passer. La couleur est très belle mais discrète comme j’aime (je n’aime pas la couleur sur mes lèvres et ne mets jamais de rouge à lèvres) et il hydrate parfaitement.

3. Une nouvelle activité : l’art floral. Je vous en ai déjà parlé, mais vraiment je pense que ça va devenir mon activité de l’année.

4. Mon vieil appareil photo numérique : l’autre jour Mango and salt s’est acheté un ancien digicam, dans le but de faire des images un peu rétro dont j’ai adoré le rendu, et comme j’avais encore mon vieil appareil photo (les gens se moquent parce que je garde tout en mode « ça peut servir » : et bien oui, regardez, ça sert) qui à l’époque (2002) était parmi ce qui se faisait de mieux en terme d’appareils compacts, un Nikon Coolpix 4300 (qui fonctionne encore parfaitement), je l’ai ressorti pour une promenade. J’aime beaucoup le rendu, et j’aime surtout retrouver le vrai « geste photographique » (je ne me sers pas de l’écran mais du viseur).

5. Et pour terminer, quelques films et séries :
– Gros coup de cœur pour Les Tribulations culinaires de Phil dont la prochaine saison arrive en octobre : Phil fait le tour du monde pour manger, et cette série documentaire n’est pas seulement gourmande mais elle est surtout pleine de joie et de convivialité, et c’est du bonheur (Netflix).
Halftime : un film documentaire sur J.Lo et l’organisation de son spectacle à la mi-temps du Superbowl en 2020. Ce n’est pas du tout le genre de choses que je regarde d’habitude mais j’ai été aspirée par l’énergie débordante et solaire de cette femme, que j’ai trouvée particulièrement touchante (Netflix).
Superstore : sur le papier, le pitch ne fait pas forcément rêver puisqu’il s’agit du quotidien des employés d’un hypermarché. Mais c’est drôle, complètement loufoque, mais aussi très attachant et touchant (Netflix).
Love in the villa, une petite comédie romantique qui se déroule à Vérone, rien d’extraordinaire mais j’ai trouvé ça choupi pour passer une bonne soirée !

Et voilà pour ce mois de septembre ! Et vous, qu’avez-vous aimé ce mois-ci ?

C’est l’automne…

J’avoue que cette année, encore moins que d’habitude, je n’ai pas envie de l’automne (et je ne vous parle même pas de l’hiver, dont la perspective me terrifie). Je n’ai pas envie de grisaille, je n’ai pas envie de jours qui raccourcissent, je n’ai, surtout, pas envie d’être enveloppée de léthargie : en ce moment je suis dans une énergie très haute et dynamique, je fais plein de choses, j’ai envie de sortir, de me promener, je jongle avec mille projets, et je ne suis pas très enthousiaste à l’idée de voir cette énergie débordante m’abandonner. Et j’ai beau savoir que c’est un cycle naturel, celui de la créativité dont je parle dans l’Invitation à un voyage créatif, celui des saisons, je ne m’y fais pas. Je le sais intellectuellement, mais émotionnellement et vibratoirement, c’est compliqué.

Bon. Mais tout de même : je reconnais à l’automne des qualités esthétiques, et j’aime le cocooning. Alors, j’ai ressorti mes décorations et installé mon petit univers : le panier avec une citrouille naturelle et des petites artificielles, des guirlandes de feuilles mortes et de vraies feuilles, des pommes de pin et du branchage, un sac de jute, il manque juste les coloquintes mais je n’en ai pas encore trouvées ; un bouquet de feuilles ; des petits champignons et une jolie citrouille en terre cuite sur le buffet. J’ai également confectionné une couronne, dont je ne suis pas entièrement satisfaite mais qui mettra un peu de gaité à la porte d’entrée. Et enfin, au-dessus de mon bureau, j’ai changé ma carte postale « les quatre saisons » illustrées par Yves Saint-Laurent.

Tout pour accueillir l’automne, malgré mes réserves. Vous avez décoré, vous ?

Instantané : art floral

Mardi, je me suis offert une activité dont j’avais très envie depuis longtemps : un cours d’art floral. J’avais pris une plaquette lorsque je suis allée à la fête de la Saint-Fiacre, et pour une fois, je n’ai pas laissé passer. Et j’ai adoré (en même temps, ce n’est pas très étonnant vu mon amour débordant pour les fleurs). J’ai trouvé que c’était apaisant et que c’était parfait pour ouvrir de nouveaux canaux de créativité, comme j’en parle dans l’Invitation à un voyage créatif. Et sans vouloir me jeter de fleurs (ahah) je trouve que ce que j’ai réalisé est plutôt réussi, sans pression de la comparaison puisque je m’autorise à être débutante et à avoir à apprendre !

Ma résolution est donc d’aller à un cours par mois, histoire d’avoir une activité à l’extérieur, ce qui ne peut que me faire du bien. On verra si je m’y tiens lorsqu’il fera tout moche dehors (cela dit, c’est l’après-midi, donc moins inconfortable pour moi qu’une activité ayant lieu le soir, lorsqu’il fait nuit).

Et vous, vous avez déjà essayé ? Cela vous tente ?

Processus d’écriture : les recherches

Pour mes deux premiers romans, L’Aimante et celui qui sortira en février 2023, je n’ai pas eu besoin de faire de recherches, autrement que sur des points très précis en cours d’écriture pour vérifier un truc.

Pour le troisième, il en va tout autrement. Et cela m’enthousiasme au plus haut point. Je suis en train de découvrir ce nouvel aspect de la vie d’auteur : celle de la phase préparatoire, dans laquelle on accumule la documentation, les informations sur tout un tas de sujets en apparence disparates, avant de se lancer dans l’écriture elle-même. En ce moment je suis à la fois dans les recherches généalogiques, et dans les recherches historiques : sur les filles-mères, sur les enfants abandonnés, sur l’école, sur la vie des paysans…

Quand je dis « je découvre », ce n’est pas tout à fait vrai, puisque c’est de cette manière qu’on fait une thèse : d’abord des années de recherches puis, une fois qu’on a tout, l’écriture. Avec ce même élan d’enthousiasme, d’apprendre des choses, de voir naître de nouvelles idées au gré du hasard et de la sérendipité. C’est cependant différent : pour ma thèse, j’avais un sujet et je savais plus ou moins où je voulais aller, même si je restais ouverte. Là, même si j’ai une idée, je me laisse porter, une recherche en entraîne une autre. Encore une fois, je fais l’expérience de la grande magie : ce que raconte Elizabeth Gilbert dans Comme par magie à propos de l’écriture de L’Empreinte de toute chose.

Je me suis réinscrite à la bibliothèque (celle d’Orléans : je n’ai pas, en tout cas pour le moment, besoin d’ouvrages très pointus et introuvables qui m’obligeraient à me rendre à la BNF, que je déteste). J’avais une liste d’ouvrages que je souhaitais dans la réserve, et en les attendant, j’ai musardé dans les rayons, disponible à ce qui viendrait. Et il m’est arrivée une chose amusante : j’ai pris plusieurs autres livres, dont un que je n’ai d’abord pas pu emprunter, l’automate ne voulait pas. En vérifiant pourquoi, la bibliothécaire a été amusée : si l’ouvrage ne voulait pas que je l’emprunte, c’est parce qu’il était sorti de la base, et indiqué comme « disparu ». Et je l’avais retrouvé. Comme par magie.

En tout cas, je trouve cette phase très excitante, et je me laisse porter : au départ, j’espérais avoir terminé fin octobre pour pouvoir lancer l’écriture pour le NaNoWriMo. Il m’apparaît évident que ce ne sera pas le cas, et ce n’est pas grave : c’est comme les plantes, elles poussent à leur vitesse, et on ne les fait pas pousser plus vite en tirant dessus. Donc je laisse le temps : je cherche, je prends des notes, l’histoire se construit petit à petit, et un matin, quand je ne sais pas, je m’assiérai à mon bureau, et elle sera prête à naître.

Autrice Indépendante : Salomé et voyage sensoriel

Et voilà : c’est le jour j (à peu près : j’ai encore galéré pour le référencement) : vous pouvez dès maintenant vous procurer mon recueil de nouvelles Salomé, publié sous le nom de Séréna de Lyoncourt. Attention, c’est de l’érotisme donc c’est très très hot, mais c’est une part de moi que j’avais envie, besoin même d’explorer. Il est disponible en broché, en numérique et avec l’abonnement Kindle illimited.

Autre nouveauté dans ma petite librairie : après le Journal des rêves, je vous propose un Voyage sensoriel, qui est un condensé de l’Invitation à un voyage sensoriel que je propose sur mon site : ici il y a très peu de textes, l’essentiel repose sur les activités proposées pour vous aider à vous reconnecter à vos cinq sens, et l’idée est que cette fois, vous pouvez directement faire ces activités dans le carnet. Un nouveau arrive bientôt, avant la fin de l’année, je vous en reparlerai le moment venu !

Voyage Sensoriel
Voyage Sensoriel

Cela peut sembler décousu et ne pas aller ensemble, mais en fait il y a un lien. Salomé habite érotiquement le monde, pas seulement au sens où on pourrait le croire de prime abord, mais au sens où l’entend Starhawk : elle est connectée à tout ce qui rend la vie plus riche, plus sensuelle, plus vaste, dans le recueil il est question de musique, de nourriture, de parfums, de plaisirs intellectuels aussi, et le propos du carnet, c’est de vous aider vous aussi à habiter érotiquement, c’est-à-dire pleinement et intensément le monde !

La confiance

Vaste sujet, qui m’occupe beaucoup actuellement. Le dictionnaire la définit comme le sentiment de sécurité d’une personne qui se fie à quelque chose, à quelqu’un ou à elle-même. La foi, mais pas (forcément au sens religieux).

Souvent, on se concentre sur la confiance en soi. Parce que, souvent, elle est défaillante, et c’est tout un travail que de la restaurer. Il est vrai que, longtemps, je n’ai pas tellement eu confiance en moi, et il faut dire qu’il y avait des raisons. Mais aujourd’hui que je me connais mieux, que je sais où sont mes forces (et mes faiblesses), je sais ce dont je suis capable, et j’y vais. C’est un peu d’ailleurs l’une des leçon de cette année 2022, avec le Voyage poétique, l’édition indépendante… ce sont deux choses dont je ne me croyais pas capable il y a encore peu.

Reste l’autre pan de la confiance. Celui qui est extérieur. La confiance en les autres. Dans Yoga, Emmanuel Carrère (dont je vous reparlerai bientôt) a cette phrase magnifique, que le but de la vie, c’est pouvoir se reposer en toute confiance dans l’amour de quelqu’un. Et ça, j’ai envie de dire que c’est un challenge. Je ne sais pas faire confiance naturellement. Je n’autorise pas les gens que je rencontre à entrer dans mon intimité : il y a de hautes murailles protectrices, qui d’ailleurs m’ont sauvée plus d’une fois de personnes toxiques qui tentaient des manœuvres d’approche mais se sont vite lassées. Mais peut-être, aussi, que des personnes formidables se sont lassées également.

Bien sûr, cela a aussi à voir avec l’article en lien plus haut.

Heureusement, tout le monde ne se lasse pas, et font comme le Petit Prince avec le Renard : ils m’apprivoisent. Mais cela prend assez longtemps. Et même pour moi, c’est pénible, de ne pas pouvoir me reposer dans la confiance. D’être toujours sur le qui-vive, comme un animal. C’est fatigant. De se protéger. Mais je ne sais pas trop faire autrement.

Et vous, vous accordez facilement votre confiance ? Vous avez confiance en vous ?

Les nouveaux modes de publication

Parmi les nombreuses raisons qui m’ont poussée à devenir autrice indépendante, il y a celle que je ne crois plus à l’édition traditionnelle, et que je pense qu’elle a vécu. Bien sûr, elle ne disparaîtra jamais totalement, et bien sûr, je continuerai à lire des textes publiés par les maisons d’éditions classiques. Mais. De plus en plus, il me semble que cette manière de procéder non seulement empêche les auteurs d’être justement rétribués pour leur travail, faisant de l’écriture non pas un métier mais un vague passe-temps pour lequel on n’obtient qu’un gentil pourboire, mais en plus empêche de nombreux textes pourtant essentiels d’exister et d’être lus.

Aussi, je suis très curieuse des nouveaux modes de publication, et je me suis dernièrement intéressée à Kessel Media, grâce à Charlotte Moreau. A première vue, il pourrait s’agir simplement d’une nouvelle plateforme de publication de newsletters. Ce n’est pas tout à fait ça : certes, on y trouve des newsletters, et d’ailleurs, il est certain que ce mode d’écriture, tout comme les blogs d’ailleurs, est à l’origine des grands changements qui sont en train de s’opérer, en permettant à tous d’écrire et de toucher des lecteurs sans passer par un intermédiaire. Mais on y trouve aussi de véritables projets littéraires, publiés en feuilleton, comme on le faisait au XIXe siècle. C’est amusant comme parfois, ce sont les vieilles recettes qui apportent la nouveauté. C’est amusant aussi parce qu’il y a quelques années, j’avais à un moment envisagé de publier L’Aimante en feuilleton, sous forme d’articles de blog.

Le principe est celui de l’abonnement. Beaucoup de contenu gratuits, mais l’idée, comme je le disais au départ, c’est tout de même que les auteurs gagnent leur vie, et certains contenus sont donc payants. Pas de grosses sommes (un peu d’ailleurs comme Patreon, qui est aussi dans cette lignée de faire du neuf avec du vieux, en proposant aux gens de devenir mécènes des artistes qu’ils aiment en échange de contenus exclusifs) : c’est le nombre d’abonnés qui fait tout. Une sorte de Netflix de l’écriture.

Je me suis donc abonnée au projet de Charlotte, Glory Box. Le premier « chapitre » est en accès libre. Dans sa dernière Newsletter, également sur Kessel mais en accès libre, elle explique pourquoi elle a fini par opter pour ce mode de publication, et je trouve cela passionnant. Ce qu’elle écrit m’intéresse, mais j’ai eu, aussi, envie de soutenir cette initiative originale, et, selon moi, prometteuse. Le plus dur sera la conversion des lecteurs, habitués à ce que sur internet, tout (ou presque) soit gratuit. Mais j’y crois !

Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ? Vous seriez prêts à vous abonner à une œuvre en feuilleton, comme ça ? Ou plus généralement à du contenu payant ?